Grenoble – Mulhouse (Ligue Magnus, 18e journée)

Les Scorpions lâchent prise au troisième tiers

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Les Brûleurs de Loups ont vu leur série de succès s’arrêter contre Bordeaux (4-5) juste avant la trêve internationale. Ce coup d’arrêt leur a fait perdre temporairement la place de leader, mais la défaite d’Amiens contre Angers mardi (7-2) leur a permis de reprendre la première place. Pour la reprise mardi, Grenoble est allé s’imposer à Briançon (7-2) dans une rencontre bien menée. Quant aux Scorpions, ils ont réussi un gros coup en battant Rouen (4-1). Une bonne habitude pour eux puisqu’ils avaient gagné déjà la première rencontre face aux Dragons (5-1). Bien calés à la sixième place, les joueurs de Yorick Treille arrivent à Pôle Sud avec l’ambition de prendre leur revanche sur une équipe grenobloise qui s’était imposée à l’Illberg lors de la première rencontre entre les deux équipes (5-2).  Maxime Legault et Rolands Vigners sont toujours absents de part et d’autre.

À peine le coup d’envoi donné, Milan Jurik rejoint le banc des pénalités pour accrocher. Les arbitres donnent le ton d’une rencontre qui sera très fertile en coups de sifflets. Après deux minutes d’une supériorité stérile, Champagne sert en retrait Kyle Hardy lancé dans l’axe de la cage mais le sacrifice de Connor Wilson empêche le palet de rentrer. Dans la foulée, Hardy fait trébucher Colin Downey mais les deux joueurs partent en prison puisque Downey est sanctionné pour avoir plongé. À cinq contre cinq, Mulhouse fait passer le premier frisson dans Pôle Sud avec un bon déboulé d’Artūrs Ševčenko qui fait le tour de la cage avant de remettre le palet devant le slot sans que Munoz puisse le reprendre. Les Scorpions semblent bien rentrés dans leur match mais un dégagement complètement raté de la défense mulhousienne dans l’axe permet au jeune grenoblois Dylan Fabre d’ajuster Papillon à bout portant (1-0, 04’27). Menés au score, les Scorpions ne déméritent pas et continuent de gêner Grenoble dans sa zone mais l’indiscipline les rattrape avec une obstruction d’Esipov sur Tartari. Deuxième supériorité pour les Brûleurs de Loups qui attaquent fort avec Fabre puis McEachen qui sollicitent d’entrée Papillon. Hardy crée le trouble en envoyant le palet devant la cage mais sans réussite et le boxplay mulhousien parvient à tuer la pénalité assez facilement.

Les Scorpions sont de nouveau pénalisés, cette fois pour un surnombre assez énorme puisque les 6 joueurs de champ étaient au milieu de la zone défensive. Grenoble remet ça en avec un gros lancer de Bisaillon puis une bonne reprise en one-timer de Damien Fleury, détournée du bouclier par Papillon. Alors que Mulhouse est à peine revenu à cinq sur la glace, Hecquefeuille retient Bayalcq à la ligne bleue. Valier et Rohat peuvent partir en 2 contre 1 mais Papillon repousse. Cette quatrième infériorité est celle de trop pour Mulhouse : Champagne gagne l’engagement, Kearney décale tout de suite pour Koudri qui passe entre Genest et Onno puis signe un joli tir croisé en lucarne (2-0, 14’36). Pénalisés par leur indiscipline, les Scorpions essaient de se relancer, toujours sous la baguette de Ševčenko qui parvient à forcer le passage jusqu’au slot grenoblois. Sur une rapide contre-attaque, Loizeau manque le cadre alors que Ten Braak parvient à s’approcher de la cage. Dans la dernière minute, Baylacq, lancé par Tartari vers la cage, a le palet du 3-0 dans la crosse mais Papillon remporte le duel. Puis sur une action rapidement jouée entre Fabre et Fleury, Hardy s’ouvre la cage mais manque le cadre juste avant le retour au vestiaire.

