Grenoble – Bordeaux (Ligue Magnus, 26e journée)

Grenoble inefficace, Bordeaux en profite !

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Après trois défaites consécutives, en coupe face à Anglet puis face à Rouen et Angers en Ligue Magnus, les Brûleurs de Loups ont enfin relevé la tête vendredi à Mulhouse (6-3). Une victoire qui fait du bien au moral des hommes d’Edo Terglav, englués dans une mauvaise série, la première depuis un début de saison jusqu’ici sans nuages. Une confirmation est donc attendue cet après-midi face à Bordeaux, une équipe qui a souvent posé problème aux champions de France cette saison. Il s’agit en effet (déjà !) du quatrième affrontement entre les deux équipes cette saison. Faciles vainqueurs de la première confrontation en Gironde (6-2), les Isérois se sont ensuite inclinés (4-6) avant de renverser une situation compromise lors de la première rencontre disputée à Pôle Sud en novembre (6-5). Battus à Nice vendredi après prolongations (3-4), les Boxers restaient auparavant sur quatre succès consécutifs contre Chamonix (4-2), Gap (1-0), Angers (4-3) et Anglet (3-1). C’est dire que les Bordelais, solidement ancrés à la cinquième place du classement, font partie des équipes en forme de la Ligue Magnus. Alors que Grenoble est privé de Legault, de nouveau blessé, et de Fabre, retenu avec les U20, Bordeaux compte trois absents de marque avec Janil, Barbero et Poudrier.

Edo Terglav a choisi de faire confiance à Sébastien Raibon pour débuter cette rencontre, une première à Pôle Sud cette saison. Les Brûleurs de Loups se montrent plus offensifs en début de rencontre avec de bons mouvements de la première ligne grenobloise en zone offensive. Mais les deux équipes sont bien en place et ne laissent pas beaucoup d’espace aux attaquants adverses. Les deux gardiens ne sont guère inquiétés au cours des premières minutes mais Bordeaux n’est pas loin de l’ouverture du score sur une incursion de Mitchell Ferguson avec Aleardi qui détourne de la crosse le palet qui prenait la direction de la cage. La réponse grenobloise ne tarde pas avec Sacha Treille qui récupère le palet dans l’axe de la cage mais bute sur Fouquerel. L’intensité monte d’un cran : Rambelo, laissé libre devant la cage, insiste de près mais Raibon repousse à deux reprises les tentatives de l’attaquant bordelais. Grenoble met à son tour la pression avec un lancer dans l’axe de Trabichet, repoussé par Fouquerel mais aucun Grenoblois ne parvient à reprendre le rebond et la défense bordelaise parvient à se dégager. Alors que les Brûleurs de Loups semblent prendre un léger ascendant, Sacha Treille se fait sanctionner pour avoir accroché Mathias Arnaud. Les Boxers installent vite le power-play et le frisson passe autour de la cage de Raibon. Une perte de palet permet à Valier et Rohat de partir en 2 contre 1 mais Rohat n’arrive pas à bonifier cette énorme occasion en infériorité numérique, qui n’est pas sans rappeler les deux buts encaissés en supériorité numérique par Bordeaux lors du dernier match à Pôle Sud.

Grenoble parvient à maintenir le palet en zone offensive avec Fleury qui lance à la cage mais Bordeaux ramène enfin le jeu dans la zone grenobloise ce qui permet à Levesque de tenter sa chance face à Raibon qui repousse de la jambière. La pénalité est finalement tuée par Grenoble qui peut revenir en zone d’attaque sous l’impulsion de sa première ligne : Champagne trouve Aleardi derrière le but. Ce dernier sert Hardy en retrait qui lance à la cage : Fouquerel laisse un rebond, les défenseurs bordelais tergiversent et Champagne parvient à pousser le palet au fond (1-0, 10’26). Une avalanche de peluches s’abat sur la glace dans le cadre d’une opération avec le Secours Populaire, ce qui provoque une interruption du jeu pendant quelques minutes. Gonflés à bloc après cette ouverture du score, les Brûleurs de Loups continuent d’occuper le terrain en zone offensive en faisant circuler le palet alors que les Boxers procèdent en contre. Suite à un bon pressing d’Arnaud et Rambelo dans la zone grenobloise, Horak parvient à geler la rondelle. Arnaud et Hardy se frictionnent dans la foulée ce qui envoie les deux joueurs en prison. La tension monte puisque dans la foulée ce sont Manavian et Labelle qui se cherchent avant que les arbitres n’interviennent.

