Chicago n’avait plus perdu dans le temps règlementaire sur la glace de la Joe Louis Arena depuis 2009 (série de 10 matchs) mais Detroit a choisi le bon moment pour rompre cette série. Ainsi, même si ce sont les Blackhawks qui ont dominé la majorité du match, la victoire est revenue aux Red Wings. Detroit a pu compter sur des buts spectaculaires de Gustav Nyquist et Pavel Datsyuk mais surtout sur la solidité de Jimmy Howard (39 arrêts).
Sur ce qu’ils ont montré lors de leurs matchs contre Pittsburgh, les Senators n’auraient pas mérité d’être mené 3 matchs à 0. C’est pourtant ce qui a failli leur arriver hier car les Penguins ont mené au score jusqu’à la toute fin du match, avant que Daniel Alfredsson ne parvienne à égaliser en infériorité numérique. Il faudra ensuite attendre la deuxième période de prolongations pour que le public du Scotiabank Place ne soit libéré par un but de Colin Greening, qui a opportunément profité d’un rebond laissé par Tomáš Vokoun.
Il fallait bien que cela arrive un jour... Pour la première fois depuis plus de vingt ans, et l'avènement de la Finlande, la hiérarchie du hockey international accueille une nouvelle nation sur le podium, la Suisse. Pour la première fois depuis soixante ans, l'immuable top-7 du hockey mondial a été bouleversé. C'est un élan incroyable qui porte la Suisse, qui a d'ores et déjà égalé son meilleur résultat (vice-championne du monde en 1935), mais peut encore rêver mieux. Après tant de surprises au cours de ce tournoi, et surtout après les performances formidables de la Nati qui a vraiment dominé la compétition, on est prêt à tout croire...
L'entraîneur Sean Simpson continue de faire tourner ses gardiens, et aligne donc le vétéran Martin Gerber, qui jouait en Suède cette saison et rentrera au pays cet été. Mais de Gerber, il ne sera pas question tout de suite, car il n'aura aucun arrêt à faire dans les huit premières minutes ! La Suisse aborde en effet le match de manière conquérante, met une énorme pression en zone offensive et tire à la cage dès qu'elle le peut.
La défaite de la Finlande dans le match pour le bronze signifie qu'elle ne prendra pas la tête du classement mondial à la Suède. Par conséquent, les groupes pour le championnat du monde 2014 à Minsk sont les suivants (entre parenthèses, le classement IIHF) :
Groupe A : Suède (1), République Tchèque (4), Canada (5), Slovaquie (8), Norvège (9), Danemark (12), France (13), Italie (18).
Groupe B : Finlande (2), Russie (3), États-Unis (6), Suisse (7), Allemagne (10), Lettonie (11), Bélarus (14), Kazakhstan (16).
En gagnant une place au classement mondial, l'équipe de France retrouvera des adversaires différents de ces deux dernières saisons, ce qui fera un peu de changement. En particulier, les Bleus n'ont jamais affronté le Danemark dans un championnat du monde élite.

Los Angeles a remporté ses deux matchs à domicile. La pression est donc sur San José qui ne veut surtout pas se retrouver avec trois victoires à remonter, ce qui les contraindrait à un exploit rarissime. Fort heureusement, le HP Pavillion est une véritable forteresse où les Sharks n'ont pas souvent cédé. D'ailleurs, sur les sept matchs de ce deuxième tour de playoffs NHL, six ont été remportés par l'équipe évoluant à domicile...
Le défi est d'importance pour les Sharks, qui ont perdu les neuf séries dans lesquelles ils étaient menés 2 victoires à 0.
Les Kings ont marqué trois buts en supériorité au dernier match. La clé sera donc la discipline et les équipes spéciales, le jeu de puissance des Sharks étant resté muet lors des deux rencontres - même si l'un des buts du match 2 fut inscrit quelques secondes après la fin d'une pénalité.
San José reçoit un renfort précieux : Martin Havlat, absent depuis le deuxième match du premier tour, reprend le jeu et apporte une nouvelle arme offensive. Los Angeles a rappelé pour sa part Tanner Pearson. L'ancien premier choix de draft en 2012 et international junior ne compte aucun match NHL dans sa carrière. Il reste sur une saison de 17 buts, 45 pts en 63 matchs en ligue américaine et remplace Jordan Nolan dans l'alignement. Keaton Ellerby, ancien premier choix des Panthers, rejoint en outre la défense après quatre matchs en tribune.
