Les deux favoris se sont bien qualifiés pour la finale de Coupe de France. Hier soir, Grenoble a été impitoyable en jeu de puissance avec un 3/3 en supériorité numérique, en déplacement chez le seul club de division 1 restant Caen.
Ce soir, ce fut beaucoup plus difficile pour Rouen face à Chamonix. Dans le match que leur entraîneur Carl Mallette avait présenté dimanche comme « le plus gros match de leur saison », faisant ainsi monter la pression, les Dragons ont souffert. Le créateur de jeu suédois Tim Wahlgren s’est mué en buteur et a donné une avance de 0-2 aux Pionniers, mais il a aussi commis la faute qui a permis à Tomas Simonsen d’ouvrir le compteur normand en supériorité numérique, suivi par l’égalisation de Simon Lafrance. Soulagement rouennais, mais pas pour longtemps.
Une pénalité de Chakiachvili à 33 secondes de la seconde pause a permis au défenseur suédois Albin Thyni Johansson de refaire passer un vent froid venu du nord dans les tribunes de l’île Lacroix, comme glacées par le doute. À la reprise, le scénario s’est reproduit. Le buteur chamoniard est parti en prison… et c’est cette fois Chase Gresock qui a converti le jeu de puissance. Chaque équipe a eu de quoi tuer le match : deux powerplays pour le RHE, et un en prolongation pour Chamonix après une nouvelle pénalité de Florian Chakiachvili à la dernière seconde.
Personne n’allait se détendre si facilement, ni Chamonix qui n’avait jamais aussi près de Bercy après un parcours phénoménal (aucun match à domicile !), ni le favori qui croisait les doigts pour ne pas vivre une immense déception. Ce n’est qu’aux tirs au but que Rouen s’est finalement qualifié, au bout du suspense. Simon Lafrance et Michael Regush ont transformé leurs tentatives face à Raphaël Garnier, seul le jeune Charlie Simond a trompé Mac Carruth.
Il y aura donc la finale attendue Grenoble-Rouen, un choc entre les deux clubs les plus titrés qui n’a que deux précédents, deux jalons importants dans l’histoire de la coupe. La première finale 2016 avait consacré Rouen comme le triomphateur récurrent de la coupe (et prouvé que les plus grands clubs n’attirent pas les plus grands publics). Mais la revanche de 2017 avait commencé à faire basculer la tendance. Depuis, les Brûleurs de Loups ont eux aussi conquis six coupes, puisqu’ils se sont imposés en 2023 et 2024. Ils iront à Bercy pour la quatrième année consécutive, alors que les Dragons attendent ce moment depuis six ans. L’enjeu est clair : le vainqueur glanera un septième titre et aura le plus gros palmarès de la compétition.










































