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Qui peut détrôner Zurich ? (présentation suisse 2025-2026)

14 clubs sur la ligne, un seul champion, toutes les questions

Nicolas Puccio par Nicolas Puccio
mercredi 17 septembre 2025 - 15:00
dans Suisse
Temps de lecture: 38 mins
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Comme chaque rentrée, HockeyArchives vous propose sa présentation de la National League. Une lecture idéale pour réviser vos classiques : on y apprend pourquoi Zurich part favori, Zoug est le challenger n°1 et pourquoi le trio romand Genève-Servette, Lausanne et Fribourg-Gottéron peut nourrir des ambitions légitimes. Vous y apprendrez aussi pourquoi Aleksi Saarela a dû plier bagage à Langnau. Vous y croiserez des joueurs de classe mondiale et même un joueur passé de la NHL à la très exotique North Peace Hockey League. Sans oublier un double lauréat du Fred T. Hunt Memorial Trophy, pour les amateurs de quiz improbables. On vous dit tout, club par club (dans l’ordre du classement de l’année précédente).

qui peut détrônner zurich

Le championnat suisse s’affirme de plus en plus comme l’une des places fortes du hockey européen. Peut-être même le deuxième championnat derrière la KHL, si l’on en juge par les succès récents : Genève-Servette a remporté la CHL en 2024, imité par Zurich en 2025, tandis que la Nati a décroché deux médailles d’argent consécutives aux Championnats du monde. Le niveau des recrues confirme également cette attractivité, avec des arrivées prestigieuses comme Tomáš Tatar (presque 1000 matchs de NHL en carrière), Jan Rutta (double vainqueur de la Coupe Stanley en 2020 et 2021), Jesse Puljujärvi (4e choix du repêchage en 2016) ou encore Erik Brännström (15e choix en 2017).

Même des “petits” clubs comme Langnau ou Ajoie parviennent à attirer des champions du monde et olympiques Hannes Björninen et Niklas Friman. Outre la qualité de vie en Suisse, cet attrait s’explique aussi par le niveau des salaires proposés en National League. Selon le site planetehockey.com, les “stars NHL exilées” toucheraient entre 475 000 et 1,14 million de francs suisses par an (soit 508 000 à 1,22 million d’euros), tandis que la moyenne des “hauts salaires” se situerait autour de 700 000 CHF (près de 750 000 €). Des montants nettement supérieurs à ceux proposés en Suède et bien au-delà de ceux pratiqués en Finlande ou en Allemagne.

La National League conserve toutefois ses spécificités, à commencer par la liberté contractuelle des joueurs. La législation suisse n’interdit pas à un joueur de signer pour une autre équipe à plus d’un an d’échéance, et ni la ligue ni les clubs ne semblent vouloir modifier cet état de fait. Résultat : alors que la saison 2025 n’a pas encore débuté, on sait déjà que Ken Jäger (Lausanne) rejoindra Davos en 2026 et que Michael Fora fera le chemin inverse, que Dario Rohrbach quittera Langnau pour Berne, ou encore que les gardiens Ludovic Waeber (Kloten) et Reto Berra (Fribourg-Gottéron) échangeront leur place.

Mais la grande nouveauté de l’intersaison se joue en coulisses. Ryan Gardner, jusqu’alors Player Safety Officer de la ligue, a été démis de ses fonctions à la suite de la controverse dite “affaire Gavin Bayreuther”. Lors des derniers playoffs, le défenseur américain de Lausanne avait chargé l’arbitre Dario Fuchs. Bien qu’aucune sanction n’ait été prise sur la glace, le Sounding Board de la ligue — composé de Gardner (assisté de Dale McTavish), de Marc Reichert (représentant des joueurs) et de Philipp Rytz (représentant des arbitres) — aurait dû saisir le Juge unique en vue d’une probable lourde sanction. Or, contre toute attente, Bayreuther n’a pas été inquiété. Gardner et Reichert s’étant opposés par deux fois à Rytz, le dossier n’a jamais été transmis, contrairement à la pratique habituelle (Sakari Manninen, de Genève-Servette, avait ainsi écopé de 5 matchs de suspension pour un contact jugé volontaire avec un arbitre la saison passée). Déjà critiqué, Gardner a été emporté par ce scandale. Son poste revient désormais à Philipp Rytz, tandis que Reichert conserve le sien. L’ancien arbitre Brent Reiber rejoint quant à lui le Souding Board comme représentant des officiels. Changement majeur : il ne faudra plus qu’une seule voix au sein de ce comité pour déclencher une enquête du Juge unique.

Enfin, rappelons que les amateurs de hockey helvétique auront accès à 14 matchs de saison régulière diffusés gratuitement sur les chaînes régionales (Léman Bleu, La Télé), accessibles également en streaming en direct sur leurs sites web. À cela s’ajoutent des rencontres de playoffs, la finale ainsi que les meilleurs moments de chaque journée.

 

Zurich Lions : la dynastie en marche

Champions en titre, les Zurich Lions abordent la saison avec l’étiquette de favoris naturels à leur propre succession. Objectif : réussir un triplé quasi inédit et défendre également leur couronne européenne conquise en CHL. L’ambition peut sembler énorme, mais elle repose sur une base solide : un effectif dense et équilibré, sans réelle faiblesse, qui peut compter sur la filière des GCK Lions pour compléter l’équipe en cas de blessures. La stratégie paraît claire : « gérer » la saison régulière, rester au contact du peloton de tête, et arriver en forme optimale au moment des séries, où Zurich veut frapper fort. Le défi sera aussi d’éviter une certaine lassitude, même si l’on imagine mal cet effectif de compétiteurs se lasser des titres.

Sur le banc, Marco Bayer reste aux commandes. Logiquement prolongé après avoir redressé le navire à la suite de la démission surprise de Marc Crawford à Noël 2024, il n’aura toutefois plus à ses côtés Rob Cookson, garant de la continuité du système Crawford. Pour l’épauler, il pourra désormais compter sur l’expérience d’Andreas Lilja. Vainqueur de la Coupe Stanley en 2008 avec Détroit, l’ancien défenseur suédois s’est reconverti dans le coaching et occupait jusqu’ici le rôle d’assistant avec l’équipe nationale danoise.

Côté étrangers, peu de changements : le gardien Simon Hrubec, le défenseur Mikko Lehtonen ainsi que les attaquants Derek Grant, Rudolf Balcers et Jesper Frödén poursuivent l’aventure. Le seul départ majeur est celui, inattendu, de Juho Lammikko, reparti en NHL sous les couleurs de New Jersey. Pour le remplacer, Zurich a misé sur Andy Andreoff (CAN, 34 ans), joueur complet et stabilisateur au-delà des simples statistiques. Repêché par Los Angeles en 2011, Andreoff a disputé 188 matchs de NHL sur 8 saisons, mais a surtout marqué les esprits en AHL avec 254 points en 403 rencontres, dont une saison 2022-2023 conclue comme meilleur buteur (37 buts). Après deux saisons productives en KHL à Novossibirsk (77 points en 130 matchs), il devait apporter sa polyvalence au bord de la Limmat… avant de subir une grave blessure aux ischio-jambiers en préparation, nécessitant une opération et plusieurs mois d’absence. Pour combler ce vide, les Lions ont réagi rapidement en signant Pontus Åberg (SUE, 31 ans), auteur de 29 points en 44 matchs partagés entre Rapperswil-Jona et Kloten la saison dernière.

