La Russie devrait toujours jouer dans des stades

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Comme l’an passé, la Russie organise le dernier match de son tournoi international dans le stade de football de Saint-Pétersbourg. Un défi organisationnel de taille qui devient presque une habitude. Le toit est une garantie météorologique (tant mieux car de la neige mouillante tombait dehors avant le coup d’envoi). Même si les tribunes se remplissent tardivement, le public a répondu présent. 67 877 fans sont recensés, un peu moins que l’an passé. La différence est que la patinoire est encore plus petite puisqu’on joue cette fois dans une glace de largeur nord-américaine (26 mètres). Tout paraît assez petit vu des tribunes, la vitesse et le son sont moins prenants même si on lit bien le jeu. Certaines personnes se déplacent pour se mettre debout avec une meilleure visibilité, parfois au détriment des autres.

Au-delà de l’évènement, la victoire est impérative pour les Russes. Leurs derniers résultats ont semé le doute. La Finlande leur a causé une nouvelle désillusion en les battant en demi-finale des derniers championnats du monde. Mais les visiteurs sont plus généreux aujourd’hui, ils offrent le premier but : d’abord ils commettent un surnombre puis, pendant la pénalité, la défense finlandaise (Pokka, Melart et Lammikko) laisse Anton Slepyshev seul devant la cage. Vadim Shipachyov lui envoie alors le palet pour une déviation imparable.

Le match reste ensuite fermé et relativement peu enthousiasmant. Tenue à bonne distance des filets russes pendant vingt minutes, les Finlandais s’en approchent ensuite un peu plus, principalement par Otto Paajanen et Miro Aaltonen. Le premier nommé tire même sur le poteau. Mais le joueur le plus incisif ce soir reste toujours le même : Anton Slepyshev. Il avait marqué après deux minutes, il remet ça à deux minutes de la fin : il se jette sur un palet mal géré par Miika Koivisto dans la zone russe, fonce à toute allure sur son aile droite et marque dans le haut du filet, en angle, au-dessus de l’épaule du « gardien-buteur » de la veille Frans Tuohimaa.

La Russie compte trois gagnants majeurs à ce week-end. Slepyshev, bien sûr, dont un « expert » russe toujours plus critique que réfléchi écrivait la veille qu’il n’avait rien à faire en équipe nationale, encore moins en supériorité numérique (situation de jeu où il n’avait marqué qu’un but depuis le début de l’année)… Le gardien Ilya Sorokin, rentré après l’échec rapide du débutant Samonov au premier match, n’a pas lâché son poste et a consolidé son statut. Enfin, Vadim Shipachyov, qui était il y a peu un paria en équipe nationale il y a peu, paraît de nouveau indispensable. Après la suspension de Kuznetsov pour contrôle positif à la cocaïne, la Russie n’a pas d’autres centres aussi créatifs à disposition (sauf Malkin).

La Russie a maintenant affronté trois fois la Finlande sur des stades : en 2012 en plein air à Helsinki, par un froid glacial, l’an passé par une relative chaleur qui avait dégradé la glace, et cette année où la température semble avoir trouvé un bon compromis. Durant ces trois rencontres, les Finlandais n’ont pas mis un seul but. Si seulement les compétitions internationales pouvaient être organisées dans ces conditions, peut-être les Russes ne seraient-ils plus victimes à répétition de leur bête noire ?

Désignés joueurs du match : Anton Slepyshev pour la Russie et Jere Karjalainen pour la Finlande.

Commentaires d’après-match :

Aleksei Kudashov (entraîneur de la Russie) : « Merci aux fans. Ils sont venus nombreux et nous ont soutenus. Merci aux organisateurs pour avoir permis cette fête. Et merci à l’équipe, qui a bien joué. Nous avons gagné, c’est le plus important. Le match a été dense et compliqué, comme on s’y attendait. Vous avez déjà vu des matches ouverts et lumineux contre la Finlande ? C’est une équipe qui joue de manière très fermée et systématique. Elle est très compacte en défense, surtout sur petite glace. Elle ne s’ouvre pas, c’est très dure de jouer contre elle en attaque. On l’a vu au dernier championnat du monde, et aujourd’hui n’a pas fait exception. »

Russie – Finlande 2-0 (1-0, 0-0, 1-0)
Dimanche 15 décembre 2019 à 16h10 à la Gazprom Arena de Saint-Pétersbourg. 67877 spectateurs.
Arbitrage de Daniel Pražák et Robin Šír (FIN) assistés de Maksim Bersenyov et Evgeny Yudin (RUS).
Pénalités : Russie 2′ (2′, 0′, 0′) ; Finlande 4′ (2′, 0′, 2′).
Tirs : Russie 17 (6, 4, 7) ; Finlande 25 (7, 8, 10).

Évolution du score :
1-0 à 01’53 : Slepyshev assisté de Shipachyov et Voynov (sup. num.)
2-0 à 57’57 : Slepyshev

Russie

Attaquants :
Mikhail Grigorenko – Vadim Shipachyov (A) – Kirill Kaprizov
Andrei Kuzmenko – Vladimir Tkachyov [1993] – Anton Burdasov
Vladimir Tkachyov [1995] – Bogdan Yakimov – Nikita Soshnikov
Anton Slepyshev (+1) – Pavel Karnaukhov (+1) – Evgeny Ketov (C, +1)

Défenseurs :
Nikita Nesterov – Vyacheslav Voinov (A)
Andrei Mironov (+1) – Igor Ozhiganov (+1, 2′)
Nikita Lyamkin – Aleksei Marchenko

Gardien :
Ilya Sorokin

Remplaçants : Aleksandr Samonov (G), Grigori Dronov, Kirill Semyonov. En réserve : Timur Bilyalov (G), Rushan Rafikov, Aleksandr Barabanov, Damir Zhafyarov.

Finlande (4′ pour surnombre)

Attaquants :
Julius Nättinen – Miro Aaltonen – Jesse Puljujärvi
Veli-Matti Savinainen (C) – Juho Lammikko – Jukka Peltola (A)
Henri Ikonen (-1) – Hannes Björninen (-1) – Jere Karjalainen (-1)
Eemeli Suomi – Otto Paajanen – Jere Sallinen (A)

Défenseurs :
Miika Koivisto (A, -1) – Mikko Niemelä (-1)
Petteri Lindbohm – Valtteri Kemiläinen
Ilari Melart – Ville Pokka
Niklas Friman – Elmeri Eronen

Gardien :
Frans Tuohimaa [sorti de 57’57 à 59’34 et de 59’57 à 60’00]

Remplaçants : Eetu Laurikainen (G), Valtteri Puustinen. En réserve : Jussi Olkinuora (G), Tarmo Reunanen, Mikael Seppälä, Petrus Palmu, Miska Siikonen.

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