Grenoble – Rouen (Ligue Magnus, 44e journée)

Une bonne répétition générale

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Match de gala pour cette dernière journée de la saison régulière entre Grenoble, champion de France en titre et leader de la saison régulière et Rouen, vice-champion et qui a repris la deuxième place à Angers. Au-delà de ce classique qui donnera une indication sur la forme physique des deux équipes juste avant de débuter les play-offs, l’enjeu sportif est surtout côté rouennais puisque les Dragons doivent marquer au moins un point ce soir pour rester devant Angers qui affronte Bordeaux ce soir. La première place aurait pu être l’enjeu de ce match mais les Brûleurs de Loups ont fait ce qu’il fallait pour conserver 5 pts d’avance sur leurs adversaires du jour en battant successivement Mulhouse (5-4) et Briançon mardi (10-2). Ils sont donc assurés de terminer premiers quel que soit le résultat ce soir. Vainqueurs d’Anglet (4-2) et Bordeaux (6-4) après la reprise, les Dragons voudront aussi se tester face au leader du championnat et laver l’affront reçu lors de leur dernière défaite à Pôle Sud (1-6). Les deux équipes se sont par ailleurs partagé les deux matchs disputés sur l’Ile Lacroix (4-3 au tirs au but pour Grenoble et 5-2 pour Rouen). A noter également qu’Alex Aleardi, en tête des compteurs du championnat, aura à cœur de conserver son bien après l’ultime journée. A noter que Rouen est privé ce soir de Nicolas Ritz et Grenoble est privé de Patrick McEachen, blessé et Antonin Manavian, suspendu suite à son expulsion mardi à Briançon. Avec deux défenseurs absents, Edo Terglav a donc choisi de faire jouer pour la première fois Aziz Baazzi, arrivé fin janvier pour retrouver le rythme après une longue blessure. Il sera dans le grand bain pour son retour à Pôle Sud ! Sébastien Rohat glisse pour sa part en défense.

Drôle de coup d’envoi pour cette rencontre au sommet : sur l’engagement, Kyle Hardy déborde sur l’aile gauche et expédie un lancer dans la lucarne de Matija Pintaric après seulement… six secondes de jeu. Mais après revue de la vidéo, le but est refusé pour un hors-jeu de Champagne et Koudri sur l’action. Grosse frayeur pour Rouen qui peut rentrer finalement sur la rencontre sans dommage. Les Brûleurs de Loups sont plus entreprenants avec un palet de Fleury envoyé sur la cage rouennaise mais Valier ne parvient pas à dévier le palet. Puis c’est Sauvé qui tente sa chance de près. Les Dragons sollicitent enfin Horak sur une bonne percée de Bouvet. Mais Grenoble ramène vite le jeu dans la zone rouennaise avec un lancer de Bisaillon dévié par Fleury mais Pintaric veille. La première pénalité du match est sifflée contre Sacha Treille pour une faute sur Mathieu Roy le long de la bande. Les Dragons installent le power-play : Langlais adresse une passe transversale à Lehtonen qui lancer immédiatement. Le palet est repoussé par Horak dans l’axe sur le patin de Tartari, à la lutte avec Lampérier, qui renvoie involontairement le palet dans sa propre cage (0-1, 03’41 »).  Cette fois la revue vidéo valide bien le but rouennais. Les Brûleurs de Loups réagissent rapidement avec une grosse présence en zone offensive et des lancers de Kearney et Trabichet. Une pénalité de Mäkinen permet à Grenoble de bénéficier à son tour d’une supériorité numérique. Malgré une bonne circulation du palet, les Grenoblois n’arrivent pas à trouver la faille. Mais sur une remontée de palet rouennaise en attaque, Maia fait trébucher Valier ce qui permet aux Isérois d’évoluer à cinq contre trois pendant quarante secondes. Une situation de jeu dont ne profitent pas les Isérois surtout qu’Aleardi se fait sanctionner pour avoir un peu trop râlé auprès des arbitres. Le jeu se poursuit à quatre contre trois et Chakiachvili arrive à lancer sur la cage grenobloise mais le lancer est bien bloqué par Horak. Le jeu revient enfin à cinq contre cinq. Alors que Rouen essaie de sortir de sa zone, une passe hasardeuse de Guttig est interceptée par Baazzi qui décale Yann Sauvé dont le tir croisé finit en lucarne (1-1, 09’56’).