L’ossature suisse reste impressionnante, avec des internationaux tels que Dean Kukan, Christian Marti, Sven Andrighetto, Denis Malgin et le jeune Nicolas Baechler, auxquels s’ajoutent des cadres expérimentés comme le capitaine Patrick Geering (35 ans), Yannick Weber (36 ans) ou encore Denis Hollenstein (35 ans). Les départs sont limités : Yannick Zehnder a rejoint Lausanne, tandis que Vinzenz Rohrer va tenter de se tailler une place à Montréal. Dans le cas où il percerait par l’alignement, un retour à Zurich plutôt qu’une assignation à Laval en AHL paraît envisageable. Une arrivée notable dans le contingent national avec l’ajout de Thierry Bader (28 ans), productif depuis 4 saisons avec Berne (entre 15 et 19 points) dans un rôle de joueur de 3e ou 4e ligne.

 

Lausanne HC : Moins de surenchère, le LHC change de cap

Deux fois finalistes malheureux, les Vaudois visent désormais le titre suprême. Mais leur quête passe aussi par une forme de normalisation budgétaire. Finie l’époque Petr Svoboda où le LHC faisait systématiquement monter les enchères sur les agents libres, quitte à payer certains joueurs au-dessus de leur rendement. Le club a depuis revu sa stratégie, privilégiant un équilibre financier plus durable, même si cela s’accompagne d’une nouvelle vague de départs.

Derrière le banc, changement d’équilibre : Peter Andersson s’en va, remplacé par Rob Cookson (l’architecte de la défense de Zurich double tenante du titre), qui devient l’adjoint de Geoff Ward.

Sur la glace, Lausanne continue de voir filer quelques cadres : Andrea Glauser (Fribourg-Gottéron), Lukas Frick (Davos) et Tim Bozon (Genève-Servette) prennent d’autres directions. Ken Jäger, révélé au LHC, vit lui sa dernière saison avant de rejoindre Davos. Le manager général John Fust a surtout sécurisé l’avenir en prolongeant Théo Rochette pour 5 ans. À 23 ans, le meilleur attaquant lausannois de la dernière finale est un profil rare en Suisse et attise déjà les convoitises.

La nouvelle politique du club favorise le retour de jeunes de la région. Après Nathan Vouardoux en 2024, c’est Iñaki Baragano (24 ans) qui rentre au bercail après son passage à Rapperswil-Jona. Le LHC accueille aussi Basile Sansonnens (19 ans), international junior, qui débutera sa carrière professionnelle après une saison à l’Océanic de Rimouski (LHJMQ). En défense, aux côtés des fidèles piliers Fabian Heldner et Aurélien Marti, deux renforts offensifs de poids viennent compléter l’effectif : Sami Niku (FIN, 28 ans), très productif avec Kloten (30 points), et Erik Brännström (SUE, 26 ans), choix de 1er tour en 2017. Après deux saisons pleines avec Ottawa (2022-2023), le Suédois n’a pas confirmé en NHL et revient en Europe après une dernière année à être balloté entre trois équipes d’AHL.

L’attaque, elle, se renouvelle partiellement. Dominik Kahun, Antti Suomela et Ahti Oksanen poursuivent, tandis que Janne Kuokkanen et Lauri Pajuniemi repartent à Malmö, Michael Raffl retourne en Autriche et Brendan Perlini part à Lugano. Pour les remplacer, John Fust a frappé fort avec Austin Czarnik (USA, 32 ans), meilleur pointeur de la ligue lors de sa première saison en Europe avec Berne (56 points en 49 matchs), et Drake Caggiula (CAN, 31 ans). Non drafté à sa sortie de l’université du Dakota du Nord, ce dernier a lancé sa carrière à Edmonton mais semblait destiné à l’AHL ces dernières saisons (seulement 11 matchs de NHL en trois ans). Il vivra à Lausanne sa première expérience à l’étranger. À leurs côtés, Yannick Zehnder (27 ans) arrive pour remplacer numériquement Tim Bozon. Moins productif que l’international tricolore, il affichait le meilleur plus/minus du dernier exercice (+25) et reste un joueur suisse solide des deux côtés de la patinoire. Autre retour : Floran Douay (FRA, 30 ans), parti de la capitale olympique en 2023 par la petite porte, revient pour relancer sa carrière.

Dans les cages, Lausanne s’appuie désormais sur le tandem Kevin Pasche – Connor Hughes. De retour d’Amérique du Nord après une saison décevante dans l’organisation de Montréal – où il a été cantonné en AHL à Laval sans parvenir à bousculer la hiérarchie des gardiens en place – Hughes (28 ans) retrouve une place au LHC. Mais en son absence, son ex-doublure Pasche a pris une nouvelle dimension : brillant en saison régulière (où Lausanne avait terminé en tête), il a été un artisan majeur du parcours 2024-2025, même si son manque d’expérience a parfois pesé en finale. À seulement 22 ans, il garde une belle marge de progression et n’entend pas redevenir n°2. Au-delà de la hiérarchie, le LHC peut se targuer de posséder sans doute le meilleur duo de gardiens de la ligue.

 

Davos, l’après-Ambühl commence

L’intersaison a marqué la fin d’une époque dans les Grisons. Deux figures emblématiques quittent la scène : Marc Wieser, qui a disputé 15 saisons au plus haut niveau avec le HCD, et surtout Andres Ambühl, l’homme de tous les records et incarnation du club depuis près de deux décennies : 25 saisons professionnelles, 1322 rencontres de NL disputées pour 737 points, 6 titres de champion national, 3 médailles d’argent avec la Nati. Moins influents sur la glace ces dernières années (quasi plus du tout dans le cas de Wieser), ils laissent malgré tout un immense vide dans le vestiaire et dans le cœur des supporters. Ambühl était l’ultime repère de l’institution. Le rôle de visage du club pourrait revenir à Ken Jäger, enfant du pays lui aussi, lorsqu’il fera son retour à Davos l’an prochain.

Le manager général Jan Alston peut néanmoins se féliciter d’un coup réussi : la prolongation de Sandro Aeschlimann (30 ans). Le gardien international, qui avait activé sa clause de sortie à l’issue de la saison pour tester le marché et intéressait fortement Berne, a finalement choisi la stabilité en s’engageant pour cinq années supplémentaires avec Davos. Un signal fort pour l’avenir du club, et au passage un nouveau camouflet pour Berne.

Côté effectif, la stabilité est de mise. Le bloc étranger reste inchangé avec le défenseur Klas Dahlbeck — particularité notable puisque Davos est la seule équipe de National League à ne compter qu’un seul renfort étranger en défense (gardien inclus) — et les attaquants Matej Stransky, Filip Zadina, Adam Tambellini et Simon Ryfors. Plus surprenante est la reconduction de Brendan Lemieux. Arrivé en fin de saison dernière, le fils de Claude Lemieux n’a inscrit qu’un seul point en 18 matchs (playoffs inclus), pour… 41 minutes de pénalité. Il semble promis au rôle de 7e étranger, souvent surnuméraire. La seule recrue dans la phalange importée se nomme Rasmus Asplund (27 ans), attaquant suédois et ancien choix de 2e tour par Buffalo en 2017. Après un passage discret chez les Sabres, puis des apparitions à Nashville et Florida, il a majoritairement évolué en AHL (265 matchs, 159 points) sans parvenir à s’imposer dans la durée en NHL (189 matchs, 49 points). Enfin, le HCD récupère le défenseur international Lukas Frick (30 ans) avec un contrat longue durée (5 ans) en provenance de Lausanne où il a passé les 8 dernières saisons, souvent dans un rôle de capitaine ou d’assistant.

