Brest – Nantes (Division 1, 26e journée)

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Brest remporte la saison régulière 

Retournement de situation il y a une semaine. La victoire bretonne à Briançon (7-6) couplée à la défaite de Cergy-Pontoise à Marseille (4-2) a redonné la place de leader à Brest. Pour cette dernière journée, un succès suffit donc aux Albatros pour empocher la saison régulière et obtenir l’avantage de la glace pour la totalité des playoffs.

Pour cela il faut d’abord passer sur le corps des Corsaires Nantais qui n’ont plus leur destin en main pour continuer leur saison. Outre un succès impératif ce soir, ils doivent espérer les échecs des équipes classées devant eux encore à portée de points. Ils peuvent compter sur un gros contingent de supporters venus des Pays de la Loire dans un Rïnkla Stadium qui s’offre sa meilleure affluence de la saison (1280 spectateurs).

La première alerte est à mettre au crédit des Nantais qui profitent d’un palet perdu par les locaux dans leur défense. Mais Guerriero s’interpose face à la tentative de Prokop (3’13’’). Sylvain Codère profite du retour de blessure de Piispanen pour tourner à quatre blocs offensifs. Une tactique payante puisque le quatrième trio trouve la faille sur sa première présence. Jan Krivohlavek dos à la cage le long de la bande parvient à transmettre en retrait le disque à Dimitri Motreff qui marque en angle fermé (1-0 à 5’19’’). L’ex-Nantais n’a pas fait de cadeau à ses anciens coéquipiers.

Les Corsaires parviennent à mener quelques raids vers la cage adverse mais ce sont bien les Albatros qui s’offrent les tirs les plus dangereux. Beaucoup d’occasions sont obtenues grâce à des mises en jeu remportées en zone offensive notamment par Jonathan Joanette. Elles permettent d’obtenir des tirs de loin à dévier ou provoquant des rebonds à exploiter (9’, 14’ et 15’). Mais le gardien Sedláček est efficace avec pas moins de dix-neuf arrêts dans ce tiers initial.

Après vingt minutes jouées sans pénalité, Nantes est sanctionné pour un surnombre à l’entame de la deuxième période (20’39’’). Le portier tchèque effectue un double arrêt sur les tentatives finlandaises de Kivimäki et Piispanen (21’). La pénalité est ensuite tuée tranquillement dans cette période plus stérile en occasions franches.

Les Bretons parviennent à accentuer leur avance suite à un tir de Sprukts contré par une jambière. La rondelle revient directement sur la palette de Joanette qui reprend comme ça vient. Sedláček, mis hors-position par le changement de trajectoire du tir initial, ne peut rien (2-0 à 26’44).

C’est ensuite au tour de Nantes de bénéficier d’un jeu de puissance (28’13’’). Mais le bon travail au pressing de Dimitri Motreff leur crée une belle frayeur. Le numéro 91 parvient à couper une passe et à partir en contre-attaque. Heureusement pour les visiteurs, il perd le contrôle du palet en tentant de dribbler Sedláček (29’40’’).

Ne jouant pas vraiment en mode “survie” comme on aurait pu s’y attendre, les Corsaires reviennent finalement dans la partie à la faveur d’une situation d’infériorité numérique. Trop portés à l’attaque, les Albatros sont piégés par des revirements en zone neutre ou à l’entrée de leur zone offensive. L’un d’eux crée une situation de trois contre un menée par Matej Hamrak. Le Slovaque la joue solo et conclut l’action par un tir dans le haut du but de Guerriero (2-1 à 32’07’’).

La pénalité n’est pas finie et Brest manque de peu de se faire piéger à nouveau en contre. Cette fois la tentative nantaise n’aboutit pas et sur l’action suivante c’est Justin Bernier qui redonne deux buts d’avance aux locaux (3-1 à 32’59’’). Krivohlavek ne profite pas ensuite d’un but qui était pourtant grand ouvert (36’). Qu’à cela ne tienne, Petersen fait preuve de plus de précision sur son tir axial (4-1 à 37’53’’).

Nantes n’a plus le choix dans la dernière période pour continuer d’espérer. Son premier bloc offensif emmené par Brenton part pied au plancher. Il est imité par le duo Le Dren-Dugast qui met aussi une bonne pression en zone offensive. Pourtant le couperet ne passe pas loin puisque c’est le poteau droit de Sedláček qui empêche Piispanen d’inscrire le cinquième but brestois (46’10’’).

