Grenoble – Rouen (Ligue Magnus, match en retard, 8e journée)

Les Dragons donnent la leçon

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Pôle Sud avait fait salle comble pour cette première affiche de la saison opposant les 2 premiers de la Ligue Magnus au parcours jusqu’ici quasi sans faute (Rouen invaincu, Grenoble défait une fois par Bordeaux). Plus de 4000 personnes avaient pris place dans la patinoire grenobloise, un record depuis l’augmentation de capacité de l’enceinte.

Mais ce match au sommet attendu depuis le début de saison se déroule dans un contexte un peu particulier : à la surprise générale, les deux équipes se sont inclinées cette semaine dès leur entrée en coupe de France. Rouen défait mardi à Dunkerque (3-6) a commencé l’opération rachat avec une victoire hier soir à Lyon (5-2). Pour Grenoble, la désillusion est grande également avec une défaite (1-2) mercredi face à ces mêmes Lyonnais… qu’ils avaient battus largement cinq jours plus tôt (9-2) en championnat. Inutile de dire que ces deux contre-performances ont eu du mal à passer dans l’environnement des deux clubs et qu’une victoire ce soir est attendue des deux côtés pour envoyer un signe plus positif aux dirigeants, aux sponsors et aux supporters.

L’équipe qui s’imposera ce soir sera seule en tête du championnat. Une place de leader prise par les Dragons après leur victoire hier à Lyon mais avec seulement deux points d’avance. Mauvaise nouvelle pour Edo Terglav : l’infirmerie qui avait commencé à se vider, se remplit de nouveau puisque Trabichet et Onno rejoignent Goličič et Bonvalot à l’infirmerie. Pour le premier, c’est une rechute avec une luxation de l’épaule contre Lyon, inquiétante pour la suite de sa saison. Pour Onno, c’est moins grave puisqu’il ne s’agit que d’une simple déchirure à la cuisse mais une nouvelle fois la défense grenobloise est handicapée ce soir, ce qui conduit Baylacq à reculer en défense.

Les deux équipes abordent le match prudemment avec une attitude défensive afin de ne pas se découvrir. Les espaces sont donc peu nombreux mais l’intensité est elle bien présente lors des luttes pour le palet. Sur un débordement le long de la bande, Leclerc est retenu par Mathieu Brodeur qui reçoit la première pénalité. Les Brûleurs de Loups installent leur power-play mais un premier lancer de Bisaillon est repoussé par Pintaric. Malgré tout, les Dragons arrivent à tuer facilement la pénalité et se montrent même dangereux en contre par Deschamps et Dusseau.

Dans la foulée, Langlais est sanctionné à son tour pour avoir fait trébucher Kara. Deuxième supériorité numérique consécutive pour Grenoble qui essaie de mettre la pression en zone offensive mais les passes trop prévisibles des Isérois sont souvent coupées par les défenseurs rouennais. À la fin de la pénalité, Magovac rate le contrôle du palet sur une passe en retrait à la ligne bleue au profit de Ritz qui s’échappe tout seul et ajuste Horak d’un tir du poignet au-dessus de la jambière (0-1, 08’14).

Secoués par l’ouverture du score rouennaise, les Brûleurs de Loups tentent de repartir de l’avant. Les esprits s’échauffent franchement suite à une puissante charge de Legault sur Chakiachvili. Roy s’en prend à l’attaquant grenoblois qui se retrouve au sol, Champagne vient au secours de son coéquipier et les deux joueurs partent en prison. Le ton est donné dans cette rencontre à enjeu. Pas vraiment dangereux, les Grenoblois butent sur une défense rouennaise très bien organisée. Ils finissent même par se retrouver en infériorité numérique suite à une faute de Magovac qui fait trébucher Ritz. Premier power-play pour Rouen qui s’installe facilement dans la zone grenobloise avec Langlais et Deschamps à la baguette. Miklik tente sa chance à son tour sans succès mais le boxplay grenoblois est en difficulté avec une mainmise rouennaise sur le palet.