Alors que Mulhouse a reçu une avalanche de pénalités lors du premier tiers, c’est au tour de Grenoble d’accumuler les fautes en deuxième période. Cela commence par une charge de Bisaillon sur Munoz. Une belle opportunité de se relancer, ce qui est presque fait lorsque Downey arrive lancé face à la cage pour reprendre une passe en retrait de Kévin Hecquefeuille, mais Horak repousse. Downey tente sa chance de nouveau mais Horak bloque cette fois le palet entre ses jambières. Bisaillon revient sur la glace au moment où Manavian commet une obstruction sur Melin. Nouvelle chance pour Mulhouse avec un bon décalage pour Besinger dont la reprise est bloquée par Horak. Mais en perdant le palet en zone offensive, la défense mulhousienne laisse partir un 2 contre 1 entre Champagne et Sauvé qui est tout près de reprendre le palet devant le slot. Mais Grenoble se découvre et Lauric Convert lance Tommy Besinger en direction de la cage. Il est repris de justesse par Sacha Treille avant de se faire charger dans la bande par McEachen, pénalisé sur l’action. Alors que Mulhouse s’installe et lance à la cage par Besinger, Manavian commet une faute derrière la cage sur Bowes qui reste quelques instants sur la glace. C’est une double supériorité numérique pour les Scorpions qui ne vont pas rater l’opportunité : sur un lancer non cadré d’Hecquefeuille, le palet rebondit contre la balustrade et revient dans la crosse de Munoz qui marque dans la cage ouverte (2-1, 26’17).

Mulhouse peut continuer sa domination sur une phase de cinq contre quatre au cours de laquelle la défense grenobloise continue de souffrir. Ševčenko s’ouvre la cage mais manque de lucidité au moment de tirer et Sauvé parvient à contrer le tir de l’attaquant mulhousien. Après avoir tué cette pénalité, Grenoble peut repartir enfin à l’assaut de la cage mulhousienne avec notamment Peter Valier puis Bisaillon qui se trouvent en bonne position face à la cage. Mais c’est sur une contre-attaque à cinq contre cinq que Mulhouse fait mouche sur un changement de ligne complètement raté de Grenoble : Ševčenko sert en 2 contre 1 Munoz qui marque en hauteur, s’offrant ainsi un doublé (2-2, 28’36’). Alors que Mulhouse est enfin revenu à hauteur au tableau d’affichage, Bowes accroche Champagne. Quelques instants plus tard, Esipov est sanctionné pour cinglage ce qui permet à Grenoble de jouer en double supériorité numérique. Edo Terglav demande un temps mort. Fleury et Champagne mettent tout de suite la pression, Papillon se couche sur le palet alors que Genest est sanctionné pour avoir déplacé volontairement la cage.

À cinq contre trois, Aleardi lance à la cage mais Papillon bloque la rondelle, puis c’est au tour de Hardy de se présenter dans l’axe mais son lancer n’est pas cadré. Après une grosse résistance, le box play mulhousien tient le choc mais Ševčenko repart en prison pour un faire trébucher en zone offensive. Heureusement pour Mulhouse, le power-play grenoblois manque de déplacement et de précision dans ce tiers et ces nombreuses hésitations permettent aux Scorpions de se dégager. Gonflés à bloc après cette longue période d’infériorité numérique qui n’a pas eu de conséquence, les Mulhousiens repartent à l’assaut de la cage grenobloise. Besinger se retrouve seul au second poteau mais Horak ferme sa jambière au bon moment pour éviter un troisième but mulhousien. Sur l’action, Besinger se fait balancer par Kearney qui est pénalisé à son tour. La fin du tiers reste hachée par les pénalités, notamment grenobloises, signe de la frustration qui habite les locaux à ce moment du match. Trabichet fait trébucher Bowes et Valier se fait aussi sanctionner pour avoir contesté la décision arbitrale. Les Scorpions sont à cinq contre trois pour finir le tiers mais ne parviennent pas à faire la différence avant le coup de sirène.

Dans cette rencontre marquée par un certain zèle arbitral, la troisième période débute sur un coup de théâtre… Les joueurs mulhousiens étant sortis trop tard du vestiaire, ils sont sanctionnés par un retard de jeu. Les Brûleurs de Loups qui devaient encore jouer plus d’une minute en double infériorité numérique se retrouvent donc « seulement » à 3 contre 4. Un moindre mal qui leur permet de se sortir plus facilement de ce faux-pas. Pas de temps mort dans ce match, le jeu va rapidement d’une cage à l’autre et les contre-attaques se multiplient. Alors que les deux équipes se retrouvent enfin à cinq contre cinq, Grenoble fait la différence sur un lancer balayé de Champagne qui surprend Papillon (3-2, 42’26). L’opportunité pour repartir de l’avant pour l’équipe grenobloise qui avait du mal à retrouver la carburation du premier tiers. Alors que le rythme baisse d’un cran, les deux équipes tentent essentiellement des tirs lointains, captés facilement par Horak et Bisaillon. Mais la défense mulhousienne donne des signes de passivité : Koudri récupère un palet envoyé en fond de glace et centre devant la cage pour Kearney qui arrive libre de tout marquage et ajuste Papillon à bout portant d’un tir croisé (4-2, 44’49).

