Grenoble – Bordeaux (Ligue Magnus, 36e journée, match avancé)

Grenoble revient de loin !

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Edo Terglav avait prévenu à l’issue du match face à Mulhouse. Malgré les larges victoires depuis la reprise face à Briançon (7-2) et Mulhouse (6-2), il n’était pas satisfait du contenu, notamment sur le plan de la discipline. Le point d’orgue à sans doute été le match de vendredi contre Mulhouse où les pénalités – dont certaines pour contestations arbitrales – se sont multipliées.

Il a donc décidé de trancher dans le vif pour le match contre Bordeaux. Peter Valier et Antonin Manavian, qui avaient été lourdement pénalisés vendredi (le premier était à deux doigts de l’expulsion, le deuxième a cumulé 4 pénalités mineures), ont été laissés en tribune. Aurélien Dair réintègre l’alignement alors que le défenseur U20 Nikita Shalei fait sa première apparition en Ligue Magnus. Un pari risqué face à une équipe qui a infligé à Grenoble sa dernière défaite en championnat, c’était juste avant la trêve (6-4). De leur côté, les Boxers restent sur une brillante victoire à Nice (5-1) et ils voudront confirmer leur dernière victoire face à Grenoble. Il s’agit déjà du troisième affrontement entre les deux équipes puisque les Brûleurs de Loups avaient remporté un premier match à Bordeaux fin septembre (6-2).

Le ton est donné dès le coup d’envoi avec une première action chaude de la première ligne bordelaise. Lessard reprend un rebond à bout portant mais Horak fait l’arrêt. Dans la foulée, un premier brassage devant la cage grenobloise conduit Labelle et Hardy en prison. Une charge de Poulin dans le dos de Fleury devant le slot bordelais permet ensuite à Grenoble d’évoluer à 4 contre 3. Fleury trouve alors le poteau sur un bon décalage de Bisaillon. Bien installés en zone offensive, les Brûleurs de Loups manquent de vitesse dans la transmission du palet pour créer le décalage. Bisaillon tente sa chance mais sans difficulté pour Junca qui bloque le palet. Après des dernières tentatives d’Aleardi et McEachen non cadrées, les Boxers parviennent à tuer la pénalité. À cinq contre cinq, les deux équipes tentent leur chance en mettant de la vitesse en contre-attaque : Labelle teste Horak qui bloque le palet d’une bonne mitaine alors que Fabre, lancé par Fleury, ne cadre pas son tir croisé du revers. Fleury tente de nouveau sa chance mais Junca repousse de la jambière.

Les Boxers portent le danger en zone offensive et après un bon travail le long de la bande, Moisand obtient une pénalité de Kyle Hardy qui est contraint de l’accrocher. La supériorité numérique ne dure pas longtemps puisqu’Olivier Labelle est sanctionné à son tour pour une crosse haute sur Tartari. À quatre contre quatre, les Brûleurs de Loups se créent une nouvelle situation chaude devant la cage bordelaise sur un palet relâché par Junca. Le jeu s’équilibre mais sur une bonne remise devant la cage de Labelle, Petit hérite du palet. Il s’y reprend à deux fois pour glisser le palet au fond au milieu d’un forêt de jambes (0-1, 14’49).

L’ouverture du score bordelaise ne provoque pas une grosse réaction des Grenoblois qui ont du mal à s’approcher de la cage. À l’inverse, les Boxers prennent confiance et arrivent régulièrement à travailler en zone offensive. Et cette présence continue finit par payer sur une passe de Kara pour Aleardi interceptée par Felix Petit qui ne se prive pas de marquer d’un tir croisé (0-2, 17’45). Dylan Fabre essaie de sonner la révolte pour Grenoble mais son tir est bien bloqué par Junca. Derrière, rien ou pas grand-chose, les Boxers rentrent au vestiaire avec deux buts d’avance grâce à un bel opportunisme et une bonne organisation défensive qui a limité le danger sur leur cage.

