Semaine importante pour les Boxers de Bordeaux

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Après trois défaites en trois matchs il y a dix jours, les Boxers de Bordeaux sont en redressement. Et si les résultats vont mieux c’est également le cas dans le jeu. Malgré tout, une grosse semaine approche, et les Bordelais auront tout intérêt à faire le plein de points, avant un gros mois de novembre, qui va débuter tambour battant.

Au soir du 27 septembre, les Boxers étaient étrillés 6-2 à Mériadeck par les Brûleurs de loups grenoblois, ponctuant par une défaite, une semaine comptablement catastrophique, entamée le dimanche précédent en s’inclinant là encore à domicile dans le derby face à Anglet. Au milieu de tout ça, Rouen avait aussi battu Bordeaux 2-0 en Normandie.

Englués en bas de classement, les hommes d’Olivier Dimet ne partaient pas dans les meilleures dispositions. Il fallut une victoire 3-2 contre Nice, au forceps, dans un match âpre et intense qui a plus tourné en ouf de soulagement qu’en sommet technique, malgré un troisième tiers d’excellent niveau.

Embellie provisoire ?

Quatre jours plus tard, c’est à Amiens que les Boxers se présentent, face au leader, retrouvant leur bourreau des playoffs 2019. Pourtant, ils mènent 6-1 après deux tiers, l’emportent finalement 6-4 au Coliseum, surprennent des Gothiques médusés, et reprennent du poil de la bête.

On pouvait presque parler de confiance le samedi soir suivant en terres girondines, en recevant un autre outsider de la Ligue Magnus, les Ducs d’Angers. Là encore, suspense, intensité, et les Dieux du hockey qui ont mis du temps à choisir leur favori du soir. 0-0 après deux tiers, 2-2 en fin de temps réglementaire, et une victoire angevine 3-2 en prolongations.

En remontant à la huitième place, les Boxers retrouvent une dynamique positive. Et si ce « momentum  » est bien entendu friable, on peut y voir malgré tout une corrélation avec l’état du jeu des Girondins. En début de saison les Bordelais se créaient des occasions et les deux victoires face à Briançon et à Mulhouse avec quatre buts marqués témoignaient de cet allant offensif. Ils l’ont progressivement perdu au fil des matchs, la faute notamment à un calendrier difficile. Le retour des bons résultats, qui riment avec la remontée de la courbe des buts anticipés, est logique. Plus de tirs, plus d’occasions, et de meilleurs résultats.

Un enchaînement charnière

Pour confirmer l’embellie, la bande à Dimet doit impérativement fait le plein, ou presque, cette semaine. En se déplaçant consécutivement à Chamonix, et Briançon, puis en recevant Mulhouse, il faut aborder la suite avec des points dans l’escarcelle sous peine d’avoir l’épée de Damoclès au-dessus de la tête à l’aube d’aller à Anglet, avant de recevoir coup sur coup Rouen et Grenoble.

Tout commence donc à Richard Bozon en ce mardi soir, en allant défier des Pionniers juste derrière leur adversaire du soir au classement. C’est aussi et surtout la rencontre entre les deux équipes les plus pénalisées du championnat.

Et comme souvent face à Bordeaux, c’est Richard Sabol, portier des Pionniers, qui s’est illustré dans une partie à 47 arrêts pour un but encaissé, et une frustration manifeste des Boxers durant la rencontre. Butant inlassablement sur le gardien slovaque, les attaquants aquitains ont pu croire qu’ils n’allaient pas parvenir à marquer mais c’est Victor Barbero, dans un joli numéro individuel qui a pu scorer. Et ce but est important puisque Chamonix menait déjà 1-0 dans ce match, et Barbero a permis à son équipe de pouvoir aller jusqu’en prolongation, puis même jusqu’aux tirs aux buts, qu’ils ont d’ailleurs remporté au bout du bout du suspense après le passage de pas moins de huit tireurs.

Avec 12 points, et des matchs en moins que Gap et Mulhouse, qui se trouvent juste devant au classement, Bordeaux revient, et se doit de continuer sous peine de rester bloqué dans un ventre mou peu enviable. L’enchaînement des matchs vendredi et dimanche soir reste également difficile à appréhender.

Du pain sur la planche

Pour cela, l’arrivée de Marc-André Levesque fait déjà du bien. Buteur décisif sur le pénalty de la victoire à Chamonix, il apporte une rotation supplémentaire pour pallier la blessure visiblement longue durée de Mitch Ferguson, et son vécu pour sa troisième saison en Magnus.

Ce n’est pas du luxe tant la défense des Boxers permet aux adversaires de se procurer des occasions franches. Pour Magnus Corsi, c’est même l’équipe qui a le plus haut pourcentage de chances sérieuses contre elle dans un volume de tirs concédés plutôt moyen. En gros, ils ne cèdent pas spécialement beaucoup plus de tirs contre que les autres, mais ces tirs sont plus dangereux que pour les autres équipes. Il y a donc un sérieux travail de nettoyage de l’enclave à faire, ou une meilleure identification des menaces adverses. Cela peut par exemple passer par une discipline plus sérieuse pour éviter de passer trop de temps en infériorité.

Autre secteur un peu limité, le jeu en supériorité numérique. Si des éclairs sortent parfois les Boxers du bois, ces équipes spéciales peuvent vraiment faire la différence à des moments clés. Jeu déjà problématique sous le règne de Philippe Bozon, le travail n’a pour le moment pas encore porté ses fruits.

En attendant, pour que novembre soit moins « quitte ou double » au classement ; la semaine entamée ce mardi devrait révéler ce que l’équipe a dans le ventre.

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