Les Brûleurs de Loups finissent par réagir avec un bon lancer du poignet de Kara bloqué de la mitaine par Pintaric qui n’avait pas eu grand-chose à faire jusque-là. Un petit accrochage entre Guttig et Kearney envoie les deux joueurs en prison, sur le quatre contre quatre c’est encore Rouen qui se montre dangereux par sa vitesse en contre avec un deux contre un bien négocié par Miklik qui force Horak à faire un arrêt délicat. Kramar réalise une bonne mise en échec avec la hanche sur Aleardi pour l’empêcher d’aller au but. Les occasions de but sont rares mais c’est Rouen qui se montre le plus dangereux jusqu’à la fin du tiers. À cinq secondes de la fin, Fleury se fait bêtement pénaliser ce qui permettra à Rouen de commencer la seconde période en supériorité numérique.

En power-play dès le début du tiers, Rouen parvient à se procurer une bonne situation par Thinel qui bute sur Horak. Mais les Brûleurs de Loups s’en sortent sans dommage et reviennent à cinq contre cinq sans dommage. C’est le début d’une bonne période grenobloise avec la possession du palet et une présence prolongée dans la zone rouennaise. Rohat trouve le filet extérieur sur une bonne passe de Leclerc. Puis c’est Kearney sur une bonne remontée de palet qui manque de peu le cadre. Les Grenoblois continuent de mettre la pression en zone offensive sous l’impulsion de la ligne Kearney-Rohat-Leclerc. Magovac voit son lancer dévié in extremis par Brodeur alors que les Dragons multiplient les dégagements interdits.

Grenoble pousse avec des lancers lointains de Bisaillon et Baylacq alors que Tartari en excellente position préfère la passe dans le vide au tir. Une reprise au rebond de Kara passe juste au-dessus alors que les occasions se multiplient sur la cage de Pintaric. Deux bonnes opportunités de Kearney puis de Da Costa qui butent tour à tour sur Pintaric provoquent une grosse mêlée devant la cage rouennaise. Dusseau et Kearney partent se calmer en prison. À quatre contre quatre, le jeu s’accélère avec une remontée de palet de Fleury pour Da Costa dont la reprise est contrée par Lampérier. Sur un contre de Ritz, Mäkinen, bien servi en retrait, trouve la lucarne de Horak qui n’était pourtant pas masqué (0-2, 31’51).

Coup dur pour Grenoble qui dominait au cours des dix minutes précédentes et qui se fait cueillir sur le premier tir rouennais du tiers. Les Brûleurs de Loups accusent le coup après ce but et ont du mal à remettre la machine en route alors que Rouen impressionne de nouveau par sa maîtrise et sa sérénité. Et les Dragons enfoncent un peu plus leurs hôtes sur un but « casquette » de Thinel qui centre derrière le but dans les patins de Horak, lequel se marque le but tout seul (0-3, 36’56).

Les affaires grenobloises deviennent très compliquées mais malgré tout les Brûleurs de Loups continuent à y croire : sur un 2 contre 1 parfaitement joué, Rohat sert Latendresse dont la reprise instantanée est repoussée par Pintaric au sommet de son art. Latendresse obtient tout de même une pénalité de Langlais sur l’action. Le power-play grenoblois se met bien en place mais Pintaric et sa défense résistent une nouvelle fois pendant deux minutes, frustrant un peu plus les attaquants grenoblois qui ont décidément manqué de réussite pendant tout le deuxième tiers-temps.

Un retour grenoblois dans la troisième période paraît utopique tant le handicap est important face à une grosse machine rouennaise qui maîtrise son sujet. Mais les Brûleurs ne vont pas se faciliter la tâche en commençant d’entrée par une infériorité numérique suite à une faute de Tartari sur Guttig. L’occasion pour les Dragons de réciter leurs gammes sur le power-play avec une passe parfaite de Thinel pour Miklik qui ajuste Horak à bout portant (0-4, 41’42). Un but d’école qui enfonce un peu plus les Brûleurs de Loups plus que jamais dans le dur. D’autant plus que Kearney est pénalisé à son tour sur une action chaude sur la cage de Pintaric. Nouvelle supériorité numérique pour les Dragons qui peuvent se contenter de se passer le palet pour faire défiler le chrono.