Les Scorpions accusent le coup mais sont tout près de marquer dans la foulée sur une « offrande » de Trabichet dont la relance dans l’axe atterrit dans la crosse de Teemu Loizeau qui ne parvient pas à tromper Horak, solide dans sa cage. Mais sur l’engagement qui suit, Mulhouse passe tout près de la correctionnelle avec une contre-attaque de Vincent Kara qui échoue d’un rien. Les défenses font relâche puisque sur l’action suivante, Wilson place une accélération qui laisse la défense grenobloise sans réaction mais Horak est de nouveau impeccable pour bloquer le palet sans rebond. Sur une action en zone mulhousienne, Munoz est sanctionné pour avoir mis sa crosse dans le visage de Kearney. Grenoble essaie de tuer le match sur cette supériorité numérique. Un lancer de Bisaillon est repoussé, Kearney est présent au rebond mais Papillon est de nouveau présent. La pression est forte sur la cage mulhousienne, un tir de Champagne passe de peu à côté du poteau mais le boxplay mulhousien arrive à s’en sortir. Dans la foulée, Manavian est sanctionné pour avoir contesté une décision arbitrale. Et comme Champagne accroche Ševčenko le long de la bande, c’est même une double supériorité pour les Scorpions qui ont une grosse opportunité de revenir dans le match.

Treille demande un temps mort pour trouver la bonne stratégie. Une perte de palet en zone offensive permet à Fleury de s’échapper en contre-attaque mais il perd son duel avec Papillon. Finalement Grenoble parvient à tuer les pénalités et revient à cinq contre cinq. Bien installés en zone offensive, les Brûleurs de Loups ont l’ascendant dans cette troisième période alors que les Scorpions ont de plus en plus de mal à venir inquiéter Horak. Et sur un engagement en zone offensive, Bisaillon lance à la cage, le tir n’est pas cadré, le palet rebondit contre la balustrade et revient devant la cage. Kearney plonge avec sa crosse pour expédier le palet au fond alors que Papillon était avancé (5-2, 55’02). Mulhouse accuse le coup. Sur l’engagement qui suit, une passe approximative entre Ten Braak et Melin profite à Champagne qui lance Kearney tout seul dans l’axe et l’attaquant américain ne rate pas l’occasion pour inscrire un coup du chapeau d’un joli tir en lucarne (6-2, 55’24). Les carottes sont définitivement cuites pour les Mulhousiens qui ont lâché prise. Une dernière pénalité contre Manavian en toute fin de match ne changera rien à l’affaire. Une collision entre Bowes et Horak crée quelques inquiétudes côté grenoblois mais le portier tchèque se relève et termine sans soucis.

Drôle de rencontre à laquelle on a assisté ce soir. Dans un match incroyablement haché par les pénalités, les deux équipes ont joué au yoyo : la première période pour des Grenoblois sérieux et réalistes, la deuxième pour des Mulhousiens meilleurs sur les unités spéciales et la troisième pour Grenoble de nouveau qui a bien réagi et a semblé un ton au-dessus physiquement pour finir le match. Bien partis dans cette rencontre, les Brûleurs de Loups ont complètement perdu pied au deuxième tiers, la faute à une indiscipline récurrente qui a permis de relancer Mulhouse dans les dix premières minutes du tiers au cours desquelles les Grenoblois n’ont quasiment jamais joué à cinq. À l’inverse, lorsque les pénalités se sont enchaînées pour Mullhouse, les coéquipiers de Champagne ont été incapables de transformer une double supériorité numérique dans la deuxième tiers-temps. Paradoxalement, c’est à cinq contre cinq que les Brûleurs de Loups se sont montrés meilleurs, notamment au troisième tiers où un Denny Kearney en feu a fait parler la poudre, bien aidé de ses coéquipiers de ligne, Adel Koudri et Joël Champagne, une ligne déjà très efficace mardi à Briançon. Une nouvelle fois, les Brûleurs de Loups ont fait la différence au troisième tiers avec une belle réaction d’équipe.

Du côté mulhousien, Yorick Treille peut nourrir quelques regrets car son équipe avait su parfaitement se relancer au deuxième tiers temps, grâce notamment à un box play très efficace qui a complètement neutralisé le power play grenoblois. Buteur à deux reprises, l’ex joueur du centre de formation grenoblois Julien Munoz s’est rappelé au bon souvenir de ses anciens coéquipiers. Mais cela n’a pas suffi car les Scorpions se sont eux aussi montrés très indisciplinés, prenant souvent des pénalités au moment où ils avaient le momentum. À cinq contre cinq, ils n’ont pas eu la même rigueur défensive qu’en infériorité numérique, laissant souvent les attaquants grenoblois trop libres de leurs mouvements en zone offensive quand ils ne provoquaient pas un turnover en ne parvenant pas à sortir le palet de la zone défensive ce qui fut le cas notamment sur le premier et le sixième but grenoblois. Au final, le score est très sévère pour les Scorpions qui ont montré qu’ils étaient encore une équipe difficile à jouer et en étant encore dans le coup à vingt minutes de la fin.

