La victoire suédoise contre la Slovaquie ne comportait pas un écart au score suffisant et c’est donc la Slovaquie qui est en position de force pour surprendre et décrocher la première place du groupe. La condition ? Une victoire de la Finlande contre l’Italie l’aiderait à affronter un « petit » en barrage, voire à finir meilleur deuxième selon la différence de buts.
Le staff finlandais fait partiellement tourner : Anton Lundell est mis au repos et Oliver Kapanen l’accompagne en tribunes. Juuse Saros reste le gardien partant, pour la troisième fois.
De son côté, l’Italie peut encore obtenir la troisième place en cas de victoire dans le temps réglementaire. Il faudra faire sans Cristiano DiGiacinto, suspendu un match pour sa charge sur Martin Fehérváry la veille. Un match particulier pour le coach Jukka Jalonen face à son pays de naissance, avec qui il a remporté tant de titres.
Pas de détails d’entrée
Le début de match témoigne de la supériorité finlandaise. Clara doit s’interposer devant Mikkola de loin, une volée de Jokiharju… L’Italie souffre et concède les six premiers tirs, finissant par craquer après huit minutes sur un but de Sebastian Aho, sur un service caviar de Rantanen dans la zone bleue (1-0, photo ci-dessus). Une image que les fans des Carolina Hurricanes auraient bien voulu voir, si Rantanen avait bien voulu rester…
Deux minutes plus tard, une pénalité de Frycklund pour accrochage creuse l’écart. Mikael Granlund, servi en bas du cercle gauche, centre fort dans le slot et bénéficie d’un rebond favorable sur la crosse de Daniel Glira, au sol (2-0).
Une minute après, Kaapo Kakko n’a pas d’opposition au cercle droit : il ajuste le gardien au-dessus du bouclier (3-0).
Le match semble déjà plié face à une équipe italienne qui ne compte qu’un tir en douze minutes, et le spectacle est surtout en tribunes, lors d’une pause « Saint-Valentin » et une demande en mariage, acceptée devant une patinoire remplie. La fin de tiers, sans grand rythme, se fait sans Diego Kostner, touché dans un duel avec Erik Haula.
L’Italie rate deux chances
Pas de changement de scénario à la reprise. Damian Clara, toujours sous pression, stoppe Miro Heiskanen monté dans son slot, et le palet ne quitte plus la zone italienne. Cela n’est pas tenable sur la durée, et un slap de Niko Mikkola de la bleue traverse le trafic, droit entre les jambes de Clara (4-0).
On continue l’attaque-défense : toute la défense italienne se trouve embarquée dans un duel le long de la bande. Glira dégage mal, et le palet, intercepté, est renversé vers Kakko, tout seul : le sniper ne rate pas ce cadeau (5-0).
Glira continue à vivre un cauchemar, sanctionné par obstruction. En infériorité, Daniel Mantenuto trouve Saros sur sa route : seulement le troisième arrêt du match, après 32 minutes. Il ne reste que 5 secondes de pénalité, lorsque Jason Seed sort à son tour. Encore une fois, en infériorité, l’Italie se crée une énorme chance. Luca Frigo démarre en contre, et sert Mikael Frycklund sur ce 2-contre-2. Le tir n’est pas cadré, mais il récupère sous le nez de Granlund et offre le palet à Frigo, tout seul devant Saros. Le gardien repousse !
C’est à égalité numérique que la Finlande enfonce le clou. Rantanen écarte à gauche vers Hintz, qui remise sans contrôle vers Tolvanen devant le but. Le 6-0 est refusé, hors-jeu après révision vidéo demandée par l’Italie. Partie remise, car deux minutes plus tard, l’accélération de Kakko lui permet de dénicher Granlund dans le dos de Zanetti, face à une cage béante (6-0, photo ci-dessous). Six buts finlandais contre six tirs italiens à la pause…
Un score lourd
Fadani remplace Clara pour ce tiers, mais cela ne change rien. Zanetti est puni d’entrée, sa crosse accrochée dans le patin d’Aho étant bien trop visible. 19 secondes plus tard, 7-0 : Miro Heiskanen allume la mèche de loin.
Une minute plus tard, le score monte à 8-0. Lehkonen a bien trop de champ libre entre les cercles et ajuste Fadani perturbé par la présence d’Aho devant lui, entre les jambes (8-0). Et on ne joue que depuis 3’43” dans ce tiers lorsque le score monte à 9-0 avec un slalom de Lehkonen, terminé par Aho (photo ci-dessous).
Peu en verve jusque-là, Fadani sort un bel arrêt de la jambière pour priver Kakko d’un triplé. Il brille ensuite d’une mitaine spectaculaire sur la volée de Rantanen, après un très beau renversement de jeu. Il est cependant battu sur un tir précis d’Armia lors d’une mise au jeu gagnée par Erik Haula (10-0). Il reste 2’47”, et cela fait 11-0 lorsque Armia trouve Kiviranta dans le slot.
