Bordeaux en vendanges tardives – Ligue Magnus – 13e journée

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Relancés par une belle semaine alpine avec 5 points pris sur 6, les Boxers recevaient les Scorpions de Mulhouse pour définitivement recoller au peloton. Tâche ardue tant les visiteurs sont réguliers cette saison, bien accrochés à une belle quatrième place au classement, d’autant plus qu’ils gardent en mémoire la large victoire bordelaise 4-0 en début de saison en Alsace. 

Gagner pour retrouver un peloton, et un matelas plus confortable par rapport à la neuvième place. Continuer à insuffler cette dynamique initiée il y a deux semaines, faisant des Boxers une équipe un peu plus proche des récents standards.

Comme vendredi à Briançon, Bordeaux démarre bien, déroule un jeu vif et semble disposé à prendre le score. Les Mulhousiens ne s’en laissent pas compter et tentent également des incursions bien contrôlées par un Clément Fouquerel plutôt réactif. Dans un premier tiers comptant 17 tirs à 6 pour les locaux, ce sont pourtant les hommes d’Olivier Dimet qui craquent en premier via l’ouverture du score de Roland Vigners, sur un numéro de soliste du letton, prenant le palet en coin, « spino-ramant » la défense bordelaise, et battant Clément Fouquerel d’un superbe dribble à un contre trois en zone défensive girondine.

Indiscipline chronique 

Avec un Quentin Papillon de gala, et une efficacité offensive redoutable, les Scorpions assènent un coup au moral de bordelais qui vont devoir continuer à attaquer le but adverse pour renverser la tendance. Malheureusement, le deuxième tiers n’est pas tout à fait du même acabit, et avec seulement 7 tirs contre 9, la « fatigue se faisant ressentir » pour le coach Dimet. Avec « 4 nuits sur 5 dans le bus cette semaine« , la récupération est bien moindre et cela s’est clairement vu ce soir.

Ce second tiers est surtout encore une fois un enchaînement de pénalités contre Bordeaux. Crosse haute pour Bostjan Golicic, faire trébucher ou charge avec la crosse pour Félix Petit ou obstruction pour Aïna Rambelo. les Boxers ont passé 8 minutes en infériorité numérique, d’où de grosses difficultés pour établir un ersatz de jeu. C’est donc bien Clément Fouquerel qui laisse son équipe dans le match, derrière une équipe à l’arrêt provisoire.

Une pluie d’occasions 

Sans doute bougés par Olivier Dimet, les Bordelais rentrent dans le dernier tiers en mettant un impact physique supérieur et en tirant plus à la cage. Cela paie d’entrée avec l’égalisation d’Alexandre Mulle qui dévie le palet devant Quentin Papillon à la suite d’une bonne phase de possession des locaux ponctuée par une frappe de François Paquin depuis la ligne bleue.

Ensuite, Bordeaux et Mulhouse se rendent coup pour coup. Clément Fouquerel sort quelques palets chauds, mais ce sont Mathias Arnaud, François Paquin ou Alex Ranger qui alertent plus que sérieusement le gardien visiteur toujours aussi décisif. Les entrées de zone offensive sont beaucoup fluides et le jeu court est privilégié.

Plus simple de bien enchaîner en restant à égalité numérique. Alex Ranger, encore lui, ou Victor Barbero continuent de dynamiser le jeu, les Boxers s’attachant à être premiers dans les coins et à conserver la rondelle. Et si la statistique des tirs n’indique que 10-9 pour les Boxers, la raison est simple : si la donnée n’intègre que les tirs cadrés, les Boxers ont raté le cadre une bonne dizaine de fois, dans des positions plutôt avantageuses. Plusieurs face-à-face ont été gagnés par Quentin Papillon, et les Bordelais ont beaucoup tenté pour prendre l’avantage, sans succès, la faute à une maladresse très frustrante pour les Aquitains.

On rentre par ailleurs dans les deux dernières minutes lorsque Robin Colomban s’en va en face-à-face, arrêté une nouvelle fois par l’excellent portier mulhousien. Dans la continuité de l’action, en contre, Jonathan Janil ne contrôle pas un palet à la bleue et c’est Julien Munoz qui manque de l’emporter in extremis, parti seul contre Clément Fouquerel. Il y a du KO dans l’air et sur une dernière incursion, Lucien Onno se rend coupable d’une obstruction, pénalité qui ne donne rien sur les quelques secondes restantes mais se poursuivra dans la prolongation.

Commençant à 4 contre 3 durant 1’37, les Boxers, pourtant en délicatesse dans ce secteur, ont une belle occasion de faire mentir les vieilles rengaines. Une fois le jeu de puissance installé, Quentin Papillon est encore et toujours assailli, et Victor Barbero rate deux cages vides consécutives. Incapables de conclure malgré les filets déserts, les rouge et noir ne sont clairement « pas assez tueurs devant le but« , et continuent de gâcher un nombre incroyable d’occasions en frappant hors cadre ou sur l’excellent cerbère des Scorpions.