Les Brûleurs de Loups doivent donc se relancer dans cette rencontre bien mal engagée. Une nouvelle fois, c’est Dylan Fabre qui se lance à l’assaut de la cage bordelaise mais il est gêné par Poulin au moment de se présenter face à Junca. Les Grenoblois tentent de garder le contrôle du palet mais sans vraiment parvenir à inquiéter une défense bordelaise bien en place. Et sur une sortie de zone rapide de Moisand, Labelle prend la défense grenobloise à revers pour se présenter seul face à Horak et parvient à marquer malgré le retour de Hardy (0-3, 23’40). Sur l’engagement, Treille glisse le palet à Fleury qui tente sa chance du revers.

Avec un retard de trois buts, les Brûleurs de Loups se montrent cette fois plus entreprenants, Rohat lance à la cage mais Junca repousse. Obligés de tenter le tout pour le tout, les Brûleurs de Loups se retrouvent parfois en situation délicate avec des bonnes occasions de Colomban et d’Arnaud. Mais sur une bonne circulation du palet en zone offensive, Grenoble parvient enfin à se relancer grâce à un lancer de Sauvé en pleine lucarne (1-3, 27’00). Les Bordelais ne sont pas déstabilisés par ce premier but grenoblois et continuent d’exercer un pressing haut qui gêne les sorties de zone iséroises. Sur un contre de la première ligne grenobloise, Kearney tente sa chance, le palet est repoussé par Junca qui doit encore faire face à un rebond de Champagne. Sur une autre remontée rapide de palet, Tartari lance à la cage à mi-distance mais son tir n’est pas cadré.

La dynamique grenobloise est interrompue par un cinglage de Tartari sur Petit. Bordeaux s’installe mais Rohat parvient à intercepter pour partir seul à l’attaque en zone offensive. Finalement mis en échec par Poulin contre la bande, Rohat se plaint à l’arbitre qui le sanctionne pour attitude anti-sportive. Les Boxers se retrouvent du coup en double supériorité numérique : une aubaine dont ils vont profiter. Après une bonne circulation de palet dans la zone offensive, Petit sert en retrait dans l’axe Labelle dont la reprise passe au-dessus de la jambière d’Horak (1-4, 31’21). Tout est à refaire pour Grenoble qui doit en plus continuer à défendre à quatre contre cinq. Mais contre toute attente, les Brûleurs de Loups répliquent en infériorité numérique : le pressing de Kara et Baylacq leur permet de récupérer le palet en zone offensive. Le palet ressort à la ligne bleue pour Bisaillon dont le lancer est dévié au passage par Kara (2-4, 32’35). Regonflés à bloc par ce but et de retour à cinq contre cinq, les Grenoblois vont s’installer dans la zone bordelaise. Fleury décale sur la droite à McEachen qui remet le palet dans le mouvement devant la cage pour une déviation de Fabre, parfaitement placé (3-4, 33’19). En moins d’une minute, les Brûleurs de Loups se relancent complètement !

Sonnés, les Boxers essaient de se relancer avec quelques timides tirs. À l’inverse, les Isérois sont maintenant plus percutants offensivement. Un gros lancer d’Hardy est repoussé par Junca alors qu’une charge vigoureuse de Sacha Treille crée un petit brassage entre les deux équipes. Sur un petit slalom en zone offensive, Damien Fleury s’ouvre la cage mais ne cadre pas son tir. S’estimant victime d’un cinglage sur l’action, il s’en plaint à l’arbitre ce qui lui vaut deux minutes pour attitude anti-sportive. Terglav doit apprécier. Les Boxers ont une opportunité de se relancer avec cette supériorité numérique bienvenue. Mais c’est tout le contraire qui se produit : Sauvé lance le palet en profondeur pour Kara qui parvient à déborder les défenseurs pour battre Junca d’un tir en pleine lucarne (4-4, 36’16). Bordeaux n’arrive pas à faire de décalage sur le power-play et Grenoble revient à cinq contre cinq. Tout semble réussir désormais aux hommes d’Edo Terglav : sur une longue passe de McEachen, Kearney récupère le palet et part tout seul vers la cage bordelaise avant de se faire accrocher par Ferguson : tir de pénalité pour Grenoble. Un tir de pénalité parfaitement exécuté par Kearney, auteur d’une très belle feinte qui décale Junca avant de pousser le palet au fond de l’autre côté (5-4, 38’19). En marquant quatre buts en six minutes, les Brûleurs de Loups ont complètement renversé la rencontre et mènent au tableau d’affichage à la fin de la deuxième période !

