Brest – Nantes (Division 1, 13e journée)

Source : Gilles Renaud
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Enfin !

“Un derby riche en promesses” titre le site de la Fédération dans son article présentant l’ultime journée de la phase aller de Division 1. Cet en-tête fait en réalité référence au choc francilien du haut de tableau entre Cergy-Pontoise et Neuilly-sur-Marne qui se déroule le 8 décembre. Le derby de la Bretagne (historique) ne fait sans doute pas assez rêver pour mériter un titre au pluriel sur le site fédéral.

Et pourtant l’enjeu est important pour les deux équipes. Pour Brest l’occasion est belle de faire coup double ce soir : remporter enfin un match à domicile et dépasser dans le même temps les Corsaires. Nantes de son côté veut mettre fin à une série en cours de sept défaites. Les joueurs de Loire-Atlantique ont connu un mois de novembre cauchemardesque avec un seul point obtenu qui a eu pour conséquence une dégringolade au classement. Le retour en défense d’Alexandre Perron-Fontaine, ex-Brestois et membre de l’équipe-type de la division l’an passé, est donc fortement bienvenu.

L’effectif des Albatros a encore connu quelques retouches. Nathan Bernier a quitté le club pour raisons personnelles et retourne à Villard-de-Lans. Mais un Bernier peut en cacher un autre puisque le retour de Justin Bernier a été annoncé. L’attaquant de poche canadien avait laissé une bonne impression lors de sa saison à la pointe bretonne l’an passé en terminant deuxième meilleur pointeur de l’équipe. Il n’est cependant pas aligné ce soir.

La première pénalité de la rencontre revient à Nantes puisque Frédéric Bergeron est pris en flagrant délit de faire trébucher un adversaire (4’22’’). Un mal pour un bien car même en infériorité les Corsaires piègent Brest. Karl Leveillé, tout en puissance, s’impose dans l’enclave adverse et ouvre le score (0-1 à 5’25’’).

Les locaux réagissent rapidement néanmoins. Marcel Balaz est à la récupération d’un palet très intelligemment remis devant la cage de Sedlacek par Juntheikki. Le Slovaque s’y reprend à deux fois mais finit par tromper le portier tchèque (1-1 à 07’37).

Les Albatros laissent ensuite passer l’orage sur une pénalité prise par leur entraineur-joueur Nicolas Favarin (7’48’’) et prennent même les devants ensuite. Le néo-Brestois Henrich Ruckay fait preuve d’un vrai sang-froid de buteur. Comme Balaz, il hérite d’une bonne passe dans l’enclave et prend son temps pour fixer le gardien et le déjouer du revers (2-1 à 10’28’’).

Les Nantais n’ont pas dit leur dernier mot et c’est encore Leveillé qui bataille fort en zone d’attaque pour garder la possession du palet et adresser un tir qui s’écrase sur le poteau de Surek (11’54’’). Malgré le bénéfice d’une supériorité numérique consécutive à une faute de Thos (15’35’’), Nantes ne parvient pas à revenir à hauteur de leurs adversaires avant la première pause.

Ce sont des Corsaires très remontés et déterminés qui reviennent sur la glace au deuxième tiers. Surek est mis à contribution dans les premières minutes notamment sur les tentatives de Madison Dunn et Mark Logan (22’). L’ancien gardien de Mulhouse répond encore présent sur l’infériorité numérique qui s’en suit (22’34’’) face aux tentatives de Leveillé et Logan (23’32’’). Les visiteurs sont plus actifs mais leur élan est freiné par une prison de Lanvers (27’13’’).

A défaut de jeux de puissance très convaincants, Brest a le mérite de repointer le bout de son nez à mi-match mais cette période est bien plus timorée pour les locaux. Sans un Surek en forme, Dunn aurait remis les siens à égalité mais la mitaine du gardien en décide autrement (36’46’’). Juste avant le gong le couperet passe tout près pour lui mais son poteau le sauve sur un lancer de l’inévitable Leveillé (39’57’’).

Malgré un remaniement de ses lignes et un tiers dominé par sa troupe (11 tirs à 5), Martin Lacroix ne peut que constater le score figé à 2-1 en sa défaveur à la seconde pause. Brest au contraire se requinque dans la dernière période.

Après une pénalité effacée tranquillement, les locaux retrouvent de la vigueur. Un tour de cage de Juntheikki permet au Finlandais de trouver un Marcel Balaz libre comme l’air au second poteau pour le but du break (3-1 à 46’38’’). Il faut dire que le Slovaque s’était fait oublier en se relevant dans le dos de la défense après une chute.

