Anecdotes de septembre 2019

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Lors du match de CHL Tychy-Mannheim, les supporters nationalistes polonais ont déployé une banderole sur les « camps de la mort allemands », derrière le banc de Mannheim, en ce jour du 80e anniversaire de l’invasion de la Pologne pour laquelle le président allemand Steinmeier avait demandé pardon le matin même. Le sujet est un dada des nationalistes polonais depuis que le parti national-conservateur au pouvoir a fait voter une loi punissant de prison l’expression « camps de la mort polonais » pour désigner les camps d’extermination nazis installés sur le territoire polonais. Ce ne pourrait être qu’une précision sémantique judicieuse si cette loi ne masquait pas surtout un refus de la Pologne d’examiner les discours et actes antisémites de sa propre population à la même époque. Le GKS Tychy est devenu le premier club mis à l’amende par la CHL (2000 euros) pour ce slogan, après avoir reçu un avertissement un an plus tôt.

Au lieu d’accepter la sentence, certains médias couvrant le hockey polonais ont soutenu les nationalistes et ont déclenché un contre-feu visant les portraits de Che Guevara qui font partie du folklore des tribunes d’Ambrì-Piotta… mais qui ne sont pas déployés pour viser les équipes adverses ; même la multinationale capitaliste Red Bull – dont l’équipe de Munich a rendu visite à la Valascia – n’aurait rien contre les portraits du Che si elle pouvait se servir de cette imagerie populaire pour vendre ses breuvages.

La suite des histoires et des petites phrases du monde du hockey dans nos anecdotes et citations de septembre 2019.

 

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