Davos comptera donc avant tout sur la production de ses étrangers offensifs pour rester compétitif. En parallèle, le staff espère voir Enzo Corvi et Valentin Nussbaumer retrouver leur efficacité offensive, condition indispensable pour franchir un cap et atteindre la finale.

 

Fribourg ouvre un nouveau chapitre avec Rönnberg

Un nouveau cycle s’ouvre pour les Dragons avec l’arrivée de Roger Rönnberg derrière le banc, assisté de Rickard Franzén — champion avec Genève-Servette en 2023 et médaillé d’argent avec la Nati en 2025 — et de Lars Leuenberger, artisan de l’excellente fin de saison dernière dans un rôle d’intérimaire. Le club s’appuie sur sa belle deuxième partie d’exercice 2024-2025, marquée par une remontée au classement et surtout par la conquête de la Coupe Spengler, premier trophée de l’histoire du club. De quoi nourrir des espoirs légitimes. Rönnberg arrive fort d’une expérience de 12 saisons à Frölunda, où il a remporté quatre CHL, gage d’un savoir-faire européen reconnu.

Dans les cages, Reto Berra vivra sa dernière saison sur les bords de la Sarine avant de rejoindre Kloten. À 38 ans, il reste performant mais devra être ménagé pour ne pas manquer de fraîcheur en playoffs, comme ce fut le cas face à Lausanne lors des deux dernières demi-finales. Son successeur désigné, Ludovic Waeber, arrivera l’été prochain, mais en attendant, Loïc Galley (23 ans) est appelé à poursuivre sa progression afin de soulager Berra, alors que le club surveille déjà l’émergence du prometteur Elijah Neuenschwander (18 ans, drafté par Anaheim) et placé en couveuse à Coire à l’étage inférieur.

La défense connaît un profond renouvellement avec cinq départs et quatre arrivées. Andreas Borgman, peu convaincant en deuxième année, retourne en Suède. Ryan Gunderson, fidèle du club pendant six saisons, prend sa retraite à 40 ans. Raphael Díaz (Zoug), Dave Sutter (Genève-Servette) et Mauro Dufner (Rapperswil-Jona) quittent également le navire. Pour les remplacer, le Manager Général Gerd Zenhäusern a recruté l’international suédois Patrik Nemeth (33 ans), solide défenseur défensif apprécié à Berne (+18 l’année passée), ainsi que l’Américain Michael Kapla (30 ans) pour prendre la place de Gunderson en tant que quarterback sur le jeu de puissance. Longtemps cantonné à l’AHL, passé par l’ECHL et même la 2e division suédoise, Kapla s’est révélé tardivement avec Rögle. Mais l’un des gros coups de l’été reste la signature d’Andrea Glauser (29 ans), formé au club, international suisse et considéré comme le défenseur le plus convoité du marché : il a signé pour 7 ans malgré les velléités lausannoises pour le conserver et les avances de Berne. Enfin, le club mise sur l’avenir avec Ludvig Johnson, défenseur international junior de 19 ans (drafté par Utah en 5e ronde), arraché à Zoug.

En attaque, le club tourne la page Jakob Lilja (Francfort), Lindon Vey (Vienne) et surtout Kilian Mottet, prêté à Ajoie après avoir été mis de côté une grande partie de la saison passée. Les arrivées devraient compenser ces pertes : Henrik Borgström (FIN, 28 ans), choix de 1er tour de Florida en 2016 et double champion NCAA avec Denver, a certes échoué à s’imposer en NHL, mais reste productif après deux bonnes saisons avec HV71 (86 points en 107 matchs). Le jeune Attilio Biasca (22 ans), ex-Zoug et ancien international junior, rejoint aussi le groupe malgré une deuxième saison moins convaincante (5 buts contre 10 la saison précédente). Le trio suédois Marcus Sörensen – Lucas Wallmark – Jacob de la Rose entamera, lui, sa troisième saison commune.

Si l’effectif de départ est de qualité, il manque un peu de profondeur et pourrait souffrir en cas de blessures. Enfin, l’un des enjeux majeurs sera l’adaptation de Rönnberg à la National League… et sa capacité à trouver une alchimie avec les leaders fribourgeois, notamment Marcus Sörensen, joueur talentueux mais au caractère affirmé.

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Berne : les Ours à la croisée des chemins

Ancienne puissance dominante du hockey suisse, le CP Berne peine à retrouver son lustre. Durement touché par la crise Covid, le club est parvenu à réintégrer la première partie du classement, sans pour autant redevenir un prétendant crédible au titre. Plusieurs raisons expliquent ce déclin : une patinoire vieillissante — la PostFinance Arena, avec son immense secteur debout, n’est plus adaptée aux standards modernes — et une instabilité sportive, marquée par une succession de GM (le dernier en date étant l’inconnu Diego Pececi), des erreurs de casting dans le recrutement étranger, l’incapacité à retenir des éléments performants (Austin Czarnik) ou des jeunes formés au club (comme André Heim ou Philipp Wüthrich pour ne citer qu’eux). Résultat : Berne n’attire plus les meilleurs joueurs suisses d’envergure comme Sandro Aeschlimann ou Andrea Glauser. La nouvelle patinoire serait prévue pour 2031 ou 2023 et incarne donc un espoir de renouveau, mais à court terme, le SCB apparaît encore en retrait par rapport aux clubs dotés d’infrastructures modernes comme Zurich, Fribourg ou Lausanne.

Dans les buts, le Suédois Adam Reideborn entamera sa troisième saison sans avoir pleinement convaincu. Il sera secondé par le vétéran Sandro Zurkirchen (35 ans), auteur d’une belle dernière année à Kloten dans un rôle de substitut, tandis qu’Andri Henauer (23 ans) et Christof Von Burg (24 ans) poursuivront leur développement en Swiss League.

En défense, le retour d’Anton Lindholm, limité à 20 matchs la saison passée, devrait apporter de la stabilité. Alexander Yakovenko (RUS/KAZ, 27 ans) arrive de Bienne, où il s’est affirmé comme un arrière fiable et productif (20 à 29 points par saison, généralement avec un différentiel positif). Hardy Häman Aktell (FIN, 27 ans), arrivé juste avant les playoffs, disputera son premier exercice complet, tandis que Miro Aaltonen, désormais pleinement acclimaté après son arrivée en fin de saison dernière, peut aussi être considéré comme un renfort.

L’attaque, privée d’Austin Czarnik, comptera sur l’arrivée tardive d’Emil Bemström (SUE, 26 ans), en provenance d’Amérique du Nord. Drafté en 2017 par Columbus, il s’est montré très productif en AHL (95 points en 81 matchs) sans parvenir à faire de même en NHL (247 matchs, 75 points). Il pourrait être l’une des belles surprises de la saison…dès qu’il sera en santé (il est annoncé absent jusqu’en octobre). Walterri Merelä et Victor Edjsell restent en place, tandis que Marco Müller (31 ans, ex-Lugano) viendra apporter son énergie. Malgré tout, l’effectif prend de l’âge (33 ans pour Joël Vermin, 34 ans pour Ramon Untersander, Romain Loeffel et Tristan Scherwey, 36 ans pour Simon Moser) et la balance des transferts apparaît déficitaire, ce qui laisse présager un recul dans la hiérarchie. A moins que Thierry Schild (20 ans, 14 points en 2024-2025), Florian Ritzmann (23 ans, 17 points la saison passée et appelé en sélection) ou encore Louis Füllemann (21 ans) ne parviennent par leurs performances à endiguer ce retrait.