Désignés meilleurs joueurs du match : Denny Kearney (Grenoble) et Julien Munoz (Mulhouse)

(Photos de Philippe Crouzet)

Commentaires d’après-match :

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « Après la deuxième période, j’ai été clair avec les joueurs : la façon dont on a joué aujourd’hui, ce n’est pas une priorité. Je voulais qu’on commence à jouer un peu plus en équipe. Il y a trop de joueurs qui ne jouent pas en équipe aujourd’hui. C’est inacceptable de prendre autant de pénalités… selfish… Il y a trop de joueurs qui s’en foutent de l’équipe, qui ne pensent qu’à titre personnel, ils sont frustrés parce qu’ils ne jouent pas ci ou pas ça mais c’est frustrant et inacceptable. Quand tu mets le maillot à Grenoble, tu ne joues pas pour ton nom derrière, tu joues pour les Brûleurs de Loups. C’est donner chaque shift pour ton équipe, tes coéquipiers, ton organisation. Si tu penses jouer pour toi-même, on a d’autres jeunes qui sont là, qui ont faim. Ils vont prendre ta place et ce sera réglé. On voit Dylan Fabre, Adel Koudri. Ils ont bien profité de la situation, ils jouent très bien et il y en a d’autres qui sont là… J’ai dit les choses que je pensais au deuxième tiers, les gars ils ont bien répondu mais ce n’est pas suffisant…. Les arbitres, c’est toujours les arbitres… Ils font leur boulot, il faut commencer par les respecter un peu plus et s’occuper de ce qu’on peut contrôler, ce qu’on fait sur la glace… Chacun a son boulot à faire. Au lieu de s’occuper des arbitres, ou qui fait ci ou ça, qu’ils fassent leur maximum pour aider cette équipe à avoir du succès, à performer, c’est tout. Mulhouse, c’est une équipe joue avec beaucoup de vitesse. Dans la deuxième période, on s’est mis dans le trouble. Ils étaient très rapides sur les transitions. On n’a pas patiné avec eux et on a pris quelques pénalités avec la crosse et puis quelques pénalités malchanceuses aussi. Et c’est là qu’on leur donne le momentum,… On perd le rythme, il n’y a pas beaucoup de joueurs qui jouent, c’est dur de rentrer dans le match après. C’était comme ça toute la deuxième période et c’est là que la frustration a embarqué et puis on s’est sorti de ce qu’on voulait faire et de ce qu’on avait fait de bien en première période. Quand on a beaucoup de désavantages numériques, on a les joueurs clés offensifs qui ne touchent pas beaucoup la glace et c’est là que c’est dur de rentrer dans le match. C’était le contraire après, on était plus sur l’avantage numérique mais on n’arrivait pas. Il faut juste garder les choses un peu plus simples à ce moment-là. Sur ce 5 contre 3, on pouvait tuer le match mais on n’y est pas arrivé, ils ont marqué un but pour revenir dans le match et ça s’est joué dans la troisième période. J’ai beaucoup aimé la réaction des gars, ils en voulaient, ils ont joué de la bonne façon et on fait la différence dans ces moment-là. Depuis deux matchs qu’on mis Denny, Joel et Adel ensemble, ils ont beaucoup de succès. Les trois se voient très bien sur la glace, ils aiment travailler bien ensemble, c’est bien, je suis content pour eux. »

Joël Champagne (capitaine de Grenoble) : « C’est un peu notre défaut depuis le début de saison, on prend beaucoup de punitions. Oui, elles ont été méritées, c’est une chose qu’on travaille dessus c’est sûr. C’est surtout les punitions envers les arbitres qu’il faut éviter, ce n’est pas acceptable. Il faut travailler là-dessus. Par chance on a un très bon désavantage numérique, mais si on veut avoir du succès en play-offs, il faut limiter les punitions c’est sûr. Un match de hockey, il y a des hauts et des bas. Malgré la moins bonne performance en deuxième période, on a montré beaucoup de caractère en troisième période. Quand on prend beaucoup de punition, c’est un peu frustrant, on monte moins sur la glace quelque fois, on ne joue pas avec notre trio. C’est depuis le début de l’année qu’on a de la difficulté à jouer une bonne deuxième période. C’est une chose qu’il faut travailler, on en parle dans nos meetings, le match à Briançon était un peu plus compliqué après une trêve, quatre jours sans glace et dix jours sans jouer de match. C’était un peu plus dur pour les jambes et reprendre un peu le timing mais on est sur la bonne route et il faut continuer à travailler, c’est la clé du succès. On est une équipe qui démontre beaucoup de caractère, il y a 2 ou 3 matchs où on est revenus de l’arrière en troisième période, c’est positif mais il faut essayer d’avoir une meilleure deuxième période pour éviter d’avoir à revenir en troisième. Être le plus constant possible, pendant soixante minutes respecter le système : c’est ça qu’il faut faire. »