De retour à égalité numérique, les Brûleurs de Loups tentent de relancer la machine avec Fleury, bloqué irrégulièrement par Brodeur. Ritz est sanctionné quelques secondes plus tard ce qui offre une double supériorité numérique à Grenoble. L’occasion idéale d’ouvrir enfin le compteur pour les Brûleurs de Loups mais un gros lancer de Fleury est bloqué par Pintaric. Même à cinq contre trois, les Grenoblois n’arrivent pas à créer le décalage dans la défense rouennaise et Pintaric continue son festival devant la cage.

Le score étant acquis, les deux équipes baissent d’un ton dans ce troisième tiers alors que Grenoble obtient une nouvelle supériorité numérique suite à une faute de Bedin. Mais les Brûleurs de Loups n’y croient plus vraiment et n’arrivent même pas à installer leur power-play. Rouen continue de dérouler ses sorties de zone bien propres et de porter le danger sur la cage de Horak à l’image de Koivisto qui fait un peu ce qu’il veut au milieu de la défense grenobloise avant de déclencher un tir bloqué par Horak. Mais le portier grenoblois n’en a pas terminé avec sa mauvaise soirée en relâchant le palet sur un tir de Colotti suite à une contre-attaque (0-5, 56’51). Le score donne au match des allures de déroute pour des Brûleurs de Loups dépités et humiliés alors que les Dragons terminent tranquillement la rencontre en assurant le blanchissage de Pintaric, excellent ce soir.

Trois jours après leur élimination en coupe de France, les Brûleurs de Loups sont passés complètement à côté de ce match au sommet et ils ont pu mesurer l’écart qu’il leur fallait combler pour atteindre leur objectif en début de saison, à savoir le titre de champion de France. Incapables d’inquiéter Pintaric au premier tiers, les Grenoblois se sont retrouvés menés au score sur une erreur défensive de Magovac qui laissait Ritz filer seul au but. Ils ont bien réagi au deuxième tiers avec dix bonnes minutes malheureusement stériles. Un manque d’efficacité que les Dragons vont leur faire payer cash, bien aidés il est vrai par la maladresse de Horak, directement coupable sur deux buts et qui aurait pu faire mieux sur deux autres.

Fébriles défensivement, notamment dans les sorties de zone, totalement inefficaces dans les supériorités numériques, les Brûleurs de Loups n’ont pas réussi à surprendre une équipe rouennaise qui a parfaitement déchiffré le jeu grenoblois ce soir. La meilleure attaque du championnat est en berne, un but marqué en 2 matchs cette semaine, 7 encaissés ! Edo Terglav et son équipe ne pourront se cacher derrière la seule défaillance de Horak ce soir. Il va falloir désormais trouver les solutions pour retrouver du jeu et de la confiance. Et ce à tous les niveaux…

Pour Rouen, la défaite à Dunkerque n’est plus qu’un mauvais souvenir. Avec deux victoires 5-2 à Lyon et 5-0 à Grenoble, cinq points d’avance en tête de la Ligue Magnus et une invincibilité en championnat préservée, les Dragons ont remis les pendules à l’heure. Et envoyé un message fort à leurs adversaires, à commencer par leurs dauphins au classement, humiliés ce soir sur leur glace devant 4000 personnes. Les Rouennais n’ont pas eu à forcer leur talent : il se sont reposés sur une organisation défensive sans faille, de très bonnes transitions de palet, un gardien en état de grâce, un bon jeu en supériorité numérique et ils ont su parfaitement tirer profit des erreurs de l’adversaire. Une bonne soirée donc pour Fabrice Lhenry et son équipe qui vont pouvoir préparer tranquillement et sereinement leur huitième de finale de CHL contre Salzbourg.

