Bilan/présentation NHL 2019 (2/3)

428

Après les mal classés de 2018-2019, Hockey Archives s’intéresse aux ventre mou : les équipes proches de la qualification ou éliminées au premier tour. On y trouve des équipes pleines de promesses et des cadors qui se demandent encore comment ils ne sont pas allés au bout…

Une analyse en forme de bilan de saison, mais aussi de présentation de la saison 2019-2020 qui commence cette semaine.

minnesota wild logo21e – Minnesota Wild

Après six saisons consécutives à disputer les playoffs, le Wild a échoué cette fois-ci dans sa quête. Les questions abondent pour une franchise qui avait signé à prix d’or Ryan Suter et Zach Parise afin d’encadrer un des groupes de jeunes les plus talentueux de la ligue.

Mais six saisons plus tard, on ne peut que constater que l’expérience a échoué. Le nouveau manager général, Paul Fenton, a vu ses choix contestés en interne. Son management agressif a suscité son lot de critiques et provoqué une cascade de départs, dont Alexandra Mandricky, l’une des personnalités les plus en vue du mouvement statistique, qui a rejoint la future franchise de Seattle dans un poste à haute responsabilité.

Le problème du Wild a plusieurs visages. Le management et les choix de Fenton en font partie : juste après sa décision de signer Mats Zuccarello début juillet à un coûteux contrat à long terme pour un joueur qui a largement passé la trentaine, le manager a été débarqué par le propriétaire du club. Hasard ou coïncidence ? Plus personne ne faisait confiance en Fenton, mais cela a laissé une longue période d’incertitude avant l’arrivée de Bill Guerin fin août.

Bruce Boudreau a lui aussi échoué dans son rôle d’entraîneur. L’équipe n’a jamais réussi à développer un jeu offensif valable, notamment dans la deuxième partie de saison. Au total, Minnesota a été blanchi 11 fois ! Les seuls leaders auront été Koivu (36 ans) mais il fut limité à 48 matchs, Staal (34 ans, 52 pts), Parise (34 ans, 61 pts) et Suter (34 ans, 47 pts). Aucun des joueurs plus jeunes n’a pris le relais. Nino Niederreiter, au début de saison poussif, fut sacrifié par Fenton en dépit de tous les avis contraires de son entourage, au profit de Victor Rask (3 pts en 23 matchs !), dans l’un des échanges les plus déséquilibrés de l’année. Obtenir Ryan Donato (16 pts en 22 matchs) contre Charlie Coyle et Kevin Fiala affiche un peu plus de potentiel, mais ce dernier constitue-t-il une amélioration par rapport à Mikael Granlund ? Avec 2,6 buts marqués par match, le Wild s’est classé 26e sur 31…

Défensivement, le jeu en infériorité fut satisfaisant (7e de la ligue) et Matt Dumba s’est révélé… avant de se blesser gravement et de manquer le reste de l’année. Le jeu de l’équipe s’est délité après cette blessure, en dépit des efforts de Jared Spurgeon (43 pts).

Oui, Minnesota s’est un peu rajeuni. L’avenir appartient à Jordan Greenway, Luke Kunin, Joel Eriksson Ek notamment. Qu’en sera-t-il de Jason Zucker ? Paul Fenton a tenté de l’échanger par deux fois, et les deux fois la transaction est tombée à l’eau au dernier moment (Calgary, puis Pittsburgh avec veto de Kessel). Pas de quoi aider le joueur à s’impliquer, lui qui a signé 21 buts et 42 pts cette saison. La tâche de Guerin est immense : redonner confiance aux joueurs, au staff et à un tout un public.

 

Blackhawks Chicago20e – Chicago Blackhawks

Après trois titres en cinq ans, Chicago peine à retrouver son prestige. La saison 2018-2019 fut une nouvelle preuve du déclin des Hawks, tout en donnant un aperçu d’une reconstruction « à la volée ».

Le gros souci cette année est venue de la défense, complètement passoire. Corey Crawford a affiché de belles choses encore une fois, mais il a été limité à 39 matchs, trop fragile physiquement : il aura fini la saison fort après une commotion en décembre qui l’aura écarté pendant deux bons mois. Son remplaçant Cam Ward fut encore plus mauvais qu’à Carolina et le rookie Colin Dellia n’a guère brillé en 16 matchs. Priorité à ce secteur donc, avec l’arrivée de Robin Lehner à l’intersaison.

La défense n’a pas vraiment protégé les portiers, ceci dit : 3,55 buts encaissés par match, avant-dernier de la ligue ! Duncan Keith a connu une saison honorable (40 pts et +13), mais ce ne fut pas le cas de Brent Seabrook, scratché pour la première fois en dix ans. Erik Gustafsson fut une bonne surprise offensive (17 buts, 43 pts) mais reste bien trop friable derrière. Connor Murphy s’est montré plus solide, mais incapable d’assumer un rôle plus important. Le staff a cherché la bonne combinaison sans grande réussite, notamment en infériorité numérique, gros point faible.

