Les Suisses ont réussi à se remettre psychologiquement de la vision de Kevin Fiala sortant sur civière face au Canada. Pendant que leur coéquipier était opéré des fractures à sa jambe gauche, ils ont battu les Tchèques en prolongation sur un beau tir de Kukan. Ils obtiennent donc un barrage présumé facile contre le dernier de la phase de poules, l’Italie, qui a très bien démarré mais a explosé face à la Finlande (11-0). Une malheureuse Italie déportée à midi sur la seconde patinoire… et qui ne la remplit pas. Encore un défaut de cette malheureuse formule olympique.
Un des absents (depuis une charge de McDavid à la tête), Andrea Glauser, fait un retour progressif, comme septième défenseur et non plus sur la première paire aux côtés de Josi (place prise par JJ Moser dans l’intervalle). La rotation des gardiens s’interrompt et Patrick Fischer semble avoir choisi Leonardo Genoni comme titulaire fixe.
Dès le coup d’envoi, c’est la santé d’un joueur italien qui inquiète. Après vingt secondes de jeu, Matt Bradley chute après un contact avec Siegenthaler et s’écrase tête la première période contre la balustrade. Il se relève difficilement et part au vestiaire. Son équipe est secouée et elle encaisse son premier but après seulement 79 secondes. Nico Hischier dévier un lancer de Timo Meier et c’est Philipp Kurashev qui profite du rebond (1-0).
La première pénalité, contre Larkin qui retenu une crosse, se paie comptant. La Suisse convertit l’avantage numérique en 24 secondes. Le lancer de la ligne bleue de Roman Josi atteint la lucarne opposée pendant que Meier masque le gardien Damian Clara (2-0). On atteint 10 tirs suisses avant le premier tir italien. Janis Moser casse son bâton dans un cross-check sur Frycklund dans le slot et prend deux minutes de pénalité, mais les Azzurri ne s’y procurent pas la moindre occasion.
Le match semble déjà plié après 20 minutes même si le score n’est pas si lourd. Le centre de la première ligne italienne Matt Bradley a essayé de revenir au jeu à partir de l’avantage numérique mais sort définitivement de la rotation. Jukka Jalonen avait déjà perdu son quatrième centre (Diego Kostner) sur blessure au match précédent. L’ailier Alex Petan compense alors l’absence de Bradley mais ce n’est pas son poste et il finira à 1/8 aux mises au jeu. Le défenseur Di Tomaso bouche les trous à l’attaque.
Malgré ces problèmes, l’Italie relève la tête au deuxième tiers. Elle se crée enfin des occasions, avec un tir de Larkin dévié par Saracino et surtout une belle passe de Luca Frigo qui envoie Marco Zanetti seul face à Genoni, qui signe un double arrêt. Elle reste aussi impliquée physiquement en défense. La Suisse lève peut-être inconsciemment le pied mais n’est plus si dominante et le tiers médian reste vierge de buts. Damian Clara réussit des arrêts magnifiques au passage, dont deux face-à-face remportés contre Niederreiter et Jäger.
En troisième période, Clara est encore à la parade devant Bertschy et Schmid. Mais lorsque Mats Frycklund prend une pénalité de frustration derrière le jeu, Patrick Fischer en profite pour prendre son temps mort. Ses consignes doivent être appliquées à la lettre car, en six secondes à peine, Damien Riat redirige en une touche de palet la passe de Meier pour offrir son premier but du tournoi à Nico Hischier (3-0). La Suisse s’assure un succès tranquille et garde des forces pour le match-clé, le quart de finale demain soir face à la Finlande.