Les Dragons repartent à l’assaut de la cage grenobloise et sont tout près de reprendre l’avantage sur un palet intercepté par Nesa dans la crosse de Fleury : Koivisto se présente seul face à Horak mais le portier grenoblois fait l’arrêt. De nouveau, Rouen se fait pénaliser avec Roy qui fait trébucher Kearney derrière la cage rouennaise. Encore une supériorité numérique pour Grenoble qui de nouveau fait bien circuler le palet avec un palet en retrait pour Champagne dont le lancer dans le trafic n’est pas repris par Koudri au rebond. Puis c’est Aleardi qui s’avance sans opposition mais il prend trop de temps pour déclencher son lancer qui est contré. Puis c’est Sacha Treille qui tente une reprise en one timer mais Pintaric repousse le palet. Malgré un très bon power-play grenoblois, les Dragons parviennent à tuer la pénalité. Et à peine de retour à cinq contre cinq, Mikko Lehtonen marque sur un tir surprenant qui voit le palet lober Horak suite à une passe en retrait de Deschamps (1-2 ,14’17’). Grenoble réagit tout de suite avec un gros temps fort de la quatrième ligne devant la cage rouennaise : Dair puis Baylacq tentent de reprendre un rebond laissé par Pintaric suite à un lancer de Kara. Les Brûleurs de Loups obtiennent tout de même une pénalité pour une faute de Mäkinen sur Baylacq. Nouveau power-play pour Grenoble qui n’aura besoin que de 43 secondes pour remettre les compteurs à égalité sur une magnifique action collective : Koudri donne le palet à Champagne qui sert Kearney devant le slot lequel remet dans la continuité à Aleardi qui arrivait seul face à la cage (2-2, 15’24’). Sur une meilleure dynamique en fin de tiers, Grenoble bénéficie d’une nouvelle supériorité numérique lorsque Chakiachvili fait tomber Kara. Mais cette fois la supériorité numérique est tuée assez facilement par le boxplay des Dragons. Les deux équipes rentrent donc au vestiaire dos à dos après un premier tiers prolifique et très enlevé.

Les Brûleurs de Loups démarrent fort la deuxième période avec un premier lancer de Champagne qui teste Pintaric puis Kearney tente sa chance à bout portant. En l’espace de trente secondes, Grenoble a tiré déjà trois fois à la cage et occupe la zone offensive avec une grosse présence au cours des deux premières minutes. Puis lorsque les Dragons sortent de leur zone, ils mettent tout de suite la pression sur la cage de Horak avec notamment des tentatives de Thinel et Lampérier. Ce début de deuxième période est disputé sur un rythme alerte avec chaque équipe qui tente sa chance. Dusseau en bonne position a l’occasion de reprendre le palet aux abords du slot. Les Dragons sont plus insistants dans leur présence en zone offensive. Une domination concrétisée sur un lancer « one timer » de la bleue de Deschamps qui profite d’un très bon écran de Lehtonen devant Horak (2-3, 24’12’). Rouen reprend l’avantage au score mais les Brûleurs de Loups réagissent très vite avec Alex Aleardi qui s’offre un petit numéro autour de la cage rouennaise en parvenant à coucher Pintaric mais il ne trouve pas de coéquipier disponible pour marquer dans la cage ouverte. Aleardi obtient tout de même une pénalité de Lampérier. Sur le power-play, un lancer de Bisaillon est dévié par Treille face à la cage mais Pintaric repousse.

