Wasquehal – Strasbourg II (Division 2, poule A, 13e journée)

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Habitués à se disputer les dernières places qualificatives ces dernières saisons, Wasquehal et Strasbourg 2 peuvent légitimement viser plus haut que la huitième place. Malgré un ralentissement ces dernières semaines, les Lions ont les moyens, pour la première fois de leur histoire, de prendre l’une des quatre premières places, tandis que la réserve strasbourgeoise, forte notamment de victoires face à Évry-Viry et plus récemment Amnéville, possède une avance sur le trio Meudon-Valenciennes-Paris.

Forts de quatre blocs, les visiteurs s’illustrent rapidement par Hugo Sarlin, qui résiste à Kalisa pour se heurter à Martel. Retranché par de vifs assaillants, Wasquehal ne parvient pas à sortir avec aisance, et, quand le même Sarlin inaugure la prison, Marc-André Martel s’illustre à nouveau aux devants de Lecomte, servi au centre par Fritz-Dreyssé. Leurs adversaires au complet, les Lions proposent une série de lancers dont le plus létal est la déviation de Domian écartée par Adrien Vazzaz. Début de domination contesté par une percée de Sarlin, ponctuée d’un tir vers le casque du dernier rempart nordiste. Eddy Thonnessen emboîte le pas de son aîné, accélère dans la neutre et contourne Angielczyk, qui le déséquilibre. Oublié par des Lions auparavant vigilants en infériorité, l’international U18 a l’occasion de tester Martel de la droite, sans réussite, puis gagne à son tour la geôle.

Adrien Vazzaz subit à son tour la pression, opposant la botte sur un tir sans contrôle de Domian, fermant la porte à Matej et repoussant deux assauts lointains de Toneatto et Louf. Ce premier acte reste vierge malgré une dernière situation chaude créée par le duo slovaque Matej – Domian. Le gardien originaire de Briançon, en se déportant rapidement vers sa gauche, est soulagé de pouvoir geler une reprise peu appuyée. Très actif tout au long du début d’après-midi, Martin Domian est encore aux abords de l’enclave pour reprendre la passe de Benjamin Louf, posté derrière le but. La paire Deplanque-Bureau le contrarie dans ses plans, mais le défenseur très actif rôde pour ouvrir la marque (1-0 à 20’46″). Ce début de période ne sourit décidément pas aux Bas-Rhinois : Julien Bauemlin boîte après avoir contré un tir de Verschaeve, puis Benjamin Turpin alerté de loin par N’Guyen ajuste Vazzaz côté bâton (2-0 à 21’48″).

Enfin lancés par cette réussite, les Nordistes pensent prendre la mesure d’un adversaire vaincu 0-4 à l’Iceberg au match aller. Mais leur indiscipline chronique depuis plusieurs semaines les rattrape. Sanctionnés une seule fois jusque-là, les locaux concèdent cinq pénalités dans le tiers médian. Marc-André Martel, vigilant sur un rebond convoité par Rousseau, doit faire face à une trentaine de secondes de double infériorité, au cours de laquelle sa mitaine capte un tir sur réception de Morillon. Samuel Rousseau se heurte encore au Québécois, dont il fait le tour de la cage, avant de lancer sur le poteau gauche.

Une accélération de David Fritz-Dreyssé, qui contourne Toneatto, est stoppée illégalement par Ryane Belharfi, offrant un tir de pénalité sur lequel Hugo Sarlin ne trouve pas la faille d’un dernier rempart stoïque (33’17″). On retrouve les mêmes protagonistes, la gâchette de Colin Morillon à l’entrée de la zone et un Samuel Rousseau déjoué par un double arrêt après un débordement de Sarlin. Toutefois, la succession des fautes expose de plus en plus un portier soutenu par son ancien équipier Clément Thomas, présent en tribunes en ce week-end de repos pour les voisins Corsaires.

Le début de troisième période présente plusieurs similitudes avec son prédécesseur, car deux buts rapides sont inscrits… mais dans l’autre sens ! Toujours en supériorité car Thibault Verschaeve est banni pour avoir porté son bâton au visage de Lucas Sénéchal devant la table de marque, les représentants du CSGSA ne tardent pas à ouvrir leur compteur quand Rousseau décale Morillon (2-1 à 40’51″). À la rescousse de sa défense, coupable de laisser beaucoup d’espaces à Théo Lobstein sur l’aile, Marc-André Martel cède une deuxième fois lors d’une infériorité causée par une crosse haute de Belharfi au pressing sur Deplanque. Sarlin transmet le disque au vif Samuel Rousseau, dont l’accélération en zone neutre n’a d’égal que la précision du lancer vers la lucarne droite (2-2 à 43’33″).