Commentaires d’après match :
Jukka Jalonen (entraîneur de l’Italie) : « C’est la fin d’un parcours où nous avons prouvé que nous pouvions rivaliser avec des équipes plus fortes que nous. Ce fut difficile, mais je suis extrêmement fier de l’équipe. Les joueurs ont eu la bonne attitude, ils se sont sacrifiés pour leurs coéquipiers ont toujours lutté. Hormis le match contre la Finlande, où nous avons manqué d’énergie, nous avons démontré notre qualité lors des trois autres rencontres. Je ne pense pas que la Suisse soit moins forte que mon ancienne équipe. Clara nous a maintenus dans le match grâce à ses superbes arrêts et, dans l’ensemble, les 60 minutes ont été intenses et disputées. Reste la fierté de ce que nous avons accompli. »
Thomas Larkin (capitaine de l’Italie) : « Nous partions avec le plus patrimoine hockeyistique des 12 au départ et nous avons démontré que nous n’étions pas venus ici juste pour prendre des photos et célébrer les Jeux olympiques. L’équipe s’est battue contre les meilleurs joueurs du monde. J’ai vu tellement de cœur et de détermination sur la glace, et je ne peux qu’en être fier. Nous aurions peut-être pu obtenir un peu plus en deuxième période aujourd’hui, mais on y a cru jusqu’au bout, c’est la base. Après le match contre la Finlande, nous avons retrouvé notre meilleur niveau : c’est un beau signal. Clara et Fadani ont réalisé d’excellents Jeux Olympiques, nous permettant de rester le plus longtemps possible dans le match. Ils ont de grandes carrières devant eux. À l’approche du championnat du monde, nous savons que nous pouvons rivaliser avec ces équipes d’élite : le niveau en Suisse ne sera vraisemblablement pas aussi élevé, nous pouvons donc y croire et faire bonne figure. »
Patrick Fischer (entraîneur de la Suisse) : « Nous avons pris nos adversaires au sérieux dès le début et les avons mis sous pression. Nous aurions pu plier le match plus tôt. Le plus important était la victoire, et de ne pas dépenser trop d’énergie. Nous avons maintenant le temps de récupérer avant le quart de finale. Nous aurons besoin du soutien des supporters suisses demain, et j’espère qu’ils seront nombreux à venir. N’hésitez pas à l’écrire partout ! »

Suisse – Italie 3-0 (2-0, 0-0, 1-0)
Mardi 17 février 2026 à 12h10 à Milano Rho. 3827 spectateurs.
Arbitres : Jan Hribik (TCH) et Andre Schrader (USA) assistés de Libor Suchánek (TCH) et Tarrington Wyonzek (CAN).
Pénalités : Suisse 6′ (2′, 4′, 0′) ; Italie 12′ (2′, 6′, 4′).
Tirs : Suisse 51 (18, 14, 19) ; Italie 20 (2, 10, 8).
Évolution du score :
1-0 à 01’19” : Kurashev assisté de Hischier et Meier
2-0 à 10’25” : Josi assisté d’Andrighetto et Hischier (sup. num.)
3-0 à 45’53” : Hischier assisté de Riat et Meier (sup. num.)
Suisse
Attaquants :
Philipp Kurashev (+1, 2’) – Nico Hischier (A) – Timo Meier (+1)
Sven Andrighetto – Pius Suter – Nino Niederreiter (A, -1)
Christoph Bertschy – Calvin Thürkauf – Sandro Schmid
Simon Knak (2’) – Ken Jäger – Damien Riat
Défenseurs :
Roman Josi (C, +1) – Janis Moser (+1, 2’)
Jonas Siegenthaler – Dean Kukan
Michael Fora – Christian Marti
Andrea Glauser
puis à 40’00” Tim Berni
Gardien :
Leonardo Genoni
Remplaçant : Reto Berra (G). En réserve : Akira Schmid (G). Blessés : Kevin Fiala (A, fracture du tibia gauche), Denis Malgin (A, épaule)
Italie
Attaquants :
Cristiano DiGiacinto – Matt Bradley [puis Petan à 20’00”] – Dustin Gazley
Nick Saracino (-1) – Mikael Frycklund (-1, 4’) – Tommaso De Luca (-1)
Luca Frigo – Daniel Mantenuto (2’) – Alex Petan [puis Di Tomaso à 20’00”]
Alessandro Segafredo – Giovanni Morini – Marco Zanetti
Défenseurs :
Luca Zanatta – Phil Pietroniro
Alex Trivellato (A, -1) – Thomas Larkin (C, -1, 4’)
Daniel Glira – Gregory Di Tomaso (2’)
Dylan Di Perna – Jason Seed
Gardiens :
Damian Clara
Remplaçant : Davide Fadani (G). En réserve : Gianluca Vallini (G), Tommy Purdeller (A). Blessé : Diego Kostner (A, pouce droit)











































