JO d’Anvers : et tout s’acheva dans le ridicule

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La finale marque normalement le dernier match des Jeux olympiques, après lequel on remet les médailles puis on plie bagages. Mais cela ne s’est pas passé ainsi dans le tournoi de 1920. On a utilisé le « système Bergvall », une invention suédoise qui a suscité les commentaires les plus variés. Un journaliste a en effet vanté ses mérites et prétendu l’avoir invité… tout en le conspuant dans la même édition du même journal ! Une auto-contradiction peut-être unique dans l’histoire du journalisme ! C’est par cette étonnante histoire que nous achevons notre rétrospective du premier tournoi olympique.

Comment en est-on arrivé là ? Comprenons tout d’abord la logique. Le principe du système était d’éviter que le tirage au sort n’influence l’attribution des médailles. Les Américains, défaits par le Canada en demi-finales, avaient ainsi une chance d’obtenir la médaille d’argent qu’ils méritaient en affrontant les autres équipes battues par les champions olympiques : États-Unis – Suède puis États-Unis – Tchécoslovaquie dans l’ordre du tirage. Car il y a bien toujours un tirage et pas de formule parfaite.

Malgré ce tournoi à tiroirs, il fallait en effet en finir. C’est ainsi que l’on joua le match Suède – Suisse presque à minuit et que le match pour la médaille de bronze donna lieu à une surprise puis à un véritable règlement de comptes. Après cette fin tragi-comique, on ne reparla plus jamais du système Bergvall en hockey sur glace…

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