Après deux éliminations consécutives en quarts de finale, l’entraîneur Jussi Tapola est sous pression. Son contrat arrive à échéance, mais une prolongation reste possible… à condition de réussir son début de saison.

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Zoug : le challenger n°1

Champions en 2021 et 2022, les Zougois ont perdu un peu de leur superbe depuis deux ans, avec pour point d’orgue une élimination en quarts de finale la saison passée. Cette rentrée 2025 marque donc un vrai tournant. Après sept années de bons et loyaux services, le Norvégien Dan Tangnes a quitté le banc et cède sa place à son ancien adjoint Michael Liniger, promu entraîneur principal. Un passage de témoin qui symbolise la volonté de l’EVZ d’ouvrir un nouveau cycle.

Sur le marché des étrangers, longtemps plus discret que ses rivaux, Zoug a frappé un grand coup cet été. Le club s’est offert Dominik Kubalík (30 ans), champion du monde 2024, qui avait déjà brillé à Ambrì-Piotta avant un long passage en NHL (Chicago, Détroit, Ottawa) ponctué d’une saison rookie à 30 buts. Meilleur buteur de National League la saison passée avec 27 réalisations, le sniper tchèque arrive en Suisse centrale dans un club de premier plan avec l’étiquette de leader offensif. Il sera accompagné par son compatriote David Sklenička (29 ans), finaliste malheureux avec Lausanne, Avec les présences de Jan Kovář (35 ans, septième saison sous le maillot zougois) et Daniel Voženílek (29 ans, deuxième saison), l’EVZ affiche sans conteste l’alignement le plus « tchèque » de tout le championnat.

Le recrutement ne s’arrête pas là. Zoug a également attiré Tomáš Tatar (SLO, 35 ans) au CV impressionnant : 14 saisons en NHL, près de 1 000 matchs (509 points), mais une réputation d’attaquant plus porté vers l’offensive que le repli, ce qui lui a parfois valu un temps de glace réduit en séries outre-Atlantique.

À côté de ces renforts de prestige, le socle suisse reste solide. Leonardo Genoni, 38 ans et sept fois champion de Suisse, demeure la référence devant le filet. MVP du dernier championnat du monde, il reste la pierre angulaire de l’équipe, même si sa capacité à enchaîner les matchs reste un point d’interrogation. Son remplaçant Tim Wolf n’ayant pas les épaules d’un numéro un. En défense, la tour de contrôle Tobias Geisser (26 ans), Elia Riva (27 ans) ou encore Dominik Schlumpf (34 ans) et le revenant Raphael Díaz (39 ans), ex-capitaine du club et de la Nati, apportent expérience et stabilité.

Offensivement, la profondeur fait rêver. Autour du quintet étranger (Kubalík, Kovář, Voženílek, Tatar et le Suédois Andreas Wingerli, déjà dans sa troisième saison zougoise), Grégory Hofmann (32 ans, 19 buts l’an dernier), Lino Martschini (32 ans, 18 buts), Sven Senteler (33 ans, médaillé d’argent mondial) et Fabrice Herzog (30 ans) – pour ne citer qu’eux – complètent une attaque où l’abondance n’est clairement pas un problème.

Reste deux grandes questions : Michael Liniger saura-t-il s’imposer dans un vestiaire riche en personnalités fortes ? Et Leonardo Genoni pourra-t-il rester en pleine forme tout au long d’une saison qui s’annonce aussi exigeante ? Une chose est sûre : avec un tel arsenal, l’EVZ n’a pas l’intention de se contenter d’un rôle de figurant.

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Kloten : sans filet ?

Après une saison au-dessus des attentes, Kloten repart avec un visage profondément remanié. Cinq étrangers quittent le club (Miro Aaltonen, Niko Ojamäki, Sami Niku, Daniel Audette, Thomas Grégoire), dont les quatre meilleurs compteurs, ce qui laisse planer de nombreuses incertitudes offensives.

En défense, deux arrivées notables : Lukas Klok (CZE, 30 ans), déjà aperçu à Lugano et Berne, et surtout le Suédois Max Lindroth (29 ans). Longtemps discret en SHL (5 à 13 points par saison avec Frölunda), Lindroth a explosé en Finlande la saison passée, avec une production hallucinante de 52 points (dont 23 buts) en 54 matchs sous le maillot du TPS Turku. Un profil intrigant et à suivre de près. Le club mise également sur la relance de Noah Delémont (23 ans), ancien espoir biennois freiné par une blessure en 2024 puis mis de côté par Martin Filander.

L’attaque est totalement recomposée avec quatre nouveaux étrangers, tous débutants en National League. Le Canadien Brandon « don’t call me Pierre-André » Gignac (27 ans), choix de 3e tour par New Jersey en 2016, arrive après quatre saisons au Rocket de Laval (AHL) et une expérience marginale en NHL (1 match). Les Finlandais Robert Leino (32 ans, 138 points en 285 matchs de SHL avec Örebro) et Petteri Puhakka (24 ans, triple champion de Finlande avec Tappara et vainqueur de la CHL) complètent le contingent, tout comme Gignac, eux aussi novices en Suisse.

Côté joueurs helvétiques, Kloten attend la confirmation de Mischa Ramel (22 ans, 27 points l’an passé) et espère revoir Alex Simic (26 ans) au niveau de 2023-2024 (18 buts), après une saison 2024-2025 tronquée par les blessures. Le club suivra aussi avec curiosité les débuts professionnels d’Ewan Huet (20 ans, fils de Cristobal), formé en WHL avec les Regina Pats. Le jeune gardien devrait alterner entre la National League et la Swiss League avec Thurgovie, en concurrence avec Davide Fadani (24 ans).

Avec autant de changements, difficile d’imaginer Kloten rééditer sa belle saison. La réussite des nouveaux étrangers, dont certains profils restent peu référencés, sera déterminante pour ne pas basculer dans une lutte pour le maintien.

 

Langnau : Saarela rappelé sous les drapeaux, les Tigres rappelés à la réalité ?

La qualification en playoffs la saison passée a relevé de l’exploit, difficile à rééditer. Les Tigres ont perdu leur joueur-clé : le gardien MVP Stéphane Charlin, dont les performances et un système de jeu très conservateur avaient permis d’arracher des victoires inespérées. Son départ laisse un vide immense. La charge reposera désormais sur Luca Boltshauser (32 ans), dont la carrière n’a jamais montré la constance attendue d’un titulaire, et sur Robin Meyer, quasi-novice à ce niveau (2 saisons comme back-up à Rapperswil-Jona entre 2022 et 2024) après son passage à Viège. Martin Neckar (FRA, 20 ans), davantage destiné à évoluer avec le club partenaire de Coire, pourrait aussi entrer dans l’équation.

