Présentation du 1er tour dans l’Est

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Faisons le tour des forces en présence pour cette première ronde des séries dans l’Est. Nous utiliserons pour cela les pronostics du simulateur Normandy et nos rédacteurs humains donneront également leurs avis sur les face-à-face.

 

Tampa Bay – New Jersey

Il s’en est fallu de peu pour que New Jersey hérite de Washington, mais, au lieu de cela, les Devils devront faire face à un favori pour la coupe depuis le premier jour : Tampa Bay. Le Lightning a certes perdu de sa superbe au fil de la saison, mais il fait partie du quatuor des grosses écuries avec Boston, Nashville et Winnipeg.

Normandy donne Tampa largement vainqueur à 56%. Rien de bien surprenant ici. Tampa tire beaucoup plus au but que les Devils, même si ceux-ci se créent paradoxalement davantage de buts anticipés. Merci le jeu rapide en contres. Si Hedman, McDonagh et compagnie parviennent à endiguer les poussées de Taylor Hall, le reste ne devrait pas poser de problème. Défensivement, le contraste est assez majeur alors que les Bolts accordent moins de tirs et moins d’occasions franches.

Les pénalités prises et les buts en unités spéciales sont très proches et si l’on ajoute le talent offensif en profondeur de Tampa et un Vasilevski plus serein que le ménage à deux dans les cages de New Jersey, il reste peu d’arguments en faveur des diables qui vendront chèrement leur peau. Un vrai duel de premier tour entre David et Goliath.

 

L’avis de Nicolas Leborgne : Le Lightning reste le grandissime favori, même si la fin de saison fut un peu plus poussive. New Jersey a su garder des nerfs d’acier en terminant fort contre des adversaires relevés. L’équipe est rajeunie et manque d’expérience en phase finale. Sa fiche de 3-0-0 contre le Lightning peut lui donner confiance, mais Tampa Bay devrait gagner cette série en 6 matchs.

L’avis de Germain Fanchtein : Tampa va commencer les séries en douceur. Les jeunes Devils entament leur apprentissage, malheureusement l’équipe adverse ne fera pas de détails.

 

Boston – Toronto

Beau duel et revanche du drame de 2013 lorsque Toronto avait échappé une avance dans les dernières minutes du match 7 avant de s’incliner. Nous avons cité Boston parmi les meilleures équipes de la saison régulière, un club dont elle fait partie sans l’ombre d’une hésitation. À la surprise générale, certes, alors que nous pensions les Bruins sur le déclin mais le trio magique Marchand-Bergeron-Pastrnak, l’éclosion de Charlie McAvoy et le retour en forme de Tuukka Rask ont remis les oursons sur le devant de la scène. Ils ont malheureusement laissé échapper la première place de la division dimanche et héritent donc des Maple Leafs. Pas un cadeau car Toronto émerge juste après les prétendants légitimes à l’issue des 82 matchs de saison régulière.

Offensivement, Toronto gagne la bataille de la qualité, étant parmi les meilleures attaques de la ligue pour les buts anticipés. Mais Boston n’est pas non plus en reste et a largement l’avantage défensivement. Personne n’a accordé moins de tirs dans la ligue et les Bruins sont également 4e pour les buts anticipés contre. Nous allons sûrement avoir droit à une opposition de styles ici entre les talents offensifs des Leafs et la méthode rigoureuse des Bruins.

Boston est enfin moins pénalisé que Toronto et dont les unités spéciales ont mieux fonctionné cette saison. Andersen et Rask offriront un beau duel dans les cages, et si Toronto connaît une meilleure réussite aux tirs, il faudra d’abord mettre la main sur la rondelle. Pour Normandy, c’est 54% en faveur de Boston.

 

L’avis de Nicolas Leborgne : Pour certains observateurs, Boston est le « Chicago de 2018 », c’est-à-dire pas aussi fort que l’on ne pense. Colosse au pied d’argile ? L’équipe compte énormément de rookies, et n’a pas très bien fini la saison. En face, les Leafs peuvent s’appuyer sur leur expérience de l’an dernier, remplie de matchs en overtime. Boston en 7.

L’avis de Germain Fanchtein : La valse des gardiens de buts va se poursuivre pour les Bruins. Toronto va se qualifier en 7 matchs dans une série férocement disputée.