La pénalité est bien tuée par les Dragons qui connaissent tout de même quelques chaudes alertes sur leur cage avec Aleardi de nouveau puis le duo Dair-Baylacq qui va lui aussi mettre la pression sur la cage. Dusseau est sanctionné pour une obstruction ce qui offre une cinquième supériorité consécutive à Grenoble. Les esprits s’échauffent entre Valier et Bouvet suite à une charge de ce dernier sur Hardy. Toujours en power-play, les Brûleurs de Loups font tourner le palet mais le boxplay rouennais a trouvé la recette pour neutraliser le jeu de puissance grenoblois. Pintaric bloque un lancer de Treille puis Aleardi manque le cadre alors qu’il était parfaitement démarqué. Grenoble continue de pousser avec un lancer de Baazzi dans l’axe repoussé par Pintaric. Rouen se contente de contrôler les Isérois dans la zone neutre. Nouvelle supériorité numérique pour Grenoble lorsque Dusseau accroche Kara à la ligne bleue rouennaise. Fleury tente sa chance sur un bon lancer mais Pintaric sort une belle mitaine. Bien regroupée, la défense rouennaise neutralise une nouvelle fois un power-play grenoblois de moins en moins inspiré. Dans la dernière minute, Tartari est contraint de commettre une faute sur Guttig, auteur d’un bon travail le long de la bande. Rouen finit le tiers en supériorité numérique sans pouvoir marquer mais avec un but d’avance et surtout une grosse résistante en infériorité numérique avec trois pénalités tuées.

En supériorité numérique en début de troisième tiers, les Dragons tentent de prendre le large sur une bonne déviation de Guttig devant la cage mais les Brûleurs de Loups parviennent à tuer la pénalité. Rapidement ils se portent à l’attaque devant la cage rouennaise. Fleury et Treille tentent de forcer l’accès à la cage mais malgré deux tentatives ils ne parviennent pas à tromper la vigilance de Pintaric. Dominateurs dans la possession du palet, les hommes de Terglav ne parviennent pas vraiment à trouver de position de tir dangereuse face à une défense rouennaise bien organisée. Valier et Hardy parviennent à trouver une ouverture mais Valier butte sur Pintaric et Hardy ne cadre pas son tir. Et finalement sur un palet mal dégagé par la défensive rouennaise, Kyle Hardy parvient à récupérer la rondelle et la glisser à Aleardi qui déjoue Pintaric en deux temps (3-3, 46’45’). Pour la troisième fois dans cette rencontre, Grenoble recolle au score ! Tout est à faire pour les deux équipes qui se tiennent au score. Horak sort une grosse mitaine sur un lancer de Maia. Sur une remontée de palet Joël Caron prend la défense rouennaise à revers et se présente à deux contre un avec Deschamps. Il choisit le tir et le palet vient heurter le poteau gauche de la cage gardée par Horak. Puis c’est au tour de Fleury et Valier de s’offrir un deux contre un mais le tir de l’international grenoblois n’est pas cadré.

Les occasions se font plus rares au fur et à mesure de l’avancée du chrono. Pintaric sort tout de même une splendide mitaine sur un lancer de Fleury. Les gardiens rivalisent de parades à l’image d’un arrêt de la mitaine de Horak à bout portant face à Guttig qui avait été parfaitement décalé par Lampérier. Une pénalité à l’encontre de Kearney pour une crosse haute en zone offensive sur Roy donne l’opportunité à Rouen de faire la différence en supériorité numérique. Le power-play rouennais pousse avec une belle circulation du palet. Bisaillon se jette pour s’opposer à une reprise de Thinel mais rentre au banc en se tenant le bras. Il ne reviendra pas sur la glace. Sur la contre-attaque, Valier s’échappe mais ne cadre pas son tir. Le KO semble tout proche entre les deux équipes : Deschamps joue un deux contre un et centre devant la cage mais Horak intervient face à Joël Caron. Une dernière contre-attaque de Fleury est interrompue irrégulièrement par Guttig. Grenoble peut terminer le tiers en supériorité numérique mais ne parvient pas à éviter la prolongation malgré un dernier lancer d’Aleardi.