Le contingent a également perdu Vili Saarijärvi (Genève-Servette), le spécialiste des engagements Sean Malone (Örebro), les vétérans Claudio Cadonau (devenu GM à Rapperswil-Jona) et Pascal Berger (retraite), ainsi que Brian Zanetti (Lugano). Mais l’épisode le plus marquant — et sans doute le plus ironique — reste celui d’Aleksi Saarela. Prolongé pour deux saisons, l’attaquant a dû… résilier son contrat pour effectuer son service militaire de 6 mois en Finlande. Une négligence administrative de son entourage qui fait figure de scénario inédit : alors qu’il devait s’implanter durablement dans l’Emmental, il se retrouve au TPS Turku (laissant au passage probablement pas mal d’argent sur la table…) pour répondre à ses obligations militaires en parallèle du hockey.

Restent néanmoins Juuso Riikola, Saku Mäenalanen et l’inusable Harri Pesonen, entamant sa 7e saison en Emmental. Côté renforts, on note l’arrivée de Santtu Kinnunen (FIN, 26 ans), souvent surnuméraire au ZSC, et celle d’André Pettersson (34 ans, HV71). Mais blessé pour plusieurs mois, le Suédois a vu le club se tourner vers un joker : Cal O’Reilly (CAN, 38 ans), dont la carrière est singulière. À 38 ans, le Canadien incarne l’archétype du vétéran d’AHL : 18 saisons dans la ligue, plus de 1000 matchs disputés, un palmarès individuel marqué par deux trophées Fred T. Hunt Memorial (distinction qui récompense la persévérance, l’esprit sportif et le dévouement au hockey). Véritable modèle de discipline, il n’a pris que 4 minutes de pénalité en 67 rencontres la saison passée, un chiffre rarissime à ce niveau. Peu connu du grand public européen – 2 saisons anonymes en KHL entre 2012 et 2014 à Magnitogorsk –  O’Reilly débarque certainement en Suisse comme un “dernier défi”, avec l’expérience et la constance d’un joueur qui a fait carrière dans l’ombre de la NHL (“seulement” 145 matchs disputés). En attaque, Langnau mise aussi sur Hannes Björninen (29 ans), champion olympique et mondial avec la Finlande en 2022, spécialiste du jeu défensif et des mises au jeu.

Le rendement des étrangers conditionnera largement la saison. Le contingent suisse, limité en dehors de Dario Rohrbach et Flavio Schmutz, ne semble pas offrir assez de profondeur pour compenser. Un recul au classement paraît donc assez probable.

 

Rapperswil-Jona : Tanner Fritz, symbole de la résilience des Lakers

Après une deuxième partie de saison 2024-2025 nettement plus convaincante sous l’impulsion de Johan Lundskog, Rapperswil-Jona espère surfer sur cette dynamique et retrouver une certaine stabilité. Les deux dernières saisons ont été marquées par la malchance, en particulier avec les blessures de leurs défenseurs étrangers. L’exemple le plus criant reste celui de Jacob Larsson (SUE, 28 ans), dont la saison 2023-24 s’est arrêtée après seulement six matchs.

Pour tourner la page, Rappi a renouvelé son arrière-garde : exit Philipp Holm, Emil Djuse et Bobby Nardella. Arrive Julius Honka (FIN, 29 ans), plutôt convaincant à Davos (24 points dont 9 buts) après des passages plus compliqués à Berne et Genève. Le club mise aussi sur le retour de Mauro Dufner (30 ans), rapatrié de Fribourg-Gottéron pour compenser le départ d’Inaki Baragano. L’éclosion (enfin) espérée de Mika Henauer (25 ans) vient compléter un secteur défensif en reconstruction.

En attaque, la base reste solide avec Malte Strömwall, Victor Rask (3e saison), Niklas Jensen (4e saison) et Tyler Moy, dont le contrat expire en fin de saison. Moy s’est distingué au dernier Championnat du Monde avec 12 points en 10 matchs, de quoi attirer l’attention au-delà des bords du lac de Zurich. Tanner « don’t call me Helmut » Fritz (USA, 34 ans) a lui aussi été reconduit, et son parcours mérite le détour : non drafté à sa sortie de l’Ohio State University (en 2015), il a gravi les échelons via l’ECHL (2015) et l’AHL (2016)  jusqu’à goûter à la NHL avec les New York Islanders (42 matchs entre 2017 et 2019). Installé ensuite comme joueur régulier d’AHL (all-star en 2017-2018), Fritz a connu une parenthèse en KHL en 2023-2024 (Dinamo Minsk), un détour improbable dans une ligue mineure nord-américaine (NorthPHL avec les Pirates de Falher, une ville de l’Alberta peuplée de 1000 habitants !), avant de poser ses valises à Rapperswil-Jona en fin de saison passée. Une trajectoire peu commune, qui reflète bien l’identité du club : persévérant, travailleur, parfois en marge des circuits classiques, mais toujours combatif.

À surveiller également : l’évolution de Kevin Teibel (21 ans), désormais international suisse. Devant le filet, le duo Melvin Nyffeler – Ivars Punnenovs continue de symboliser la vaillance du club, mais le potentiel global de l’effectif semble plafonné à une lutte pour le play-in.

 

Ambrì-Piotta : sans Kubalik mais avec Formenton

L’été a laissé des traces du côté de la Léventine avec une perte majeure : Ambrì-Piotta n’a pas pu retenir Dominik Kubalik, parti à Zoug face au pont d’or proposé par le club de Suisse Centrale. Une absence lourde, tant son apport offensif avait été décisif. Le HCAP a toutefois limité la casse en attirant Michael Joly (CAN, 30 ans), plus désiré à Lugano malgré des statistiques intéressantes (80 points dont 32 buts en 87 matchs de NL). L’attaque se renforce aussi avec l’arrivée du passeur Nicolas Petan (CAN, 30 ans). Drafté en 2e ronde par Winnipeg, il a passé 9 saisons en Amérique du Nord. Comme beaucoup de joueurs de petit gabarit (1m75), il est resté barré en NHL (170 matchs) alors qu’il dominait en AHL (289 points en 295 rencontres). Parti en KHL à Kazan la saison passée, où il y a signé 44 points en 47 matchs. À ses côtés, Chris Tierney (CAN, 31 ans), choix de 2e ronde par San José en 2013, arrive après 10 saisons en NHL (avec un pic à 48 points en 2018-2019 avec Ottawa) et une pige à Minsk (20 points en 60 matchs).

Le retour le plus marquant reste celui d’Alex Formenton (CAN, 25 ans). Mis en cause dans l’affaire d’agression sexuelle qui avait secoué le hockey canadien (à ce titre, lire l’excellent article de T.Woloch sur le sujet) et l’avait conduit à mettre un terme à sa carrière. Acquitté, l’attaquant canadien retourne au jeu et signe une troisième pige au Tessin, avec un contrat courant jusqu’à fin 2025. Le dernier élément étranger en attaque sera Chris DiDomenico, auteur de 40 points en 35 matchs après son arrivée l’année passée après son transfert depuis Fribourg-Gottéron.

Derrière, la défense reposera lourdement sur le duo Tim Heed – Jesse Virtanen, promis à une utilisation dans toutes les situations de jeu, voire à une forme de sur-utilisation tant les solutions de rechange à l’arrière apparaissent limitées. Dans les buts, Ambrì a tourné une page : Janne Juvonen est parti, laissant place à un duo 100 % suisse. Philip Wüthrich (27 ans), dont on attend toujours la confirmation du potentiel entrevu à ses débuts à Berne, formera la paire avec Gilles Senn, pour un tandem annoncé complémentaire.