Dès le début de la troisième période, les Brûleurs de Loups continuent d’exercer leur emprise sur cette rencontre qui semble désormais avoir basculé en leur faveur. Rohat se retrouve en très bonne position à droite de la cage bordelaise mais il ne cadre pas son tir. Après un deuxième tiers fertile en buts, les deux équipes semblent plus prudentes pour éviter de se découvrir. Mais une pénalité de Janil pour accrocher permet à Grenoble d’évoluer en supériorité numérique pour faire le break. Une occasion manquée par les Brûleurs de Loups qui n’ont pas réussi à trouver de décalage pour déstabiliser un box play bordelais très bien en place. Un moindre mal pour Bordeaux qui revient tranquillement à cinq contre cinq et qui peut de nouveau porter le danger sur la cage grenobloise avec une reprise d’Alexandre Ranger détournée de justesse par Horak. Mais l’action se poursuit et permet à Legaré de s’ouvrir la cage pour égaliser au milieu d’une défense grenobloise assez statique (5-5, 46’55).

Dans la foulée, les Boxers remettent la pression. Mathias Arnaud profite d’un palet mal dégagé pour se présenter face à Horak qui ferme bien son angle. Mais l’ancien Grenoblois insiste un peu trop sur Horak et est sanctionné pour un cinglage. Alors que le power-play grenoblois est bien installé, Champagne reprend le palet en one-timer mais trouve le poteau sur la trajectoire. Rambelo est sanctionné à son tour pour une charge en dehors du jeu sur Hardy. Grenoble se retrouve en double supériorité numérique pendant 56 secondes, l’occasion rêvée de rependre les devants. Hardy tente sa chance avec un slap dans l’axe mais Junca bloque le palet. Matthias Arnaud sort de prison mais se fait de nouveau sanctionner à son retour sur la glace pour avoir mis la pression d’un peu trop près sur Champagne. Nouveau 5 contre 3 pour Grenoble. Cette fois Edo Terglav demande un temps mort. Mais les Brûleurs de Loups n’arrivent pas à s’installer durablement en zone offensive. Le boxplay bordelais est bien en place et parvient à déjouer les plans grenoblois.

À huit minutes du terme, cette rencontre est toujours aussi indécise mais les Boxers ont puisé dans leurs réserves pour tuer toutes ces pénalités et restent dans une posture assez défensive à cinq contre cinq. Grenoble fait le jeu et finit par faire la différence à égalité numérique. Suite à un engagement en zone offensive gagné par Champagne, Bisaillon lance à la cage : Junca ne fait qu’effleurer le palet de la mitaine (6-5, 52’46).  Les Isérois ont l’occasion d’enfoncer le clou dans la foulée lorsque Fleury place une accélération en zone offensive en récupérant une passe astucieuse de Sacha Treille. Poulin est contraint à la faute ce qui vaut un nouveau tir de pénalité pour Grenoble ! Terglav envoie de nouveau Kearney tenter sa chance – au grand dam de Fleury – mais cette fois son tir est détourné facilement par Junca.

