La déception de la défaite face à Rouen lors du dernier match de la saison régulière a dû être vite évacuée côté grenoblois puisque les play-offs débutent ce soir avec la réception des Aigles de Nice, septièmes de la saison régulière et qualifiés pour la première fois de leur histoire en play-offs. Les Brûleurs de Loups l’avaient emporté difficilement la semaine dernière lors de l’avant-dernière journée à Jean Bouin (4-3). Avant cela, Grenoble avait remporté les deux matchs à Pôle Sud (7-0 et 4-2) mais s’était incliné lors du premier déplacement sur la Côte d’Azur (3-6). Les Aigles ont donc déjà posé des problèmes aux Isérois même si ces derniers ont souvent pris le dessus. Pour cette rencontre, Edo Terglav peut compter sur une équipe au complet à l’exception de Boštjan Goličič, toujours blessé. Aleksandar Magovac est lui laissé en tribunes en tant que surnuméraire. Du côté niçois, Stan Sutor déplore deux absents pour débuter ces play-offs : Roni Viirlas et Zbynek Hampl.

De retour à cinq contre cinq, les Brûleurs de Loups ne mettent pas longtemps à faire parler la poudre. Leclerc va chercher le palet en fond de zone, revient en arrière et tire en angle fermé : le palet passe entre le poteau et la jambière de Rosandic qui n’a pas bien fermé son angle (1-0, 08’27). Bien lancés par cette ouverture du score, les Isérois essaient d’enfoncer le clou avec un bon lancer de Kara capté difficilement par Rosandic. Leclerc essaie de nouveau de frapper à la porte, sans succès cette fois. McEachen envoie le palet en l’air, Fleury tente de le contrôler lorsqu’il retombe sur la glace face à la cage, sans succès… Surpris par le rebond, Rosandic repousse de la jambière… sur Sacha Treille qui n’a plus qu’à le pousser au fond (2-0, 11’01).

Mal en point, les Aigles bénéficient d’une faute de Manavian pour se relancer. Un bon lancer de Matis est capté par Horak mais c’est à peu près tout pendant deux minutes. Deuxième chance pour les Niçois puisqu’à peine revenu sur la glace, Manavian retourne en prison, cette fois pour un cinglage. Le boxplay grenoblois maîtrise parfaitement son sujet au cours des deux minutes qui suivent. Après ces quatre minutes d’infériorité, Dorey bloque irrégulièrement Fleury sur une contre-attaque. Malgré quelques tentatives lointaines, Grenoble ne concrétise pas ce deuxième avantage numérique, mais peut rentrer sereinement au vestiaire avec trois buts d’avance.

Sutor décide alors de changer de gardien et lance Julien Barrier dans le match. La réaction niçoise tarde à se faire sentir. Une charge de Legault sur Palocko est sanctionnée par les arbitres et les Aigles se retrouvent de nouveau en power-play. Perttilä frappe tout de suite à la porte mais Horak parvient à bloquer le palet en trois temps.

Pourtant Grenoble offre une nouvelle opportunité lorsque Treille part en prison pour les deux dernières minutes du tiers. Cette fois Nice arrive mieux à installer le jeu de puissance et Horak doit rester vigilant sur un tir de Rajamäki. Insuffisant pour empêcher Grenoble de tuer sa septième infériorité numérique ! À quelques secondes de la pause, Hardy manque même une cage grande ouverte sur une passe de McEachen.

La réaction grenobloise est immédiate avec une contre-attaque de Leclerc dont le lancer est difficilement freiné par Barrier avant d’être dégagé par la défense niçoise. Une belle action de Kara et Baylacq en zone offensive provoque une pénalité de Macejcko. Après un début tonitruant, le power-play grenoblois manque de percussion et se contente finalement de gérer. Une grosse de percée de Legault n’est pas loin de conduire au cinquième but grenoblois mais Barrier parvient à repousser le palet.

Ce but encaissé en infériorité par Grenoble ne change pas grand-chose à l’affaire même s’il prive Horak d’un blanchissage qui semblait se profiler. Une peu trop relâchés dans ce troisième tiers, les Grenoblois attendent la fin du match mais une crosse haute de Perttilä sur Kearney leur offre une toute dernière supériorité numérique. Suffisante pour que Grenoble concrétise enfin dans ce troisième tiers : Da Costa prend de vitesse Scolari et va battre Barrier de près pour clore le score (5-1, 59’04).