Le staff, parlons-en. Joel Quenneville fut sacrifié dès le début de saison : oubliées les heures de gloire ! Le début de saison avec une fiche de 6 victoires en 15 parties, après un été sans recrutement majeur, a été fatal à la moustache la plus célèbre de la NHL dès le 6 novembre. Sa relation avec le manager général Stan Bowman s’était envenimée depuis plusieurs mois, de l’avis général.

À la place, le jeune coach Jeremy Colliton a mis du temps à implémenter son système. Son début de mandat aura été marquée par une série de huit défaites de rang. L’équipe a finalement répondu et entamé un spectaculaire sprint de deuxième moitié de saison, se rapprochant à un souffle des playoffs avant de caler le dernier mois.

Le spectacle fut donc offensif : Alex DeBrincat a nettoyé bon nombre de lucarnes (41 buts, 76 pts), Patrick Kane a dépassé encore la barre des 100 pts (44 buts, 110 pts), Jonathan Toews connu sa meilleure saison en carrière (35 buts, 81 pts). Le banc a peu produit. L’arrivée de Dylan Strome, qui a relancé sa jeune carrière (51 pts en 58 matchs), fut plutôt un joli coup de Stan Bowman, qui n’a recruté que le très lent Olli Määttä et le vétéran Calvin De Haan pour renforcer la défense. Un plein été de préparation pour Colliton, un top-6 hyper productif, quelques renforts en défense et dans les cages… Encourageant, mais la division Centrale est relevée.

 

19e – Florida Panthers

Une nouvelle année en Floride faite de valse-hésitations, de changements de staff et de caps. Inconstante, mal gérée… La franchise a cependant manqué la qualification de peu, plombée avant tout par un duo de gardiens fragile. Roberto Luongo (89,9%) et James Reimer (90%) n’ont pas vraiment brillé et les deux hommes ne feront plus partie de l’équipe. Le premier a pris une retraite bien méritée à 40 ans, le second a été envoyé à Carolina. Place est faite à Sergei Bobrovsky, bénéficiaire d’un contrat spectaculaire de 7 ans. Le Russe, double vainqueur du Vézina, devrait apporter une certaine stabilité dans ce secteur.

En dépit de cela, l’équipe a obtenu le 7e meilleur bilan de la ligue après mi-janvier, mais le retard concédé en début de saison (27e bilan) était trop lourd à combler.

La défense a semblé plafonner, notamment Aaron Ekblad (37 pts) et Mike Matheson (27 pts), les deux piliers d’avenir de l’équipe. Keith Yandle a pour sa part continué à produire (62 pts) mais, derrière ce trio, il n’y avait pas grand chose, avec des joueurs trop souvent hors de position. L’inconvénient, c’est que le jeu en prises de risques de Yandle a tiré Ekblad vers le bas, et que MacKenzie Weegar fut finalement un meilleur compromis aux côtés du vétéran.

L’autre acquisition de fin de saison est donc un entraîneur rompu au développement : Joel Quenneville. L’ex-coach de Chicago avait pris la direction des Hawks en 2008-2009 avec quelques jeunes stars en devenir et les a transformé en machines à gagner.

Florida espère le même résultat autour de Ekblad, Barkov, Huberdeau. Les deux jeunes attaquants ont explosé les compteurs cette année, et disposent en Mike Hoffman (36 buts, 70 pts, record de carrière), Frank Vatrano (24 buts, 39 pts), Vincent Trocheck (34 pts en 55 matchs) et Evgeny Dadonov (70 pts) d’un top-6 de très belle facture. Hoffman a d’ailleurs largement contribué à un jeu de puissance dévastateur, passé en un an de la 21e à la 2e place de la ligue. Barkov a manqué de peu la barre des 100 pts (96) et s’impose comme l’un des meilleurs attaquants défensifs de la ligue. Huberdeau (92 pts) apporte lui sa vitesse et sa créativité. Au final, l’équipe, qui fêtait ses 25 ans en NHL, a tout simplement battu son record de buts marqués ! Mais la franchise a aussi battu son record de buts encaissés, témoignage de l’échec de l’entraîneur Bob Boughner à équilibrer le jeu. Les Panthers se sont classés bien loin en chances de marquer et en tirs dangereux.

Florida ne devrait pas avoir de mal à marquer des buts, encore une fois, la saison prochaine. Il faudra gagner un peu en profondeur de banc – arrivée de Connolly, Acciari – et surtout consolider les lignes arrières. Quenneville et Bobrovsky suffiront-ils ?

 

18e – Arizona Coyotes

Les Coyotes ont progressé de 16 pts au classement et auront cru en la qualification jusqu’au bout. Ils finissent 9e de la conférence Ouest en dépit d’une cascade de blessures, qui les auront empêché toute l’année d’aligner une équipe type. Ils ont échoué à seulement 4 pts des phases finales, même si la conférence Ouest était bien moins forte.