Les Brûleurs de Loups se contentent de ramener le palet en zone offensive avec les accélérations de Rohat notamment. Un magnifique jeu à trois entre Treille, Fabre et Fleury aurait mérité une plus belle conclusion mais Fleury manque la cage. Il se fait même pénaliser dans son repli défensif en faisant tomber Colomban. Poulin est tout près de l’égalisation mais Horak réalise un arrêt décisif. Sur le power-play, Lessard lance à la cage, le palet est repoussé par Horak ; Labelle et Petit se jettent sur le rebond, en vain. Et lorsque Sauvé est sanctionné pour un retard de jeu, la fin de match s’annonce irrespirable puisque Bordeaux peut jouer en double supériorité numérique. Olivier Dimet demande un temps mort.  Le palet circule autour de la cage à 5 contre 3 alors que Dimet tarde à sortir son Junca pour jouer à six. Un choix curieux car finalement le portier bordelais quitte sa cage seulement lorsque Fleury revient sur la glace pour jouer à 6 contre 4. Horak évacue deux ou trois actions chaudes sur sa cage. Barbero trouve un tir en bonne position mais manque le cadre. Champagne hérite du palet en zone neutre, il préfère gagner du temps et dégager tranquillement le palet plutôt que lancer dans la cage vide, assurant ainsi le succès grenoblois.

Les Brûleurs de Loups remportent un match complètement fou et bien mal embarqué pour eux, quasiment à l’opposé de ce qui s’était passé à Bordeaux lors du match précédent où Grenoble avait pris le meilleur départ avant de s’effondrer au deuxième tiers-temps. L’inverse s’est produit ici avec une équipe bordelaise dans un premier temps sérieuse et rigoureuse qui a su profiter des erreurs grenobloises lors de la première période. À la mi-match, l’avance de 3 buts laissait espérer le meilleur pour les hommes d’Olivier Dimet. Mais ils se sont effondrés en encaissant 4 buts en 6 minutes dont deux en infériorité numérique marqués par Vincent Kara ! Malgré le but marqué à cinq contre trois et un sans-faute en infériorité numérique, les unités spéciales laisseront un goût amer aux Boxers cet après-midi car ces deux buts encaissés en supériorité numérique ont annihilé les efforts effectués dans la première partie du match. On retiendra tout de même la grosse performance de la première ligne avec un doublé de Petit, le meilleur joueur bordelais, et un doublé de Labelle, toujours aussi provocateur.

À défaut de constance et de rigueur défensive, les Brûleurs de Loups ont au moins fait preuve de caractère ce soir avec une remontée spectaculaire au deuxième tiers-temps, une période habituellement délicate pour eux. Outre le doublé de Kara, on retiendra aussi le très bon match de Fabre dont l’association avec Fleury fonctionne bien. Il y avait du mieux côté discipline ce soir par rapport à vendredi même si les deux pénalités pour attitude anti-sportive n’ont pas dû être du goût d’Edo Terglav. Mais après avoir raté leur deuxième tiers contre Mulhouse, ses joueurs ont cette fois dû remonter un handicap de 3 buts à la mi-match pour aller chercher la victoire. Des performances encore trop irrégulières pendant soixante minutes mais qui n’ont pas de conséquence comptable puis que les Brûleurs de Loups enchaînent, dans la douleur, une troisième victoire consécutive. Série en cours à confirmer mardi à Anglet. Pour Bordeaux, ce sera un nouveau gros morceau au programme avec la réception d’Amiens mercredi.

Désignés meilleurs joueurs du match : Yann Sauvé (Grenoble) et Olivier Labelle (Bordeaux)

(Photos de Philippe Crouzet)

Commentaires d’après-match :

