Réactions des Gothiques (Amiens-Ferencvaros)

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Malgré un match complet des Amiénois avec une victoire 5 buts à 1 à la clé face aux Hongrois de Ferencvaros, les Gothiques n’iront pas en finale de la Coupe Continentale, terminant à la troisième place de la poule. Voici les réactions après cette victoire en coupe d’Europe des grands artisans de ce succès.

Grande satisfaction de retrouver un Henri-Corentin Buysse tout sourire après cette victoire 5-1, quand on sait son immense déception de la veille. Avec 97% d’arrêts dans cette rencontre, le portier des Gothiques a réussi à tenir son équipe à flot notamment dans le dernier tiers en stoppant 18 lancers sur 19.

Henri-Corentin Buysse (gardien d’Amiens) : « C’était un sacré match, on est passés par toutes les émotions. On a fini tard hier, on s’est levé tôt ce matin et on n’a pas beaucoup dormi. Au début, avec les coachs, on ne savait pas trop si j’allais jouer ou pas, on devait faire jouer « Lucho » (NDLR : Lucas Savoye), au final j’ai dit que j’allais jouer malgré la fatigue et heureusement ça a penché en notre faveur. On a vraiment fait un gros match, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas fait un gros match comme ça en équipe, ils ont eu des chances mais on en a eu un peu plus qu’eux aujourd’hui. Quand on était à 3-0 je pensais que ça allait être à nous de sortir de le gardien, au final ils ont marqué, ils avaient encore une chance en sortant le gardien, du coup on met un but de plus, et après je pense qu’ils nous font un petit cadeau à ressortir encore le gardien. Du coup c’est incroyable, ça nous donne une chance pour la qualification, et au pire si on ne l’a pas, on aura fait honneur au club en repartant avec une victoire. »

Tommy Giroux est l’autre grand Monsieur de ce match. Inscrivant 3 buts dans la rencontre, il a permis aux Gothiques de prendre les devants en début de rencontre, de mener 3-0 puis 5-1 avec ce dernier but en cage vide.

Tommy Giroux (attaquant d’Amiens) : « On avait calculé les possibilités, on savait ce qu’on avait à faire, et on a réussi à le faire avec un peu d’aide de l’autre équipe à la fin, on en a profité. On a fait un très très bon match, on a joué le plan de match, on a mis de la pression pour sortir les palets, on a attaqué le filet aussi, c’est un très bon match. C’est là qu’on voit que l’entraînement commence à payer, Mario nous en demande beaucoup hors-glace et sur glace encore plus. On a la forme grâce à ça et je pense qu’on avait plus ce troisième match dans les jambes que l’adversaire aujourd’hui. Ça fait partie de la préparation mentale, le physique est important mais la préparation mentale fait une grosse différence. Aujourd’hui c’était un autre match, il fallait repartir à zéro et c’est ce que les joueurs ont su faire aujourd’hui, on a mieux joué qu’hier encore et c’est ce qui nous a permis de gagner. On a parlé entre nous, on s’est dit ce que l’on avait à se dire et puis on a dormi sur nos deux oreilles, on s’est levé ce matin en étant prêts à jouer notre match. »

C’est un Mario Richer heureux que l’on retrouve en après-match avec cette première victoire française en Coupe Continentale depuis 2016, fier du travail de ses joueurs qui ont été exemplaires.

Mario Richer (entraîneur d’Amiens) : « Dès le départ on savait que c’était un peu comme jouer au poker et jouer la loterie, tes chances de gagner ne sont pas tellement bonnes. Il fallait gagner par quatre buts, ce que l’on a fait. C’est le style d’équipe que l’on veut, qui travaille constamment, qui peut revenir, on a prouvé au début de saison que l’on pouvait le faire et aujourd’hui on l’a prouvé encore, c’est bon pour le moral de l’équipe et le team-spirit. Par la suite on marque un but, eux mettent le filet désert, l’arbitre signale un mauvais dégagement, leur gardien est déjà sorti, il remet le face-off au milieu, il remet son gardien. Là il fallait leur laisser gagner la mise en jeu pour qu’ils retirent encore le gardien… Le hockey c’est un jeu de stratégie, et à la fin on a eu ce qu’on voulait. C’est une expérience pour nos joueurs, c’est une grosse compétition, les joueurs ont appris à jouer avec la pression, à jouer contre des équipes plus fortes. C’est à eux de prendre tout ce bagage, toute cette expérience, et de les mettre en application pour notre saison, pour les play-offs, la coupe de France, pour les enjeux de la saison. Là c’est comme ce que je dis toujours pour la Magnus, il faut attendre les 40 matchs, on n’a aucun impact sur le prochain match, le jeu se passe sur la glace. Pour nous le tournoi est terminé et on verra le résultat après les soixante minutes. »

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