Le jeu reprend à quatre contre quatre ce qui semble convenir aux Boxers qui remontent le palet en zone offensive avec Poulin qui laisse en rentrait pour Ranger dont le lancer instantané est capté par Raibon de la mitaine. Après une bonne période bordelaise dans la zone offensive, Rambelo lance à son tour dans l’axe mais Raibon est de nouveau impeccable avec un arrêt propre. Les Boxers finissent fort cette première période : sur une attaque de Légaré, McEachen est poussé à la faute ce qui permet à Bordeaux d’obtenir une deuxième supériorité numérique. Les Bordelais se font surprendre sur une contre-attaque de Tartari qui frappe à la porte de Fouquerel mais ce dernier fait l’arrêt. Finalement le power-play bordelais s’installe et à cinq secondes de la fin du tiers, Lessard parvient à lancer à la cage : le palet heurte le poteau extérieur avant de revenir sur Raibon, pas malheureux sur ce coup-là. Les Bordelais croyaient à l’égalisation mais rentrent finalement au vestiaire menés d’un but.

Grenoble attaque tambour battant la deuxième période avec une incursion de Kara dès le coup d’envoi mais Fouquerel gèle bien la rondelle entre ses jambières. Labelle continue de se frictionner avec les Grenoblois, cette fois c’est Sauvé qui s’y colle et les deux joueurs partent en prison. Bordeaux réplique avec Lessard qui lance à deux reprises sur la cage grenobloise mais Raibon réalise deux arrêts propres sans rebond. Les Brûleurs de Loups reprennent possession de la zone offensive : Fleury laisse le palet à Aleardi qui fait le tour de la zone offensive avec le palet avant d’ajuster Fouquerel d’un tir croisé au-dessus de la jambière (2-0, 22’17). Grenoble fait le break et les Brûleurs de Loups continuent de pousser avec une très bonne passe de Valier en retrait pour Fleury dont le tir face à la cage n’est pas cadré. Après une bonne remontée de palet de Tartari, Kara est déséquilibré par Guillaume au moment de reprendre le palet. Les Isérois installent tout de suite une bonne circulation du palet. Hardy lance à la cage mais Fouquerel repousse. Puis c’est au tour d’Aleardi de tenter sa chance mais Fouquerel arriver à capter de la mitaine. Le troisième but grenoblois est tout proche sur un rebond laissé par Fouquerel suite à un lancer de Hardy : le palet traîne devant le slot mais aucune crosse grenobloise n’arrive à le pousser au fond. La supériorité numérique est interrompue lorsque Champagne accroche Mitchell devant la cage bordelaise.

À quatre contre quatre, Sauvé part en contre-attaque et donne à Fleury qui lance à la cage mais son tir dans l’axe n’est pas cadré. Les Boxers évoluent à leur tour en supériorité lorsque Guillaume revient sur la glace. Cette fois le power-play bordelais est bien installé mais Raibon repousse les tirs lointains. À la fin de l’infériorité grenobloise, Champagne, en sortant de prison, parvient à lancer en direction de la cage : Fouquerel détourne le palet qui retombe derrière lui sur le dessus du filet. Le troisième but grenoblois était tout proche. De retour à cinq contre cinq, les deux équipes se livrent une bataille farouche pour la conquête du palet. Encore une fois, les Grenoblois sont tout proches du troisième but sur une passe en retrait d’Aleardi pour Kearney mais le palet passe juste à côté de la cage. Grenoble pousse et Fouquerel doit de nouveau s’employer en repoussant du bout de la jambière un lancer de Kearney. Lors d’une action bordelaise devant la cage, Manavian et Labelle continuent de se frictionner et repartent en prison. Les Boxers insistent dans la zone offensive grenobloise avec une circulation du palet continue pendant plus d’une minute. Les Grenoblois n’arrivent pas à changer de ligne et Colomban s’y reprend à deux fois pour crucifier Raibon, récompensant ainsi cette bonne phase de jeu bordelaise (2-1, 33’12).

