Philippe Bozon : fatigué, mais le gros est fait

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Le sélectionneur de l’équipe de France participe à un point presse en marge du Final Four de la Coupe de France.

– Quel bilan tirez-vous du dernier tournoi de l’équipe de France à Klagenfurt ?

Sur le plan des résultats bruts, cela ne fait jamais plaisir de repartir avec trois défaites, mais je trouve que le contenu a été bon. On a dominé par moments, mais on a du mal à marquer quand nos joueurs offensifs clés ne sont pas là. On n’a pas encore travaillé le PP tant qu’ils ne sont pas avec nous.

– Quel sera le programme de préparation de l’équipe de France avant le championnat du monde en Slovaquie ?

On sera beaucoup en France puisqu’on aura 4 matchs de l’Euro Challenge en France et deux en Suisse, à Genève et à Sierre, donc tout près de notre camp de base qui sera à Megève. Nous affronterons la Russie à Rouen et à Cergy, la Lettonie à Méribel et à Grenoble. On jouera un dernier match contre l’Italie à Cergy avant de partir en Slovaquie.

Lors de la première semaine de préparation, nous ferons un mix entre de jeunes espoirs que nous n’avons pas encore vus et les joueurs éliminés très tôt de leur championnat. Ensuite, nous ferons la préparation tous ensemble. À partir du 15 avril, je souhaite que tous ceux qui ont fini leur championnat soient là.

– Avez-vous déjà votre équipe en tête ?

On s’est réuni avec le staff cette semaine pour tirer le bilan et on s’est rendu compte que ce ne serait pas si facile de faire la liste. On a des points d’interrogation à tous les postes. Bien sûr, on a un top-9 ou 10 qui se dégage à l’attaque, mais sur ces 9 ou 10 certains sont blessés ou en reprise [NDLR : à l’exemple d’Anthony Rech]. On réfléchit plus aux combinaisons de lignes, mais elles peuvent justement changer selon ces blessés.

– C’est difficile de cumuler le travail en club à Bordeaux et en équipe de France ?

Cela fait énormément de travail. Je ne vous cache pas que je suis fatigué ces derniers temps, un peu malade en plus. Mais on rentre maintenant dans la dernière ligne droite avec les play-offs de Ligue Magnus. En équipe de France, le gros est fait. Cela va être plus facile à gérer à partir de maintenant.

– Quel est votre point de vue sur ce Final Four de Coupe de France ?

C’est une surprise que les deux gros clubs du championnat ne soient pas là, mais cela montre que le calendrier est difficile pour tout le monde. Avec la fatigue, ce n’est pas si facile de se qualifier. C’est positif pour la promotion du hockey sur glace de voir des équipes comme Strasbourg, Lyon et Chamonix participer. Je ne cite pas Amiens parce qu’ils font partie des gros clubs de la ligue et que leur place est plus logique. Mais sur une finale en un match, tout est envisageable. Il sera intéressant de voir comment les équipes vont gérer les deux matches en 24 heures.

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