Comment le meilleur club du monde s’est construit (I)

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Comment, en à peine trente ans, les Soviétiques ont-ils pu découvrir un sport qu’ils ne connaissaient pas – le hockey « avec palet » – et bâtir le club de référence du hockey mondial ? Nous apportons un nouveau éclairage à cette question avec un feuilleton de l’été en trois parties, riche en anecdotes étonnantes et inconnues hors de Russie.

Le point de vue occidental sur le CSKA Moscou a été résumé dans le film Red Army : un système évolué de perfection technique et collective qui s’est fissuré par le besoin de la liberté sous l’ère Gorbatchev en même temps que l’Union Soviétique s’écroulait. Avant cela, il y aurait donc eu un système implacable, immuable, dans lequel aucune voix discordante ne pouvait s’exprimer. C’est parfaitement faux.

Bien avant que les journalistes occidentaux ne pénètrent derrière le rideau de fer, le hockey soviétique avait déjà connu bien des soubresauts politiques et sportifs, des remises en cause profondes. Anatoli Tarasov, révéré quelques décennies plus tard comme le patriarche de ce sport, n’était pas toujours une autorité incontestée. Les critiques émises sur sa gestion humaines étaient parfois plus virulentes que celle des « rebelles » Fetisov ou Larionov dans les années 80.

Revenons à l’origine avec ce premier épisode : Chapitre I – Une autorité sans contestation

Suite la semaine prochaine…

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