Désignés joueurs du match : Guillaume Leclerc (Grenoble) et Matija Pintaric (Rouen)

(Photos Philippe Crouzet et Emmanuel Giraudeaux)

Commentaires d’après-match :

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « Il ne faut pas retenir une défaite 5-0, c’est assez sévère. Quand les choses ne vont pas… Dans les deux premières périodes, on ne reçoit que 11 lancers, on a beaucoup d’occasions, les gars ont travaillé fort, le palet ne tournait pas pour nous et chaque fois qu’on a donné une occasion, Rouen a marqué. Ils savaient qu’après deux buts encaissés, on allait s’ouvrir un peu, tenter nos chances et ils attendaient ce moment-là. Tout tournait pour eux et quand tu forces un peu les choses contre une équipe comme ça, ils te font mal. Il faut regarder le match comme il faut, c’est une défaite d’équipe. Dernièrement Lukas nous donnait les chances chaque fois, il faut marquer des buts, ça fait 2 matchs qu’on ne le fait pas. Il faut continuer dans ce sens-là, être positif, on a lancé quand même 60 fois à la cage, on l’a atteinte 30 fois mais avec un Pintaric en forme, on n’a pas réussi à marquer un but sur les rebonds, sur les déviations. C’est ce qui fait la différence aujourd’hui. Dans des moments comme ça, il faut rester positif, ne pas trop descendre, il y a des matchs qui arrivent très rapidement. On va garder les choses positives et travailler sur les choses qui n’allaient pas et tourner la page rapidement. »

Damien Fleury (attaquant de Grenoble) : « Sincèrement, le score est très sévère, je ne pense pas qu’on mérite 5-0 ce soir. À 5 contre 5, je pense qu’on a fait notre meilleur match depuis le début de saison mais on a pêché en power-play, c’est certainement ce qui nous a coûté le match. Rouen a très bien joué en boxplay, nous on n’a pas fait ce qu’on devait faire, on n’a pas eu de réussite ce soir et on est tombé sur un très bon gardien en face, je pense sincèrement que c’est grâce à lui qu’ils ont gagné ce soir parce qu’on ne méritait pas ça. Ça fait mal mais c’est comme ça, on a pris un petit coup au moral, maintenant il va falloir oublier ça et se préparer pour le prochain match. La saison est encore très longue, on a le temps de revenir, ce n’est pas de finir premier du championnat le plus important, c’est vraiment de faire des gros play-offs. On n’a pas marqué de but, si on ne marque pas c’est sûr qu’on ne peut pas gagner, pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé, on a travaillé, on a pris les rebonds, on a été présents devant leur cage mais on ne les a pas mis au fond donc très frustrant. Physiquement on était au-dessus d’eux, on a créé pas mal de choses offensives mais on n’a pas su marquer. C’est une semaine à oublier, mentalement c’est dur d’être sorti de la coupe de France, surtout après avoir battu Lyon 9-2, maintenant on perd contre Rouen 5-0, mais c’est comme ça, on est professionnels, on va travailler encore plus fort et on va montrer que le public grenoblois peut compter sur nous et on va répondre présent. »

Fabrice Lhenry (entraîneur de Rouen) : « Après notre grosse déception de mardi dernier en coupe de France, l’équipe a su se remobiliser et rebondir après deux déplacements très difficiles, ça c’est très positif. Je trouve que ce soir on a fait un très bon match défensif et l’ensemble de l’équipe a travaillé très dur. Au début du deuxième tiers, on a eu dix premières minutes très difficiles, on a donné des shoots mais le deuxième ou le troisième shoot, il n’arrivait pas, quelqu’un se sacrifiait pour l’équipe et si on veut aller loin dans une saison, c’est vraiment cet esprit qu’il faut avoir et ce soir ils l’ont prouvé encore. Et quand on a des opportunités, c’est bien de les mettre au fond comme on a pu le faire ce soir. J’ai un groupe qui est soudé, qui aime bien vivre ensemble, c’est très important si on veut progresser de match en match et c’est ce que j’avais demandé ce soir. Ce n’est que le début de saison, on commence le deuxième quart de saison et on va s’améliorer de match en match. Après peu importe le résultat qu’il soit positif ou négatif, le plus important c’est de voir les progrès. »

