Entame réussie pour l’équipe de France qui malgré un manque d’efficacité flagrant a réussi à venir à bout de l’Ukraine hier après-midi. Le Kazakhstan de son côté s’est incliné hier soir (2-5) face à l’Allemagne dans une rencontre largement dominée par les Allemands. Les Tricolores pouvaient donc espérer continuer sur leur lancée face à un rival pour le podium. Dans les rencontres du jour, le Danemark et l’Allemagne ont confirmé leur succès inaugural respectivement face à l’Ukraine (6-2) et la Norvège (6-4), confirmant ainsi qu’ils sont deux sérieux candidats pour la montée.

Difficile d’encaisser un tel but en début de match pour les Bleus qui repartent malgré tout à l’attaque avec Paulin Mainot. Duquenne bloque un bon lancer d’Alexandrov. Les Bleus essaient de faire parler leur vitesse sur un 2 contre 1 entre Proux et Dair mais Proux tergiverse trop et ne parvient pas à faire la passe. Un premier brassage intervient alors lorsque Dair se montre un peu trop insistant en tapant sur la jambière de Kalmykov.

Le Kazakhstan se fait pressant en zone offensive et les Bleus ont du mal à ressortir le palet. Les Kazakhs s’appuient sur la bonne vitesse de leurs attaquants pour mettre en place des attaques bien construites mais la défense française ressort proprement. Gusseinov prend de vitesse la défense, essaie de prendre son propre rebond mais Duquenne s’impose. Filippenko manque de peu la lucarne. Le Kazakhstan est plus dangereux sur les attaques placées alors que la France procède par contre-attaques à l’image de celle de Théo Gueurif qui aurait pu faire mouche.

Pris à froid, les Bleus essaient de réagir. Proux manque une belle occasion à bout portant. Puis une belle action française est conclue par une passe en retrait pour Dubé dont le tir est contré. Après une faute d’Alexandrov sur Dubé en zone offensive, Proux prend une nouvelle fois un rebond à bout portant mais le gardien repousse. Dair à son tour voit son tir détourné par le gardien. Le Kazakhstan est sanctionné pour retard de jeu, ce qui offre une double supériorité numérique pour la France. Dubé s’avance mais son tir est dégagé, Allais voit sa tentative repoussée. Un tir de Baravaglio est repoussé par le gardien. La France n’arrive pas à bouger le bloc kazakh puis sur vingt secondes de folie multiplie les tirs… non cadrés. Après une interception, Dair accélère mais tire au-dessus.

Une nouvelle fois les Français ont des occasions mais le réalisme est kazakhe : après une longue présence kazakhe en zone offensive, Vladislav Saiko marque facilement en deux temps au milieu d’une défense passive (1-5, 33’32). C’est le but de trop pour Duquenne qui est remplacé par Tristan Mongellaz. Ensuite le jeu s’équilibre jusqu’à la fin du tiers. Les Bleus à l’énergie essaient de réagir mais semble impuissants face à une équipe bien organisée et à un gardien bien en place. Après un tiers difficile, ils sont menés de quatre buts à la deuxième pause.

La France continue de subir et essaie de procéder par contres. Les Kazakhs s’offrent un gros numéro en zone offensive mais le tir de Gusseinov est repoussé par Mongellaz qui fait ensuite face à celui de Boiko. La France est battue en vivacité par des Kazakhs beaucoup plus réactifs dès la perte du palet. Musorov tire du revers mais manque le cadre.

Après avoir beaucoup subi le jeu de passe des Kazakhs, les Français marquent sur une contre-attaque de Tomasino, Gueurif marque sur un revers qui passe sous la jambière de Kalmykov (2-6, 55’02). Mais une nouvelle pénalité française de Guer pour une mise en échec avec la crosse met de nouveau les Bleus en difficulté. Un centre fort devant la cage de Zalevski est dévié involontairement par Schmitt dans sa cage (2-7, 56’28). Sur un palet perdu en zone offensive, les Bleus s’offrent une dernière contre-attaque mais manquent le cadre. Tout un symbole.

