Grenoble – Rouen (Ligue Magnus, 20e journée)

Les Brûleurs de Loups donnent la leçon aux Dragons

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Depuis la trêve, les Brûleurs de Loups n’ont pas perdu. Ils ont enchaîné quatre succès contre Briançon (7-2), Mulhouse (6-2), Bordeaux (6-5) et plus récemment à Anglet (3-2) mardi. Une période qui peut sembler faste mais qui a été agitée dans le vestiaire grenoblois. Mécontent de l’indiscipline de son équipe, Edo Terglav a tapé du point sur la table en sanctionnant les joueurs coupables de pénalités liées à des contestations d’arbitrage. Après Manavian et Valier contre Bordeaux, c’est Fleury et Rohat qui en ont fait les frais mardi contre Anglet. Mais pour la réception de Rouen, le coach grenoblois a choisi d’aligner tous ses joueurs disponibles, seul Maxime Legault manquant toujours à l’appel. Vainqueurs aux tirs au but du premier affrontement face aux Dragons à l’île Lacroix (4-3), les Brûleurs de Loups reçoivent une équipe rouennaise en difficulté cette saison. Seulement quatrièmes au classement, les Rouennais n’ont pas la régularité des années précédentes. Battus à Mulhouse (4-1), ils ont réagi en battant successivement Anglet (7-0) puis Gap (3-2). Ce remake de la finale de la saison dernière permettra de situer un peu mieux l’état de forme des deux équipes.

La rencontre débute par un round d’observation entre deux équipes qui se connaissent bien et se craignent beaucoup. Priorité à la défense donc avec l’objectif principal de ne pas trop s’exposer. Mais c’est Grenoble qui parvient à créer le danger en premier : sur un palet récupéré en zone défensive, Sacha Treille remonte la glace le long de la bande sans être vraiment inquiété. Il rentre tranquillement en zone offensive et mystifie Pintaric d’un tir croisé en ras de glace (1-0, 03’34). Les Dragons ont pourtant l’occasion de revenir tout de suite car Fleury accroche Chakiachvili derrière la cage rouennaise. Rouen installe rapidement le power-play et un lancer flottant de Deschamps vers la cage provoque un premier petit brassage devant le slot grenoblois. Horak se saisit du palet, tout comme sur un lancer de Caron quelques instants plus tard, sans rebond laissé. Horak et sa défense parviennent à tuer la pénalité sans grosse difficulté. À cinq contre cinq, les Brûleurs de Loups retrouvent la maîtrise du palet. Pourtant, sur une contre-attaque rapidement jouée par Guttig, Deschamps sert dans la profondeur Langlais qui se présente seul face à Horak, mais ce dernier ferme bien son angle. L’égalisation était toute proche mais le porter grenoblois est irréprochable en ce début de match à l’image d’un nouvel arrêt impeccable sur un tir en pivot de Bouvet.

Après une longue interruption du jeu suite au remplacement d’un plexiglas défectueux, les débats peuvent reprendre. La coupure profite à Grenoble puisque sur une très belle action en zone offensive, Fabre place une accélération qui lui permet de se présenter face à Pintaric. Ce dernier repousse mais Fabre parvient à récupérer son propre rebond pour servir Fleury en retrait qui feinte le tir pour coucher Pintaric et mettre le palet dans la cage vide (2-0, 11’06). Ce but permet à Grenoble de faire le break et de prendre l’ascendant dans cette rencontre. La réaction normande tarde à venir et à l’inverse c’est le troisième but grenoblois qui aurait pu être marqué sur un tir en deux temps de Joël Champagne qui voit le palet longer la ligne de but sans rentrer.