Adel Koudri (attaquant de Grenoble) : « On arrive bien à se trouver avec Joel et Denny, on travaille fort, on ne s’énerve pas quand ça ne marche pas, on continue à bosser et ça marche, ça va aller. On sait que notre deuxième tiers n’est jamais le meilleur dans le match. On s’est bien ressaisi, les pénalités sont là mais on fait avec, on a bien travaillé en PK, on s’est ressaisi à la fin du deuxième tiers et ça a bien roulé ensuite…  On va essayer de garder la première place, les matchs s’enchaînent mais on est là pour ça, c’est le job. Pour moi, c’est un bon début de saison, je travaille fort, j’essaie de garder ma place, ça ne va peut-être pas durer, ça va peut-être durer, je n’en sais rien… Je continue de travailler avec les autres, que ce soit en entraînement ou en match, je donne le maximum et si ça marche, tant mieux. C’est important pour nous quand on est jeunes d’avoir de la confiance, surtout venant du coach. Même les coéquipiers sont contents de nous, ils nous encouragent… Je me dis juste qu’il faut faire le maximum, si je peux faire 50 points, je les ferai mais je ne me donne pas des objectifs, ça va peut-être me freiner ou l’inverse, je me dis juste de me donner à fond sur tous les matchs et d’aller le plus loin possible avec l’équipe pro. »

Grenoble – Mulhouse 6-2 (2-0, 0-2, 4-0)
Vendredi 15 novembre 2019 à 20h à Pôle Sud. 2938 spectateurs.
Arbitrage de Nicolas Cregut et Geoffrey Barcelo assistés de Nicolas Constantineau et Frédéric Peurière
Pénalités : Grenoble 42’ (2’, 14’+10’+10’, 6’), Mulhouse 22’ (10’, 8’, 4’)
Tirs : Grenoble 36 (13, 11, 12), Mulhouse 33 (4, 19, 10)

Évolution du score :
1-0 à 04’27’ : Fabre
2-0 à 14’36’ : Koudri assisté de Kearney et Champagne (sup. num.)
2-1 à 26’17’ : Munoz assisté de Hecquefeuille et Raux (double sup. num.)
2-2 à 28’36’ : Munoz assisté de Ševčenko
3-2 à 42’26’ : Champagne assisté de Koudri
4-2 à 44’49’ : Kearney assisté de Koudri et McEachen
5-2 à 55’02’ : Kearney assisté de Hardy et Bisaillon
6-2 à 55’24’ : Kearney assisté de Champagne

Grenoble

Attaquants :
Denny Kearney (2’) – Joël Champagne (C) (2’) – Adel Koudri
Dylan Fabre – Damien Fleury (A) – Alex Aleardi
Peter Valier (2’+10’) – Sébastien Rohat – Sacha Treille
Julien Baylacq – Christophe Tartari (A) – Vincent Kara

Défenseurs :
Kyle Hardy (2’) – Sébastien Bisaillon (2’)
Teddy Trabichet (2’) – Antonin Manavian (8’)
Yann Sauvé – Patrick McEachen (2’+10’)

Gardien :
Lukáš Horák

Remplaçant : Sébastien Raibon (G). Absents : Maxime Legault (genou), Aurélien Dair.

Mulhouse

Attaquants :
Julien Munoz (2’) – Milan Jurík (A) (2’) – Artūrs Ševčenko (2’)
Tommy Besinger – Josh Bowes (2’) – Connor Wilson
Bryan Ten Braak – Damien Raux – Colin Downey (2’)
Teemu Loizeau – Samuel Rousseau – Lauric Convert

Défenseurs :
Hubert Genest (A) (2’) – Lucien Onno
Andrei Esipov (4’) – Kévin Hecquefeuille (C) (2’)
Jerry Laakso – Vincent Mélin

Gardien :
Quentin Papillon

Remplaçant : Olivier Richard (G). Absent : Rolands Vīgners (genou).

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