Rouen – Gap (Ligue Magnus, finale, match 4)

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Un Gap peut en cacher un autre !

Après le match 3 (remporté par Rouen) de cette finale, Gap devait une revanche à sa cinquantaine de supporters les ayant accompagnés et il n’a pas manqué son début de match en mettant assez vite les Rouennais sous pression.

Les Gapençais obtiennent la première pénalité mais les Dragons encore frais la tuent sans avoir trop souffert (3’35). Les Haut-Alpins disposent aussi de la première occasion par Ringrose au voile et au rebond d’un tir de Faure en haut du slot (6’42). Plus tard, les lancers de Rech dans l’enclave (10’11) et de Bouvet du revers (12’12) ne sont pas cadrés mais laissent les Normands sans réponse immédiate.

CHAKIACHVILIflorian201609148746Chakiachvili en bonne position sera le premier des joueurs locaux à être dangereux (13’38). Le défenseur enclenche une bonne période de ses coéquipiers. Une petite domination noire et jaune qui débouche immédiatement sur un power-play mais il ne décapsule pas grand-chose (15’59). À quatre contre quatre, la difficile reprise de Bedin ne surprend pas Fouquerel très concentré (16’39). Un nouvel avantage numérique se présente aux Normands, lorsqu’Isackson fait trébucher Langlais. Hélas, pour eux, malgré les espaces d’un jeu spécifique à quatre contre trois, qui profitent à Guénette (16’57), Coulombe (17’22) et Thinel (18’00), les hommes de Fabrice Lhenry manquent l’occasion d’ouvrir la marque. De retour à parité, ils vont vite le regretter car Patrick McEachen, le long de la bande à droite, trouve d’une longue passe transversale Anthony Rech, très inspiré devant la cage, qui glisse le palet du revers derrière Sabourin (0-1 à 18’12).

Le RHE est KO. McEachen des poignets trouve un montant (18’41). Comme un (bon) Gap n’arrive jamais seul, un peu plus de 40 secondes après l’ouverture du score, Bernier, en supériorité, double la marque, de la gauche, dans une cage ouverte après un service très éclairé de Rech dans l’axe (0-2 à 18’55).

Au premier retour sur la glace, le jeu est équilibré, mais si les Normands ne sont pas encore très fringants, ils sont, une fois n’est pas coutume, réalistes. François-Pierre Guénette réduit la marque. En bas du cercle gauche, le joueur de centre reprend un long rebond après un tir en pivot de Sacha Treille (1-2 à 23’51).

Ce but ne permettra pourtant pas aux Rouennais ne prendre réellement le momentum et d’emballer la rencontre. King dans le cercle droit (24’30) et Di Dio Balsamo sitôt la remise en jeu (24’33) sont déjà dangereux. Langlais, entre les oreilles, leur répond (25’08) juste avant que Gap ne prenne la possession du puck jusqu’à la deuxième pause. Da Costa plein axe manque le cadre (27’21), McEachen, de loin en avantage d’un homme, touche l’angle d’une lucarne (29’41), Essery (32’21), Rech (34’16), eux, butent sur Sabourin. Gap, en fin de tiers, ne met pas à profit un nouveau jeu de puissance à cause d’un solide Sabourin.

BERNIERmarcandre201609148577Les Dragons aborderont un peu mieux la dernière période. Ils domineront sans être vraiment dangereux. Mais après avoir échappé au pire sur une montée de Faure, trouvé par Rech de derrière le but (44’27), ils sont de nouveau opportunistes. Dan Koudys égalise. L’ailier, dans le cercle d’engagement droit, frappe instantanément une passe du revers à l’aveugle de Hussey dans la bande (2-2 à à 45’06).

Après ce but la rencontre s’emballe et l’intensité monte d’un cran. Da Costa oblige Sabourin à un arrêt du bout du bout de la botte (45’34). Les jeux de puissance s’entrecroisent. Ringrose manque de précision dans une attaque à cinq (49’58). Fouquerel doit sauver son camp de l’épaule sur un tir de Thinel (50’35) et des bottes après un tour de cage de Perret (50’46).

Les Rapaces doivent faire face à 1’47 à trois contre cinq. Fouquerel résiste derrière le trio héroïque Craige-Essery-Carr (53’32). Le gardien lit bien je jeu sur le contre surnuméraire (Hussey-D.Koudys) suivant (53’59). Lampérier ne trouve que le petit filet (55’35). Peu après, Sabourin est encore remarquable face à Da Costa qui avait une balle de match (56’06). Tout comme le duo Thinel-Perret qui, en contre-attaque, en vendange une aussi. Fouquerel est autant de la partie. Le gardien des Rapaces envoie tout le monde en prolongation quand il détourne de la jambière le lancer de la ligne bleue de Matheson (58’28).

Cette fois Fabrice Lhenry n’applique le même plan que contre Grenoble. Ce sont bien ses hommes forts qui débutent le sur-temps. Cela a failli fonctionner mais Coulombe est sur son revers lorsqu’il provoque Fouquerel (60’12). Le deuxième trio rouennais a des difficultés face au premier d’en face. Rech n’en profite pas (61’40). Mais le trident gapençais est plus rapide que son vis-à-vis et il conserve le palet. Aussi plus frais et plus lucide, il met une nouvelle fois en difficulté le trio normand qui panique. Rech sert Ringrose qui s’est superbement démarqué. Plein de sang-froid, le joueur de centre trouve la lucarne gauche (2-3 à 61’50).