Alors qu’ils ont eu de nombreuses occasions de prendre trois buts d’avance, les Grenoblois voient leur avantage réduit au minimum. Sacha Treille sonne la charge et parvient à se faufiler jusqu’à la cage, forçant Moisand à commette une faute. Le capitaine bordelais est pénalisé. Le jeu de puissance grenoblois est installé mais très stérile. Un lancer de McEachen est repoussé par Fouquerel sans qu’un Grenoblois ne parvienne à reprendre le rebond. Même situation avec un lancer de Champagne repoussé et un palet qui glisse le long de la ligne de but. Bordeaux tue finalement la pénalité mais Grenoble continue de pousser avec Tartari qui manque le palet sur un rebond consécutif à un tir de Kara. Les Boxers subissent mais sur une relance approximative de Fleury, Arnaud récupère le palet et lance à la cage. Raibon détourne de la mitaine. Sur la contre-attaque, Fleury trouve parfaitement Valier qui se présente seul face à Fouquerel mais perd son duel avec le portier bordelais qui sauve son équipe. Jusqu’au bout Grenoble insiste avec Aleardi qui lance entre les jambières de Fouquerel mais une nouvelle fois le porter bordelais ne se fait pas surprendre. Malgré une nette domination, les Brûleurs de Loups ne rentrent au vestiaire qu’avec un but d’avance.

Les Brûleurs de Loups essaient d’éviter une mauvaise surprise et se portent à l’offensive en début de troisième période. Rohat lance à la cage, le palet est relâché par Fouquerel puis capté par Tartari qui tente sa chance mais le portier bordelais est de nouveau présent pour bloquer la rondelle. Grenoble maintient le palet dans la zone offensive en essayant de mettre le palet sur la cage pour trouver une déviation mais la possession ne se traduit pas par des tirs dangereux pour Fouquerel. Et sur la première action bordelaise dangereuse du tiers, Arnaud lance à la cage, Raibon repousse… en direction de la crosse de Colomban qui marque dans la cage ouverte avant que le portier grenoblois n’ait eu le temps de se replacer (2-2, 43’57). Coup dur pour les Isérois qui, comme face à Angers mardi, se font de nouveau rejoindre au score après une avance de 2-0. Ils se remettent malgré tout en action pour retrouver l’avantage au tableau d’affichage. Un lancer d’Aleardi est dévié au passage par Champagne mais le palet passe à quelques centimètres du poteau. Bis repetita quelques instants plus tard avec cette fois Kearney qui tente une déviation sur un lancer de Bisaillon.

À force d’insister, Grenoble obtient une pénalité lorsqu’Hardy se fait accrocher par Légaré. Champagne et Aleardi insistent aux abords du slot avec plusieurs rebonds mais Fouquerel repousse toutes les tentatives. Troisième échec en supériorité numérique pour les Brûleurs de Loups alors que les Boxers sont toujours en vie. Une grosse charge de Sacha Treille sur Légaré provoque une réaction de Guillaume qui charge à son tour Treille. Les deux joueurs partent en prison. À quatre contre quatre, Bordeaux se montre plus entreprenant avec un lancer de Labelle qui passe juste à côté du poteau grenoblois. Puis c’est au tour de Petit de passer tout près du troisième but sur un tir en pivot repoussé de la jambière par Raibon. Sur cette action, Petit se fait sanctionner pour un cinglage sur Hardy. Les coéquipiers de Champagne sont de nouveau trop statiques en avantage numérique. Un lancer de Bisaillon est repoussé par Fouquerel, Kearney manque de peu la cage sur un rebond, Aleardi ne cadre pas son tir : festival d’occasions manquées pour les Brûleurs de Loups. Valier déborde sur l’aile gauche mais trouve la mitaine de Fouquerel sur la trajectoire.

La fin de période est irrespirable avec les deux équipes qui tentent tour à tour de faire la différence mais sans arriver à être suffisamment tranchantes. Sacha Treille déborde sur l’aile droite et emporte tout sur son passage. Le palet finit au fond de la cage mais le but est logiquement refusé à cause de la présence de joueurs grenoblois dans le slot. Dans la dernière minute, Moisand se fait pénaliser par 2’+2’ pour une crosse haute sur Fleury le long de la bande. Grenoble peut terminer la troisième période en supériorité numérique. Champagne tente sa chance à deux reprises mais Fouquerel repousse pour permettre à Bordeaux d’obtenir au moins un point dans cette rencontre. Malgré une forte domination (17 tirs à 4 !), les Brûleurs de Loups s’inclinent dans ce troisième tiers et sont contraints de jouer la prolongation.