Les vagues grenobloises continuent de s’abattre sur la cage rouennaise. Baylacq se retrouve tout seul face à la cage suite à une action rapidement menée par Kara et Tartari mais Pintaric repousse à bout portant. Rouen finit par réagir avec Caron qui tente sa chance en angle fermé sur une contre-attaque. Il y a plus de mouvement côté grenoblois et Vincent Kara manque le cadre alors qu’il avait réussi à se repositionner devant la cage. En fin de tiers, Grenoble continue de faire circuler le palet dans la zone rouennaise. Treille puis Manavian tentent leur chance de loin. Ce gros travail empêche littéralement les Dragons de toucher le palet dans leur zone pendant plus de deux minutes. Une pénalité est appelée contre Mäkinen mais les Isérois continuent de faire tourner le palet avec un attaquant supplémentaire. Fleury s’ouvre la cage mais manque le cadre. Finalement la pénalité est sifflée et Grenoble installe son power-play. Après un premier tir contré, Hardy décale Aleardi qui reprend en one timer et transperce Pintaric juste avant la pause (3-0, 19’51).

Grenoble prend l’initiative dès le début de la deuxième période en portant le jeu dans la zone rouennaise. Rouen essaie de réagir timidement mais sur un contre emmené par Rohat, Dylan Fabre peut tirer à deux reprises sur Pintaric qui fait l’arrêt en deux temps. Le troisième but grenoblois n’était pas loin ! Les Dragons ramènent le jeu dans la zone grenobloise avec un bon mouvement du trio Lampérier-Bouvet-Thinel mais Horak parvient à se saisir du palet. C’est le début d’une période de domination stérile pour Rouen. En contre, Tartari oblige Pintaric à sortir une belle mitaine.

Rouen tente plus offensivement que lors de la première période mais se fait souvent surprendre par des contre-attaques grenobloises à l’image de celle de Rohat qui laisse en retrait à Fleury dont le tir est détourné difficilement par Pintaric. Les Brûleurs de Loups arrivent par moment à maintenir le palet dans la zone offensive en faisant circuler le palet. Sur l’une de ces phases de domination, un lancer de McEachen est dévié au passage par Tartari qui prend Pintaric à contre-pied (4-0, 26’59). Les Brûleurs de Loups s’échappent au tableau d’affichage et continuent de maintenir la pression sur une équipe rouennaise curieusement apathique ce soir. Thinel essaie de montrer l’exemple avec une belle passe contrôlée par Lampérier. Mais sur chaque attaque, les Grenoblois sont dangereux et arrivent facilement à mettre en difficulté la défense rouennaise : Valier laisse le palet en retrait pour Sacha Treille qui manque de peu sa reprise en bonne position face à la cage.

Hardy tente sa chance du revers face à la cage et Pintaric doit une nouvelle fois réaliser un arrêt décisif puis il remet ça quelques instants plus tard en sortant la jambière face à Bisaillon. Mais contre toute attente, les Dragons parviennent à réduire le score sur une sortie manquée de Lukáš Horák qui, en allant chercher le palet hors de sa cage, dégage directement sur Bastien Maïa qui ne se fait pas prier pour marquer dans la cage laissée vide (4-1, 34’25). Un but gag qui peut relancer Rouen à ce moment de la rencontre mais les Brûleurs de Loups tentent de se remettre dans le bon sens avec un contre de McEachen qui sert Baylacq dont le tir est repoussé par Pintaric.

Les Rouennais essaient de porter le danger en zone offensive avec Thinel et Lampérier. Mais sur une bonne action en zone offensive d’Aleardi, Treille se fait accrocher par Bastien Maïa. Le power-play grenoblois est vite installé, Aleardi rate de peu le doublé en manquant sa reprise à bout portant. Puis c’est Bisaillon qui tente sa chance sur un lancer lointain bloqué par Pintaric. C’est finalement Damien Fleury qui fait la différence en récupérant le palet en entrée de zone. Il accélère, se fait contrer par Roy mais parvient à rabattre le palet avec le gant dans sa crosse pour déjouer Pintaric d’une feinte à bout portant (5-1, 38’29). Un petit bijou qui efface la « boulette » d’Horak et permet à Grenoble de rentrer au vestiaire avec une avance confortable de 4 buts.

