Amiens – Anglet (Ligue Magnus, 43e journée)

136

C’était les play-offs avant l’heure pour les Gothiques et l’Hormadi ! Les deux équipes enchainaient deux journées d’affilée, un back-to-back, chose que l’on voit peu en saison régulière. Vainqueurs de Chamonix la veille, les Amiénois avaient toujours cet objectif de la troisième place « pour faire mieux que l’année dernière ». Anglet, officiellement « éliminé » de le course aux play-offs après la défaite à Grenoble, devait prendre des points pour la poule de relégation. L’enjeu n’était donc pas moindre pour les deux équipes, et cela allait permettre aux hommes de Mario Richer notamment de se jauger physiquement avant les play-offs, une semaine après un back-to-back réussi à Bercy.

La rencontre commençait sur un bon rythme, avec de l’intensité. Les premières minutes étaient intéressantes, mais avec finalement peu d’occasions franches malgré la domination des Amiénois au niveau des lancers. Il fallait attendre la septième minute, et un très bon travail de conservation en zone offensive du quatrième trio picard, pour assister à l’ouverture du score. Suire entrait en zone, et passait la rondelle à Da Costa dans le coin. L’ancien Gapençais se frayait un chemin vers l’enclave et redonnait à la bleue pour Smach, qui lançait instantanément à ras de glace. Le palet semblait dévié plusieurs fois, tout d’abord par des joueurs angloys, puis par Plouffe qui avait bien suivi la trajectoire du lancer. Léo Bertein ne pouvait rien faire, si ce n’est aller chercher le palet dans le fond des ses filets (1-0, 6’51).

L’Hormadi s’appuyait surtout sur sa première ligne pour créer le danger. Poudrier, Riendeau et Olsson réussissaient à bien s’installer en zone offensive, et à faire courir le palet, mais n’arrivaient pas à trouver de lignes de shoot. La faute à des Amiénois qui contraient énormément de lancers avec leurs corps et leurs crosses, à l’image de Jonathan Narbonne et de Thomas Suire. Seuls cinq lancers basques arrivaient à la cage dans ce tiers, tous stoppés par Henri-Corentin Buysse.

La sale soirée des hommes de Olivier Dimet ne faisait que commencer. Très pénalisés (six minutes de prison) dans le premier tiers, ils craquaient encore en infériorité numérique. La faute à un power-play amiénois en feu depuis un peu plus d’une semaine, qui frappait encore, par l’homme en forme du moment, Tommy Giroux. Belisle servait Trabucco sur la gauche de la cage, qui trouvait Halley dans l’enclave. Ce dernier remisait instantanément à Giroux complètement seul à la droite de la cage de Bertein, qui ne se faisait pas prier. Sa reprise en one-timer crucifiait l’ancien portier amiénois (2-0, 15’13).

À l’instar de la première période, le début du second tiers était disputé, mais avec peu d’occasion de but. Romain Bault, après un très bon travail du deuxième trio, avait une belle ouverture, mais son lancer était trop excentré. Il fallait une nouvelle fois attendre une faute angloye pour voir un but. Sova était pénalisé pour faire trébucher, et avec encore une fois Bélisle et Giroux à la baguette, les locaux trouvaient l’ouverture. La mise au jeu était gagnée par Halley, et Giroux trouvait Bélisle à la bleue. L’ancien Niçois redonnait à l’ancien de Trois-Rivières, qui voyait Romand faire écran devant la cage. Son lancer était dévié par le colosse amiénois qui donnait encore de l’avance aux siens (3-0, 26’58).

À peine le temps de souffler pour l’Hormadi. Moins de trente secondes plus tard, « bis repetita », mais avec des acteurs différents. West envoyait en fond de glace, et Matima récupérait la rondelle. Le palet tournait en zone offensive, et Prissaint était servi à la ligne bleue. Il lançait à ras de glace et West coupait la trajectoire du shoot, qui finissait au fond des filets d’un Bertein impuissant (4-0, 27’24).

Les Basques, avec l’orgueil, et profitant d’une baisse de régime et/ou de concentration des Gothiques, réduisaient rapidement l’écart. Loïk Poudrier pressait Narbonne dans le coin et permettait à Riendeau de récupérer. Celui-ci redonnait à Poudrier qui voyait que Buysse ne couvrait pas bien son angle, et trouvait la lucarne dans un trou de souris (4-1, 28’35). Olivier Dimet remplaçait alors son gardien, et faisait entrer Sébastian Ylonen, avec l’espoir que cela ait un effet sur ses joueurs.