Accrocheurs, les joueurs du désert doivent cette saison honorable à une saison monumentale de Darcy Kuemper dans les cages (92,5% en 55 matchs) et à un jeu défensif brillant – 5e en buts concédés. Le titulaire dans les buts, Antti Raanta, a pour sa part encore été gêné par des pépins physiques. Malgré tout, l’équipe était 26e jusqu’à mi-février et ne doit son bon classement qu’à un rush spectaculaire en février-mars (13 victoires en 18 parties), qui s’est arrêté brutalement après la date limite des échanges (3 victoires en 9 parties).

La défense, autour d’Oliver Ekman-Larsson et de l’émergent Jakob Chychrun, 21 ans, a donc eu un rôle majeur, et a compensé une offensive maladroite. Les Coyotes ont peiné à démarrer leur saison, avec une série de mauvais résultats. L’attaque n’a jamais trouvé le rythme et se classe 28e en buts par match, sans aucun marqueur de 20 buts – seule équipe de la NHL dans ce cas. En trois saisons sous la direction du manager général John Chayka, les Coyotes ont marqué 2,33, 2,51 et 2,55 buts par match seulement, soit entre 27e et 30e de la ligue…

L’entraîneur Rick Tocchet a donc plutôt fait du bon travail défensif (6e de la ligue, meilleur penalty-kill, 92,2% d’arrêts), mais va devoir cravacher pour faire décoller une attaque potable. Cela passera par une meilleure possession (20e) et plus de chances de haute qualité (20e).

Les jeunes talents sont là, pourtant : Clayton Keller (meilleur marqueur avec seulement 47 pts !), Derek Stepan, Christian Thomas, Christian Dvorak, Nick Schmaltz (acquis contre Dylan Strome, 14 pts en 17 matchs) peuvent tous évoluer dans le top-6. Ils manquent d’expérience et de constance : le recrutement de Phil Kessel à l’intersaison, contre Alex Galchenyuk (41 pts cette année), a pour but d’encadrer ce petit monde avec un joueur habitué à la gagne, et qui avait brillé chez les Penguins lorsque Tocchet y était assistant coach. Il manque un sniper à cette équipe, et on peut s’étonner que le staff n’ait pas choisi Cole Caufield à la draft, mais plutôt le défenseur Victor Söderström.

Arizona est plutôt une franchise en hausse dans la NHL : reste à passer l’épaule pour éviter les vacances prématurées.

 

montreal17e – Canadiens de Montréal

Pas de phases finales pour le CH, mais curieusement une saison accomplie et saluée par les fans. Incongru ! Mais après les nombreux mouvements des années précédentes on attendait Montréal au fond du trou. Que l’équipe soit restée compétitive jusqu’à la dernière semaine constitue ainsi une surprise agréable, surtout en prenant en compte l’absence sur blessure du capitaine Shea Weber pendant la majeure partie de l’année.

Carey Price a retrouvé son niveau élite cette année, Weber fut brillant à son retour de blessure. Le manager général Marc Bergevin, critiqué pour sa gestion depuis des mois, a multiplié les bons coups – à commencer par son coach Claude Julien, qui a implémenté un système qui fonctionne.

L’acquisition de Max Domi contre Galchenyuk s’est révélée un coup de maître : le jeune attaquant s’est fondu dans l’équipe et la ville à la perfection et s’est entendu comme larron en foire avec l’autre acquisition, Tomas Tatar. Domi a signé 72 pts, Tatar 58, loin de leurs années précédentes catastrophiques à Arizona et Vegas. Les deux hommes ont porté l’équipe avec Brendan Gallagher (52 pts), Philip Danault (53 pts) et ont plus d’une fois fait se lever la foule du centre Bell.

Le jeune Jesperi Kotkaniemi, 3e choix de la draft 2018, a montré de belles promesses également (34 pts) aux côtés d’Andrew Shaw (47 pts). Joel Armia enfin a beaucoup apporté, notamment en infériorité, bien plus qu’attendu (23 pts en 57 matchs). Reste le cas de Jonathan Drouin, inconstant et pas assez décisif, auteur de 53 pts et bien plus à l’aise une fois replacé à l’aile. Le Québécois n’a marqué sur 3 pts sur les 18 derniers matchs, une panne qui a aussi gagné Kotkaniemi.

L’équipe s’est emparée de son atout, la vitesse, créant du jeu et débordant bon nombre d’adversaires : 4e en tirs à 5 contre 5, en chances de marquer et 7e en chances de haute qualité. Bref, Montréal était statistiquement une équipe qui méritait les playoffs… mais a craqué dans la dernière ligne droite, la faute à un jeu de puissance atroce (30e), qui a complètement coulé une saison par ailleurs remarquable.

Autour de Weber et Jeff Petry, Bergevin a aussi trouvé Brett Kulak, en délicatesse à Calgary. Le défenseur s’est imposé dans le top-4 avec un jeu très solide.

Oui, il y a de l’espoir à Montréal. Malgré tout, le CH reste en dessous de Tampa Bay, Toronto et Boston, les trois locomotives de la division Atlantique. Avec Florida en progression, et Buffalo qui ne peut pas rester à la cave ad vitam eternam, la lutte s’annonce encore terrible la saison prochaine.