En supériorité numérique pendant près de trois minutes au début de la prolongation, les Brûleurs de Loups ont une occasion en or de faire la différence pour remporter le deuxième point. Un lancer de Sacha Treille est repoussé de la jambière par Fouquerel puis c’est au tour de Fleury de tenter sa chance au rebond sur un nouveau lancer de Sacha Treille mais Fouquerel repousse encore. Le power play grenoblois est beaucoup trop statique ce soir et n’arrive pas à créer de décalage… Les minutes passent et Bordeaux arrive parfaitement à neutraliser la supériorité numérique grenobloise. Fouquerel, qui ne laisse rien passer, sort encore deux belles mitaines sur des lancers d’Aleardi puis de Kyle Hardy. Impuissants, les Brûleurs de Loups voient les Bordelais revenir au complet. Manavian et Labelle continuent de se frictionner derrière la cage. Hardy a une dernière opportunité sur une échappée mais se heurte à Fouquerel sur le buzzer. Place donc à la séance de tirs au but au cours de laquelle les Bordelais font la différence grâce aux réussites de Labelle et Levesque qui trompent Raibon alors que Fouquerel continue son sans-faute en repoussant les quatre tentatives grenobloises de Bisaillon, Aleardi, Fleury et Kearney. Les Boxers peuvent exulter !

Les Brûleurs de Loups encaissent leur quatrième défaite en cinq rencontres au terme d’un match qu’ils ont pourtant largement dominé et qu’ils auraient dû remporter avec un peu plus de réalisme devant les cages. Mais comme face à Anglet en coupe de France ou face à Angers mardi, les champions de France ont beaucoup tenté sans trouver le fond des filets et se sont heurtés à un gardien en état de grâce. Étonnant pour une équipe qui était habituée à des moyennes de cinq ou six buts marqués par match depuis le début de saison. Preuve que les hommes de Terglav vivent une période compliquée avec une supériorité numérique totalement inefficace et des attaquants peu en réussite face à la cage malgré… 54 tirs cadrés ! Et une nouvelle fois ils n’ont pas été capables de tenir le score comme ce fut le cas lors des rencontres précédentes face à Anglet et Angers où ils menaient déjà 1-0 et 2-0 avant de se faire rejoindre puis dépasser… Pourtant jusqu’à présent les Isérois se distinguaient pas leur capacité à faire la différence en troisième période en maintenant un tempo toujours aussi élevé ce qui faisait craquer leurs adversaires. La trêve arrive donc au bon moment pour les Grenoblois qui ont visiblement besoin de souffler après une première partie de saison très chargée avec la CHL et un rythme élevé en Ligue Magnus.

Les Boxers ont réussi pour leur part une excellente opération en prenant 2 pts à Pôle Sud alors qu’ils étaient menés de deux buts à la mi-match. Un retour qui montre une belle force de caractère d’une équipe accrocheuse et qui a su se montrer réaliste devant la cage. Bordeaux doit son succès à un Clément Fouquerel stratosphérique (52 arrêts !) et surtout à une infériorité numérique redoutable ce soir qui a infligé un 0/6 au power-play grenoblois. On ne donnait pas cher des chances des Boxers lorsque Moisand prenait une double pénalité mineure en fin de match. Mais en réussissant à tenir pendant quatre minutes en infériorité après avoir tué déjà deux autres pénalités au troisième tiers, les Bordelais se sont donné une chance de l’emporter aux tirs au but. Fouquerel et la précision de Labelle et Levesque ont fait le reste. Un succès aux forceps qui, après la récente victoire face à Angers, montre en tout cas que les Boxers ont comblé l’écart avec le Top 4, si ce n’est comptablement, au moins au niveau du jeu. Prometteur pour la suite de la saison bordelaise…

Désignés meilleurs joueurs du match : Sébastien Raibon (Grenoble) et Robin Colomban (Bordeaux)

(Photos de Philippe Crouzet)

Commentaires d’après-match :

