Bordeaux – Gap (22e journée – Ligue Magnus) Au bout du suspense

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À la septième place du classement de la Ligue Magnus avec un match de plus que les Rapaces de Gap, les Boxers de Bordeaux reçoivent en ce vendredi soir leur adversaire direct, et leur nouvelle recrue Bostjan Golicic, transféré des bords de Garonne aux contrées alpines depuis à peine une quinzaine de jours. Au programme, « défendre » cette septième place et tenter de reprendre du terrain à Mulhouse, placé juste devant eux.

Avec Clément Fouquerel une nouvelle fois dans les buts, les Boxers abordent donc la rencontre avec une forte envie d’enfin enchaîner à domicile après la victoire du dimanche précédent contre Chamonix.

Des Boxers amoindris, mais entreprenants

Pourtant, avec les absences de Victor Barbero, Loïk Poudrier et Jonathan Janil, Olivier Dimet a fait monter les jeunes Jules Lefebvre et Vince Tartari, sans néanmoins trop les utiliser, amenant à un remaniement des lignes offensives et une soirée avec un effectif restreint.

Sur le début de partie, les locaux tentent de prendre d’assaut le but gapençais, avec des tentatives d’Olivier Labelle, Alex Ranger ou Félix Petit, toutes bien stoppées par le déjà bien en jambes Sébastian Ylönen, de retour sur une glace qu’il a très bien connu il y a de cela quelques saisons.

Une première pénalité contre Raphaël Faure laisse les Rapaces en infériorité numérique, et Bordeaux continuer à bousculer son adversaire, sans réussite. Grâce notamment à la bonne entame de leur gardien, les Gapençais vont sortir la tête de l’eau et enchaîner les occasions petit à petit.

À mi-période, ils vont même obliger Clément Fouquerel à effectuer un très beau double arrêt face à Fabien Bourgeois et Charles Schmitt. Sebastian Ylönen aura l’occasion de lui rendre la pareille à bout portant face à Charles-Éric Légaré quelques instants plus tard.

La partie est très agréable à suivre, vivante, et malgré les prestations très notables des gardiens, elle donne lieu à des occasions franches des deux côtés. Une supériorité numérique de Gap ne donnera rien, et le scénario ouvert se poursuit avec au final un premier tiers se terminant sur un 17-13 aux tirs cadrés pour les visiteurs.

Un match de gardiens

Même sentence pour l’entame du second tiers. Les Bordelais sont dans le match, mais butent toujours sur leur ancien coéquipier Ylönen, et le jeu des désavantages numériques fait son apparition.

Trois pénalités pour Gap, et deux pour Bordeaux, toutes tuées, continuent de débrider un match à qui il ne manque que les buts, tant l’animation est réelle, mais annihilée par deux portiers en forme internationale.

Bostjan Golicic, qui a du coup quitté Bordeaux tout récemment, montre bel et bien beaucoup d’envie, accompagné des excellents Arturs Mickevics, ou Roberts Jekimovs. Un passage à trois contre cinq côté Boxers fait parcourir un début de frisson dans une enceinte qui semble se tendre au fur et à mesure que le match avance.

« Fouquy » se chargera de repousser les vaines tentatives adverses, et on embarque lentement mais sûrement vers un dernier tiers aussi décisif qu’indécis.

Un dénouement au bout du suspense

Dans la lancée d’une partie qui devient irrespirable, on continue de buter sur les gardiens des deux temples. Golicic, Mickevics ou Vondracek à Gap, Jonathan Lessard, Félix-Antoine Poulin ou François Paquin à Bordeaux, tous continuent de lancer à la cage. Les Bordelais essaient de varier les plaisirs en lançant à la bleue, s’essayant à des déviations dans le trafic.

D’ailleurs une des plus grosses occasions provient d’un slap du défenseur Poulin, que Jonathan Lessard dévie manquant de très peu de prendre Sébastian Ylönen à contrepied, mais le porter international veille au grain, et Lessard se fait brasser par une arrière-garde gapençaise plutôt sur la défensive avec le trublion québécois.

Les deux formations sont disciplinées, et l’on sent très bien que la première erreur devrait se payer cash. Plus le temps avance, plus la tension est perceptible. Les arbitres tiennent plutôt bien le match sans trop sévir, malgré une densité physique qui s’intensifie de manière évidente.