Avec un tel écart au score, les Dragons n’ont plus le choix au troisième tiers, ils doivent marquer rapidement pour espérer un retour. Ritz tente sa chance mais le palet est repoussé par Horak. Mais Dusseau se fait pénaliser dans la foulée, ce qui oblige Rouen à défendre une nouvelle fois en infériorité numérique. Une mauvaise nouvelle sachant que les Normands avaient encaissé un but sur les deux premières situations similaires. Et décidément le power-play grenoblois est en feu ce soir puisque les Brûleurs de Loups marquent une nouvelle fois sur un puissant lancer de Hardy suite à une belle passe transversale d’Aleardi (6-1, 42’28). Un but fatal à Pintaric qui laisse sa place à Gaëtan Richard.

Hardy est un peu trop insistant sur Maïa le long de la bande mais le power-play rouennais est moins rodé ce soir et Grenoble parvient à tuer assez facilement la pénalité. De retour à cinq, les champions de France se contentent essentiellement de gérer leur avance au tableau d’affichage alors que les Dragons semblent avoir renoncé vu l’ampleur du score. Gaëtan Richard doit réaliser tout de même un premier arrêt délicat face à Joël Champagne, bien décalé par Kearney. Il remet ça en sortant une belle mitaine en extension face à Vincent Kara sur un nouveau contre grenoblois. Le jeu se rééquilibre dans les dernières minutes sans que le score n’évolue…

Les Brûleurs de Loups signent un succès probant face à des Dragons méconnaissables ce soir. Du côté grenoblois, tout a fonctionné : la rigueur défensive, l’efficacité offensive avec notamment un incroyable 3/3 en supériorité numérique mais aussi la discipline puisque les Brûleurs de Loups n’ont été pénalisés qu’à deux reprises ce soir ce qui a dû fortement plaire à Edo Terglav, passablement agacé par la légèreté de ses joueurs dans ce domaine au cours des derniers matchs. Avec un doublé, Damien Fleury symbolise à lui seul cette réussite alors qu’il avait été mis de côté lors du match contre Anglet. Horák, malheureux sur le but rouennais, a par ailleurs rendu une copie très propre.

À l’inverse, les Rouennais ont été en dessous de tout sur ce match, étant souvent en retard sur le repli défensif et ne mettant pas l’intensité exigée sur ce type de match. À l’image de Pintaric, pas dans un grand soir et qui a laissé sa place en cours de match, ils ont rendu une pâle copie qui n’est conforme à leur standing. De quoi les replonger dans les doutes émis depuis le début de saison ? Rouen en tout cas reste décroché à la quatrième place et devra rebondir dans une semaine à Nice. Avant cela, Grenoble cherchera à enchaîner avec une sixième victoire consécutive du côté de Gap dimanche.

Désignés meilleurs joueurs du match : Damien Fleury (Grenoble) et Bastien Maïa (Rouen)

(Photos de Philippe Crouzet)

Commentaires d’après-match :

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « C’était un bon match de hockey, avec tout ce dont on a parlé depuis une semaine, les choses auxquelles il faut faire attention. Le hockey c’est un sport de momentum. Quand tu donnes le momentum à l’équipe, c’est là que tu retournes dans le match, tu peux marquer un ou deux buts. On n’a pas vu ça les quatre derniers matchs où on avait trop donné ou pris de mauvaises pénalités… Aujourd’hui au contraire on était discipliné, un peu plus patient, on ne forçait pas trop les choses. C’est ça qu’on demande aux joueurs de faire. C’était un bon match de tout le monde. Je suis bien content pour les gars. Une saison de hockey c’est comme ça, il y a des hauts et des bas. Il y a beaucoup de joueurs ici qui peuvent jouer. Pour moi c’est important que je mette la meilleure équipe sur la glace. Avec ce qu’on a fait depuis une semaine, je pense que le message était passé. Et ça va être comme ça maintenant jusqu’à la fin de l’année, c’est à eux maintenant d’avoir leur place dans l’équipe. Et quand on joue comme il faut, que tout le monde est là, on performe. Ça fait plaisir de le voir sur la glace. Tout le monde a joué le jeu, tout le monde était présent, on voit beaucoup d’émotion. On voit le nombre de shoots qu’on a bloqués, c’est notre identité, c’est nous. Après il y aura des matchs où on sera moins bien, on joue trois matchs par semaine depuis le début de saison. Le rythme est intense, il faut qu’on garde les petites choses, qu’on soit constant. C’est un match référence côté discipline. On se concentrait sur nous, on jouait simple, on bougeait bien le puck, on allait à la cage quand c’était le moment. Quatre blocs qui faisaient la même chose… On a beaucoup travaillé sur le power-play depuis deux trois semaines. On cherchait les cinq joueurs sur la glace qui allaient faire du jeu. Trois buts sur trois occasions, c’est très rassurant et ça donne beaucoup de confiance pour les joueurs aussi. »

