L’équipe-type des play-offs de Ligue Magnus

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Les play-offs sont une autre saison, et cela se ressent dans l’élection de l’équipe-type. Après la blessure du malheureux Buysse, ce sont bien les meilleurs gardiens des play-offs qui se sont affrontés en finale, où ils ont tour à tour frustré les attaquants adverses. Après une saison régulière en demi-teinte, Lukáš Horák s’est montré capable de se hisser au niveau de la référence Pintarič, et même de prendre le dessus sur lui lors des deux dernières rencontres de la finale. Il a déjoué l’avis de tous les observateurs en remportant le duel de gardiens, ce qui a été un ingrédient décisif pour le titre.

Grenoble et Rouen ont brillé sur le plan défensif, témoignant d’une hausse de niveau par rapport à leur confrontation en finale l’an passé. ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’indiscutable première paire de l’équipe-type des play-offs 2018 (Hardy-Bisaillon) se retrouve cette fois élue… sur la deuxième équipe-type. Kyle Hardy a eu un peu de mal au début des play-offs à retrouver son niveau suite à une saison marquée par une blessure longue durée, mais il a été très bon en demi-finale puis en finale, où l’on retiendra son doublé lors du match 5. Sébastien Bisaillon est toujours le roc défensif des Brûleurs de Loups et a retrouvé d’ailleurs un rôle plus défensif avec le retour de Hardy à ses côtés, mais en étant encore très utilisé.

Patrick McEachen a aussi été énormément utilisé par Terglav. En finale, il pèse sur les matchs 2 et 6. Il a eu aussi un impact énorme dans la défense grenobloise, grâce à sa vitesse, sa qualité de relance, son rôle en power-play, ses passes souvent décisives… mais aussi sa capacité à jouer physique quand il faut. C’est aussi grâce à cette dimension physique que Grenoble a pu hisser son niveau par rapport à la saison dernière : son partenaire Antonin Manavian a ainsi été très utile par sa présence physique même s’il a aussi coûté des pénalités.

Le capitaine rouennais Mathieu Roy a été très intéressant tant dans son apport défensif qu’offensif et a été très bon sur la finale. Il a indiscutablement été le meilleur défenseur des Dragons. Son partenaire Florian Chakiachvili ainsi que le meilleur +/- des play-offs Kevin Dusseau (mais si son +13 a été influencé par le +6 du premier match contre Chamonix) auraient été des candidats tout à fait légitimes au poste de défenseur gauche. Pour voir des joueurs français désignés, passons donc à l’attaque.

La finale accrochée et plutôt défensive n’a pas forcément été évidente pour les attaquants grenoblois et rouennais, qui avaient fait tourner les compteurs aux tours précédents. Certains comme Caron et Aleardi se sont éteints. Danny Kearney et Sacha Treille ont mis cinq points en finale mais ont été irréguliers et ont peu pesé sur certains matchs. Au poste d’ailier gauche avec quatre candidats légitimes, cela laisse une ouverture à Elvijs Biezais, seul « intrus » dans ces équipes-types à ne pas faire partie des deux finalistes, qui aura marqué ces play-offs avec ses 9 buts (en 9 matches !) et obtenu une convocation – même brève le temps de deux rencontres en France – en équipe de Lettonie.

Loïc Lampérier et Nicolas Ritz (un but du premier ayant été oublié sur une feuille de match au profit du second) auront finalement été les attaquants rouennais les plus réguliers, avec le toujours présent Marc-André Thinel, sur lequel les années commencent à peser. Mais pour le vétéran canadien, il n’y avait rien à faire à l’aile droite face aux deux attaquants internationaux, dont l’équipe de France va attendre beaucoup compte tenu des nombreuses absences. Guillaume Leclerc finit les play-offs comme meilleur pointeur, comme en saison régulière, même s’il a été moins en vue. Sa régularité mérite d’être saluée puisque jusqu’à ce que Grenoble se fasse blanchir au quatrième match de la finale, il avait marqué au moins 1 pt à chaque match depuis le début des play-offs. Quant à Damien Fleury, il a eu une influence similaire sur la finale (6 points) et a bien sûr marqué le but vainqueur qui donne le titre à Grenoble. C’est pour cette capacité à être décisif qu’il a été recruté.

Au centre, le capitaine grenoblois Joël Champagne n’a pas produit autant qu’espéré mais il a abattu un gros boulot défensif puisqu’il joue dans toutes les situations de jeu et n’a jamais été négatif en +/- pendant les play-offs. Son leadership a aussi contribué à la victoire finale et aucun autre centre n’a vraiment émergé dans ces play-offs. Teddy Da Costa a connu des débuts de play-offs tonitruants contre Nice mais s’est montré plus discret par la suite, se faisant sortir de la deuxième ligne (au profit de Rohat) par son coach Edo Terglav sur les rencontres décisives de la finale.

Première équipe-type : Lukas Horak (Grenoble) ; Patrick McEachen (Grenoble) – Mathieu Roy (Rouen) ; Elvijs Biezais (Gap) – Joël Champagne (Grenoble) – Guillaume Leclerc (Grenoble).

Deuxième équipe-type : Matija Pintaric (Rouen) ; Kyle Hardy (Grenoble) – Sébastien Bisaillon (Grenoble) ; Loïc Lampérier (Rouen) – Nicolas Ritz (Rouen) – Damien Fleury (Grenoble).

La page de la Ligue Magnus 2019.

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