Cela avait pour conséquence de remobiliser les hommes de Olivier Dimet. Phelps avait tout d’abord une grosse occasions de 4-2, avec un palet qui traînait devant la cage de Buysse, mais ce dernier déployait sa botte pour garder trois longueurs d’avance. Ensuite, en infériorité, il récupérait à sa ligne bleue défensive dans la crosse de Anderson et partait en face-à-face. Malheureusement, il n’arrivait même pas à cadrer sa tentative. Peu opportuniste, l’Hormadi était directement puni.

Pour la troisième fois de la soirée, le jeu de supériorité amiénois frappait. Et pour la troisième fois de la soirée, Tommy Giroux en était à l’origine. Belisle récupérait le palet après une passe contrée de Trabucco, et trouvait Giroux sur le côté droit de la cage de Ylonen. Celui-ci n’était pas attaqué, et avait une ligne de shoot grande ouverte. Il s’y engouffrait et lançait, et Halley, bien placé, déviait au dernier moment cette rondelle. Ylonen, fraîchement rentré, ne pouvait rien faire (5-1, 31’36).

À l’instar d’Olivier Dimet, Anthony Mortas, seul sur le banc en l’absence de Mario Richer, faisait rentrer Lucas Savoye dans le dernier tiers. Assommés, les Angloys avaient abandonné cette partie. Le score aurait pu être plus lourd, lorsque Narbonne combinait avec Giroux pour entrer en zone.  Sa passe pour Romand était mal ajustée et le palet rebondissait, ce qui sauvait Ylonen et ses coéquipiers.

Lors de la dernière opportunité de supériorité de la rencontre des Gothiques, Poudrier, aurait pu répondre à son frère lorsque, servi par West, il envoyait un lancer sur réception. Ylonen veillait et mettait sa botte en opposition, et c’est bien sur le score de 5-1 que la rencontre se terminait.

Les Gothiques finissaient bien l’année au Coliséum, avant une rencontre à Mériadeck face à Bordeaux. Un adversaire de taille qui pourrait bien être l’adversaire en play-offs des Amiénois. Les hommes de Mario Richer ont toujours leur sort entre leur main pour finir troisième, et donc faire mieux que la saison dernière.

 

Amiens-Anglet 5-1 (2-0, 3-1, 0-0)
Samedi 23 février 2019, 20h00 au Coliséum. 2300 spectateurs.
Arbitrage de MM. Pierre Dahaen et Savice Fabre assistés de MM. Joffrey Yssembourg et Charles-Édouard Salmon.
Pénalités : Amiens 4’ (2′, 2’, 0′) ; Anglet 32’ (14’, 16′, 2’).
Tirs : Amiens 40 (14, 10, 16) ; Anglet 21  (5, 8, 8).

Évolution du score :
1-0 à 06’51 : Plouffe assisté de Smach
2-0 à 15’13 : Giroux assisté de Trabucco et Halley (sup. num.)
3-0 à 26’58 : Romand assisté de Giroux et Belisle (sup. num.)
4-0 à 27’24 : West asssité de Prissaint et Edwards
4-1 à 28’35 : Poudrier assisté de Riendeau et Olsson
5-1 à 31’36 : Halley assisté de Giroux et Bélisle (sup. num.)

Amiens

Attaquants :
Tommy Giroux – Philippe Halley – Jérémie Romand
Spencer Edwards – Joey West (A) – Bastien Maïa
Pierre-Maxime Poudrier – Mario Trabucco – Rudy Matima
Kévin Da Costa (A) – Félix Plouffe – Thomas Suire

Défenseurs :
Jonathan Narbonne (C) – Ondrej Smach
Léo Guillemain – Holden Anderson
Romain Bault – Louis Bélisle
Axel Prissaint

Gardien :
Henri-Corentin Buysse puis à 40’00 » Lucas Savoye

Remplaçant : Christophe Tiramani.

Anglet

Attaquants :
Yanick Riendeau – Loïk Poudrier – Alexander Olsson
Nicolas Arrossamena – Sébastien Gauthier – Thomas Decock
Louis Vitou – Chase Phelps – Lionel Tarantino
Florent Neyens – Robin Lamboley – Victor Ranger

Défenseurs :
Dominic Jalbert (C) – Joona Kuunas
Kévin Maso – Ales Sova
Mathieu Pons – Dave Grenier

Gardien :
Léo Bertein puis à 28’35 » Sébastien Ylonen

Les commentaires sont fermés.