Gap – Marseille (match amical)

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Gap poursuit sa préparation avec la réception de Marseille. Les Rapaces ont démarré cette nouvelle page de leur histoire avec Éric Blais aux manettes du groupe. C’est avant tout une touche de jeunesse qui compose l’effectif avec une moyenne d’âge de 24 ans. De l’expérience, pour certains, et des jeunes prêts à endosser le bleu de travail et les responsabilités qui vont avec.

Le groupe semble déjà en bonne forme physique avec des premiers résultats intéressants. Après une défaite dans le match initial face à Grenoble (2-1), les bleus sont allés gagner sur la glace de La Chaux de Fonds : 1-3 (2e échelon suisse) et ont remporté la confrontation face à Clermont-Ferrand (D1) : 6-3. Cette dernière partie a été inégale avec des relâchements palpables, et doit servir de jalon pour le matche de ce soir.

Marseille est un club « exotique » dans le paysage du hockey français, mais qui prend de l’ampleur chaque saison. Issu de la Division 3, ce club a monté les échelons sans jamais avoir remporté de titre. Les moyens permettent de composer un effectif pertinent qui va surement être compétitif pour la D1.

Le groupe repose sur un gardien finlandais ultra solide, au vu de ses statistiques. Passé par les U20 de l’IFK Helsinki, le circuit universitaire à Utica College, Patrik Virtanen a tenu le rang à plus de 90%. Pour sa première saison à Marseille, avec 93% en saison, il a été le meilleur portier de D1 et poursuivi en play-offs avec 92,6%.

En défense, le groupe pourra compter sur l’expérience de Nicolas Deshaies et ses 200 matchs de Ligue Magnus (Caen et Morzine) et sa moyenne de 20 points par saison. Trois étrangers renforcent les lignes avec Vaclav Cestr, Hugo Laporte et Eric Springer. À noter la présence de deux jeunes talents, Aurélien Chausserie (international U20) et Lucas Morel, passé par les U18/20 de Gap.

À l’offensive, deux Suédois passés par le club britannique de Dundee sont présents : Johan Andersson, déjà vu à Dijon, et Jimmy Jensen, passé par Briançon, Angers et Dijon. Le Finlandais Niklas Westerlund, fils du grand Erkka, est présent depuis deux saisons et a placé 58 points en 54 matchs. Mais l’expérience est aussi au rendez-vous avec Brian Henderson (393 matchs de Magnus et 128 sélections) et Thibault Geffroy (358 matchs en Magnus). On pourra découvrir le jeune Américain Michael Floodstrand qui arrive de quatre saisons à l’Université d’Harvard. Il a été champion du monde U18 avec le puissant programme Team USA.

La partie commence avec beaucoup de vitesse. Marseille est très prompt à organiser son premier jeu de puissance. Eric Springer semble vif, prend de bons shoots et envoie un palet tendu. Sur l’action, Cster, au second poteau, est à deux doigts de marquer en cage vide. Tout ceci va très vite et conforte l’idée que les Spartiates sont de très bon niveau. Gap tient le cap et la première chaude alerte apparaît sur un shoot de Bourgeois. La mitaine de Virtanen dévie la rondelle et envoi le rebond sur la barre (2’05). Les Rapaces parviennent à tenir et remontent la rondelle pour tuer la pénalité. L’Américain Floodstrand est lui aussi impressionnant et envoi une puissante charge dans la bande. Marseille est décidé à bloquer les Gapençais à la bleue défensive et organise un rideau d’impact assez efficace. Mais sur la pénalité suivante, Gap ouvre la marque avec Gagnon. Il s’y prend à deux fois avec un premier shoot surpuissant qui frôle les montants, mais la deuxième tentative transperce le trafic (6’34 : 1-0).

La partie est un dur combat pour s’imposer dans la zone offensive. La bataille pour la conquête de la rondelle est rude et le physique des Marseillais leur permet de rivaliser. Mais la vitesse et la qualité de passe donnent plus de possibilités aux Gapençais. La zone géographique utilisée est majoritairement dans la zone marseillaise. Les pénalités se succèdent et Gap doit concéder une double infériorité numérique. À nouveau, on retrouve Springer aux manettes, clairement le tireur à la ligne bleue pour les supériorités. Le shoot tendu rebondi sur les bottes d’Ylönen, sans gravité (11’20). C’est la vitesse de sortie de zone qui permet aux Rapaces d’évacuer le danger. Les blancs gapençais parviennent à contenir le danger et à éteindre l’incendie. Le harcèlement en zone offensive, à l’image du jeune Bortino, est positif et provoque la faute.

Les Phocéens obtiennent aussi une nouvelle pénalité en fin de tiers et prouve que le physique et la vitesse de leur part est un danger permanent. Même s’ils veulent imposer de la vitesse, on sent que les actions ne sont pas toujours optimales avec des pertes de palets en route. Gap est dans son match et le défi physique est pris au sérieux.

La reprise de la deuxième période est du même acabit. Des deux côtés les infériorités numériques sont bien organisées et nettoient les zones défensives respectives. Sur un engagement gagné, Floodstrand démontre qu’il a aussi du patin en partant, seul, de sa zone pour défier Ylönen, mais le palet est bloqué dans les jambières du gardien (33’51). Les jeux offensifs de Gap sont souvent bien amenés, et sur un 2 contre 0, Colotti fait la feinte de passe et envoie le puck sur Virtanen. Le palet mal maîtrisé finit sa course dans la cage (34’28 : 2-0).