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « On se met dans la difficulté tout seuls depuis quelques matchs. Briançon, Mulhouse, aujourd’hui… Les équipes marquent sur des avantages numériques liées à des pénalités qu’on peut éviter facilement parce qu’on parle aux arbitres. On marque deux buts en désavantage numérique, on revient de 4-1, c’est super mais tous les buts qu’on a donnés aujourd’hui, on pouvait facilement les éviter. On a cassé cinq crosses aujourd’hui, pas parce qu’on a lancé à la cage mais parce qu’il y avait des slashing, des cross-checks… Je crois qu’à un moment il faut aussi protéger les joueurs… Je comprends aussi que les joueurs soient frustrés… ça va dans les deux sens, il ne faut pas qu’on s’occupe des arbitres mais d’un autre côté, on veut des arbitres qui soient justes, c’est tout… On va à la cage, la crosse ne tombe pas toute seule, c’est parce qu’il y a eu un slashing pour éviter le but. J’ai dit qu’il fallait respecter les arbitres, les laisser tranquilles, faire leur boulot… Les gars doivent s’occuper de ce qu’ils peuvent contrôler. Mais on ne le fait pas et ça nous fait mal. On a déjà été derrière par deux buts ou là par trois buts, et on se met à jouer de la bonne façon. Et après, il y a des bonnes choses qui arrivent. Si on peut faire ça de manière un peu plus constante pendant le match, ça serait un peu plus facile pour tout le monde mais on n’y arrive pas. On commence les matchs très bien, on garde les choses simples… Aujourd’hui on prend deux buts sur des turnovers en zone offensive, le palet ne sort pas de la ligne bleue. Ce n’est pas grave, je trouve qu’on a joué une bonne première période, mais après, les pénalités commencent et c’est compliqué. On ne doit pas parler aux arbitres, c’est comme ça. On a un capitaine, c’est la seule personne qui peut demander les choses. Il y a de la tension, beaucoup d’émotion partout. Il faut se contrôler, aujourd’hui on se met dans le trouble tout seuls. Pour moi, c’est mettre la meilleure équipe sur la glace chaque soir. On a 24 joueurs, on peut en habiller 20. Aujourd’hui, c’était Antonin Manavian et Peter Valier qui n’étaient pas là. Il y en d’autres qui ont moins bien performé aujourd’hui et il y aura un autre alignement mardi. Les joueurs sont professionnels, c’est le haut niveau, ça peut pousser tout le monde vers le haut, de travailler plus fort, de garder sa place… La saison est encore longue, c’est aux joueurs de prouver à toute l’équipe. La décision n’a pas été prise que par rapport au match de Mulhouse, mais aussi par rapport aux matchs qu’ils ont fait dernièrement où ils n’ont pas performé à leur niveau. Ils n’ont pas joué aujourd’hui, c’est comme ça. »

Olivier Dimet (entraîneur de Bordeaux) : «  On prend deux buts en supériorité numérique et à la fin on le paye cash. C’est décevant parce que je crois qu’on était venu avec de bonnes intentions, on avait la volonté d’aller chercher des points mais un match c’est soixante minutes, ce n’est pas trente. On sait que ces matchs là se jouent sur des détails et que la moindre petite erreur de placement ou de passe fait que l’équipe adverse en profite. Après, il faut donner du crédit à Grenoble, qui a su relever la tête à un moment donné où ils étaient en grande difficulté. C’est ce qui est un peu rageant parce qu’à 4-1, je pense qu’on les avait frustrés. Et si on ne leur avait pas donné ces occasions-là, notamment sur nos supériorités, on ne sait pas ce qui se serait passé. La physionomie par rapport au dernier match était différente parce qu’à Bordeaux, c’était les Brûleurs de Loups qui menaient 3-0 et là ce soir c’est nous qui étions devant. On arrive à leur poser des problèmes, c’est une bonne chose. Mettre cinq buts à Grenoble, ce n’est pas rien. C’est bien pour nous, pour la suite, mais ce soir on est déçus parce je pense qu’on méritait au moins de prendre un point. On part à la maison avec zéro donc il y a beaucoup de déception. »

Vincent Kara (attaquant de Grenoble) : « Il fallait que je me rattrape d’une erreur au premier tiers, c’est bien, c’est tombé au bon moment et ça a pu aider l’équipe à remonter la pente un peu. C’est important pour le groupe de remonter le match comme ça, ça fait du bien au moral. On a mal entamé le match, ce sont des choses qui arrivent mais il faut qu’on fasse attention. On veut jouer sur soixante minutes et pas moins. Ils ont mieux démarré mais je ne pense pas qu’on ait douté, on a déjà remonté ce genre de score. On s’est bien remobilisés et ça s’est bien fini. »