Les Corsaires n’abdiquent pas et essaient de se projeter le plus rapidement possible en zone d’attaque. Mais il y a un manque de justesse une fois arrivé en zone décisive. La bonne tenue défensive brestoise n’y est pas étrangère. Après avoir multiplié les désillusions à domicile depuis le début de saison, les Albatros parviennent à conserver leur avance grâce à de la rigueur et un bon pressing qui gênent les entrées de zone de l’adversaire.

Martin Lacroix sort logiquement son gardien pour créer un surnombre en fin de match (57’46’’) mais la tactique ne s’avère pas payante. Alexis Corvi se voit accorder un but automatique suite à un jet de crosse de Perron-Fontaine mais l’attaquant américain met un point d’honneur à expédier tout de même le palet dans la cage vide (4-1 à 58’25’’).

Brest victorieux au Rïnkla Stadium en match officiel, cela n’était pas arrivé depuis mars ! Une victoire qui peut s’avérer être un déclic psychologique pour la suite dans une phase du championnat importante où ils affrontent des concurrents directs. Les Bretons enchaînent pour la première fois deux victoires consécutives et dépassent Nantes au classement. Ils ne sont désormais plus qu’à quatre points de la zone des play-off.

Il n’est pas difficile de voir l’apport des récentes recrues. Un coup d’œil sur la feuille de match suffit. Le créateur de jeu Juntheikki, épaulé par les buteurs Ruckay et Balaz, amènent pour l’instant le pointage qui manquait en début de saison. Dans le même temps le reste de l’équipe demeure appliqué.

Pour Nantes c’est au contraire la soupe à la grimace puisque la série de défaites se poursuit. Toutes les équipes proches au classement ont gagné ce soir, faisant ainsi flirter Nantes avec la lanterne rouge. Mais le championnat est si serré que les places peuvent être regagnées aussi vite qu’elles ont été perdues. Avec l’effectif actuel, l’équipe nantaise mérite mieux que son classement et aura l’occasion de prendre sa revanche sur Brest dès la semaine prochaine.

Joueurs du match : Marcel Balaz (Brest), Karl Leveillé (Nantes).

Brest – Nantes 4-1 (2-1, 0-0, 2-0)
Samedi 7 décembre 2019 à 20h00 au Rïnkla Stadium. 817 spectateurs.
Arbitrage de Yann Furet assisté de Joffrey Yssembourg et Tom Léonard.
Pénalités : Brest 12′ (4’, 8’, 0’), Nantes 8′ (2’, 6’, 0’).
Tirs : Brest 31 (15, 5, 11), Nantes 25 (9, 11, 5).

Évolution du score :
0-1 à 05’25’’ : Leveillé assisté de Martinka (inf. num)
1-1 à 07’37’’ : Balaz assisté de Juntheikki et Ruckay
2-1 à 10’28’’ : Ruckay assisté de Favarin
3-1 à 46’48’’ : Balaz assisté de Juntheikki
4-1 à 58’25’’ : Corvi (cage vide)

Brest

Attaquants :
Marcel Balaz – Jesse Juntheikki – Henrich Ruckay
Alex Corvi – Graham Avenel – Jonathan Avenel (C)
Nicolas Thos – Quentin Jacquier – Dimitri Motreff

Défenseurs :
Ivan Troshkov – Edgars Dikis
Gaëtan Cannizzo – Tomas Valecko
Oscar Conil – Nicolas Favarin (A)

Gardien :
Martin Surek

Remplaçants : Julien Gaubert (G), Serge Toukmatchev, Anthony Laurent. Absents : Justin Bernier, Quentin Berthon, Aurélien Gréverend.

Nantes

Attaquants :
Matthew Brenton – Anthony Goncalves [puis Dufournet] – Matej Hamrak [puis Sebag]
Frédéric Bergeron (A) – Karl Leveillé – Edouard Dufournet [puis Goncalves] (rotation du poste de centre entre les 3 joueurs)
Mark Logan – Adrien Sebag [puis Hamrak] – Madison Dunn
Tanguy Auger – [Goncalves] – Hugo Damy

Défenseurs :
Patrik Prokop (C) – Alexandre Perron-Fontaine (A)
Cédric Custosse – Théo Lanvers
Aurélien Laporterie – Ondřej Martinka

Gardien :
Vojtěch Sedláček (sorti de 57’46’’ à 58’25’’)

Remplaçants : Corentin Lapointe (G), Brieuc Houeix. Absents : Nicolas Le Dren, Bryan Sautereau.

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