Les Marseillais continuent leur jeu intense avec une belle occasion de Djalaba, en vitesse, qui reçoit le puck et le remet directement sur le portier (35’40). Depuis le début de la partie, Ylönen est bien en place et parfait dans ses arrêts. La vitesse des Gapençais permet de trouver des ouvertures et leur placement procure de belles opportunités, à l’image de Jekimovs. Il déborde et place sur un contournement le palet qui est dévié de la botte par Virtanen, couché au sol (37’55). Sur l’action qui suit, le débordement du Letton, en solo, permet la récupération du palet. Il conclut et replace le puck dans la cage (38’01 : 3-0).

Les joueurs de Marseille ne désarment pas et organisent un beau jeu de puissance mais ne trouvent pas d’opportunité réelle pour concrétiser. Matthieu Gagnon envoie à la cage, dévié de la crosse par Colotti qui reprend son propre rebond. Gap fait le forcing sur la fin de tiers. Les Rapaces concrétisent ce moment fort avec le one-timer en total déséquilibre de Mickevics qui passe entre les jambes de Virtanen (39’25 : 4-0). Malgré une belle prestation marseillaise, c’est Gap qui donne une leçon de réalisme dans ce tiers. La qualité du jeu prend forme pour les Hauts-Alpins, associée à une belle vitesse.

La troisième période ne change pas de format avec deux équipes qui n’abdiquent pas et donnent du patin. Dès le début, une belle offensive gapençaise agrémentée de plusieurs passes est conclue par Colotti, en freinage, et du revers de la crosse (40’28 : 5-0).

Les Rapaces commencent à avoir la mainmise sur la rondelle et l’ensemble du jeu. Juntheikki, énormément présent ce soir dans la distribution du jeu, permet des changements d’ailes et oriente un jeu dans les largeurs. Le match tourne, maintenant, à sens unique et Gap multiplie les shoots à la cage. L’arbitrage un poil tatillon permet une double supériorité pour les Marseillais. Une pénalité est sifflée sur Vondracek pour un cinglage pas évident. C’est L’occasion de retravailler le 3 contre 5. Le triangle est solide et Ylönen fait le reste avec des arrêts propres et nets. Marseille ne s’en sort pas pour pouvoir concrétiser les unités spéciales. Au retour à cinq, Vondracek place un tour de cage pour lancer d’un revers sur Virtanen (51’55). Gap récite son hockey fait de passes et de conservation de la rondelle. Les duels en zone défensive sont gagnés majoritairement par Gap. Mais une relance de la part d’Ylönen permet aux Spartiates de trouver un trou et y loger le puck (54’11 : 5-1). Le jeu se délite alors un peu avec de nouvelles pénalités sifflées contre Marseille.

La partie se termine sur cette belle victoire gapençaise. La copie rendue est de bien meilleure facture que le match précédent, un collectif qui commence à prendre et de belles actions concrétisées. Mais le point fort a surtout été défensif dans la capacité à maîtriser les attaques et ainsi protéger la cage d’Ylönen. Seule fausse note avec un blanchissage qui semblait possible ce soir. Mais la prestation générale du cerbère gapençais est à la quasi perfection avec beaucoup de solidité et de maîtrise dans les arrêts.

Gap – Marseille 5-1 (1-0, 3-0, 1-1)
Samedi 24 août 2019 à 19h00 – Alp’arena.
Pénalités : Gap 14′ (8’, 2’, 4’) ; Marseille 16′ (6’, 2’, 8’)
Tirs : Gap 39 ; Marseille 15.
Mises au jeu : Gap 32, Marseille 21.

Évolution du score
1-0 à 06’34 : Gagnon assisté de Juntheikki et Thillet (sup. num.)
2-0 à 34’28 : Colotti assisté de Juntheikki
3-0 à 38’01 : Jekimovs assisté de Gagnon et Juntheikki
4-0 à 39’25 : Mickevics assisté de Gutierrez et Thillet
5-0 à 40’28 : Colotti assisté de Mickevics et Juntheikki
5-1 à 54’11 : Dlabaja assisté de Bashirov

Gap

Attaquants :
Arturs Mickevics – Romain Gutierrez – Dimitri Thillet
Roberts Jekimovs – Fabien Colotti – Jesse Juntheikki
Victor Ranger – Roman Vondracek – Romain Chapuis (A)
Axel Tarabusi – Louis Cirgues – Maxence Bortino

Défenseurs :
Étienne Boutet – Fabien Bourgeois (C)
Raphael Faure (A) – Matthieu Gagnon
Jakub Melisko – Arnaud Faure

Gardien :
Sebastian Ylönen

Remplaçants : Jimmy Darier (G), Paul Joubert, Matthieu Guertin, Paul Schmitt, Charles Schmitt.

Marseille

Attaquants :
Niklas Westerlund – Brian Henderson – Michael Floodstrand
Jimmy Jensen – Johan Andersson – Ben Greiner
Daniel Dlabaja – Thomas Raby – Mael Lecomte
Hugo Boccassini – Ruslan Bashirov – Benjamin Viliot

Défenseurs :
Nicolas Deshaies (C) – Eric Springer (A)
Vaclav Cestr – Hugo Laporte
Florent Aubé – Aurélien Chausserie
Lucas Morel

Gardien :
Patrik Virtanen

Remplaçant : Benoit Niclot (G).

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