 

Les éliminés du 1er tour

16e – Vegas Golden Knights

Un an après une finale dès la première saison, Vegas aura connu beaucoup moins de succès sur l’an II. Privée de Nate Schmidt 20 matchs (suspendu pour avoir contrevenu au règlement antidopage), la franchise du Nevada a peiné en octobre, avec un triste bilan de 5-6-1.

Le retour au jeu du défenseur a stabilisé l’équipe qui est alors remontée au classement comme une fusée, notamment au cour d’un mois de décembre remarquable (9-3-3). Vegas se qualifiait pour les playoffs fin mars, et s’offrait un duel épique contre San José.

L’animosité entre les deux équipes atteint sans aucun doute des sommets. Elle fait des Sharks le principal rival des Golden Knights, et crée l’une des rivalités les plus spectaculaires de la NHL, déjà. Les coéquipiers de Marc-André Fleury ont véritablement gâché leur chance : battus en ouverture, ils signent alors trois victoires de rang dont un cinglant 5-0 à domicile au match 4. Ils ne gagneront jamais plus : battus 5-2 au match 5, ils gaspillent leur chance en double mort subite à la maison au match 6, battus 2-1 sur un but en infériorité numérique, malgré un bombardement en règle de Martin Jones. Le scénario du match 7 est pour sa part rentré dans la légende : Vegas a mené 3-0 avant d’encaisser quatre buts sur le même jeu de puissance en fin de match, une pénalité majeure pour une faute sur Joe Pavelski qui aura fait couler beaucoup d’encre. Vegas est pourtant revenu à 4-4, avant de perdre en prolongations sur un but du 4e ligne Barclay Goodrow.

Statistiquement, Vegas a figuré dès décembre comme l’une des équipes les plus fortes de la NHL. Un jeu de possession dominant, de grosses occasions, mais une efficacité offensive longtemps en berne. Jonathan Marchessault (25 buts) a ainsi mené l’équipe avec seulement 59 pts, devant un William Karlsson loin d’être aussi prolifique que la saison précédente (24 buts, 56 pts). On attendait bien plus de Max Pacioretty, recruté à prix d’or (22 buts, 40 pts) : il ne se classe que 7e marqueur, derrière Reilly Smith (53 pts), Alex Tuch (52), Paul Stastny (42 en 50 matchs) et Cody Eakin (41), même s’il n’a joué que 66 matchs.

Vegas s’est surtout montré transformé après la deadline et l’acquisition de Mark Stone, l’ailier droit le plus complet de la ligue, qui a immédiatement apporté (11 pts en 18 matchs), notamment en supériorité. L’ex-Senator a aussitôt signé un contrat record de 8 ans, qui va lier les mains d’une équipe très dépensière.

Pour le reste, les Golden Knights se sont montrés trop moyens défensivement, devant un Fleury un peu moins fort que la première saison (91,3%). Shea Theodore (37 pts) et Nate Schmidt (30 pts) ont tenu la baraque, mais il manque encore un peu de banc.

La défaite contre les Sharks laisse assurément des traces : les attaquants qui ont rejoint Team Canada au Mondial ont tous asséné leur certitude d’avoir été meilleurs que les Californiens. Une sorte de symptôme post-traumatique, qui a aussi marqué le staff. L’assistant général manager Kelly McCrimmon monte ainsi d’un cran, pendant que George McPhee passe président des opérations hockey.

Vegas après l’an deux est déjà trop proche du plafond salarial et a donc passé l’été à naviguer autour : exit Colin Miller, Nikita Gusev, Erik Haula et Pierre-Édouard Bellemare. L’arrivée des premiers draftés, tels Cody Glass et Nicholas Hague, ou des trouvailles issues de la NCAA comme Jimmy Schuldt, ne devrait pas tarder pour remplacer ce petit monde, et le top-6 est toujours là. On a hâte de voir l’acte trois entre San José et Vegas…

 

15e – Pittsburgh Penguins

Champion en 2016 et 2017, Pittsburgh est-il sur le déclin ? C’est la principale question à l’issue d’une saison moyenne. Les Penguins n’ont certes guère eu de mal à se qualifier pour les phases finales, sans y faire des étincelles, laminés 4-0 par les Islanders dès le premier tour. On se pose des questions sur la motivation d’une équipe qui a tout gagné, ou sur l’usure et le poids de l’âge. Après tout, Evgeny Malkin a déjà 33 ans et Sidney Crosby a fêté cet été ses 32 ans – loin du « Kid » de ses débuts.

Le Russe a connu une saison « misérable » – selon ses standards, car il signe 21 buts et 72 pts – et s’en est ouvert dans la presse au cours de l’été. Il a traîné son spleen, seul loin de son épouse et de son fils, qui ont passé la majeure partie de l’année en Floride ou en Russie. Isolé, il est devenu grincheux et a connu des conflits internes avec son entraîneur Mike Sullivan et son coéquipier de ligne Phil Kessel. Ce dernier s’est montré efficace, avec une saison de 82 pts portée par son réalisme en supériorité, et fut l’un des seuls dangereux en playoffs. Lui aussi s’est frotté à Sullivan, avant d’être sacrifié et envoyé dans l’Arizona contre Alex Galchenyuk.