La double supériorité numérique mal négociée au deuxième tiers a semble-t-il été le tournant du match : elle a redonné de l’élan au Kazakhstan alors que les Français ont accusé le coup par la suite, devenant souvent spectateurs d’un match qui allait leur échapper complètement. À l’inverse, le Kazakhstan réalise un 3/3 en supériorité numérique grâce à un jeu de puissance parfaitement rodé ! Après une bonne claque comme celle-ci, il faudra se remobiliser rapidement pour affronter la Norvège mercredi. Les Kazakhs eux se sont bien remobilisés après leur défaite inaugurale contre l’Allemagne et peuvent voir venir sereinement la suite de la compétition.
Désignés joueurs du match : Charles Schmitt (France U18) et Madi Dikhanbek (Kazakhstan U18)
(Photos Philippe Crouzet)
France U18 – Kazakshtan U18 2-7 (1-2, 0-3, 1-2)
Lundi 15 avril 2019 à 19h30 la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 668 spectateurs.
Arbitrage de Michal Baca assisté de Nicholas Briganti et Julien Fournier
Pénalités : France U18 6’ (2’, 0’, 4’), Kazakhstan U18 6’ (0’, 6’, 0’)
Tirs : France U18 29 (12, 10, 7), Kazakhstan U18 37 (11, 12, 14)
Évolution du score :
0-1 à 02’53 : Gusseinov assisté de Musorov et Saiko
0-2 à 09’43 : Filippenko assisté de Dikhanbek et Zalevski (sup. num.)
1-2 à 11’16 : Dubé assisté de Baravaglio
1-3 à 23’39 : Saiko assisté de Gusseinov et Shaikhmeddenov
1-4 à 29’14 : Dikhanbek assisté de Boiko et Zalevski
1-5 à 33’32 : Saiko assisté de Gusseinov et Shaikhmeddenov
1-6 à 52’57 : Chaporov assisté de Dikhanbek et Filippenko (sup. num.)
2-6 à 55’02 : Gueurif assisté de Tomasino
2-7 à 56’28 : Zalevski assisté de Gusseinov et Musorov (sup. num.)
France U18
Attaquants :
22. Pierrick Dubé – 7. Enzo Baravaglio – 10. Quentin Tomasino
6. Timothé Quattrone (C) – 14. Hugo Proux – 23. Flavian Dair
24. Théo Gueurif – 18. Emmanuel Navarro – 16. Samuel Guer (A) (2’)
5. Paulin Mainot – 15. Axel Tarabusi – 13. Matteo Daita
19. Baptiste Léo
Défenseurs :
21. Mathias Thomas – 17. Hugo Allais
12. Jules Boscq (A) (2’) – 4. Charles Schmitt
2. Guillaume Leucht (2’) – 9. Louis Cirgues
3. Christophe Tiramani
Gardien :
1.Valentin Duquenne puis 25. Tristan Mongellaz [de 33’32 » à 60’00 »]
Kazakshtan U18
Attaquants :
17. Vladislav Saiko – 9. Dias Gusseinov (A) – 24. Maxim Musorov
5. Oleg Boiko (C) – 15. Denis Chaporov – 22. Stanislav Filippenko
4. Ali Kassenov – 12. Alikhan Omirbekov (2’) – 23. Stanislav Alexandrov (2’)
11. Ivan Voitov – 10. Igor Ichshenko – 19. Adam Yevloyev
Défenseurs :
21. Artyom Korolyov – 18. Angsar Shaikhmeddenov (2’)
7. Madi Dikhanbek (A) – 13. Igor Zalevski
2. Rustem Jumagulov – 3. Nikita Boiko
6. Vladislav Kharlamov
Gardien :
1. Roman Kalmykov
Remplaçant : 20. Vilen Prokofiev (G).







