Robin Colomban et Julien Guillaume auront une énorme occasion où Connor Wilson commet un faire trébucher qui remet ses coéquipiers en infériorité numérique. Deux minutes où les Boxers tournent autour de la cage adverse sans réellement prendre leur chance, acheminement tout ce beau monde vers les tirs aux buts.

Et d’une manière somme toute très prévisible, ce sont les Scorpions de Mulhouse qui s’imposent, avec la seule réalisation de Tommy Besinger qui déshabille Clément Fouquerel alors que le portier bordelais a stoppé toutes les autres tentatives adverses, au même titre que son homologue alsacien, parachevant son œuvre du soir.

Les Boxers manquent donc une belle occasion de rattraper définitivement les poursuivants d’un impitoyable trio de tête, et de se replacer dans une zone plus confortable dans l’optique de la qualification en playoffs. Pour le coach Dimet, même si les siens sont revenus au score dans une rencontre où ils ont tantôt souffert, tantôt raté beaucoup de choses, le vestiaire « ne retient que les deux points de perdus« . Impression confirmée par un Julien Guillaume tout aussi dépité, très déçu de ne pas avoir pu valider la semaine sur la route par une victoire à domicile.

De plus, si Bordeaux se comporte correctement loin de ses bases, Olivier Dimet déplore « le manque de réussite à Mériadeck« , alors que son équipe avait « comme objectif d’en faire une forteresse imprenable« . Si la fatigue d’une semaine éreintante empirée par les voyages est omniprésente, le technicien français voit la semaine qui vient comme charnière également.

Engagés dans un premier tour de Coupe de France en déplacement à Clermont, cela sent le « match piège » et la coupe étant un objectif, il n’est pas question de bâcler cette rencontre, même avec un derby à Anglet à jouer le vendredi. Les Bordelais ont beau avoir raté le coche en ce dimanche soir, la saison reste longue, et ils pourront toujours se consoler en se disant que s’ils ont « perdu deux points« , ils n’ont pas perdu dans le temps réglementaire depuis six matchs.

La remontée continue donc, et le travail devant le but semble s’imposer de plus en plus.

Bordeaux – Mulhouse 1-1 (0-1, 0-0, 1-0, 0-0) / 0-1 aux tirs au but
Dimanche 20 octobre 2019 à 18h30 à la patinoire Mériadeck. 2180 spectateurs.
Arbitrage de Marie-Tjana Picavet et Nicolas Crégut assistés par Nicolas Constantineau et Éric Briolat.
Pénalités : Bordeaux 10′ (2′, 8′, 0′, 0′) ; Mulhouse 6′ (2′, 0′, 2′, 2′).
Tirs : Bordeaux 38 (17, 7, 10, 4) ; Mulhouse 24 (6, 9, 9, 0).

Évolution du score :
0-1 à 18’39 : Vigners assisté de Sevcenko et Genest
1-1 à 44’13 : Mulle assisté de Paquin et Golicic

Tirs au but :
Bordeaux : Mulle (manqué), Légaré (manqué), Ranger (manqué), Levesque (manqué), Colomban (réussi).
Mulhouse : Besinger (réussi), Ten Braak (manqué), Vigners (manqué), Loizeau (manqué).
Bordeaux

Attaquants :
Jonathan Lessard – Bostjan Golicic – Alexandre Mulle
Loïk Poudrier – Félix Petit – Alex Ranger
Charles-Éric Légaré – Robin Colomban – Victor Barbero
Matias Arnaud  – Julien Guillaume – Jules Gallet

Défenseurs :
Maxime Moisand – Félix-Antoine Poulin
Jonathan Janil – Aïna Rambelo
François Paquin – Marc-André Levesque

Gardien :
Clément Fouquerel

Remplaçant : Julian Junca (G). Absent : Mitch Ferguson.

Mulhouse

Attaquants :
Arturs Sevcenko – Milan Jurik – Roland Vigners
[tournant] – Connor Wilson – Corentin Cruchandeau
Bryan Ten Braak – Damien Raux – Teemu Loizeau
Jonathan Estienne – Tommy Besinger – Julien Munoz

Défenseurs :
Vincent Melin – Jerry Laakso
Lucien Onno – Hubert Genest
Andreï Esipov – Ivan Esipov

Gardien :
Quentin Papillon

Remplaçant : Olivier Richard (G). Absents : Samuel Rousseau (symptômes de rechute de commotion après une charge contre Gap dimanche dernier), Kévin Hecquefeuille (fracture du pied), Colin Downey (commotion cérébrale), Josh Bowes (côte).

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