La Norvège encore écrasée

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La Norvège a une chance de se maintenir sans attendre le dernier match contre la Corée du Sud. Pour cela, il lui suffirait de prendre un point face aux Américains. Mais au vu du niveau de jeu affiché par les Norvégiens, cette hypothèse paraît presque plus improbable qu’un faux-pas face aux Asiatiques ! Les États-Unis se sont renforcés du double vainqueur de la Coupe Stanley Nick Bonino, la pièce qui manquait dans le top-6 pour prendre la place de centre entre Atkinson et Kane.

L’impression n’est pas démentie dans les faits. Røymark pousse contre la bande Murphy qui a perdu le contrôle du palet et Lindström accroche Martinez : ces deux pénalités aboutissent à deux buts du capitaine américain Patrick Kane. Positionné dans le cercle droit en jeu de puissance, il marque à chaque fois sur des reprises à mi-hauteur, pour être sûr que le palet passe au-dessus de la botte de Haugen dans son déplacement. Ce doublé permet à Kane de s’emparer de la première place du classement des marqueurs.

Le contraste avec l’inefficacité norvégienne est d’autant plus saisissant qu’Eirik Salsten, dans la même position dans le cercle droit, rate le palet et s’écroule ! En fin de tiers, Mathis Olimb bénéficie d’un beau rebond en cage ouverte… et tire à l’extérieur du poteau. Mais le pire est encore le troisième but… Sur une mise au jeu, tous les joueurs norvégiens se laissent attirer de l’autre côté, Espeland et Salsten ayant bien les yeux sur le palet d’Alex DeBrincat qui a éliminé Mathis Olimb en un contre un. Le défenseur Charlie McAvoy peut s’avancer, tranquille comme Baptiste, pour marquer son opposition. Même le placide entraîneur norvégien Petter Thoresen commence à s’énerver sur son banc !

La troisième pénalité norvégienne, contre Mathis Olimb avant la pause, est elle aussi exploité à la reprise. Après une succession de rebonds, le palet ressort pour Dylan Larkin qui profite de l’écran de Kreider. 3 sur 3 pour le powerplay américain ! Les supporters norvégiens ont quand même enfin l’occasion de célébrer, quand Kristian Forsberg reprend un palet sorti de derrière la cage par Lindström et évite le plongeon de Kinkaid (1-4).

Le répit est de courte durée. Dylan Larkin passe en revue toute la défense en traversant de droite à gauche avant de donner une longue passe transversale vers Alec Martinez. Une reprise du cercle droit, encore ? Lars Haugen ne va pas quand même pas prendre un troisième but similaire ! Il ne veut pas être court dans son déplacement, se positionne pour fermet totalement l’angle et bloque le palet… qui rebondit par-dessus lui et retombe dans son dos ! Il y a des jours comme ça… Le malheureux Haugen cède sa place à Haukeland.

Ce n’est pas pour autant que ça se passe mieux pour Henrik Haukeland. Il ne peut rien face au but d’Anders Lee, servi par un décalage de Larkin, et se met lui-même le but sur un rebond en angle fermé de Cam Atkinson qui frappe l’intérieur de sa jambière pour prendre le chemin des filets.

Les États-Unis peuvent tranquillement changer de gardien pour donner un peu plus de temps de jeu à Scott Darling. Si Colin White marque après un rebond curieux (sur le dessus de la cage), la doublure américaine encaisse deux buts des frères Olimb. Ken André tire à mi-distance entre les jambes du gardien grâce à l’écran de Steffen Thoresen, à 5 contre 3. Mathis, pas tenu par Martinez, prend un rebond à bout portant. C’est Neal Pionk qui clôt le score dans ce match « portes ouvertes » par un tir en pleine lucarne (3-9). Cela fait 22 buts en deux rencontres pour les Américains, qui devront confirmer leur première place de poule mardi face à la Finlande.

Désignés joueurs du match : Kristian Forsberg pour la Norvège et Dylan Larkin pour les États-Unis.