Nicolas Ritz (attaquant de Rouen) : « C’est la première des quatre confrontations de la saison, ça nous tenait à cœur de garder notre invincibilité en Magnus. On a eu un petit faux-pas cette semaine en coupe et on voulait bien relancer la machine ce week-end. On sort deux bonnes performances, on est content de cette performance ici qui est complète pour nous, ça nous remet sur des bons rails. On a eu un gros passage à vide en début de deuxième tiers, où notre gardien et notre sacrifice devant la cage ont fait la différence parce qu’on a réussi à tenir et après on récupère les palets quand ils commencent à se dire que ça ne rentrera pas alors que nous ça rentre de l’autre côté. C’est là que le match bascule, on a réussi à courber le dos et à accepter ça, à repartir de l’avant et tuer le match derrière. On met toutes les chances de notre côté, on a bien récupéré, on a bien préparé le match, on n’a même pas fait la moitié de saison si on compte la CHL et le début de championnat donc on ne peut pas être fatigué maintenant, c’est un peu tôt, on est capable d’enchaîner les matchs et d’être performants et d’aller chercher mentalement la petite fraîcheur en plus comme ce soir. »

 

Grenoble – Rouen 0-5 (0-1, 0-2, 0-2)
Samedi 27 octobre 2018 à 20h la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 4079 spectateurs.
Arbitrage de Jimmy Bergamelli et Geoffrey Barcelo assistés de David Courgeon et Guillaume Barthe
Pénalités : Grenoble 14’ (8’, 2’, 4’), Rouen 18’ (8’, 4’, 6’)
Tirs : Grenoble 29 (7, 12, 10), Rouen 23 (5, 6, 12)

Évolution du score :
0-1 à 08’14 : Ritz
0-2 à 31’51 : Mäkinen assisté de Ritz et Brodeur
0-3 à 36’56 : Thinel assisté de Roy et Chakiachvili
0-4 à 41’42 : Miklik assisté de Thinel et Deschamps (sup. num.)
0-5 à 56’51 : Colotti assisté de Langlais et Nesa

Grenoble

Attaquants :
Vincent Kara [puis Kearney]– Teddy Da Costa – Damien Fleury (A) (2’)
Denny Kearney (6’) [puis Kara] – Sébastien Rohat [puis Champagne] – Guillaume Leclerc
Olivier Latendresse – Joël Champagne (C) (2’) [puis Rohat] – Maxime Legault
Dylan Fabre – Matthias Arnaud

Défenseurs :
Christophe Tartari (A) (2’) – Connor Hardowa
Julien Baylacq – Sébastien Bisaillon
Dominik Kramar – Aleksandar Magovac (2’)

Gardien :
Lukáš Horák

Remplaçant : Loic Corvez (G). Absents : Teddy Trabichet (épaule), Lucien Onno (cuisse), Boštjan Goličič (poignet), Antoine Bonvalot (cheville).

Rouen

Attaquants :
Nicolas Deschamps – Anthony Guttig (A) (2’) – Alex Aleardi
Joel Caron – Juha Koivisto – Michel Miklík
Loïc Lampérier (A) – Nicolas Ritz (2’) – Marc-André Thinel
Joris Bedin (2’) – Fabien Colotti – Vincent Nesa

Défenseurs :
Florian Chakiachvili – Mathieu Roy (C) (2’)
Mathieu Brodeur (4’) – Atte Mäkinen
Chad Langlais (4’) – Kévin Dusseau (2’)

Gardien :
Matija Pintaric

Remplaçants : Gaetan Richard (G), Thomas Carminati, Benjamin Berard.

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