Damien Fleury (attaquant de Grenoble) : « Je pense qu’on a fait vraiment une bonne entame de match, à quatre contre trois, on tape le poteau. Après, on s’est un peu relâché, les dix dernières minutes du premier tiers ont été en faveur de Bordeaux mais on jouait vraiment au hockey. Ce soir au final on gagne encore, il y a des réglages à faire encore mais le principal, c’est de prendre les trois points. On ne pouvait pas continuer comme ça, à Briançon on gagne le match mais on ne joue pas bien au hockey, contre Mulhouse on fait exactement la même chose. On savait très bien que si on faisait la même prestation contre Bordeaux, ça n’allait pas passer. On l’a vu chez eux. Il fallait qu’on réagisse, Edo a mis les points sur les i et maintenant on est repartis sur une bonne voie j’espère. Il y a des choix forts qui ont été pris, il faut les respecter, maintenant à eux de se remettre en question et travailler encore plus fort pour revenir et lui prouver qu’il s’est trompé. Ça faisait deux matchs qu’on ne jouait pas, il fallait faire quelque chose, maintenant on verra mardi à Anglet. »

 

Grenoble – Bordeaux 6-5 (0-2, 5-2, 1-1)
Dimanche 17 novembre 2019 à 17h à Pôle Sud. 3212 spectateurs.
Arbitrage de Nicolas Barbez et Adrien Ernecq assistés de Joris Barcelo et Clément Goncalves
Pénalités : Grenoble 42’ (2’, 14’+10’+10’, 6’), Bordeaux 22’ (10’, 8’, 4’)
Tirs : Grenoble 42 (15, 15, 12), Bordeaux 26 (9, 6, 11)

Évolution du score :
0-1 à 14’49 : Petit assisté de Labelle et Lessard
0-2 à 17’45 : Petit assisté de Moisand
0-3 à 23’40 : Labelle assisté de Moisand et Petit
1-3 à 27’00 : Sauvé assisté de Champagne et Koudri
1-4 à 31’21 : Labelle assisté de Petit et Paquin (double sup. num.)
2-4 à 32’35 : Kara assisté de Bisaillon et Trabichet (inf. num.)
3-4 à 33’19 : Fabre assisté de McEachen et Fleury
4-4 à 36’16 : Kara assisté de Sauvé (inf. num.)
5-4 à 38’19 : Kearney (tir de pénalité)
5-5 à 46’55 : Légaré assisté de Ferguson et Janil
6-5 à 52’46 : Bisaillon assisté de Champagne

 
Grenoble

Attaquants :
Denny Kearney – Joël Champagne (C) – Adel Koudri
Sacha Treille – Damien Fleury (A) (4’) – Dylan Fabre
Vincent Kara – Sébastien Rohat (2’) – Alex Aleardi
Julien Baylacq – Christophe Tartari (A) (2’) – Aurélien Dair

Défenseurs :
Kyle Hardy (4’) – Sébastien Bisaillon
Yann Sauvé (2’) – Patrick McEachen
Teddy Trabichet – Nikita Shalei

Gardien :
Lukáš Horák

Remplaçant : Sébastien Raibon (G). Absents : Maxime Legault (genou), Antonin Manavian (choix du coach), Peter Valier (choix du coach).

Bordeaux

Attaquants :
Jonathan Lessard – Felix Petit – Olivier Labelle (4’)
Alexandre Ranger – Loïk Poudrier – Charles Eric Légaré
Alexandre Mulle – Robin Colomban – Victor Barbero
Aina Rambelo (2’) – Julien Guillaume – Mathias Arnaud (4’)

Défenseurs :
Marc-André Leveque – François Paquin
Maxime Moisand (C) – Félix Antoine Poulin (A) (2’)
Mitch Ferguson – Jonathan Janil (A) (2’)

Gardien :
Julian Junca [sorti de 58’55 à 60’00]

Remplaçant : Clément Fouquerel (G). Absent : Boštjan Goličič (départ)

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