Pour le reste de l’effectif, le constat est celui d’un groupe restreint : des grognards en fin de cycle (Inti Pestoni, Dario Bürgler, Dominik Zwerger), des travailleurs courageux mais limités (les frères Zacheo et Isacco Dotti, le capitaine Daniele Grassi ou encore Diego Kostner), et enfin une jeune garde locale (Rocco Pezzullo, Tommaso De Luca, les frères Manix et Lukas Landry) qui détient sans doute la clé de la saison et la possibilité de surprendre.

Le contexte économique reste fragile : avec des moyens limités et toujours occupé à rembourser les prêts Covid, le club n’a pas eu les capacités financières de s’aligner pour retenir Kubalik ou rapatrier Michael Fora, pourtant formé au club et désireux de revenir.

 

Bienne : miser sur la jeunesse et le retour de Haas

La saison passée, Bienne a buté sur son manque de tranchant offensif. Le recrutement est donc allé chercher des solutions à l’avant, mais aussi à l’arrière avec des défenseurs volontiers portés vers l’attaque.

Dans les cages, aucune surprise : Harri Säteri attaque sa 4e année au club. Mais le gardien finlandais ne devrait pas chômer, tant la défense paraît fragile et limitée. Autour de vétérans comme Robin Grossmann (38 ans) et Miro Zryd (30 ans) on retrouve Yannick Burren (28 ans), Yannick Stampfli (25 ans), complétés par les jeunes Niklas Blessing (19 ans) et Rodwin Dionicio (21 ans), prêté par Anaheim en fin de saison dernière et depuis libéré depuis par les Ducks. Cette arrivée à entraîné le prêt de Gaël Christe (21 ans) à Ajoie. Le cas de Viktor Lööv, toujours pas remis de sa blessure et dont la carrière est en suspens, n’arrange rien. Sans oublier le départ d’Aleksander Yakovenko à Berne. Pour compenser, Bienne a misé sur deux étrangers offensifs : Oskari Laaksonen (FIN, 26 ans), formé à Ilves, drafté par Buffalo sans parvenir à s’établir en NHL, revenu en Suède à Luleå où il a inscrit 47 points en 76 matchs, et Linus Hultström (SUE, 32 ans), en provenance de Linköping (42 points dont 11 buts en 52 matchs la saison passée) où il passé l’essentiel de sa carrière excepté 2 saisons en KHL (Podolsk et Magnitogorsk entre 2020 et 2022).

En attaque, la meilleure nouvelle est sans conteste le retour de Gaëtan Haas (33 ans). Victime d’une lourde commotion qui l’a tenu éloigné des patinoires pendant un an, l’international helvétique a craint pour sa carrière. Son retour est un soulagement, pour le club comme pour la ligue. Autre renfort bienvenu : Léo Braillard (20 ans), formé à Bienne, revenu après trois saisons en junior majeur (Shawinigan puis Lethbridge). S’ajoute Petr Čajka (24 ans), Tchèque à licence suisse, qui n’avait jamais percé en NL mais sort d’une saison encourageante (13 buts) à Mladà Boleslav.

Côté étrangers, Bienne s’est séparé d’Aleksi Heponiemi et n’a pas renouvelé Anthony Greco. Reste une base solide : Lias Andersson (2e saison), Jere Sallinen (5e saison) et l’indéboulonnable Toni Rajala, plus seelandais que nature après dix saisons consécutives au HCB. L’attaque sera complétée par Marcus Sylvegård (SUE, 26 ans), formé à Malmö, révélé à Växjö avant un détour par l’AHL (affilié à St. Louis) puis un retour en Suède.

Autour de ce noyau, le club attend la confirmation de ses jeunes pousses. Nolan Cattin (19 ans) est en pleine progression, tandis que le prodige Jonah Neuenschwander (16 ans) a déjà goûté à la NL avec 15 matchs disputés. En soutien, des cadres stables comme Fabio Hofer, qui démarre sa 6e saison et devrait tourner autour de 30 points, ou Johnny Kneubuehler, dans la même fourchette, apporteront une contribution régulière et devront compenser le vide laissé par les départs de Damien Brunner (retraite) et Luca Cunti (GCK Lions).

L’équilibre reste fragile, mais Bienne fait le pari que la combinaison entre retours, jeunesse et quelques ajouts ciblés peut suffire à relancer sa dynamique.

 

Genève-Servette : le pari du grand chambardement

Après deux saisons ratées, la direction genevoise a tiré les conséquences des échecs récents et procédé à une refonte en profondeur de l’effectif.

Le club a rappelé Stéphane Charlin (25 ans), pur produit de la formation servettienne. Lancé trop tôt dans le grand bain et parti par la petite porte, il revient aux Vernets avec le statut de MVP du championnat acquis à Langnau. Il n’y bénéficiera plus du système ultra-conservateur des Tigres ni des mêmes statistiques, mais sa régularité doit combler le manque criant de constance devant le filet. Il formera un tandem avec l’irrégulier Robert Mayer, tandis que l’arrivée de Charlin a poussé Gauthier Descloux – toujours blessé – vers la sortie.

Sami Vatanen (JYP), Theodor Lennström (Linköpping) et Arnaud Jacquemet (parti à la retraite) ne seront plus là. Pour compenser, Genève attire Vili Saarijärvi (FIN, 28 ans), valeur sûre de Langnau (95 points en 145 matchs en 3 saisons), ainsi que le Tchèque Jan Rutta (35 ans), double vainqueur de la Coupe Stanley avec Tampa Bay (2020 et 2021) et champion du monde 2024, encore actif en NHL la saison passée avec San José (64 matchs). De retour également : le massif Dave Sutter (33 ans, 1m95, 105 kg), formé au club et passé depuis par Bienne, Zurich (champion en 2018) et Fribourg. Derrière eux, plusieurs éléments doivent se relancer : Tim Berni, Roger Karrer et Simon Le Coultre, tous en difficulté la saison passée.

En attaque, le menhir Teemu Hartikainen est reparti à KalPa. Parmi les attaquants étrangers, Sakari Manninen (3e saison) et Markus Granlund (2e saison, malgré des doutes physiques) continuent l’aventure dans la cité de Calvin. Le recrutement offensif est spectaculaire. Première recrue annoncée : Taylor Beck (CAN, 34 ans), joueur au long parcours, intermittent de la NHL (92 matchs), mais surtout figure prolifique en KHL (332 points en 435 matchs avec 6 clubs), où il reste sur 56 points à Novosibirsk. Son différentiel de -25 et ses 63 minutes de pénalité rappellent aussi qu’il n’est pas sans zones d’ombre.

La signature de Jesse Puljujärvi (27 ans) est sans doute la plus commentée. Ancien grand espoir du hockey finlandais, MVP du Mondial U20 2016, (remporté par la Finlande avec également Saarijärvi) drafté en 4e position en 2016 par Edmonton, il n’a jamais confirmé (meilleure saison à 36 points en 65 matchs en 2021-2022). Après un ultime passage à Carolina, puis des tentatives avortées en AHL et NHL, il tente de se relancer en Europe. Son caractère jugé difficile et ses difficultés d’adaptation – il était parti en Amérique du Nord sans parler anglais – ont souvent été soulignées. Mais à Genève, entouré de compatriotes, son intégration pourrait être facilitée.

