Derrière les nuages se prépare la saison à venir
Tel pourrait être le proverbe improvisé dans le centre ville amiénois ce mercredi 8 septembre. Depuis un mois, cette remise des maillots est attendue, et depuis trois jours que nous avions laissé les Gothiques dimanche soir à la sortie de leur bus, scellant le tournoi d'Asnières, les Amiénois se sont rendus en Normandie pour perdre face à Rouen et se montrer en public vingt-quatre heures après.
Mais les joueurs ne nous ont pas oubliés pour autant. Entrés dans les locaux de la Caisse d'Epargne – fidèle partenaire du club depuis dix ans – dix minutes avant l'heure convenue, nous y retrouvions un Thomas Henno occupé à masquer le nouveau maillot des Picards. Dommage monsieur le Président, nous avons eu le temps de le voir, mais promis nous n'en parlerons à personne.
Rouen confirme
Le bilan des matches amicaux disputés par les Dragons, mouture 2010-2011, était déjà positif. La dernière rencontre de rodage de ce soir face à Amiens l'a confirmé. Après une minute de silence en hommage à Alain Vogin, l'ex-joueur et entraîneur du R.H.E.76 et du C.H.A.R pendant huit années qui nous a tout récemment quittés, nous avons assisté à une vraie rencontre amicale sur la nouvelle glace (de tout juste de 4 cm d'épaisseur) du centre Guy Boissière. Une balustrade flambant neuve, des plexis à haute visibilité sans poteau, un vrai aquarium !
Plus tôt en jambes (pendant que les Normands se dépensaient en Suisse contre des équipes de LNB, les Picards s'usaient contre des équipes de division 1), l'équipe de Rodolphe Garnier, toujours amputée de Daniel Babka, Juha Alen, Marc-André Thinel et Julien Desrosiers, s'est vite défait de ses adversaires.
Luc Tardif junior a débordé par la droite avant de se recentrer et provoquer Billy Thompson, le nouveau portier d'Amiens. Son tir du poignet, au-dessus de l'épaule du gardien, n'a pas fait de pli (1-0 à 04'26). Un petit peu plus de neuf minutes plus tard, une feinte de passe à gauche pour un vrai lancer à ras la glace et François-Pierre Guénette a doublé le score pour les joueurs locaux (2-0 à 13'39). Auparavant, Pazak n'avait pas trouvé la solution face à Fabrice Lhenry (5'11). Brunelle (0'44 & 5'19), Mallette (2'31) et Tomasek (10'19) s'étaient illustrés. La première prison du match (Holmqvist à 15'03) n'apporte pas plus que du danger superficiel sur la cage des Rouennais.
Dur, dur la méthode Constantine !
Les Ducs d'Angers effectuaient leur dernier match amical avant le début des compétitions officielles (samedi prochain pour le trophée des champions). C'est le premier match de Kevin Constantine, le nouvel entraîneur des Ducs, à domicile. Les Angevins comptent toujours à l'infirmerie Jonathan Bellemare, Brice Chauvel et Pavol Mihalik.
Côté caennais, un nouveau joueur est a l'essai, il s'agit de l'américain Jeremiah Cunningham.
Le match démarre tambour battant et les Ducs marquent d'entrée de jeu en supériorité par l'inévitable Marc Bélanger. Servi par Éric Fortier dans l'axe, il trompe Arnaud Goetz d'un tir ras glace le long du poteau gauche (2'). Il s'agit de la première apparition du néo-Angevin sur la glaçon angevin. Une intégration parfaite puisque depuis son arrivée, il en est à un but par match.
Les Ducs continuent de pousser mais on sent que les systèmes de jeu mis en place par Kevin Constantine ne sont pas encore bien assimilés. Passes mal ajustées, des joueurs qui se choquent entre eux, etc. Bref, les Ducs semblent perdus sur la glace. Néanmoins l'opposition n'est pas farouche et les Ducs s'en sortent relativement bien. Côté caennais, Kevin Da Costa et l'impressionnant Jeremiah Cunningham viennent défier un Peter Aubry en grande forme dans les cages locales. Plus rien ne sera marqué dans ce tiers mais on sent le jeu poussif du côté angevin. Les Caennais essaient de jouer juste et s'appliquent dans tous leurs gestes.