Crosby a pour sa part fait du Crosby : 35 buts, 100 pts. Le problème est venu du reste de l’alignement.

Le manager général Jim Rutherford a cherché à rajeunir son banc avec les acquisitions à la date limite des transactions de Jared McCann et Nick Bjugstad, ou encore du défenseur Marcus Pettersson, qui ont plutôt séduit. En revanche, celle d’Erik Gudbranson, pas vraiment apprécié des amateurs de statistiques avancées, pose question.

Pittsburgh a pris de l’âge et ses leaders ont connu une saison noire. Murray, moyen dans les cages, même s’il a mieux fini l’année et a fait le job en playoffs ; Letang (56 pts), trop seul en défense ; Crosby, esseulé aussi, avec le seul Jake Guentzel en porte-flingue (40 buts, 76 pts). Il manque du banc, de la relève, et oui, la question du déclin se pose. Lorsque seuls sept attaquants dépassent les 10 buts, et quatre les 20, c’est qu’il y a bien un souci de banc…

En interne, des voix anonymes ont mis en avant que certains joueurs n’ont tout simplement pas suivi les consignes de Sullivan, que l’équipe est devenue trop satisfaite et a trop pris pour acquis son statut de grande puissance. On peut imaginer que le staff comme les joueurs se réveilleront vite. Ce n’est pas le genre de Crosby de ne pas travailler fort, et, à lui seul, il peut porter les Penguins.

 

14e – Winnipeg Jets

Considérés comme un grand favori au titre final avant la saison dernière, les Jets ont laissé une impression bizarre toute l’année. Si leur puissance offensive avait été manifeste l’an passé, cette saison n’aura pas laissé le même sentiment.

Peu dominateurs à 5 contre 5, ils ont surfé toute la saison sur leur excellent jeu en supériorité, le 4e de la ligue à 24,8% de réussite. En gros, rester à égalité numérique contre les Jets revenait à faire une bonne partie du travail.

Au niveau production, les Jets ont pu juger de l’inconstance de Patrik Laine. Il termine quand même la saison régulière avec une trentaine de buts, mais quasiment la moitié aura été inscrite au cours du seul mois de novembre. Les critiques pleuvent : le Finlandais ne se stabilise pas sur une ligne, déçoit un peu rapport à son plafond potentiel, surtout en playoffs, et a exprimé par presse interposé son agacement sur son usage, plutôt en deuxième ligne avec Bryan Little. Il aura finalement signé son contrat à quelques jours de la reprise de la nouvelle saison… Un contrat court, comme un pari sur lui-même.

Blake Wheeler a donc mené la danse avec 91 points et 71 assistances – 3e de la ligue derrière Kucherov et McDavid – devant l’excellent Mark Scheifele (28 buts, 84 pts) et Kyle Connor (34 buts). Ce dernier aura lui aussi fait traîner les négociations jusqu’à signer fin septembre pour pas moins de 7 ans et 50 millions…

On attendait cependant bien plus de Nikolaj Ehlers, tout juste auréolé d’un contrat longue durée à 6 millions. Le Danois, qui n’a pu jouer que 62 matchs, signe 21 buts et 37 pts. Les Jets disposaient d’un banc intéressant au final, avec 13 joueurs au delà des 25 pts.

En défense, la saison de Dustin Byfuglien s’est arrêtée au bout de 42 matchs (31 pts), laissant Jacob Trouba, Tyler Myers, et Josh Morrissey tenir la baraque. Mais l’intersaison aura chamboulé ce bon équilibre : Jacob Trouba et ses 50 pts sont partis à New York contre notamment Neal Pionk ; Tyler Myers et ses 31 pts ont pris la direction de Vancouver pour un juteux contrat ; Dustin Byfuglien, enfin, a demandé à s’absenter et n’a pas participé au camp d’entraînement. Le vétéran de 34 ans hésite à continuer une carrière où son corps n’aura pas été épargné par les pépins physiques. Winnipeg a perdu sa profondeur de banc, notamment sur le côté droit : les trois titulaires de l’an passé ne sont plus là…

Dans les buts, on ne savait que penser de la régularité de Connor Hellebuyck après sa saison dernière à plus de 92% d’arrêts. Cette année, avec 91,3%, il n’a pas lourdement chuté, même si son taux de buts encaissés par match a augmenté en moins de matchs (2,90 en 63 matchs au lieu de 2,36 en 67 rencontres).

Le souci des Jets sera malgré tout plus profond cette saison. Il est de notoriété publique que Winnipeg n’est pas la ville la plus “fun” d’Amérique du Nord. La patinoire pleine à craquer à tous les matchs, dans une ambiance souvent surchauffée ne vient pas alimenter les fantasmes des meilleurs joueurs de la ligue. Aussi, ce n’est pas un marché qui semble attirer les meilleurs agents libres, et surtout c’est une franchise que l’on semble enclin à quitter malheureusement facilement. Trouba, Myers, Byfuglien, mais aussi Kevin Hayes (Philadelphie) et les ronchonneries de Laine : Winnipeg peine à garder ses meilleurs joueurs sur la durée.