Recrue plus tardive, Jimmy Vesey (USA, 32 ans) arrive après neuf saisons de NHL (624 matchs, 194 points), principalement avec les Rangers. Gabarit imposant (1m88, 92 kg), réputé pour son jeu dans les bandes et dans le slot, il devrait libérer de l’espace pour les artistes de l’attaque. Enfin, coup de poker avec le Canadien Jason Akeson (CAN, 35 ans). Longtemps cantonné à l’AHL (0,8 point/match), il s’est réinventé en Europe : deux fois meilleur scoreur de DEL (2021 et 2022 avec Straubing) puis productif en ICEHL avec Pustertal (98 points en 93 matchs). Marié à une Suissesse, il pourrait rapidement être naturalisé, faute de quoi il risquerait d’être surnuméraire.

Le club retrouve aussi son capitaine Noah Rod, absent plus d’un an et demi sur blessure (épaule). Un retour capital pour le vestiaire, qui avait manqué de leadership la saison passée. Autres arrivées : Tim Bozon, de retour après 5 saisons à Lausanne et deux années solides (28 et 26 points), et Matthew Verboon, revenu dans son club formateur via un échange avec Alessio Bertaggia. Reste la situation délicate de joueurs comme Tanner Richard et Marco Miranda, qui semblaient en fin de cycle mais sont finalement restés. Le GM Marc Gautschi a d’ailleurs confié au Blick qu’il aurait voulu « échanger encore un ou deux joueurs », mais sans succès.

Sur le banc, le sélectionneur de l’équipe de France Yorick Treille est en première ligne. Soutenu par un staff international – Ville Peltonen comme « associated coach », Pekka Kangasalusta et le Franco-Canadien Pierre Allard comme adjoints –, il reste en fin de contrat. En cas de mauvais départ, la solution Peltonen semble déjà prête… peut-être en attendant Sam Hallam la saison suivante.

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Lugano : Reconstruire après l’annus horribilis

Après une saison cauchemardesque, Lugano a lancé un vaste chantier de reconstruction. Nouveau directeur sportif, Jannick Steinmann (arrivé de Rapperswil-Jona), nouveau coach, le Suédois Tomas Mitell, auréolé d’un titre de champion de Suède avec Färjestad en 2022 et élu « coach of the year » en 2024, et nouveau staff technique avec Stephan Hedlund (ex-Rappi) comme adjoint. L’heure est au renouveau.

Le grand ménage a commencé par l’effectif importé : Daniel Carr, Mark Arcobello, Michael Joly, Radim Zohorna et Adam Húska ont quitté les bords du Ceresio. Seuls ont survécu à la tempête le décevant défenseur Carl Dahlström et l’énigmatique Jiří Sekáč, souvent fantomatique en début de saison mais capable de se réveiller après Noël.

Le tandem Joren Van Pottelberghe – Niklas Schlegel est maintenu, mais il suscite de vraies interrogations. Le premier n’a disputé que 24 matchs de NL sur les trois dernières années (2 blessures importantes), tandis que le second a souvent été gêné par des blessures. La solidité du poste reste un pari.

En défense, Lugano attend un net rebond de ses éléments suisses. Santeri Alatalo sort d’une saison compliquée (-23 en saison régulière), David Aebischer n’a pas convaincu pour sa première année, et Mirco Müller reste irrégulier. Quelques motifs d’espoir : le retour de Brian Zanetti, formé au club et en progression depuis son passage au Junior Majeur puis à Langnau. La grande recrue défensive est l’Américain Connor Carrick (31 ans). Champion du monde U18 en 2012, drafté par Washington, il a passé 12 saisons en Amérique du Nord, alternant entre NHL et surtout AHL, où il s’est imposé comme un défenseur offensif référencé (467 matchs, 268 points). Joueur physique (101 minutes de pénalité la saison dernière), il découvre pour la première fois le hockey européen.

En attaque, deux retours suisses : Alessio Bertaggia (32 ans), revenu de Genève-Servette, et Dario Simion (31 ans, ex-Zoug), qui doit retrouver l’efficacité de ses années titrées en Suisse centrale pour épauler Luca Fazzini sur le powerplay. Lugano mise aussi sur le retour en forme de Calvin Thürkauf (28 ans), MVP de NL en 2023-2024 mais limité à 36 matchs la saison dernière.

Lugano a choisi une ligne directrice claire pour son recrutement étranger: de la taille et du poids devant, avec les arrivées de Rasmus Kupari, Zac Sanford, Mike Sgarbossa et Brendan Perlini. Kupari (25 ans, FIN, 1m88, 91 kg), ancien premier tour de draft des Kings en 2018, peine à confirmer en NHL (228 matchs, 58 points seulement). Il reste sur 8 points en 53 matchs avec Winnipeg. Un profil difficile à cerner. Quant à Sanford (30 ans, USA, 1m93, 94 kg), vainqueur de la Coupe Stanley en 2019 avec Saint-Louis, il a longtemps joué un rôle de bottom-6 en NHL. Écarté progressivement de la Grande Ligue, il sort d’une belle saison en AHL avec Rockford (51 points, 22 buts). Première expérience européenne pour lui.

Sgarbossa (33 ans, CAN, 1m83, 84 kg), pur produit de l’AHL (13 saisons, 486 points en 641 matchs, champion avec Hershey), un peu court pour la NHL (93 matchs éparpillés sur 9 saisons), vivra lui aussi sa première expérience hors Amérique du Nord. Enfin, Perlini (29 ans, CAN, 1m92, 96 kg) connaît déjà la Suisse pour avoir porté le maillot d’Ambrì-Piotta en 2020-2021 et brièvement celui de Lausanne en fin de saison passée (11 matchs, playoffs compris). Son grand gabarit devrait compléter utilement l’attaque tessinoise.

Le recrutement étranger illustre la volonté de Lugano de muscler son attaque. Mais la stratégie comporte un risque : trois des quatre renforts vivront leur première expérience européenne. Leur capacité d’adaptation au jeu de National League sera la clé de la reconstruction.

 

Ajoie : Toujours contre vents et marées

Pour Ajoie, la mission reste la même : réduire le gouffre avec le reste de la National League, quitter enfin cette maudite dernière place auquel il est abonné depuis sa promotion et, plus raisonnablement, éviter la relégation. Mais dans le Jura, on sait que rien n’est simple : petit marché, attractivité limitée, les Ajoulots doivent composer avec les moyens du bord. Les renforts viennent rarement de choix délibérés des joueurs mais plutôt de ce que les autres clubs ne veulent plus, ou de paris en provenance de Swiss League.