Une boulette défensive locale permet néanmoins à Brenton de marquer à la finition d’une contre-attaque de Hamrak (46’36’’). Il faut dire que Brest joue bien plus à reculons dans cette période où tout est prétexte à faire défiler le chrono pour gagner du temps. Les palets sont conservés plus longtemps que d’habitude en zone défensive ou sont envoyés mourir dans les coins.

La fin de match approchant, Daniel Babka abat ses dernières cartes en posant un temps mort et en faisant sortir son gardien (56’15’’). Le premier bloc nantais est installé autour du but de Guerriero mais ne trouve pas la faille. Le joker de luxe Jonathan Joanette démontre encore tout son talent en marquant en cage vide d’un tir effectué totalement à l’opposé depuis la zone située derrière son propre but (5-2 à 57’50’’). On ne pouvait guère tirer de plus loin !

Succès donc pour Brest qui s’adjuge le titre honorifique de champion de la saison régulière avec au final une marge de quatre points d’avance sur Cergy-Pontoise qui s’est incliné à domicile face à Briançon (1-2). Outre l’avantage systématique de la glace pour les play-offs, Brest termine également avec la meilleure attaque du championnat. Dans ses rangs, Jonathan Joanette et Samuli Kivimäki obtiennent respectivement le titre de meilleur pointeur et meilleur buteur de Division 1. Le Finlandais partage d’ailleurs la meilleure fiche +/- du championnat en compagnie de son compatriote Markus Piispanen (ratio de +21).

L’avantage de la glace ne sera pas anodin dès les quarts de finale puisque les Bretons affronteront Dunkerque qui, on le sait, sont redoutables dans leur chaudron de Raffoux qui connaît ses derniers jours. Il faudra donc être impérial à domicile dès le week-end prochain pour le match 1 et 2.

Pour Nantes, ce sont les vacances avant l’heure. Et ils peuvent avoir des regrets. En cas de succès ce soir ils auraient poursuivi l’aventure car les autres résultats leur étaient favorables. Mais l’énergie du désespoir qui aurait dû animer l’équipe ne s’est pas vraiment ressentie. L’exercice 2018-2019 s’avère décevant avec une dixième place finale après avoir pourtant disputé les demi-finales la saison passée.

Joueurs du match : Jonathan Joanette (Brest), Matthew Brenton (Nantes).

 

Brest – Nantes 5-2 (1-0, 3-1, 1-1)
Samedi 02 mars 2019 à 20h00 au Rïnkla Stadium. 1280 spectateurs.
Arbitrage de Frédéric Le Berre assisté de Leevan Thiebault et Thomas Honoré.
Pénalités : Brest 2′ (0’, 2’, 0’), Nantes 4′ (0’, 4’, 0‘).
Tirs : Brest 36 (20, 11, 5), 22 (8, 4, 10).

Évolution du score :
1-0 à 05’19’’ : Motreff assisté de Krivohlavek et N. Bernier
2-0 à 26’44’’ : Joanette assisté de Sprukts et Gréverend
2-1 à 32’07’’ : Hamrak assisté de Brenton et Lanvers
3-1 à 32’59’’ : J. Bernier assisté de J. Avenel et G. Avenel (sup. num)
4-1 à 37’53’’ : Petersen assisté de Kivimäki et Joanette
4-2 à 46’36’’ : Brenton assisté de Hamrak
5-2 à 57’50’’ : Joanette (cage vide)

Brest

Attaquants :
Trevor Petersen – Markus Piispanen – Justin Bernier
Nicolas Thos – Graham Avenel – Jonathan Avenel (C)
Gatis Sprukts – Jonathan Joanette – Samuli Kivimäki
Nathan Bernier – Jan Krivohlavek – Dimitri Motreff

Défenseurs : (rotation à cinq)
Aurélien Gréverend (A) – Alexandre Perron-Fontaine (A)
Nicolas Favarin – Gaëtan Cannizzo
Baptiste Bruyas

Gardien :
Carmine Guerriero

Remplaçants : Alexis Neau (G), David Hennebert.

Nantes

Attaquants :
Matthew Brenton – Johan Saint-André – Matej Hamrak
Tomas Grofek – Daniel Babka Jr – Dominik Briestenský
Elias Leprieult – Lucas Bini (C) – Hugo Damy
Nicolas Le Dren – Edouard Dufournet – Valentin Dugast

Défenseurs :
Patrik Prokop (A) – Ondřej Martinka (A)
Martin Obuch – Alex Pisarik
Théo Lanvers – Michal Fabian

Gardien :
Vojtěch Sedláček (sorti de 56’20’’ à 57’50’’)

Remplaçants : Corentin Lapointe (G), Brieuc Houeix.

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