Le gardien visiteur en profite pour sortir un arrêt magistral sur un contre bordelais, où Robin Colomban prend de vitesse la défense des Rapaces, et sert idéalement Félix Petit, seul au second poteau, qui pense bien ouvrir la marque, avant que son vis-à-vis ne vole littéralement le but, tel le premier Henri-Corentin Buysse venu.

De chaque côté, les joueurs affrontant leurs anciennes formations sont très en vue, que ce soit Ylönen ou Golicic d’un côté, ou Fouquerel et Colomban de l’autre. La délivrance va intervenir pour les bordelais, qui vont pour une fois, inscrire le but de la victoire dans un match indécis.

Si Olivier Dimet a déploré plusieurs fois un manque de réalisme offensif, et « d’instinct de tueur devant le but », il n’aura pas forcément été entendu ce soir, vu les 33 arrêts du cerbère visiteur ce soir, mais Bordeaux a bien marqué un but décisif, ce qui n’a que trop rarement été le cas côté bordelais cette saison.

À deux minutes du terme, cela va d’un but à l’autre, et sur un échec-avant réussi du très remuant Charles-Éric Légaré, le palet revient à la ligne bleue pour François Paquin qui envoie une frappe à ras de glace. Le palet termine sa course au fond des buts, et si Robin Colomban est crédité du but, il a avoué après la rencontre ne pas avoir touché le puck, le but étant donc à créditer au numéro 55 des Boxers.

Si Clément Fouquerel a encore plusieurs occasions de briller, le score en reste là et Bordeaux revient à deux points de Mulhouse et Anglet au classement. Si le déplacement à l’IcePark angevin dimanche soir ne sera pas chose aisée, la réception des Basques d’Anglet mardi soir à Mériadeck va de nouveau ressembler à un match à six points comme l’ont été les réceptions de Chamonix dimanche, et Gap en ce vendredi.

Pour le coach Dimet, « soulagé par un résultat qui fait beaucoup de bien », le parcours du combattant continue, avec en plus de ça un effectif amoindri, mais les Bordelais ont déjà mangé du pain noir en début de saison, et semblent soulagés de se retrouver dans une partie de tableau moins problématique qu’il y a quelques semaines.

En espérant retrouver rapidement les blessés, Olivier Dimet va devoir composer avec une équipe amputée de quelques joueurs pour continuer d’allier l’utile (gagner) à l’agréable (bien jouer).

Bordeaux  – Gap 1-0 (0-0, 0-0, 1-0)
Vendredi 29 novembre 2019 à 20h15 à Mériadeck. 2102 spectateurs.
Arbitrage de Marie-Tjana Picavet et Julien Peyre assistés d’Éric Briolat et Thomas Caillot.
Pénalités : Bordeaux 6′ (2′, 4′, 0′), Gap 8′ (2′, 6′, 0′).
Tirs : Bordeaux 34 (13, 11, 10), Gap 40 (17, 13, 10).

Évolution du score :
1-0 à 47’42 : Paquin assisté de Colomban et Légaré

Bordeaux

Attaquants :
Olivier Labelle – Félix Petit – Jonathan Lessard
Charles-Éric Légaré – Robin Colomban – Alexander Ranger
Julien Guillaume – Alex Mulle – Matthias Arnaud
Vince Tartari – Jules Gallet – Jules Lefebvre

Défenseurs :
Félix-Antoine Poulin – Maxime Moisand
François Paquin – Marc André Levesque
Aina Rambelo – Mitch Ferguson

Gardien :
Clément Fouquerel

Remplaçant : Julian Junca (G). Absents : Victor Barbero (blessé), Jonathan Janil (Blessé), Loïk Poudrier (blessé).

Gap

Attaquants :
Bostjan Golicic – Julien Correia – Arturs Mickevic
Roman Vondracek – Victor Ranger – Mathieu Guertin
Dimitri Thillet – Romain Gutierrez – Roberto Jekimovs
Romain Chapuis – Paul Schmitt –

Défenseurs :
Jakob Mzelisko – Charles Schmitt
Etienne Boutet – Fabien Bourgeois
Arnaud Faure – Alexandre Pascal

Gardien :
Sébastian Ylonen

Remplaçant : Jimmy Darier (G)

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