La prolongation débute à quatre contre trois pour Grenoble avec un premier lancer d’Aleardi capté de la mitaine par Pintaric. Puis Hardy tente sa chance de loin mais ne cadre pas son tir. Le boxplay rouennais réalise une nouvelle fois une excellente prestation défensive pour tuer cette huitième pénalité. Parfaitement servi par Barker, Thinel se retrouve en excellente position mais son lancer est repoussé par Horak. Puis c’est au tour de Deschamps de se présenter seul face à Horak qui une nouvelle fois écarte la rondelle in extremis. Rouen a les meilleures opportunités dans cette prolongation mais Fleury est tout près de donner la victoire à Grenoble : le palet est repoussé par Pintaric. Sur la contre-attaque, Deschamps manque le cadre alors que Pôle Sud retient son souffle. En toute fin de prolongation, Champagne est sanctionné pour un faire trébucher qui offre cette fois quarante seconde de supériorité à Rouen à quatre contre trois. La prolongation s’achève sur un dernier tir de Barker dévié par Horak : place aux tirs au but ! Et à l’image d’une rencontre où ils ont rivalisé de parades exceptionnelles, les deux gardiens vont s’en donner à cœur joie puisqu’il faut attendre le quatrième tir rouennais, celui de Marc-André Thinel pour voir un but marqué. Pintaric met les cinq tireurs grenoblois en échec et donne une victoire symbolique à son équipe à l’issue d’un match âprement disputé.

Plus que le résultat assez anecdotique, on retiendra la manière ce soir. Les deux équipes se sont livré un combat acharné avec des Dragons plus réalistes devant la cage et qui ont ouvert à chaque fois la marque avant de se faire rejoindre au tableau d’affichage. Seul regret côté grenoblois, le manque d’efficacité en supériorité numérique. Pourtant bien partis dans ce domaine en première période, leur jeu de puissance assez stéréotypé a vite été neutralisé par les Dragons qui ont tué 8 des 9 infériorités numériques concédées. Pas de quoi se rassurer avant les play-offs dans un secteur plutôt déficient cette saison. Le point marquant de la rencontre aura été la grosse prestation des deux gardiens qui ont rivalisé de parades décisives pendant tout le match. Pintaric a remporté l’affrontement aux tirs au but. Rendez-vous est pris pour une éventuelle finale. Le transfuge de Rouen, Alex Aleardi, en grande forme actuellement, a encore inscrit un doublé ce soir. Avec 63 pts (dont 26 buts), il termine en tête des compteurs de la Ligue Magnus avec 1 pt d’avance sur l’amiénois Tommy Giroux, s’adjugeant ainsi le Trophée Charles Ramsay. Il devrait être un élément décisif pour les play-offs. Les deux premiers du classement connaissent désormais leurs adversaires en ¼ de finale : Grenoble recevra mardi les Pionniers de Chamonix, Rouen défiera les Rapaces de Gap. Après ce bon round d’échauffement, place désormais aux phases finales !

Désignés meilleurs joueurs du match : Alex Aleardi (Grenoble) et Mikko Lehtonen (Rouen)

(Photos de Philippe Crouzet)

Commentaires d’après-match :

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « C’était bien, on se posait beaucoup de questions sur la façon dont ce match allait se jouer parce qu’il n’y avait aucun enjeu mais on a vu les gars qui voulaient bien faire, j’ai beaucoup aimé spécialement à cinq contre cinq, on a fait beaucoup de bonnes choses, on a été très bons sur les détails, on n’a pas donné énormément d’occasions. C’était un très bon match de hockey. On a eu beaucoup de supériorités mais on n’a pas créé énormément d’occasions, ça fait un petit moment qu’on cherche les jeux un peu trop parfaits, il faut garder les choses un peu plus simples. Il faut aller chercher les petits rebonds devant la cage, c’est un détail. Je sais qu’on va être meilleurs mardi. Mais en général, les quatre lignes ont très bien joué, on a vu les lignes de Tartari et Baylacq mettre beaucoup d’intensité, créer beaucoup de turnovers, je suis vraiment satisfait du boulot qu’ils ont fait. Ça fait déjà un petit moment qu’on regarde les candidats qu’on peut jouer, Chamonix c’est une équipe qu’on connait très bien, on sait leurs forces, leurs faiblesses, on est déjà en pleine préparation pour jouer contre cette équipe mardi. C’est une série qui peut être longue, on est prêts pour ça aussi, c’est à nous d’être prêts pour ces matchs-là dès mardi, on ne va pas regarder trop loin. Il faut être focalisé, ne pas calculer à gauche, à droite. Il faut se préparer pour un match à la fois et c’est ce qu’on va faire. Bisaillon, il a juste pris un coup sur le bras en bloquant un shoot, rien de plus grave. Je suis très positif avec Aziz, il a eu sa chance, il a très bien fait, c’est bien d’avoir un joueur comme ça qui arrive et dès le début on voit qu’il apporte une nouvelle énergie. Il a fait beaucoup de bonnes choses, on connaît ses qualités, il a été ici pendant deux ans. C’est vraiment bien de voir qu’il est là, qu’il peut jouer, qu’il est en forme, que sur la glace il fait le boulot. »