Paul Maurice a donc du pain sur la planche pour fédérer tout un groupe, revoir sa copie stratégique, et relancer des Jets qui nous avaient pourtant tant enchanté il y a 2 ans.

 

13e – Nashville Predators

D’ordinaire lorsque l’on perd son (quasiment) meilleur joueur, on ne mise pas forcément sur une saison potable l’année suivante. À Nashville, pourtant, on réfléchit différemment. En effet cet été, les Predators ont vu P.K. Subban s’envoler vers la banlieue new-yorkaise et les Devils du New Jersey, en échange de tours de draft, Jeremy Davies et Steven Santini. Du côté de David Poile on souhaitait faire de la place dans la masse salariale, sans trop se découvrir non plus. Cela a par ailleurs permis d’accueillir Matt Duchene, alors agent libre.

L’équipe reste très homogène derrière, où il reste les Roman Josi, Mattias Ekholm, Ryan Ellis, Dan Hamhuis et les nouveaux arrivés, notamment le jeune et prometteur Dante Fabbro. En attaque, l’ex de l’Avalanche et des Senators vient renforcer Ryan Johansen, Kyle Turris et Nick Bonino au centre, dans une équipe qui cherche depuis des années un centre star. En 2018-19, Johansen a mené l’équipe avec seulement 64 pts (14 buts), suivi du défenseur Josi (56), des ailiers Filip Forsberg (28 buts, 50 pts) et Viktor Arvidsson (34 buts, 48 pts en seulement 58 matchs). Viennent ensuite… deux défenseurs, Ekholm et Ellis… Le banc devra rapidement produire plus.

Car d’une saison à l’autre, le point fort des Preds reste la défense. 211 buts encaissés en 2017-18 (2e de la ligue), contre 214 un an plus tard (3e en NHL), rien de bien différent. En attaque en revanche, l’équipe se montre moins souveraine. 7e de la ligue avec 267 buts marqués il y a 2 ans, Nashville a terminé 19e l’an passé avec 240 unités. Une force de frappe plus quelconque qui les a plombé en playoffs contre les Stars de Dallas. Peter Laviolette va devoir cogiter pour remettre ce beau monde en ordre de marche dans une Conférence ouest où absolument tout peut se passer. Une des clés sera les performances des gardiens. Pekka Rinne et Juuse Saros s’approchent chaque saison un peu plus de la vraie passation, surtout que Saros démontre de plus en plus qu’il devient aussi décisif que son aîné (et mentor ?)

Alors, que souhaiter aux Preds cette saison ? Un titre de champion d’une division Centrale très inconstante, et pourquoi pas se refaire en séries et retrouver une finale de coupe ?

 

12e – Toronto Maple Leafs

Ca y est, c’est enfin terminé. Kyle Dubas a fini par faire signer un contrat à ses Quatre fantastiques. Après John Tavares et William Nylander, voici qu’Auston Matthews et finalement Mitch Marner ont paraphé des contrats les liant à la franchise pour quelques saisons : les Maple Leafs ont lié leur destin aux quatre attaquants jusqu’en 2024 pour un total cumulé de 40 millions de dollars. Il va falloir leur bâtir un soutien avec le reliquat du budget…

Alors, le jeune GM canadien a-t-il sacrifié la moitié de son équipe ? Est-ce un investissement finalement maîtrisé ? Évidemment, la moitié de la masse salariale sur quatre joueurs pèse lourd, mais il reste de quoi continuer à bâtir une excellente équipe, avec notamment une défense qui sera en total chantier l’été prochain, avec 13 à 15 millions de dollars à répartir.

Le but de la manœuvre est donc de s’arranger pour enfin passer le premier tour des playoffs, et même enfin se débarrasser de Bruins qui commencent à prendre malin plaisir à sortir les Leafs chaque année. L’autre personnage au centre de la cible cette saison sera le coach Mike Babcock. Excellent meneur d’hommes et coach émérite, il vit peut être dans un autre temps, et son entente avec le jeune et moderne Kyle Dubas n’est pas optimale, et tout le monde est bien au courant.

Ainsi, la saison 2018-19 a vu Toronto réaliser un festival offensif chaque soir : Marner (94 pts), Tavares (47 buts, 88 pts), Matthews (73 pts), Kapanen (44 pts), Kadri (44 pts), le méconnu Andreas Johnsson (44 pts), Hyman (41 pts)… les solutions sont venus de partout, y compris de l’arrière avec une saison record de Morgan Rielly (72 pts, 20 buts). Frederik Andersen, avec 91,7% d’arrêts, a tenu sa place, pas toujours bien protégé. Encore une fois, Boston a su garder ses nerfs au match 7…

L’été aura été particulièrement chamboulé. Outre les négociations longue durée de Marner, le staff a cherché à dégager du salaire. Exit Kadri, envoyé à Colorado, mais aussi le vétéran Patrick Marleau (16 buts, 37 pts), sacrifié par un rachat de contrat. Jake Gardiner est lui aussi parti (Carolina). En retour, Toronto a récupéré le sous-estimé Alexander Kerfoot de l’Avalanche, et le défenseur offensif Tyson Barrie, énième munition vers l’avant.