Du côté niçois, on pouvait regretter le manque de présence de Vilim Rosandic qui n’a pas été en réussite pour son premier match et qui a été chassé de sa cage après le quatrième but grenoblois. Offensivement, les Aigles se sont montrés dangereux mais ont péché par maladresse dans la finition face à la cage. Un manque d’efficacité qu’il faudra corriger dès demain pour espérer mieux dans cette série.
Désignés joueurs du match : Lukáš Horák (Grenoble) et Olivier Dame-Malka (Nice)
(Photos Philippe Crouzet et Emmanuel Giraudeaux)
Commentaires d’après-match :
Stan Sutor (entraîneur de Nice) : « Je pense qu’on a laissé un peu trop facilement marquer le premier but qui est venu un peu trop vite. Le joueur est sorti du coin, le gardien n’a pas gardé son poteau, il a marqué un peu facilement… Ça a permis à Grenoble de développer son jeu. Je pense qu’on a lâché ensuite un peu trop facilement à 3-0… Si on veut exister il faut qu’on essaie de faire douter cette équipe un peu plus longtemps que 5 ou 10 minutes. On n’a rien lâché, il y a des petites fautes de replacement. Il y a des joueurs qui font des virages du mauvais côté, il faut qu’on soit un peu plus solides derrière mais aussi présents devant la cage où on a pris ces buts de rebond. On a pris une petite leçon d’efficacité parce qu’on s’est malgré tout procuré des occasions qu’on n’a pas concrétisées. On va discuter ce soir et demain matin, préparer le match différemment et essayer de faire quelque chose demain soir. C’est une bonne chose de s’être procuré toutes ces supériorités, ça veut dire qu’on a fait douter cette équipe de Grenoble, qu’on l’a poussée à la faute. Ces supériorités non concrétisées nous font mal, pas que ce soir, ça fait un moment qu’on bataille. Je pense qu’on est un peu trop compliqué, mais il faut voir aussi les choses en face. Grenoble est bon en supériorité et en infériorité depuis le début de saison, c’est le meilleur du championnat, ce n’est pas pour rien quand on compare les effectifs. Il faut qu’on travaille sur autre chose. Il faut marquer des buts en supériorité mais il faut voir aussi la qualité qu’il y avait en face. »
Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « C’était le discours qu’on avait avant le match, d’être prêts les premières dix minutes. Pour les deux équipes, le premier match est toujours important. Il fallait bien rentrer dans le match : il y a toujours un peu de nervosité, des jambes lourdes. On a commencé ce match de la façon qu’on voulait. Il y a eu quelques décisions douteuses mais c’est comme ça, on a bien joué en désavantage numérique, les gars se sont bien sacrifiés. C’est un premier point, c’est ça qui compte. Les trois dernières années, on avait commencé par une défaite. Ce sont des matchs super importants, on sait que Nice va sortir fort demain. Il va falloir bien jouer pendant soixante minutes. À nous d’être prêt. Comme on l’a fait au début de match, mais pendant soixante minutes. Nice est une bonne équipe, ils ont bien joué offensivement. On ne regarde pas le score, on regarde la victoire, c’est ce qui est important aujourd’hui. »
Grenoble – Nice 5-1 (3-0, 1-0, 1-1)
Vendredi 1er mars 2019 à 20h la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 2793 spectateurs.
Arbitrage de Laurent Garbay et Nicolas Cregut assistés de Joris Barcelo et Gabriel Pointel
Pénalités : Grenoble 16’ (6’, 10’, 0’), Nice 16’ (4’, 2’, 10’)
Tirs : Grenoble 30 (12, 6, 12), Nice 29 (7, 16, 6)
Évolution du score :
1-0 à 08’27 : Leclerc assisté de Champagne et Manavian
2-0 à 11’01 : Treille assisté de Fleury et McEachen
3-0 à 11’33 : Kearney assisté de Leclerc et Champagne (sup. num.)
4-0 à 26’59 : Fleury assisté de Bisaillon
4-1 à 56’21 : Palocko assisté de Perttila et Barrier-Heyligen (inf. num.)
5-1 à 59’04 : Da Costa assisté de McEachen (sup. num.)
Grenoble
Attaquants :
Denny Kearney – Joël Champagne (C) – Guillaume Leclerc (2’)
Sacha Treille (2’) – Teddy Da Costa – Damien Fleury (A)
Christophe Tartari (A) – Olivier Latendresse (4’) – Maxime Legault (2’)
Julien Baylacq – Sébastien Rohat – Vincent Kara
Mathias Arnaud
Défenseurs :
Kyle Hardy – Sébastien Bisaillon
Patrick McEachen – Antonin Manavian (4’)
Teddy Trabichet (2’) – Connor Hardowa
Dominik Kramar
Gardien :
Lukáš Horák
Remplaçant : Antoine Bonvalot (G). Absents : Boštjan Goličič (poignet), Aleksandar Magovac, Lucien Onno, Dylan Fabre (surnuméraires).
Nice
Attaquants :
Frédéric Bergeron – Peter Bjaloncik (2’) – Matus Matis
Tuukka Rajamäki – Matej Palocko – Juuso Perttilä (2’)
Valère Vrielynck (C) – Louis Petit – Peter Hrehorcak Jr (A)
Rémi Thomas – Florian Sabatier (A) – Romain Carpentier (2’)
Défenseurs :
Olivier Dame-Malka – Miroslav Macejko (6’)
Juha Tarkkanen – Marek Drtina
Aurélien Dorey (2’) – Quentin Scolari
Yoanne Lacheny
Gardien :
Vilim Rosandic puis à 26’59 Julian Barrier-Heyligen
Remplaçant : Alexis Sutor. Absents : Roni Viirlas, Zbynek Hampl.








