Fabrice Lhenry (entraîneur de Rouen) : « On s’était dit que c’était une bonne répétition pour se mettre vraiment dans le rythme, après nous on voulait assurer aussi la deuxième place donc on avait quelque chose à jouer ce soir, il nous fallait au minimum un point pour rester devant Angers, on ne voulait pas regarder ce que faisait Angers, on voulait être maîtres de notre destin. C’est toujours des matchs disputés, serrés contre Grenoble donc c’était une bonne répétition avant la semaine qui nous arrive. Les penalties, c’est sûr que c’est la loterie, il y a des soirs ça fonctionne et d’autres c’est moins plaisant. Je pense qu’en championnat, c’est bien parce qu’on enchaîne beaucoup de matchs et les joueurs ont besoin de ne pas trop forcer beaucoup de minutes à trois contre trois mais je trouve que pour une coupe de France, qu’on l’ait gagnée ou qu’on l’ait perdue je dirais la même chose, le spectacle pourrait continuer plus longtemps. Il y a du monde et faire des prolongations pendant dix ou vingt minutes, il y aurait un but au bout d’un moment et ça serait peut-être moins la loterie. Mais on respecte le règlement. En play-offs, c’est compliqué, on joue quatre matchs en cinq jours, les premiers quatre matchs sont très condensés, après ça s’espace un peu plus. On ne peut pas jouer un quatrième ou un cinquième tiers sinon le spectacle le lendemain ne sera pas très beau mais c’est bien que le septième match ne se joue pas aux penalties. On a travaillé à quatre contre cinq, mais en play-offs il va falloir être plus disciplinés mais ce soir on a bien défendu à quatre contre cinq, on n’a pris qu’un but en infériorité mais Grenoble aurait pu en profiter beaucoup plus et ça pourrait être très dangereux si ça continue à être indiscipliné comme ça en play-offs. Et on dépense beaucoup d’énergie aussi. Gap, je trouve qu’ils sont bien revenus, ils font une belle fin de saison. Sur les 8-10 derniers matchs, ils en ont gagné un maximum. C’est l’équipe qui est vraiment en forme actuellement mais c’est bien parce que c’est une équipe qui est intense, ça va être des quarts -de finale tout de suite de haut niveau, ça sera à nous d’être tout de suite prêts, ce que je regrette c’est juste les déplacements, il va falloir éviter de faire des Gap-Rouen et Rouen-Gap trop souvent parce qu’on peut laisser beaucoup d’énergie les nuits dans le bus. On a un peu l’habitude avec Pintaric, il est très régulier, c’est un très grand gardien qui nous a sauvé plus d’un match et ce soir on a vu encore qu’il a fait les arrêts nécessaires quand on l’a laissé tout seul Il fait partie de l’équipe, tout le monde défend aussi devant lui mais quand il y a une petite brèche, il fait les arrêts vraiment décisifs et aux penalties aussi, il a été vraiment excellent parce qu’il y avait des très bons tireurs en face. »

Joël Champagne (capitaine de Grenoble) : « Tous les joueurs ont très hâte de commencer les play-offs. On sait contre qui on va jouer, c’est ce qui est plaisant aussi. Il nous reste quelques jours pour se préparer. Et puis on a tous très hâte, c’est le moment qu’on attendait depuis le début de la saison. Si on fait un court bilan de la saison, on peut être satisfait, on finit premiers mais ensuite, il faut mettre ça derrière nous aussi. La vraie saison commence et on a très hâte. Il y a des points positifs dans le match de ce soir, on a eu beaucoup d’occasions, leur gardien a fait de très gros arrêts. Notre power-play n’a pas fonctionné comme on voulait, ça nous a fait un peu mal mais c’était un bon match de la part des deux équipes. Maintenant on met ça derrière nous et on est prêt pour disputer les play-offs. Chamonix, c’est une très bonne équipe. Après la période des fêtes, ils ont vraiment grimpé au niveau du classement, très bon gardien, c’est une équipe très offensive. Je pense qu’on hâte de se préparer, faire de la vidéo et vraiment les évaluer côté système. C’est vraiment excitant. Chamonix, c’est une très bonne équipe même s’ils ont terminé huitièmes, le classement ne veut rien dire, il faudra être prêt. »