De la théorie à la pratique
Normalement, ce match devait opposer les équipes premières de Viry et de Reims, le tout dirigé par trois arbitres puisque les visiteurs évoluent en D1. Normalement. Déjà, il manque un juge de ligne, et après deux minutes de jeu, le "head" se livre à un changement de vêtements express pour enfiler une tenue privée de bandeau orange.
L'équipe de Viry affiche un format plutôt réduit. Les deux renforts américains Karl Gilbert et David Layne, des attaquants polyvalents de NCAA (division III) qui sont plutôt prévus pour jouer en défense, sont en attente de licence et de confirmation. Les trois recrues-phares françaises de l'intersaison sont... en tribunes. Comme ses compagnons de ligne Dugas et Kodyjasz sont blessés, Mickaël Marouillat les a rejoints. Sur la glace, on retrouve donc les Jets de l'an dernier, qui n'ont cependant pas démontré leurs automatismes dans ce début de préparation.
En face, Reims n'est pas non plus le gros test qui pourrait motiver Viry. Vu que les seniors ont beaucoup donné dans cette pré-saison, les Phénix ont amené l'équipe espoir, laquelle inclut à part entière l'international junior letton Rolands Vigners.
Reims/Briançon : le partenariat le plus distant de France
C'est donc à une jauge de la formation espoirs élite de Reims que l'on a droit. Une formation qui s'apprête à passer un accord de partenariat pour le moins original avec Briançon. Jamais deux clubs aussi éloignés géographiquement ne s'étaient associés !
Épisode III : Le retour du vainqueur
Dimanche 5 septembre, dernier jour du Tournoi d'Asnières. Au lendemain d'un match complexe face à Neuilly, après un retour sur Amiens vers 23h et avec dix minutes de prolongation dans les jambes, l'équipe se retrouve presque au complet pour un départ du Coliseum à 11h30. Comme la veille, Kowalczyk (dont la licence navigue entre Amiens et la République Tchèque, en attendant d'être signée par son club et sa fédération d'appartenance pour lui être retournée) et Serer manquent à l'appel. Les places dans le bus n'ont pas changé du tournoi, et l'on soupçonne même qu'elles ne changent que très rarement. Mais Hockey Archives change très légèrement une chose, la seule du week end : Aujourd'hui, c'est photographie. Cela n'a pas échappé aux joueurs qui nous saluent devant le bus et tentent de rester naturel face à l'appareil d'Élie.
11h28, et Martin Tomasek vient juste de rentrer dans le bus quand on attend encore Valentin Claireaux et Léo Bertein. Les deux arrivent quelques secondes plus tard, et le bus s'en va. Grégory Béron lâche un « allez, dernier trajet aller » avant de demander « la clé » au chauffeur David une trentaine de minutes plus tard. La clé ? Effectivement, Béron et Offret, assis l'un derrière l'autre avec deux sièges pour chacun d'entre eux, combinaient depuis quelques minutes et se sont finalement entendus pour mettre leurs deux banquettes en couchette. Une poignée de secondes plus tard, les deux étaient allongés l'un à côté de l'autre et laissaient Élie immortaliser l'instant. Il faut dire qu'en trois jours, les Gothiques ont eu le temps de nous observer. On a beau être les plus discrets du monde, les gars ont quand même vu qu'on étaient pas dans le groupe à l'origine. Pourtant, pas une seule question pour savoir ce qu'on faisait là. Juste Valentin Claireaux qui nous saluait le premier en descendant du bus à Asnières, Vincent Bachet qui, au retour de ce premier jour, demandait qui était ce jeune homme, et à Antoine Richer de répliquer « C'est Hockey Archives ». À part cela, rien. Salués dès le deuxième jour, on était comme intégrés – du moins acceptés – dans le groupe. Il faut croire que les Gothiques ne sont pas repliés sur eux-mêmes comme on aurait pu l'imaginer.