Excédé, Fabien Chardon demande le temps-mort, suivi d’effet par des troupes privées de leur capitaine Benjamin N’Guyen, touché quelques minutes auparavant. L’énergique Benjamin Louf allume la mèche de la bleue, son compère Aurélien Zajac surgit pour tirer profit du rebond (3-2 à 43’54″) et tromper un Adrien Vazzaz moins employé, hormis sur un centre d’Herrera-Mione vers Besson. Et les Lions d’accélérer dans la foulée, un coup de semonce de Mattéo Toneatto heurtant le masque du portier alsacien.

Toutefois, déjà puni deux fois pour son indiscipline, Wasquehal fait preuve de fragilité dans sa zone, une aubaine pour des jeunes Strasbourgeois toujours aussi affûtés. Au détriment de Lucas Herrera-Mionne, le malin Rousseau chipe derrière le but une rondelle sitôt exploitée par Sarlin (3-3 à 45’30″). Une passe en retrait à la trajectoire capricieuse passe ensuite près de tromper Martel, surpris par Eddy Thonnessen, qui n’hésite pas à catapulter de la gauche un palet perdu suite à un nouveau pressing efficace (3-4 à 47’19″).

Wasquehal dispose encore de temps pour sauver un point. Plusieurs occasions sont repoussées par Vazzaz, face à Domian servi de derrière son but par Zajac, Lagrise, qui contourne la cage, et Toneatto, dont le tir est dévié. Deux fautes de Louf, trop engagé pour écarter Maël Lecomte de son enclave, et Verschaeve, puni pour attitude antisportive, handicapent la révolte. L’ultime assaut de Toneatto est écarté, derrière une forêt de joueurs, par Adrien Vazzaz. Multipliant les fautes et dominé aux tirs après avoir pris deux longueurs d’avance, les Lions cèdent encore du terrain et confirment leur mauvaise passe.

Plus d’un an après être passés près de remonter un déficit de quatre buts sur cette même glace, les Strasbourgeois repartent avec une victoire méritée. Fort de quatre blocs orchestrant un échec-avant efficace et porté par plusieurs éléments brillants, la troupe de Tarik Chipaux peut être satisfaite de sa prestation, ayant au passage déjà dépassé le bilan des saisons précédentes.

Désignés meilleurs joueurs de la rencontre : Samuel Rousseau pour Strasbourg II et Aurélien Zajac pour Wasquehal

Wasquehal – Strasbourg II 3-4 (0-0, 2-0, 1-4).
Samedi 14 décembre 2018 à 13h00 à la patinoire Serge Charles. 315 spectateurs.
Arbitrage de Florian Aurat assisté d’Alban Delsarte et Romain Honoré.
Pénalités : Wasquehal 28′ (2′, 10′, 6’+10′), Strasbourg II 6′ (4’, 2′, 0′).
Tirs : Wasquehal 38 (11, 12, 15), Strasbourg II 42 (11, 19, 12).
Évolution du score :
1-0 à 20’46″ : Louf assisté de Domian et Matej
2-0 à 21’48″ : Turpin assisté de N’Guyen
2-1 à 40’51″ : Morillon assisté de Rousseau et Lecomte (sup. num.)
2-2 à 43’33″ : Rousseau assisté de Sarlin (sup. num.)
3-2 à 43’54″ : Zajac assisté de Louf
3-3 à 45’30″ : Sarlin assisté de Rousseau
3-4 à 47’19″ : Thonnessen

Wasquehal

Attaquants :
Martin Domian – Aurélien Zajac – Marek Matej
Benjamin Turpin – Benjamin N’Guyen (C, sorti au deuxième tiers-temps) – Thomas Trambouze
Lucas Besson – Lucas Herrera-Mione – Rayan Belharfi
Martin Lagrise – François Piquet – Simon Angielczyk

Défenseurs :
Mattéo Toneatto – Benjamin Louf (A)
Théo Kalisa – Mathias Thomas
Thibault Verschaeve – Marc-Antoine Herbet (A)

Gardien :
Marc-André Martel (sorti vers 58’55 »)

Remplaçant : Viggo Eggermont (G). Absents : François Grenier (genou), Charley Marcos, Lukas Bjorklund, Arnaud Péan.

Strasbourg II

Attaquants :
David Firtz-Dreyssé – Arthur Pousse – Eddy Thonnessen
Maël Lecomte (C) – Julien Bauemlin – Romain Schmitt
Hugo Sarlin – Samuel Rousseau – Théo Lobstein
Théo Perrenoud – Karl Messinger – Lucas Sénéchal

Défenseurs :
Maxime Deplanque (A) – Romain Bureau
Aurélien Vinals – Audric Carpentier
Aurélien Chausserie – Colin Morillon
Lélian Vix – Alastair Franc

Gardien :
Adrien Vazzaz

Remplaçants : Ludovic Rio(G).

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