Aziz Baazzi (défenseur de Grenoble) : « Je suis très content d’avoir pu reprendre, c’était une période très longue pour moi. J’avais un peu d’appréhension avant de reprendre parce c’était vraiment long, quasiment dix mois sans match de haut niveau. J’ai repris à Strasbourg doucement mais le niveau n’est pas comparable. Et donc je suis là pour les play-offs s’il y a besoin. C’est une belle affiche pour reprendre, direct dans le grand bain. Je ne m’en suis pas trop mal sorti donc je suis très content. Physiquement ça va de mieux en mieux, je ne suis pas encore à 100%, du fait de ce manque de physique, je me suis concentré sur garder les choses très simples et enregistrer depuis deux semaines à l’entraînement comment fonctionne le système. »

 

Grenoble – Rouen 3-4 après séance de tirs au but (2-2, 1-0, 0-1, 0-0, 0-1)

Vendredi 21 février 2020 à 20h à Pôle Sud. 4208 spectateurs.
Arbitrage de Nicolas Barbez et Nicolas Crégut assistés de Clément Goncalves et Joris Barcelo
Pénalités : Grenoble 12’ (4’, 4’, 2’, 2’), Rouen 20’ (10’, 8’, 2’, 0’)
Tirs : Grenoble 40 (15, 11, 10, 4), Rouen 30 (9, 13, 6, 2)

Évolution du score :

0-1 à 03’41’ : Lampérier assisté de Lehtonen et Langlais (sup. num.)
1-1 à 09’56’ : Sauvé assisté de Baazzi
1-2 à 14’17’ : Lehtonen assisté de Deschamps et Chakiachvili
2-2 à 15’24’ : Aleardi assisté de Kearney et Champagne (sup. num.)
2-3 à 24’12’ : Deschamps assisté de Caron et Barker
3-3 à 46’45’ : Aleardi assisté de Hardy et Tartari

Tirs au but : Grenoble : Aleardi (manqué), Treille (manqué), Sauvé (manqué), Fleury (manqué), Hardy (manqué) ; Rouen : Lehtonen (manqué), Deschamps (manqué), Maia (manqué), Thinel (réussi).

Grenoble

Attaquants :

Denny Kearney (2’) – Joël Champagne (C) (2’) – Adel Koudri
Sacha Treille (2’) – Damien Fleury (A) – Peter Valier (2’)
Dylan Fabre – Christophe Tartari (A) (2’) – Alex Aleardi (2’)
Vincent Kara – Julien Baylacq –– Aurélien Dair

Défenseurs :

Kyle Hardy – Sébastien Bisaillon
Yann Sauvé – Aziz Baazzi
Teddy Trabichet – Sébastien Rohat

Gardien :

Lukáš Horák

Remplaçant : Sébastien Raibon (G). Absents : Maxime Legault (blessé), Patrick McEachen, Antonin Manavian (suspendu).

Rouen

Attaquants :

Nicolas Deschamps – Joël Caron (2’)  – Mikko Lehtonen
Loïc Lampérier (2’) – Anthony Guttig (2’) – Marc-André Thinel
Kévin Dusseau (4’) – Maurin Bouvet (4’) – Bastien Maia
Joris Bedin – Juha Koivisto – Vincent Nesa

Défenseurs :

Cam Barker – Mathieu Roy (C)
Pierre Crinon – Chad Langlais
Florian Chakiachvili (2’) – Atte Mäkinen (4’)

Gardien :

Matija Pintaric

Remplaçant : Gaëtan Richard (G). Absents : Nicolas Ritz, Joran Reynaud, Julien Msumbu,

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