Pendant le traditionnel salut des joueurs au public, quand McEachen croise Dame-Malka, la parade tourne en échauffourée générale, ce qui engendrera des minutes supplémentaires de pénalités pour les deux équipes.

Gap met tout le monde d’accord et égalise à 2 victoires partout dans une série finale qui sera donc une longue série. Il y aura encore, au minimum, deux matches à jouer.

Étoiles du match : Anthony Rech *** (Gap), Clément Fouquerel ** (Gap) et François-Pierre Guénette * (Rouen).

Commentaires d’après-match

Luciano Basile (entraîneur de Gap) : « On a haussé notre niveau par rapport à hier. Les matches en finale des playoffs ne se gagnent pas que sur l’habilité et le talent. À un moment donné, il faut payer le prix. Les deux équipes le font et veulent gagner, c’est normal. Ce sont deux équipes avec des identités et des styles complètement différents. On a beaucoup de valeurs humaines, des gars qui sont teigneux. On n’a peut-être pas le talent individuel que peut avoir Rouen en face, mais on compense par une volonté, une solidarité. On pousse toujours vers l’avant. On ne peut pas être la meilleure équipe en déplacement et venir jouer ici devant un public logiquement chauvin et bruyant sans avoir du caractère et du tempérament. Je pense que ce qui est vraiment important, c’est de jouer à la fois avec beaucoup d’émotion, d’intensité, mais aussi de garder un peu de sang-froid. Les deux jeux en supériorité n’ont pas été très bons ce soir, mais normalement on peut payer cash ce genre de situations. Donc il faut trouver l’équilibre entre cette discipline, cette intensité et cette émotion. »

Fabrice Lhenry (entraîneur de Rouen) : « Je pense qu’on était en dessous lors des deux premiers tiers. On était trop passifs, trop dans la réaction. On a laissé beaucoup d’espaces à l’équipe de Gap. Sur tous les palets libres, ils étaient là en premier et nous un petit peu derrière. On a réussi à retourner ça au troisième tiers. Cela reste un match serré. Il faut tourner la page. On a déjà été dans le même cas contre Angers, puis contre Grenoble. On était à 2-2 et on a réussi à aller jusqu’au bout. […] Ce sont deux équipes différentes. Nous, on préfère conserver le palet, construire, attaquer à cinq. Eux, c’est plus des jeux directs. Ils mettent plus le palet devant, ils vont travailler. Ils ont des joueurs très, très rapides. C’est un petit peu plus individuel, ils tirent d’un peu partout, c’est moins construit, mais c’est tout aussi efficace. Quand on a un peu plus le palet et que l’on essaie de le conserver, on s’expose à des mises en échec. C’est plus leur jeu, mais ça fait partie du hockey. »

 

Rouen – Gap 2-3 après prolongation (0-2, 1-0, 1-0, 0-1)
Dimanche 2 avril 2017 à 16h00 au centre sportif Guy Boissière. 2746 spectateurs (guichets fermés).
Arbitres : MM. Nicolas Barbez et Geoffrey Barcelo assisté de MM. Gwilherm Margry et Thomas Caillot.
Pénalités : Rouen 50′ (6′, 2’+10′, 2′, 8’+2×10′) ; Gap 63′ (8′, 0′, 4′, 4’+5’+2×10’+20′).
Tirs : Rouen 26 (6, 4, 15, 1) ; Gap 25 (7, 10, 7, 1).
Chances : Rouen 13 (6, 1, 5, 1) ; Gap 14 (5, 4, 4, 1).
Supériorités : Rouen 0/6, Gap 1/5.

Évolution du score :
0-1 à 18’12 » : Rech assisté de McEachen et Rehus
0-2 à 18’55 » : Bernier assisté de Ringrose et Craige (sup.num.)
1-2 à 23’51 » : Guénette assisté de Lampérier et S.Treille
2-2 à 45’06 » : D.Koudys assisté de Perret et Hussey
2-3 à 61’50 » : Ringrose assisté de Craige et Rech
 

Rouen

Attaquants :
Loïc Lampérier – François-Pierre Guénette (A) – Sacha Treille
Jordann Perret – Adam Miller – Marc-André Thinel
Joris Bedin – Mat Hussey – Dan Koudys
Fabien Colotti – Damien Raux – Yorick Treille (A)

Défenseurs :
Olivier Dame-Malka – Chad Langlais
Florian Chakiachvili – Mark Matheson
Patrick Coulombe (C) – Patrick Koudys

Gardien :
Dany Sabourin (22 arrêts).

Remplaçants : Quentin Papillon (G), Vincent Nesa et Aurélien Dorey.

Gap

Attaquants :
Kevin Da Costa (A) – Kevin King (A) – Cédric Di Dio Balsamo
Branislav Rehus – Sean Ringrose – Anthony Rech
Dimitri Thillet – Maurin Bouvet – Marc-André Bernier (C)
Marius Serer – Kyle Essery – Christian Isackson

Défenseurs :
Jesse Craige – Maxwell Ross
Patrick McEachen – Thomas Carr
Raphaël Faure – Pierre Crinon

Gardien :
Clément Fouquerel (24 arrêts)

Remplaçants : Aurélien Bertrand (G), Kristaps Bazevics et Benoit Valier. Absents : Loïc Chapelier, Ryan Bullock, Dave Labrecque.

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