France – Pologne (Beat Covid-19 tournament)

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Parmi les cinq lignes offensives de l’équipe de France, dont on a compris qu’elles passeront chacune un match en tribunes, c’est le trio Perret-Boudon-Fleury qui est au repos aujourd’hui, de même que la paire défensive Chakiachvili-Bault. En revanche, Henri-Corentin Buysse est confirmé comme gardien numéro 1 avec un deuxième match en deux jours

Le troisième adversaire est la Pologne, qui n’aurait pas dû figurer au programme des Bleus s’il s’était agi d’un championnat du monde normal. Elle n’a été invitée qu’en remplacement après le désistement de la Hongrie. Les Polonais ont en effet été relégués en division 1B, mais s’ils paraissent nettement favoris pour remonter et sont d’ailleurs candidats pour organiser ce tournoi l’an prochain. La Pologne elle aussi a comme objectif majeur la qualification olympique d’août prochain, où elle aura affaire à forte partie (Slovaquie et Bélarus en plus de l’Autriche qui l’a battue 3-2 hier). Elle a laissé Marcin Kolusz, Krystian Dziubiński ou encore Patryk Wronka – dont la fiancée attend un bébé – auprès de leurs familles. Sa préparation n’a pas été perturbée par la Covid-19 comme celle de la France, mais par d’autres blessures ou maladies : le dos pour Damian Kapica, le genou pour Olaf Bizacki et même un zona pour Mateusz Michalski. Auteur d’un bon début du tournoi (1 but et 2 assist), Paweł Zygmunt est forfait à son tour sur blessure. Les Polonais ont fait leur entrée dans le tournoi dimanche et jouent donc leur troisième match en trois jours, ce qui peut être un handicap certain.

raszkaandrejComme hier, l’équipe de France part bien avant que le jeu ne revienne dans sa zone dans les minutes qui suivent. Et comme hier, c’est après plusieurs présences en zone défensive, les Bleus réussissent une belle transition. Antonin Manavian trouve une bonne relance vers Hugo Gallet qui monte à l’attaque et sert parfaitement Floran Douay à gauche du but. Ondrej Raszka repousse ce premier lancer, Eliot Berthon est au rebond avec la cage ouverte et tire… sur le poteau. Si cette première contre-attaque n’amène pas l’ouverture du score aujourd’hui – à quelques centimètres près – elle a un peu le même effet : l’équipe de France se met ensuite à dominer, même si elle ne se crée par énormément d’occasions.

Le match reste pauvre en actions saillantes et en intensité pendant la majorité de la deuxième période. La Pologne a une tactique défensive et tente de verrouiller sa ligne bleue, mais on sent que des failles s’ouvrent dès que les Bleus mettent un peu de vitesse et de précision. Cela arrive malheureusement trop rarement.

La meilleure occasion est même longtemps polonaise, quand le capitaine Bartosz Ciura envoie Aron Chmielewski en échappée pendant un changement de lignes français. Vincent Llorca revient à sa hauteur pour gêner le tir qui échoue dans les jambières de Henri-Corentin Buysse. Les Bleus réagissent enfin par un lancer de la ligne bleue de Llorca dévié par Loïc Farnier mais repoussé de l’épaule par Raszka. Le patinage dynamique de Floran Douay déborde Marcin Horzelski : l’attaquant lausannois repique devant la cage et, à défaut de conclure son action par un but, il envoie en prison le lourd défenseur polonais qui l’a accroché. Dès la mise au jeu, un tir d’Anthony Rech masqué par Sacha Treille tape encore le poteau, mais ce sera la seule occasion de cet avantage numérique.

Philippe Bozon modifie ses lignes au troisième tiers-temps : Sacha Treille passe avec Bertrand et Tim Bozon, et laisse à Anthony Rech la place aux côtés de Valier et Leclerc. Mais ces combinaisons modifiées restent elle aussi stériles. Après sept minutes, Antonin Manavian voit sa passe interceptée en zone neutre et concède une pénalité en se faisant déborder sur la contre-attaque. L’entraîneur polonais s’était plaint hier que seuls deux de ses défenseurs jouent en powerplay en club (Bryk et Górny qui jouent dans son club Jastrzebie), mais les blancs ont été plus dangereux que les Bleus en supériorité numérique dans ce match. C’est pendant ce passage de Manavian en prison que Henri-Corentin Buysse fait son plus bel arrêt, ou plutôt double arrêt face à Maciej Urbanowicz puis Aron Chmeliewski au rebond.