Lire la suite : Trois jours avec les Gothiques (Tournoi d'Asnières, jour 3)
Afin de se tourner définitivement vers l’avenir et l’arrivée de la nouvelle Blâche (dont les travaux vont commencer dans quelques jours), le Gap Hockey Club organise une soirée spéciale le 11 septembre au Quattro.
Cette soirée, à laquelle participera Roger Didier, maire de Gap, et les représentants du conseil général et de la région PACA, sera l’occasion de présenter le projet de la future patinoire aux partenaires, licenciés et partisans du club.
Mais ce sera aussi l’occasion de dévoiler le nouveau logo des Rapaces. En effet, après 8 ans de bons et loyaux services, l’emblème du club a subi un lifting en fin de saison, et après avoir été jalousement gardé en secret depuis des semaines, il sera enfin présenté au grand public samedi dans l’enceinte du Quattro à partir de 18h.
Enfin, la soirée se terminera par la présentation en détail de l’équipe élite des Rapaces de Gap qui défendra les couleurs du club, de la ville et du département en Ligue Magnus cette saison.
Tours qui a longtemps évolué au plus haut niveau du championnat français de hockey sur glace avec un titre de Champion de France à la clé et deux coupes de France est reparti sur de nouvelles bases et évoluera cette saison en 3e division. "Les Remparts de Tours", nouveau nom du club, vous proposent leur nouveau site internet et leurs nouveaux logos : http://www.lesrempartsdetours.com/
Ils vous donnent rendez-vous le 25 septembre prochain pour l'ouverture du championnat de France de troisième division contre un club voisin, Poitiers avec quelques surprises à la clé.
Les Eisbären de Berlin ne regrettent pas que la DEL ait commencé sans eux ce week-end. L'European Trophy leur a permis de défendre brillamment les couleurs du hockey allemand.
Les pages des matches amicaux internationaux et des matches amicaux franco-français sont aussi à jour.
Surprise en cours de semaine, les Jets annoncent un match amical le vendredi soir contre les "petits" Dragons de Rouen 2. Concertation rapide avec le pilote d'un soir et on y va. Histoire de se jouer de la circulation déjà dense, on s'y rend en moto et une demi-heure après le départ, nous voilà de nouveau à la patinoire des Lacs.
Il y a moins de monde dans l'enceinte que le dimanche précédent. Dans les tribunes, c'est normal, difficile de rivaliser avec le foot (France-Biélorussie au même moment). Sur la glace aussi, les Jets sont peu nombreux. Pourquoi ? Bon sang mais c'est bien sûr. Les juniors/espoirs ont le lendemain à Angers un match de barrage à jouer (perdu 9-3, NDLR). 2 gardiens et 13 joueurs de champs sur la glace. Antoine Cohen rejoindra ses coéquipiers au cours du premier tiers. Félix Chougui est toujours blessé, toujours "l'ardoise" en main, et toujours accompagné du même jeune Américain que dimanche dernier. Toujours ? En fait non, il y en a un second...
Ça joue bien, globalement. Les Rouennais sont bien en place et un peu sur la réserve durant les dix premières minutes. Les Virois dominent au nombre des occasions, mais sur la possession du palet, ça s'équilibre. Les petits Dragons prendront même progressivement l'avantage à ce niveau dans la seconde partie du tiers. Les Jets tirent beaucoup, cadrent tout autant – quel changement par rapport au 1er match – mais il y a un petit "problème". Un empêcheur de tourner rond qui se nomme Thibault Maggi, gardien de but rouennais qui est présent avec le bon geste au bon moment. Son arrêt le plus spectaculaire aura lieu deux secondes avant la sirène. Arrêt mitaine et grand écart sur un tir placé à mi-hauteur de Marouillat qui avait réussi à s'infiltrer entre deux défenseurs et à leur fausser compagnie.
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