C’est exactement la philosophie de ce mercato. Le HCA a obtenu le prêt de Killian Mottet (34 ans). L’attaquant connaît bien la maison, lui qui avait déjà porté le maillot ajoulot lors de ses jeunes années en SL (2012–2014). Entre-temps, il s’est imposé comme un buteur confirmé en NL avec Fribourg-Gottéron, culminant à 48 points dont 23 buts en 2020/2021, puis encore 43 points l’année suivante. Sélectionné aux Jeux olympiques en 2021, Mottet a pourtant décliné depuis, au point de devenir le 13e attaquant la saison passée. Son départ de Gottéron s’est fait en bons termes, et un retour à la BCF Arena n’est pas exclu en fin d’année (il lui restera alors encore 1 an de contrat à écouler ). En attendant, avec du temps de glace et de la confiance, il pourrait redevenir un marqueur régulier autour de la trentaine de points. Autre renfort suisse, Jeremy Wick (36 ans), robuste ailier au jeu physique, capable les bonnes années d’ajouter une vingtaine de points. Grâce à ces ajouts, Ajoie dispose enfin d’un effectif capable d’aligner deux voire trois lignes offensives compétitives au niveau NL, ce qui change la donne. Notons toutefois le départ de Thibault Frossard, attaquant suisse le plus régulier depuis la promotion, mais qui n’entrait plus dans les plans du coach Greg Ireland et a dû se résoudre à migrer vers La Chaux-de-Fonds.

Chez les étrangers, à bientôt 41 ans, Pierre-Édouard Bellemare a longtemps hésité à raccrocher les patins ou à rentrer en Suède, mais il poursuit finalement l’aventure jurassienne. Une bonne nouvelle pour le HCA, qui compte sur lui pour structurer le vestiaire et participer enfin aux JO avec l’équipe de France. Il devrait reformer son trio avec Julius Nättinen et Jerry Turkulainen. Ce dernier, blessé en fin de saison dernière, ne sera toutefois pas totalement rétabli en début de championnat.

Les éternels Philip-Michaël Devos et Jonathan Hazen rempilent, pour une onzième saison consécutive à Porrentruy. À 35 ans, les deux Canadiens incarnent plus que jamais l’âme du club. Devos, retrouvé la saison passée (19 buts, 32 points), a même prolongé jusqu’en 2029, avec l’objectif d’être naturalisé d’ici 2026/2027. Hazen, en revanche, manquera le début de saison, toujours convalescent. Pour compenser, le HCA a rappelé une vieille connaissance : Frederik Gauthier, centre défensif canadien déjà vu deux saisons dans le Jura (2022–2024), et revenu d’une expérience en KHL. Côté départs, Ajoie s’est séparé du flop Oula Palve et du défenseur TJ Brennan. Mais le club reste encore à l’affût d’un renfort étranger supplémentaire pour pallier la blessure d’Hazen.

En défense, le jeune Anttoni Honka (24 ans) sera épaulé par un compatriote plus expérimenté : Niklas Friman (32 ans), champion du monde et champion olympique, au profil nettement plus défensif. Son total de 21 points la saison passée constitue même un sommet personnel. À leurs côtés, on retrouve les fidèles Jannik Fisher, Valentin Pilet, Kevin Fey et l’international tricolore Thomas Thiry. Mais Fey et Thiry manqueront plusieurs semaines en raison de blessures, affaiblissant encore une arrière-garde déjà fragile.

La clé, pour Ajoie, sera de réussir son départ de saison. Trop souvent, le club a été irrémédiablement décroché dès le premier tour, condamné à jouer les faire-valoir jusqu’au printemps. Mais avec un groupe mieux armé, un peu plus de profondeur et un public toujours aussi fidèle, les Jurassiens espèrent enfin se mêler à la lutte. Spoiler altert : à l’heure d’écrire ces lignes, Ajoie a déjà perdu ses 4 premières rencontres…

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Voir aussi les quatre premières journées commentés et tous les résultats de la pré-saison

 

Swiss League : enfin la mutation ?

La Swiss League reste ce laboratoire particulier où se mêlent ambitions grandissantes et limites structurelles. L’exemple de Viège, finaliste du dernier barrage de promotion/relégation, en dit long : les Valaisans sont apparus à la fois proches et loin de l’élite. Proches, car ils ont accroché la National League dans l’arène des barrages. Loin, car avec seulement deux étrangers sur la glace – au lieu des quatre autorisés par le règlement SL – ils n’avaient pas toutes les armes pour espérer un dénouement différent. La question des étrangers reste ainsi un enjeu central pour l’avenir de la ligue.

La Swiss League cherche des solutions pour exister face à la National League. L’idée d’autoriser le prêt d’étrangers via des licences B circule. Encore théorique, cette réforme montrerait toutefois que (certains) clubs de SL veulent enfin se donner les moyens de leurs ambitions et cesser de se présenter en victimes expiatoires lors des promotions-relégations.. Et avec des clubs comme Sierre ou La Chaux-de-Fonds bientôt dotés de patinoires modernes, l’ambition grandit à l’étage inférieur.

Viège repartira une nouvelle fois dans la peau du grand favori, cette fois sous les ordres de Luca Gianinazzi, qui cherche à se relancer après son éviction de Lugano. À ses côtés, Kevin Hecquefeuille reste fidèle au rôle d’assistant. La Chaux-de-Fonds, champion en 2023, veut reprendre son trône, tandis que Bâle, en pleine progression, doit maintenant franchir le cap en validant sa montée en puissance par un titre. Olten reste, comme toujours, dans le cercle des candidats crédibles avec notamment l’arrivée de Jayce Hawryluk, ancien choix de 2e tour par Florida en 2014, presque 100 matchs de NHL (27 points) et 180 matchs d’AHL (112 points).

Mais l’équipe la plus scrutée sera peut-être Sierre. Avec une nouvelle patinoire en ligne de mire, le HCS a décidé de changer d’échelle. Le retour de Chris McSorley derrière le banc donne le ton : l’ancien stratège de Genève-Servette a déjà frappé fort en recrutant plusieurs joueurs de National League, dont d’ex-aigles genevois tels que Guillaume Maillard, Marco Maurer, Mike Völlmin, Stéphane Patry et Timothy Kast. Ce dernier, qui avait mis sa carrière entre parenthèses durant deux saisons pour se consacrer à sa formation d’avocat, a décidé de revenir au jeu. Surprise : lui qui a toujours évolué comme attaquant, rechaussera les patins… en défense. Pour un avocat, cela ne s’invente pas.

Dans le bas de tableau, l’attention se portera notamment sur le jeune gardien français Martin Neckar qui poursuit sa progression à Coire. Le club grison a montré la saison passée qu’avec des moyens modestes et sans étrangers, il est possible de se maintenir honorablement.

La nouveauté vient d’Arosa, promu surprise. Ancienne place forte du hockey suisse (7 fois champion consécutivement entre 1950 et 1957 puis de nouveau en 1980 et 1982), tombée dans les limbes des ligues amateurs (jusqu’en 5e division), la formation grisonne retrouve le niveau professionnel. Les moyens sont très réduits, et comme son voici cantonal Coire, Arosa devrait se passer de joueurs à licences étrangères pour survivre dans la jungle de la SL. Mais le simple retour de l’EHCA dans ce paysage professionnel réveille une fibre historique et passionnelle.

Illustrations par Pierre Maillard (site internet) et Phlippe Crouzet

Qui peut détrôner Zurich ?

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Nicolas Puccio

Nicolas est rédacteur pour 🏒 HockeyArchives depuis 2021. Passionné par le hockey sur glace, il découvre ce sport en Suisse, à Genève et Lausanne, avant de chausser lui-même les patins à l’âge de 40 ans. Suiveur attentif du hockey suisse 🇨🇭 et de l’équipe de Lyon 🦁, il contribue régulièrement à la couverture des championnats et à l’enrichissement du contenu éditorial du site. Son objectif : transmettre sa passion tout en apportant une information fiable, précise et documentée aux amateurs de hockey. Twitter : @LinusPacoOcci

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