Présentation Magnus 2020/21 (XI) : Briançon

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Disons-le tout net, la saison du retour de Briançon en Ligue Magnus a été une véritable catastrophe. Le bilan de 3 victoires seulement – et 10 points marqués – en 44 rencontres fut extrêmement maigre. Pour trouver un total aussi faible dans l’élite du hockey français, en tenant compte du nombre de parties disputées et du passage à la victoire à 3 points, il faut remonter à Dunkerque dans le Super 16 en 2003/04. Le moral de l’équipe est vite descendu dans les chaussettes et l’entraîneur de la montée Claude Devèze a été licencié après une série noire de quinze défaites pour commencer le championnat.

Le rôle de directeur sportif est confié à Éric Medeiros : le Canadien, qui a remplacé Devèze en novembre dernier, pourra cette fois préparer son groupe dès le début de saison, sans devoir redresser une situation compromise. Pour autant, c’est la première fois que Medeiros se retrouve à constituer un effectif professionnel. La mission est ardue : faire mieux que l’an passé avec une enveloppe budgétaire plus faible. Débuter comme « recruteur » dans ce contexte, sans avoir encore l’expérience des pièges à éviter, n’a rien d’une sinécure. Il faut en plus repartir presque d’une feuille blanche car il ne reste que cinq joueurs présents au coup d’envoi de la saison dernière.

On comprend que Medeiros se soit méfié des miroirs aux alouettes et ait d’abord cherché des joueurs dont il connaissait parfaitement les caractéristiques sportives mais aussi humaines. L’ancien entraîneur-adjoint de Lyon, qui n’était resté sans travail que deux mois après la mort des Lions, a donc rapidement fait de Briançon un repaire d’anciens pensionnaires de la patinoire Charlemagne. Et personne ne s’en plaint dans les travées de René-Froger, bien au contraire.

Avant-dernier volet de notre présentation des clubs de Ligue Magnus : Briançon mieux préparé à souffrir.

 

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