Il reste six minutes à jouer. Tim Bozon sort du banc, prend le palet derrière la cage et remonte le palet seul en slalomant entre trois Polonais (dont le défenseur Mateusz Bryk qui en perd l’équilibre). Il conclut en cherchant Sacha Treille arrivé seul au poteau gauche… mais le patin de l’arrière Górny dévie la passe entre les jambes de son gardien (1-0). Avec un peu de chance – même si le capitaine remplaçant Treille aurait pu conclure dans l’intention initiale – l’équipe de France se sort donc d’un mauvais pas grâce à un exploit individuel. Un succès qui ne répond toutefois pas à toutes les questions, et auquel il manquait un peu d’entrain.

Désignés joueurs du match : Henri-Corentin Buysse pour la France et Ondrej Rajska pour la Pologne.

Commentaires d’après-match

Tim Bozon (attaquant de la France) : « C’était évidemment un match difficile. Nous sommes heureux de la victoire mais il y a évidemment beaucoup de choses à améliorer, et c’est pour ça que nous sommes là. Nous ne nous sommes pas beaucoup entraîné en plus d’une année, ça faisait un bail que l’on ne s’était pas retrouvé ensemble. Nous sommes ici pour apprendre et travailler notre système. Bien sûr, les résultats comptent, nous voulons gagner chaque match, mais avant tout nous voulons être forts en équipe et progresser pour fin août. Contre l’Ukraine, comme aujourd’hui et contre la Roumanie, nous allons être beaucoup en zone offensive avec le palet et c’est à nous de trouver le moyen de marquer plus de buts, d’aller plus devant la cage et de plus tirer. »

France – Pologne 1-0 (0-0, 0-0, 1-0)
Mardi 18 mai 2021 à 16h30 à la Dvorana Tivoli de Ljubljana. Huis clos.
Arbitres : Manuel Nikolic (AUT) et Miha Bulovec (SLO) assistés de Matjaž Hribar et Tadej Snoj (SLO).
Pénalités : France 8′ (2′, 2′, 4′) ; Pologne 4′ (2′, 2′, 0′).
Tirs : France 31 (7, 14, 10) ; Pologne 20 (3, 9, 8).

Évolution du score :
1-0 à 53’59 : T. Bozon

France

Attaquants :
81-82-94 Anthony Rech [puis Treille] – Charles Bertrand (+1) – Tim Bozon (+1)
77-13-22 Sacha Treille (C, +1, 4′) [puis Rech] – Peter Valier – Guillaume Leclerc
24-64-47 Kévin Bozon – Jordann Bougro – Loïc Farnier
29-92-83 Floran Douay – Eliot Berthon – Rudy Matima (2′)

Défenseurs :
8-84 Hugo Gallet – Kévin Hecquefeuille (A)
11-6 Aziz Baazi – Vincent Llorca
38-4 Pierre Crinon (+1) – Antonin Manavian (+1, 2′)
74 Thomas Thiry (A)

Gardien :
35 Henri-Corentin Buysse

Remplaçant : Sebastian Ylönen (G). En réserve : Quentin Papillon (G), 62 Florian Chakiachvili, 7 Romain Bault, 72 Jordan Perret, 44 Louis Boudon, 9 Damien Fleury.

Pologne

Attaquants :
22-18-16 Bartłomiej Jeziorski – Grzegorz Pasiut (A, -1) – Patryk Krężołek (-1)
8-14-9 Aron Chmielewski (-1) – Dominik Paś – Christian Mroczkowski
11-20-21 Maciej Urbanowicz (A, 2′) – Kamil Wałęga – Radoslaw Nalewajka
25-23-13 Radosław Sawicki – Dominik Jarosz – Szymon Marzec

Défenseurs :
3-12 Bartosz Ciura (C) – Jakub Wanacki
17-2 Mateusz Bryk (-1) – Kamil Górny (-1)
6-26 Arkadiusz Kostek – Jauhienij Kamienieu
4-27 Marcin Horzelski (2′) – Jakub Michałowski

Gardien :
Ondrej Raszka [sorti à 58’20]

Remplaçant : John Murray (G). En réserve : Paweł Zygmunt (genou).

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