Toronto a de quoi passer une saison correcte défensivement, autour de Rielly, Barrie ou Muzzin. Il faudra malgré tout faire mieux à partir de maintenant, sans quoi des têtes pourraient tomber dès l’été prochain.

 

11e – Washington Capitals

On attendait le champion en titre en pleine forme : Washington se sera montré un peu hésitant toute la saison, mais a tout de même fait le travail. Les Capitals ont remporté une division Métropolitaine en pleine restructuration, s’octroyant l’avantage de la glace au premier tour. Mais les “Jerks” de Carolina se seront accrochés comme des morts-de-faim, s’imposant en prolongations du match 7 à la surprise générale. Alors, qu’a-t-il manqué au champion en titre ?

Un coach ? Le remplaçant de Barry Trotz, Todd Reirden, a plutôt joué la carte de la continuité et Washington s’est appuyé sur les mêmes armes. Aleksandr Ovechkin n’a pas réduit sa production même à 33 ans, inscrivant un nouveau trophée de meilleur buteur (51 buts) et 89 pts. Le Russe reste létal en supériorité numérique, combiné au passeur Nicklas Bäckström (22 buts, 52 assists). Yevgeni Kuznetsov a moins marqué, mais ses 72 pts en 76 matchs restent impressionnants. On peut penser que Washington a souffert sans TJ Oshie, précieux avec 25 buts et 54 pts en 69 matchs. Derrière, le banc, avec Jakub Vrana (47 pts), Brett Connolly (46 pts) et Tom Wilson (40 pts) est demeuré de qualité. Au final, Washington se classe 4e attaque.

La défense fut moins solide que sous Trotz. John Carlson et ses 72 pts naviguent depuis des années en haut des meilleurs pointeurs à l’arrière. Il reste un peu seul à produire (Orlov le suite très loin avec 29 pts), cependant. 17e défense seulement, Washington a sans doute du travail dans ce secteur.

Braden Holtby s’est montré moins solide qu’à l’accoutumée, et ses 91,1% d’arrêts en saison régulière apparaissent assez moyens. Son remplaçant, Pheonix Copley, a du assurer un intérim important (27 matchs) sans réellement convaincre.

L’intersaison fut donc chargée pour le staff. Après avoir conservé presque l’intégralité de l’effectif champion en 2018, il a cette fois fallu secouer un peu les branches. Brett Connolly (Florida), Matt Niskanen (Philadelphie), Andre Burakovsky (Colorado) sont partis. Les arrivées sont rares, avec uniquement des seconds couteaux : le défenseur physique Radko Gudas, l’ailier inconstant Richard Panik et des “petites mains” comme Nick Jensen, Garnet Hathaway, Brendan Leipsic… Washington apparaît bien moins fort que les saisons précédentes, au moment même où la division se renforce. D’autant que Kuznetsov commencera la saison par une suspension de 3 matches pour usage de cocaïne…

La fin d’une ère ?

 

Logo Calgary petit10e – Calgary Flames

L’arrivée de Bill Peters sur le banc a fait un bien fou aux Flames de Calgary. Dominateurs en possession, ils se sont appuyés sur un trio exceptionnel devant : Johnny Gaudreau à la mène (36 buts, 99 pts), Sean Monahan au centre (4 buts, 82 pts) et Elias Lindholm en complément (27 buts, 78 pts). Si l’on ajoute le rugueux Matthew Tkachuk à la finition, notamment en supériorité (34 buts, 77 pts), la franchise de l’Alberta était capable de rivaliser avec les meilleurs sur le plan offensif. Seul Tampa Bay a ainsi inscrit plus de buts que les 289 des joueurs du Saddledome…

Mieux, la défense a suivi le rythme avec seulement 227 buts encaissés, 8e de la NHL. Il faut dire que Mark Giordano a connu une saison exceptionnelle, avec 74 pts, qui lui a offert le premier trophée Norris de sa carrière.

Mais Calgary a pris un mur en playoffs. L’équipe n’a pas existé face à Colorado, battue 4-1. Les stars ? Muettes : Gaudreau ne compte qu’une assistance, Monahan et Lindholm un but et une assist… Bizarrement, seul Sam Bennett (5 pts), après une saison régulière de 27 pts, est sorti du lot.

Colorado a su museler une équipe qui a un peu mis tous ses œufs dans le même panier. L’intersaison a donc vu le staff effectuer un gros ménage. Exit Hathaway, Lazar, et surtout James Neal, acquis à prix d’or l’été précédent. Le vétéran n’a signé que 7 buts… Exit aussi le gardien Mike Smith, auteur d’une saison honorable, mais concurrencé par l’émergence du jeune David Rittich, plus performant en saison régulière. Smith a cependant très bien fait en playoffs et n’est pas en cause dans l’élimination de sa formation.