Lire la suite : San José Sharks - Los Angeles Kings (demi-finale de conférence, match 3)
Si les Red Wings ont remporté une victoire importante sur la glace des Blackhawks, cela partait pourtant mal puisque ce sont les locaux qui ont ouvert le score avec Patrick Kane dans la première période. Mais les joueurs de Detroit ont mieux contrôlé le jeu qu’au premier match : ils ont plus tiré au but que leurs adversaires et leur portier Jimmy Howard a été peu inquiété par les tirs des Hawks. Et cet effort a payé avec quatre buts pour remporter le match. La prochaine rencontre, qui se jouera à la Joe Louis Arena de Detroit, sera donc crucial pour la suite de la série.
Lire la suite : Playoffs NHL : Detroit égalise sur la glace de Chicago
La Suisse tient enfin sa demi-finale. Depuis des années qu’elle tapait à la porte du top 8, elle entre cette fois par la grande porte, avec une première place dans la phase préliminaire et un quart de finale où elle a bien résisté au retour des Tchèques, renforcés et métamorphosés depuis l’arrivée de quelques joueurs clefs de NHL. À tel point qu’on attend maintenant d’elle qu’elle puisse aller loin, sans vraiment oser croire à la plus haute marche du podium directement. Pour continuer à rêver dans ce tournoi, elle doit maintenant défier une équipe de l’autre groupe, celui d’Helsinki, et ce sont les Américains qui se dressent sur sa route.
Le Team USA, qui n’a eu aucun match de préparation avant le championnat du monde, et dont le coach ne connaissait même pas tous les joueurs personnellement, se fiant au staff pour leur sélection, a comme à son habitude souder son groupe au fil des premiers matches. Et cette année l’alchimie a vraiment bien pris autour de fidèle capitaine Paul Stastny. Ils ont écrasé la Russie 8-3 en quart de finale et le jeune John Gibson s’est imposé dans la cage américaine. On le retrouve ce soir face aux Suisses.
Lire la suite : Suisse - États-Unis (Mondial 2013, demi-finale)
La Suède, organisatrice, n'a cette fois pas raté le rendez-vous des demi-finales, après avoir éliminé le Canada au bout du suspense. Elle se retrouve maintenant dans une position de favorite de la compétition, avec comme principal adversaire son éternel rival finlandais. Le vainqueur de ce match rencontrera en effet une équipe (Suisse ou États-Unis) qui n'a jamais disputé de finale mondiale dans l'ère moderne.
La Tre Kronor connaît la clé : neutraliser le premier trio finlandais mené par Petri Kontiola (en photo ci-contre), mais sans avoir le dernier changement pour lui assigner une ligne spécifique. De son côté, elle s'appuie sur les jumeaux Sedin qui lui ont redonné ce talent dans la possession de palet qui a toujours fait sa force. L'autre joker, le défenseur Alexander Edler, a en revanche été suspendu pour la fin de la compétition après avoir fauché le genou du capitaine canadien Eric Staal, blessé aux ligaments du genou mais qui n'aura heureusement pas besoin d'opération et qui aura l'été pour se rétablir.
Lire la suite : Finlande - Suède (Mondial 2013, demi-finale)
La dernière fois que Sidney Crosby a signé un coup du chapeau en playoffs, c’était en 2009 et les Penguins avaient remporté le titre. Le triplé inscrit hier par le « Kid » est donc peut-être un heureux présage pour Pittsburgh. En tout cas, il a permis à l’équipe de la Pennsylvanie de remporter son deuxième match contre Ottawa en chassant dès le début de la deuxième période Craig Anderson des buts des Senators. Son remplaçant Robin Lehner a été plus en réussite que lui (20 arrêts sur 21 tirs) et Ottawa est revenu dans le match avec des buts de Colin Greening et Jean-Gabriel Pageau mais sans réussir à rattraper Pittsburgh au score.
Dernier quart de finale de la journée et gros choc entre deux prétendants sérieux. Les deux équipes se sont affrontées il y a exactement une semaine, lors de la première phase, et la rencontre avait tourné largement à l’avantage du Canada. Victoire 3-0, et des Suédois qui ne levaient pas les doutes sur leur efficacité offensive, parmi les pires du tournoi.
Depuis, les séries outre-Atlantique ont avancé. Vancouver s’est fait balayer par San José. Montréal a perdu. Et tout cela libère quelques joueurs parmi les meilleurs de la planète pour les deux équipes. Ainsi, le pays organisateur a pu se renforcer des jumeaux Sedin et d’Alexander Edler tandis que le Canada a renforcé sa défense avec Dan Hamhuis et PK Subban.
Lire la suite : Canada - Suède (Mondial 2013, quart de finale)
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