Fabrice Lhenry (entraîneur de Rouen) : « On a été surpassé ce soir par la motivation. Un match de hockey, c’est sur une petite surface, il y a beaucoup de duels et ce soir on n’avait pas la volonté de gagner nos duels. Au hockey, si vous ne gagnez pas vos duels, il peut y avoir n’importe quel système de jeu, de mise en place, de tactique, vous ne pouvez rien faire, vous n’existez pas et c’est ce qui s’est passé ce soir, au moins les deux premiers tiers. Au troisième tiers, il y a eu une petite réaction mais peut-être que Grenoble aussi a voulu gérer le score comme ils avaient tellement d’avance. Très déçu dans la volonté qu’on a mise ce soir dans l’effort. Il y a eu pas mal de déchets techniques aussi qui ne nous arrivent pas si souvent. C’est une bonne leçon, on avait un beau challenge ici. Je suis très déçu de la façon dont on a joué ce soir. Si on n’est pas motivé quand on vient jouer devant 3500 personnes et devant une bonne équipe, il vaut mieux changer de métier donc j’espère que ce n’est pas ça. On était un peu en retard partout, donc les pénalités tombent même si c’était un match bien arbitré ce soir. On signale parfois quand les arbitres interviennent trop mais là ils ont vraiment laissé jouer. Après, Grenoble a été efficace en cinq contre quatre, pas nous. Grenoble a bien joué ce match, ils étaient déterminés, ils avaient de la vitesse aussi, ce qui nous a manqué. Ils sont allés chercher les buts, ils avaient faim, plus que nous. C’était une très petite équipe de Rouen. »

Julien Baylacq (attaquant de Grenoble) : « C’est vrai que depuis le début de saison, on cherchait un match avec une intensité pendant soixante minutes, on avait du mal à le trouver. Et je pense que ce soir, malgré le troisième tiers qui a été un peu moins bien si on fait la fine bouche, on fait vraiment un bon match dans l’ensemble. Au troisième tiers, on s’est plus concentré à bloquer la défense mais dans l’ensemble c’est vraiment une bonne performance d’équipe. Si j’avais un peu plus de mains, on aurait fini avec un peu plus de buts sur la glace, mais sur notre ligne le coach nous fait confiance tant qu’on joue de la bonne manière. Ce soir on a prouvé qu’on était capable de faire ça avec le but de Christophe et toutes les occasions qu’on a pu se créer. On n’a pas donné trop de chances à Rouen, c’est sûr que c’est une bonne satisfaction pour nous trois. Mais les quatre lignes ont fait le job et c’est plaisant de jouer dans une équipe comme ça avec quatre grosses lignes qui peuvent amener chacune leur pierre à l’édifice. Ça fait très longtemps qu’on a des lacunes que ce soit que sur l’infériorité ou le power-play, on n’en marquait pas énormément sur nos avantages numériques et on en prenait beaucoup par rapport aux saisons d’avant où c’était une de nos forces. Cette année, même si on ne les jouait pas si mal, on en prenait trop. Ne pas prendre de but face à Rouen en infériorité et en marquer trois en supériorité, c’est de bon augure parce que c’est beaucoup de travail et ça paie ce soir. On a eu beaucoup de remises en question ces derniers temps sur notre façon de jouer, notre implication, qu’elle soit physique ou tactique. Et quand on joue de cette manière-là, on sait que peu d’équipes peuvent nous résister et c’est à nous de le montrer. »