Calgary a donc échangé ses problèmes avec Edmonton : Smith et Neal chez les Oilers, Calgary récupérait Milan Lucic et Cam Talbot. Un casting curieux tant les deux joueurs ont déçu, et d’autant plus curieux que le staff aura ajouté au cours de l’été Andrew MacDonald, trou noir défensif à Philadelphie, ou encore Zac Rinaldo, ainsi qu’un Tobias Rieder qui n’a pas marqué le moindre but l’an dernier ! Aucun de ces joueurs ne semble coller au style de Bill Peters et tous ont une sale réputation chez les amateurs de statistiques… On se demande ainsi si le GM et le coach veulent construire la même équipe.

Calgary devrait malgré tout jouer les premiers rôles dans une division Pacifique très ouverte, où Vegas fait figure de favori. Les Flames bénéficieront d’une défense homogène – Giordano, Brodie, Hanifin, Stone -, d’une attaque variée, même si Matthew Tkachuk aura attendu les derniers jours du camp d’entraînement pour prolonger son contrat. Tout reposera sur le duo de gardiens.

 

Logo TampaBay2 petit9e – Tampa Bay Lightning

Tout ça pour ça ! Tel pourrait être le bilan de la saison du Lightning de Tampa Bay, encore groggy après l’incompréhensible craquage en playoffs. On ne retiendra en effet qu’un sévère balayage 4-0 des mains des Blue Jackets de Columbus, durant lequel Tampa Bay n’aura joué à son niveau que la moitié du match 1. Le temps de prendre une avance de 3-0 au score, puis de couler, laminés physiquement et surtout tactiquement par leur ancien coach John Tortorella.

Jon Cooper a échoué, incapable de se défaire du marquage dans la neutre. Ses joueurs, privés de vitesse, ont semblé sans génie, sans idée, et sont tombés dans la frustration – à l’image de la suspension de Nikita Kucherov.

Le temps des explications est venu : Tampa Bay a tellement dominé la NHL, sans aucune concurrence ni adversité, que l’équipe ne disposait d’aucun plan B. Qualifiés des semaines avant la fin de saison, les joueurs ont cherché à alimenter le livre des records. 62 victoires, comme Detroit en 1996, 128 pts pour Kucherov, 98 pour Stamkos, 92 pour Point. Un banc tellement dense que 9 joueurs ont dépassé les 40 pts, trois les 40 buts. Le danger est venu de partout, tout le temps. Les blessures ont été compensées d’un claquement de doigt par un jeune sorti d’AHL : éclosion d’Erik Cernak, Adam Erne, Anthony Cirelli, Mathieu Joseph…

Mais il aura manqué des joueurs au moment-clé. Privés d’Anton Stralman et Victor Hedman en playoffs, les joueurs du Lightning manquaient de banc en défense, notamment à la relance. Tampa Bay a connu une seule mauvaise semaine de toute la saison : au pire moment.

Alors, que faire ? Julien BriseBois, qui a pris les rênes laissés par Steve Yzerman, sort ébranlé de sa première saison en tant que manager général, et a donc réagi. Il a réorganisé son staff et géré les affaires urgentes. Première mission, dégager de la place dans la masse salariale. JT Miller (Vancouver), Anton Stralman (Florida), Ryan Callahan (Ottawa), Adam Erne (Detroit) et Dan Girardi (retraite) ont permis au staff de resigner enfin Braydon Point à quelques jours de la nouvelle saison, un court contrat de 3 ans au tarif bien raisonnable de 6,5 millions. Les taxes modestes de l’état de Floride ont bien aidé, mais cela témoigne aussi de l’envie importante des stars de l’équipe de gagner ensemble.

Le banc sera complété par les jeunes pousses sorties de l’équipe-ferme et quelques arrivées. Patrick Maroon, auréolé d’un titre de champion à St.Louis, apportera ainsi son expérience. Tampa a aussi attiré le gros lot, en la personne de Kevin Shattenkirk, signé à un tarif défiant toute concurrence suite au rachat de son contrat par les Rangers.

Le Lightning dispose sans contestation du plus bel effectif de toute la NHL, peuplé d’étoiles : Andrei Vasilevskiy reste sur un trophée Vézina, Hedman a gagné le Norris en 2018, Kucherov MVP de la saison dernière, Stamkos et son CV long comme le bras, Point, McDonagh, Shattenkirk… mais aussi des Palat, Johnson, Gourde, et bien d’autres. Il n’y aura sans doute pas 62 victoires, mais il serait bien surprenant que les hommes de Cooper ne soient pas en phases finales. Et cette fois, ils n’y feront pas de la figuration, c’est sûr. Sous peine de voir staff, coach et joueurs remis en cause…

Les commentaires sont fermés.

On vous envoie quelques cookies, c'est juste pour suivre notre audience, vous pouvez refuser de les recevoir si vous le voulez ! Accepter En savoir plus

pulvinar facilisis fringilla leo libero diam dolor Phasellus Curabitur