La Finlande est donc en très bonne voie pour terminer meilleure deuxième. En effet, les critères de classement sont : d’abord le classement dans la poule (elle est 2e), puis le nombre de points (6), puis la différence de buts (+11), le nombre de buts marqués (16) et enfin, le ranking IIHF en dernier départage. Cette victoire leur permet ainsi de creuser l’écart sur le troisième critère. Les équipes à 3 points avec encore un match à jouer sont les États-Unis, la Suisse, la Lettonie, l’Allemagne et la Tchéquie. Le Danemark, 0 point, compte encore deux matchs à jouer. Aucun de ces pays n’a pour l’heure une différence de buts majeure. Par exemple, la Suisse (0) et les Tchèques (-2) vont s’affronter et on imagine mal un écart de 12 buts entre les deux…
En bas de classement, l’Italie, différence de -15 et 4 buts marqués, est dernière. La France (-7, 3 buts) sait ce qu’elle doit faire face au Canada dimanche pour terminer 11e, et peut-être tomber sur un adversaire a priori plus accessible que la Suisse ou les Tchèques…

Commentaires d’après-match
Mikko Rantanen (attaquant de la Finlande) : « Le premier match était dur, et le résultat décevant, mais le reste du tournoi est plutôt bon globalement. Nous avions à cœur de bien débuter, de donner le ton d’entrée. Tout le monde a bien joué. Nous savions que la différence de buts allait probablement avoir une importance pour finir meilleur deuxième, avoir cette place automatique en quarts donc c’était important de marquer tous ces buts. C’est sans doute la première fois que je ne me sens pas mal d’un tel écart au score. »
Sebastian Aho (attaquant de la Finlande) : « Nous avons été récompensés dès le premier tiers. Dans ces Jeux, il n’y a que des matchs très compétitifs, rien n’est facile. Nous avions une bonne mentalité dès le coup d’envoi, tout le monde voulait contribuer. Dans un tournoi si court, c’est important de jouer en équipe. Gagner c’est la raison pour laquelle nous sommes là. Le résultat de la Suède ? Nous ne regardons pas ce que font les autres, on se concentre sur nous. »
Finlande – Italie 11-0 (3-0, 3-0, 5-0)
Samedi 14 février 2026 à 16h40 à Milano Santagiulia. 11 508 spectateurs.
Arbitres : Christoffer Holm (SUE) et Wes McCauley (CAN) assistés d’Albert Ankerst-Jerne (DAN) et Matt MacPherson (CAN).
Pénalités : Finlande 0’ (0, 0, 0), Italie 8’ (2, 4, 2)
Tirs : Finlande 62 (13, 25, 24), Italie 15 (2, 6, 7).
Récapitulatif du score :
1-0 à 06’49” : Aho assisté de Rantanen et Lehkonen
2-0 à 09’31” : Granlund assisté de Rantanen et Heiskanen (sup. num.)
3-0 à 10’18” : Kakko assisté de Mikkola et Ristolainen
4-0 à 24’04” : Kiviranta assisté de Mikkola et Ristolainen
5-0 à 27’39” : Kakko assisté de Luostarinen
6-0 à 37’36” : Granlund assisté de Kakko et Luostarinen
7-0 à 41’01” : Heiskanen assisté de Rantanen (sup. num.)
8-0 à 41’34” : Lehkonen assisté de Teräväinen
9-0 à 43’43” : Aho assisté de Lehkonen et Jokiharju
10-0 à 53’26” : Armia assisté de Haula
11-0 à 57’13” : Kiviranta assisté d’Armia et Haula
Finlande
Attaquants :
Eeli Tolvanen (+1) – Roope Hintz (+1) – Mikko Rantanen (A, +3)
Artturi Lehkonen (+3) – Sebastian Aho (A, +3) – Teuvo Teräväinen (+2)
Kaapo Kakko (+3) – Mikael Granlund (C, +3) – Eetu Luostarinen (+3)
Joel Kiviranta (+3) – Erik Haula (+2) – Joel Armia (+2)
Défenseurs :
Miro Heiskanen (+2) – Esa Lindell (+3)
Niko Mikkola (+5) – Rasmus Ristolainen (+5)
Olli Määttä (+1) – Nikolas Matinpalo (+1)
Henri Jokiharju (+1) – Mikko Lehtonen
Gardien :
Juuse Saros
Remplaçant : Joonas Korpisalo (G). En réserve : Kevin Lankinen (G), Anton Lundell (A), Oliver Kapanen (A).
Italie
Attaquants :
Marco Zanetti (-2, 2’) – Matt Bradley (-4) – Dustin Gazley (-2)
Nick Saracino (-2) – Mikael Frycklund (-2, 2’) – Tommaso De Luca (-4)
Luca Frigo (-3) – Daniel Mantenuto (-3) – Alex Petan (-3)
Giovanni Morini – Diego Kostner (A, blessé au 1er tiers) – Tommy Purdeller (-2)
Défenseurs :
Alex Trivellato (A, -1) – Thomas Larkin (C, -1)
Luca Zanatta (-1) – Phil Pietroniro (-1)
Daniel Glira (-3, 2’) – Gregory Di Tomaso (-2)
Dylan Di Perna (-4) – Jason Seed (-5, 2’)
Gardiens :
Damian Clara puis à 40’00” Davide Fadani
En réserve : Gianluca Vallini (G), Cristiano DiGiacinto (A, suspendu), Alessandro Segafredo (A).













































