En mai dernier, le Minnesota Frost a réussi le tour de force de remporter une deuxième Coupe Walter en deux ans d’existence de la PWHL. Un accomplissement remarquable alors que les cartes seront totalement redistribuées pour la saison à venir.

Taylor Heise et ses coéquipières ont une fois de plus bousculé les pronostics en se qualifiant de justesse pour les playoffs. Toronto en a (encore) fait les frais en demi-finale, avant que Minnesota ne déjoue en finale une épatante équipe d’Ottawa. Les Toronto Sceptres et la Victoire de Montréal faisaient figure de favoris, et la saison régulière s’est terminée avec une égalité à trois avec Ottawa, Minnesota et Boston pour deux spots en playoffs. Pour autant, le processus de construction des six équipes originales a pris du plomb dans l’aile avec l’expansion de la ligue à Vancouver et Seattle.
Les deux équipes de l’extrême ouest débuteront dans la grande ligue féminine à la rentrée prochaine. Et les règles de constitution des alignements des deux équipes d’expansion ont été fortement critiquées car elles ont totalement bouleversé l’identité des six équipes originales, et torpillé leurs fondations. La ligue avait un parti pris : permettre à Vancouver et Seattle de devenir rapidement performantes. Mais le fait que le club des six ne pouvait protéger que trois joueuses lors de la draft d’expansion proposait d’office à Vancouver et Seattle un large choix de joueuses d’élite.
À l’issue de cette draft d’expansion et alors que la période des agents libres bat son plein, PWHL Vancouver et PWHL Seattle se frottent déjà les mains. Minnesota a perdu Sophie Jaques, Claire Thompson, Brooke McQuigge, Denisa Křížová, Michela Cava, Melissa Channell. Boston a perdu Sydney Bard, Emily Brown, Hannah Bilka, Hilary Knight, Lexie Adzija. Ottawa a perdu Emerance Maschmeyer, Aneta Tejralová, Ashton Bell, Danielle Serdachny, Tereza Vanišová. Montréal a perdu Cayla Barnes, Anna Wilgren, Abby Boreen, Jennifer Gardiner. New York a perdu Corinne Schroeder, Jessie Eldridge, Alex Carpenter, Gabby Rosenthal. Toronto a perdu Megan Carter, Julia Gosling, Sarah Nurse, Izzy Daniel, Hannah Miller. Cinq des six premiers choix de la draft 2024 ont filé entre les mains de leur formation d’origine pour rejoindre l’une des deux équipes d’expansion.
La draft d’expansion a fait des dégâts, et pour tenter d’atténuer l’hémorragie, la PWHL a décidé que Vancouver et Seattle seront respectivement les septième et huitième équipes à choisir lors de la draft 2025 qui se tiendra le 24 juin prochain. Cela aura le mérite de ne pas altérer le Gold plan obtenu par les New York Sirens, dernières et qui seront les premières à choisir, mais cela n’empêchera pas les deux équipes de l’ouest de jouer les premiers rôles.
Même si le paysage PWHL sera redéfini par l’arrivée de Vancouver et Seattle, pour l’instant profitons en pour revenir sur la saison écoulée. Hilary Knight qui a retrouvé son efficacité devant le but, un premier choix de repêchage qui a tenu ses promesses, la splendide saison de Marie-Philip Poulin fraîchement élue meilleure joueuse par l’IIHF, une nouvelle année qui a tourné au cauchemar pour les New York Sirens, l’incroyable déroute du Boston Fleet à la ligne d’arrivée, le fantastique parcours de Gwyneth Philips qui avait débuté la saison avec l’étiquette de gardienne numéro 2, la récidiviste Britta Curl-Salemme devenue la joueuse la plus détestée de la ligue, un titre « back to back » pour le Minnesota Frost et encore une fois de nombreux records de fréquentation : découvrez la saison commentée 2024-2025.
Chloé Aurard à Boston
Changement de destination, ou plutôt un retour à sa seconde maison pour Chloé Aurard. L’attaquante de l’équipe de France a signé hier un contrat d’un an avec le Boston Fleet.
Un retour plus que logique, elle ne cachait pas sa joie dans le communiqué du Boston Fleet : « je suis incroyablement reconnaissante et ravie de revenir à Boston. Après avoir joué ici pendant cinq ans à Northeastern, cette ville est devenue bien plus qu’un simple lieu, c’est une communauté à laquelle je me sens appartenir et dont je suis fière. J’ai hâte de retourner sur la glace et de représenter Boston. »
Aurard aura disputé deux saisons avec New York mais auparavant, elle avait joué cinq saisons à la Northeastern University, l’une des principales universités de Boston. Aurard avait marqué 204 points en 167 matchs NCAA. Elle avait d’ailleurs signé un contrat avec le Boston Pride à l’été 2023, avant que le circuit PHF ne soit démantelé pour faire place nette à la PWHL. Chloé Aurard retrouvera au Boston Fleet sa complice des « Howlin’Huskies » de Northeastern Alina Müller.










