 

Washington – Columbus

Dans une année où les meilleures équipes se sont aussi retrouvées en haut du classement, Washington fait figure d’anomalie. Après deux saisons de domination réelle, les Caps ne se sont reposés cette année que sur le talent de leurs tireurs, un duo de gardiens polyvalents et une solide supériorité numérique. Ce ne sont pas là des gages de succès au printemps et si les Penguins ont brisé les rêves d’Ovechkin and co l’an passé, cette fois les Caps ne pourraient devoir que s’en prendre à eux-mêmes. 24e jeu de possession de la ligue et 26e pour les buts anticipés, Washington aura besoin d’un vrai coup de pouce du destin face à une bonne équipe de Columbus.

Des Jackets qui ont su rebondir durant une année en dents de scie et se relever d’attentes peut-être trop grandes. Ils ont su élever leur niveau de jeu au fil de la saison et arrivent ce printemps dans la peau d’un outsider à considérer. Offensivement, Columbus tire et obtient davantage de buts anticipés que Washington. Et défensivement, les partenaires de Seth Jones et Zach Werenski accordent également moins de chances qu’une brigade défensive des Caps un brin passive cette année.

Washington qui est également très pénalisée (normal quand on n’a pas le palet) mais capitalise sur sa supériorité numérique… a contrario le gros point noir de Columbus. 25e Power play et 27e infériorité cette saison, les Jackets devront dominer le jeu à 5 contre 5 pour s’éviter des frayeurs.

Enfin, Sergei Bobrovsky saura-t-il éviter son implosion de 2017 ? Le Russe, encore candidat légitime au trophée Vézina, n’a jamais rien prouvé au printemps. En face, c’est Philipp Grubauer qui entamera la série. Si Braden Holtby doute un peu en ce moment, il possède le 2e meilleur taux d’arrêts en séries de tous les temps. Si vous ne me croyez pas, allez vérifier ! C’est un vrai pari pour Barry Trotz. Au final, Normandy donne à Columbus la seule victoire à l’extérieur de ce premier tour, d’un court 51%.

 

L’avis de Nicolas Leborgne : Moins dominateur que l’an dernier, Washington mise avant tout sur ses snipers – enfin, surtout Ovechkin – et des gardiens solides. Columbus a semblé monter en puissance tout au long de la saison, mais n’a jamais passé un tour en playoffs. Washington en 6.

L’avis de Germain Fanchtein : Columbus et Bobrovsky vont voler la série. Holtby et Grubauer seront bons mais le Russe aura le meilleur.

 

Pittsburgh – Philadelphie

Qu’il pleuve ou qu’il vente, à travers les tempêtes et les blessures, Pittsburgh finit toujours en playoffs. C’est la 12e saison de suite, la plus longue séquence en cours alors que les équipes suivantes (Anaheim et Minnesota) sont à six de suite. Les coéquipiers de Sidney Crosby sont-ils en route vers un troisième titre ? Peut-être pas. En tous cas, l’équipe semblait bien supérieure en 2016 et 2017. Il ne faut tout de même pas oublier des Penguins taillés pour les séries, tout en offensive et en talent, mais certains signaux ne sont pas au vert.

Offensivement, Philadelphie fait pâle comparaison. Au-delà de la ligne de Claude Giroux, c’est un peu le désert. Pittsburgh est encore dans le top5 cette saison pour les buts anticipés en attaque et sa profondeur sera encore une fois son arme principale ce printemps. Défensivement, les Flyers se protègent mieux contre les buts anticipés, mais Pittsburgh a toujours accepté la prise de risque comme part intégrante de leur plan de match.

Disciplinés, les Flyers arrivent pourtant loin derrière les unités spéciales du double champion sortant. Le Power play des Pens était le plus efficace cette saison avec un but toutes les quatre tentatives ! Philly est prévenue, la moindre faute se payera cash. Là où le plan déraille un peu pour Pittsburgh est dans les buts. Matt Murray n’a donné aucune assurance cette saison et s’il ne répète pas ses performances des deux dernières campagnes, un long parcours sera compliqué pour son équipe. En attendant, passer le rival de la Pennsylvanie ne devrait pas poser de problème selon Normandy, qui donne Pittsburgh vainqueur à 55%.

L’avis de Nicolas Leborgne : Le derby de Pennsylvanie risque de faire des étincelles. Pas sûr que l’indiscipline chronique des Flyers soit une bonne idée face au jeu de puissance des Penguins, où Crosby, Malkin et Kessel se sont baladés toute l’année… Malgré tout, la défense et le poste de gardien inquiètent chez le double tenant du titre. Cela devrait passer au premier tour, mais pas sûr que cela puisse aller plus loin. Pittsburgh en 6.

L’avis de Germain Fanchtein : La bataille de Pennsylvanie va permettre aux Pens de rentrer en playoffs avec une certaine adversité sans forcément être mis en danger.

 

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