Les Boxers dos au mur

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Menés 2-0 après les deux premiers matchs à l’IceParc angevin, les Boxers de Bordeaux sont mal embarqués dans la série. Et si le scénario des rencontres n’a pas abouti à deux scores fleuves en faveur des Ducs, le profil statistique de ces deux manches est sans appel pour Angers. Alors si rien n’est perdu pour Bordeaux, le week-end à Mériadeck devra avoir un autre visage pour que cette situation puisse être renversée. Quitte à tomber, autant tomber les armes à la main.

2-0 mardi soir, 2-1 mercredi soir, voici les deux scores en faveur des Angevins dans ce quart de finale contre les Boxers de Bordeaux. Longtemps serrés, bloqués à 0-0 plus de la moitié des deux rencontres, les Bordelais ont fini par craquer par deux fois. Loic Farnier et Cédric Di Dio Balsamo (cage vide) en premier lieu, et Neil Manning par deux fois le lendemain ont eu raison de Clément Fouquerel, pourtant élu homme du match à deux reprises côté bordelais.

À trop subir …

Et si les hommes d’Olivier Dimet ont toujours su qu’ils pouvaient compter sur leur gardien, auteur d’une superbe saison, ils ont peut-être un peu trop compté sur leur dernier rempart dans ces matchs 1 et 2.

Au total, 78 tirs tentés contre 45, 47 tirs cadrés à 33, mais 23 chances de marquer à 5, 4,2 buts anticipés à 1,6. Angers s’est montré plus dangereux, et Bordeaux s’en sort par un écart minime, grâce à la performance de Clément Fouquerel et de la prestation défensive des Boxers.

Ce mercredi, la copie fut de meilleure qualité pour Bordeaux, avec 38 tirs à 26 dans le cadre. Mais encore une fois, malgré l’ouverture du score d’Olivier Labelle pour les visiteurs, le sort choisira encore les locaux en fin de match, grâce à un but aux multiples déviations de Neil Manning à 1’15 du terme.

Il faudra donc lâcher les chevaux dès vendredi soir à Mériadeck, et pour renverser la tendance, assaillir le but de Florian Hardy et aller provoquer la chance. Et si cela paraît compliqué de prime abord, à regarder les statistiques, la marge de progression est réelle.

Marquer dans les temps forts

Lors du match d’ouverture, les Boxers ont donc « marqué » 1,6 buts anticipés, dont 1,2 à 5 contre 5. Archi-dominés sur deux périodes (38-22 aux tirs cadrés), ils ont malgré tout bénéficié de quatre supériorités numériques non mises à profit, et générant surtout seulement 0,3 buts anticipés. Si leur adversaire n’a pas marqué non plus sur ces phases de jeu, ils ont plus produit avec 1,3 buts anticipés.

Être plus dangereux sur les avantages numériques, mettre la rondelle à la cage, provoquer d’éventuelles déviations, et utiliser leurs armes en la matière. Plus serré, le match 2 aurait pu basculer pour Bordeaux, mais malgré des occasions, les bordelais n’ont pu tenir l’ouverture du score d’Olivier Labelle, et une fois les Ducs d’Angers revenus au score, ils n’ont pu forcer la décision.

Alors si le jeu en infériorité numérique est toujours au top (9/9), le gardien encore à un excellent niveau, et qu’au final les scores ne sont pas fleuves malgré le retard dans la série, une victoire vendredi soir peut changer la dynamique de la dite série.

En capitalisant dans les moments forts, gardant la même ossature défensive, mais en marquant dans les périodes décisives, les Boxers ont de quoi revenir. Le parfum des playoffs n’est jamais anodin, et si les Ducs paraissent mieux armés partout, des retournements de situations se sont déjà vus, et pas qu’une fois. Pour sûr qu’Olivier Dimet axera son argumentation sur le réalisme dans les deux zones, et le profil homogène de l’effectif peut amener Bordeaux à être dangereux toute une partie.

Si le manque de réalisme aux moments opportuns a été globalement l’histoire de la saison à Bordeaux, ils ont mal démarré puis se sont bien repris pour assurer une place en playoffs. Si la série ressemble donc à la saison régulière, Bordeaux va revenir et pousser Angers dans ses retranchements. Pour cela, en plus d’y croire, les pensionnaires de Mériadeck devront taper juste.

Mais comme les Boxers possèdent quand même quelques « mauvais » caractères, ils ne lâcheront pas facilement, et voudront y croire jusqu’au bout. Angers est prévenu.

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