Deux Bleues en Liiga

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La section féminine de l’IFK Helsinki, Stadin Gimmat, a annoncé l’arrivée de deux cadres majeures de l’équipe de France, Athéna Locatelli et Emmanuelle Passard, pour la saison 2019-2020.

Défenseure, Locatelli goûtera à sa première expérience dans un championnat étranger, elle qui a évolué précédemment à Villard-de-Lans en équipe mixte puis dernièrement au Pôle France. Depuis plus de dix ans, la Drômoise, pilier des Bleues en défense, côtoie l’équipe de France, tout comme sa future complice à Helsinki, Emmanuelle Passard, également âgée de 27 ans.

C’est là un virage à 180 degrés pour l’attaquante tricolore qui a disputé les cinq dernières saisons à l’Université de Montréal, dans l’équipe des Carabins tout en suivant un cursus d’anthropologie. Sous le maillot montréalais des Carabins, Passard a inscrit 37 points, dont 20 buts, en 109 matchs.

Elles étaient évidemment toutes deux présentes au dernier Mondial, le premier de l’histoire en élite de l’Équipe de France féminine. Athéna Locatelli a été créditée de deux assistances durant le tournoi, et Emmanuelle Passard d’un but, inscrit contre la Tchéquie.

L’acquisition des deux Françaises a été annoncée ce mercredi parmi d’autres recrues, dont une qui a particulièrement attiré l’attention des médias finlandais. En effet, le HIFK a également mis la main sur Karoliina Rantamäki, 41 ans, une véritable icône. Une sacrée performance puisque cela faisait douze ans qu’elle évoluait en Russie, à Nizhny Novgorod. Rantamäki, qui a disputé le premier tournoi olympique féminin de l’histoire en 1998 à Nagano, a remporté deux médailles de bronze aux Jeux olympiques et huit aux Mondiaux.

Athéna Locatelli, Emmanuelle Passard et leur nouvelle partenaire de choix rejoindront une équipe fraîchement arrivée en Liiga, puisque qualifiée à l’issue de la saison 2018-2019. Une qualification obtenue alors que la capitale finlandaise n’avait plus vu une équipe féminine… depuis près de trente ans. Plutôt avant-gardiste en la matière, le HIFK avait en effet stoppé le programme féminin en 1989, à une période où pourtant le hockey féminin était en passe d’obtenir ses premiers championnats du monde.

Étrangement, ce n’est qu’en 2018, avec l’appui de plusieurs sponsors, que l’IFK d’Helsinki s’est décidé à remettre en marche une section féminine. Le plan est néanmoins ambitieux, à long terme, pour créer une place-forte de la discipline. La création des Stadin Gimmat est d’ailleurs une suite logique après le lancement en 2015 de la Gimmat Skulaa, une académie destinée aux jeunes hockeyeuses. Le vide du hockey féminin, trop longtemps enraciné dans la capitale d’une nation pourtant majeure du hockey, disparaît enfin avec ces nouvelles ambitions. L’objectif de la première saison des Stadin Gimmat, la promotion en Liiga, a d’ailleurs été rempli.

C’est évidemment une bonne chose de voir deux cadres des Bleues rejoindre ce projet et donc un championnat majeur. D’ailleurs, une dizaine de joueuses de Liiga composaient la sélection vice-championne du monde au dernier Mondial d’Espoo, sélection qui, après avoir éliminé le Canada en demi-finale, a été à deux doigts de faire vaciller les grandes favorites américaines en finale.

Enfin signalons que, en mai, deux autres pointures de l’équipe de France ont signé un nouvel engagement à l’étranger. Marion Allemoz et Lore Baudrit, ex-coéquipières d’Emmanuelle Passard aux Carabins, ont prolongé leur aventure à Önrsköldsvisk au MODO, en SHL suédoise.

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