Commentaires d’après-match

Nick Bonino (attaquant des États-Unis) : « Il y a tant de bons joueurs dans cette équipe. Chacun a sa position et son rôle. Quand j’étais venu en 2015 (médaille de bronze), c’était un peu différent, je n’étais pas arrivé en cours de route. Le tournoi est plus long qu’on ne le pense et j’avais quelques jours de repos avant. C’est toujours amusant d’affronter des pays que je n’avais pas affrontés, car je n’avais jamais joué de match international auparavant. Cette équipe a une chance de gagner, on n’a pas beaucoup d’occasions de jouer pour son pays. »

 

Norvège – États-Unis 3-9 (0-3, 1-4, 2-2)
Dimanche 13 mai 2018 à 16h15 à la Jyske Bank Boxen de Herning. 4553 spectateurs.
Arbitrage de Roman Gofman (RUS) et Tobias Wehrli (SUI) assistés de Miroslav Lhotsky (TCH) et Sakari Suominen (FIN).
Pénalités : Norvège 10′ (6′, 2′, 2′), États-Unis 22′ (0′, 4’+10′, 8′).
Tirs : Norvège 26 (8, 8, 10), États-Unis 48 (18, 6+8, 16).

Évolution du score :
0-1 à 08’24 : Kane assisté de McAvoy et Atkinson (sup. num.)
0-2 à 12’18 : Kane assisté de DeBrincat et Atkinson (sup. num.)
0-3 à 15’25 : McAvoy assisté de DeBrincat
0-4 à 21’03 : Larkin (sup. num.)
1-4 à 27’00 : Forsberg assisté de Lindström
1-5 à 30’38 : Martinez assisté de Larkin
1-6 à 36’40 : Lee assisté de Larkin et Gaudreau
1-7 à 39’08 : Atkinson assisté de Jensen et Kane
1-8 à 42’50 : White assisté de Bonino et Murphy
2-8 à 46’05 : K.A. Olimb assisté de Bonsaksen et Holøs (double sup. num.)
3-8 à 47’09 : M. Olimb assisté de Lindström et Bull
3-9 à 57’27 : Pionk assisté de Bonino et Kreider

Norvège

Attaquants :
Eirik Salsten (-2) – Mathis Olimb (A, -1, 2′) – Ken-Andre Olimb (-1)
Thomas Valkvæ Olsen (-2) – Anders Bastiansen (A, -3) – Michael Haga (-2)
Steffen Thoresen (+1) – Kristian Forsberg (+1) – Tobias Lindström (+1, 2′)
Tommy Kristiansen – Niklas Roest (-1) – Martin Røymark (-1, 2′)
Mathias Trettenes (-2)

Défenseurs :
Alexander Bonsaksen (-2) – Jonas Holøs (C, -1, 2′)
Johannes Johannesen (-2) – Christian Bull (+1)
Stefan Espeland (-1) – Daniel Sørvik (-1, 2′)
Dennis Sveum (-2)

Gardien :
Lars Haugen puis à 30’38 Henrik Haukeland

En réserve : Henrik Holm (G), Villiam Strøm, Ludvig Hoff.

États-Unis

Attaquants :
Cam Atkinson – Nick Bonino (+2) – Patrick Kane (C)
Anders Lee (+2) – Dylan Larkin (A, +2) – Johnny Gaudreau (+1, 2′)
Chris Kreider (+2) – Colin White (+2, 2′) – Alex DeBrincat (+1)
Blake Coleman – Derek Ryan – Brian Gibbons ou Tage Thompson (2’+10′)

Défenseurs :
Connor Murphy (A, +3, 2′) – Alec Martinez (+1)
Will Butcher (+1) – Charlie McAvoy (+1, 2′)
Nick Jensen – Neal Pionk (+2, 2′)
Quinn Hughes

Gardien :
Keith Kinkaid puis à 40’00 Scott Darling

En réserve : Charlie Lindgren (G), Jordan Oesterle, Sonny Milano.

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