Patrick McEachen (défenseur de Grenoble) : « C’est sûr qu’il y a eu un déclic, surtout en avantage numérique. On était dans le mal, pendant trois matchs on n’avait pas marqué du coup ce soir on a changé les deux unités, et apparemment ça a marché puisqu’on était à trois pour trois. Et deux de mes trois passes, c’était des passes simples et ce sont les autres qui ont mis des bons buts. Donc j’ai profité de leurs bons shoots ce soir. Même si on est sur une série de matchs gagnés, quatre ou cinq depuis la trêve, on n’était pas à notre meilleur niveau sauf contre Bordeaux. Mais ce soir c’était notre meilleur match du début à la fin, les quatre blocs, les six défenseurs, même Lukas malgré sa petite passe. C’était vraiment un très bon effort et il n’y a que du positif qu’on peut prendre de ce match. Ça donne un petit avantage psychologiquement mais plutôt pour les matchs qui arrivent plutôt que pour les play-offs… Il y a encore vingt matchs à jouer donc on ne pense même pas à ça. Mais c’est sûr que ce soir on voulait un message à la Ligue pour montrer qu’on est l’équipe la plus forte. »

 

Grenoble – Rouen 6-1 (3-0, 2-1, 1-0)
Vendredi 22 novembre 2019 à 20h à Pôle Sud. 3845 spectateurs.
Arbitrage de Julien Peyre et Alexandre Hauchart assistés de Nicolas Constantineau et Guillaume Gielly.
Pénalités : Grenoble 4’ (2’, 0’, 2’), Rouen 6’ (2’, 2’, 2’).
Tirs : Grenoble 35 (16, 12, 7), Rouen 22 (9, 7, 6).

Évolution du score :
1-0 à 03’34 : Treille assisté de Hardy et Sauvé
2-0 à 11’06 : Fleury assisté de Fabre et Bisaillon
3-0 à 19’51 : Aleardi assisté de Hardy et McEachen (sup. num.)
4-0 à 26’59 : Tartari assisté de McEachen et Sauvé
4-1 à 34’25 : Maïa
5-1 à 38’29 : Fleury assisté de Champagne et Bisaillon (sup. num.)
6-1 à 42’28 : Hardy assisté de Aleardi et McEachen (sup. num.)

Grenoble

Attaquants :
Denny Kearney – Joël Champagne (C) – Adel Koudri
Sacha Treille – Peter Valier – Alex Aleardi
Dylan Fabre – Damien Fleury (A) (2’) – Sébastien Rohat
Julien Baylacq – Christophe Tartari (A) – Vincent Kara

Défenseurs :
Kyle Hardy (2’) – Sébastien Bisaillon
Yann Sauvé – Patrick McEachen
Teddy Trabichet – Antonin Manavian

Gardien :
Lukáš Horák

Remplaçant : Sébastien Raibon (G). Absents : Maxime Legault (genou), Aurélien Dair.

Rouen

Attaquants :
Nicolas Deschamps – Anthony Guttig (A) – Bastien Maia (2’)
Joël Caron – Nicolas Ritz – Quentin Tomasino
Loïc Lampérier (A) – Maurin Bouvet – Marc-André Thinel
Joris Bedin – Juha Koivisto – Vincent Nesa

Défenseurs :
Kévin Dusseau (2’) – Chad Langlais
Pierre Crinon – Atte Mäkinen (2’)
Florian Chakiachvili – Mathieu Roy (C)

Gardien :
Matija Pintaric puis Gaëtan Richard à 42’28’

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