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « Jusqu’à ce premier but bordelais, on était bien, on a beaucoup patiné, on avait pas mal de jus, on faisait les bonnes choses. On se fait marquer un but à quatre contre quatre, un long changement, ils sont arrivés à changer une fois, ils ont deux trois joueurs qui étaient plus frais que nous. On perd deux trois palets en zone offensive, ils marquent et en troisième période ils ont marqué sur un lancer qui n’était même pas une chance de marquer. Ils marquent, c’est tout. Cette période est un peu difficile, il y a beaucoup de choses qui tournent pour l’équipe adverse, c’est comme ça. Le power-play, ça se répète beaucoup maintenant, on va trouver des solutions et continuer de travailler. Maintenant c’est le break le plus long de l’année, le reset va faire du bien à tout le monde, mentalement et physiquement. Et puis on va se remettre au boulot et bien préparer cette deuxième phase de la saison. On a 17 tirs à 4 en troisième période. Sur le but si on regarde la vidéo, il y avait une faute sur la mise au jeu avec un joueur qui n’était pas bien positionné mais ça n’a pas été sifflé. Après il y a un lancer, un mauvais rebond et un but… On savait ce qu’ils faisaient en plus, ils mettent beaucoup de lancers à la cage pour chercher le rebond. Et on n’a pas été attentif sur le joueur qui est allé à la cage pour marquer. Mais pour le reste, si on regarde la troisième période, les chances étaient là, l’énergie était là. Quand tu as 17 tirs, ça veut dire que tu fais des bonnes choses mais si tu veux marquer des buts, il faut aller à des endroits où ça fait mal. Et c’est ça un peu aussi le souci sur le power-play, on cherche un peu les jeux parfaits. Aujourd’hui dans le championnat, il y a des très bons gardiens, des joueurs qui défendent bien… Il faut qu’on commencer à aller plus vers la cage, aller chercher le rebond, aller chercher cette chance après le premier lancer. C’est là-dessus qu’il faut qu’on mettre le focus pour les prochains matchs. »

Olivier Dimet (entraîneur de Bordeaux) : « C’est une grosse satisfaction, c’est une grosse victoire pour nous. En tout cas c’est une victoire de la solidarité. Je crois que sur le deuxième et le troisième tiers, on a vu une équipe qui n’a rien lâché. On savait que face à l’ogre grenoblois il fallait faire un match plein, on était déçu de notre premier tiers où on était trop attentiste et où on respectait trop cette équipe-là. Et derrière, on a joué comme un bloc-équipe en jouant aussi bien à la défensive qu’à l’offensive et ça a payé avec notamment une super infériorité numérique face à des joueurs tels que Fleury et compagnie. Notre gardien fait une grande partie de cette victoire, c’est lui qui va la chercher mais c’est aussi le travail de l’équipe… On a dû tourner à trois lignes rapidement puisqu’on avait déjà trois blessés et qu’il y en a un autre qui a pris un coup dans le nez avec un nez cassé… C’est vrai que l’effectif était un peu tendu mais ça fait un moment que c’était comme ça. La preuve, c’est que les gars ne lâchent rien, ils ont envie de jouer les uns pour les autres et aujourd’hui je pense que nos résultats se ressentent par cette solidarité et cette équipe qui a envie d’aller de l’avant. On est satisfait d’être remonté à la cinquième place à l’issue de cette nouvelle trêve et elle va nous faire du bien parce que comme je le disais on a pas mal de blessés et de bobos. Notre ambition était de se qualifier pour les play-offs mais on sait que le quatuor de tête est difficile à atteindre car il y a quand même un gros fossé entre les quatre premiers et le reste du groupe. Nous notre objectif c’est de garder cette cinquième place pour arriver en play-offs de la meilleure des manières mais on sait que c’est compliqué, chaque match est difficile, chaque équipe peut battre l’autre… Le moindre relâchement on le paie donc j’espère qu’on a appris de nos erreurs du début de saison mais l’équipe progresse, on avance petit à petit et c’est de bon augure pour la suite. »

Joël Champagne (capitaine de Grenoble) : « Bordeaux est une très bonne équipe, je pense qu’ils ont fait un très bon travail sur l’échec-avant, ça nous a peut-être un peu surpris. Ensuite on a quand même eu des chances, on est revenu fort dans le troisième mais on n’a juste pas été opportunistes et c’est ça qui nous a fait du mal. Bordeaux a été vraiment fort en deuxième période, en troisième on n’a pas été capable de revenir ce qui nous a fait du mal, ensuite sur les power-plays on n’est pas capable de scorer. La trêve arrive, le repos va faire du bien à tout le monde et on va revenir et continuer à travailler sur des détails pour continuer à s’améliorer. Bisaillon a frappé la barre horizontale, les jeux sont là… Sur le power-play aujourd’hui on a quand même eu des chances, on n’a pas été opportunistes, c’est dommage. Il faudra qu’on change le vent de côté et puis je suis sûr qu’après la trêve on va travailler là-dessus. On sait que la saison est longue, toutes les équipes ont un moment un peu plus faible, là c’est nous. Durant la saison, on ne peut pas non plus rester au top tout le long. Par contre il faut revenir le plus rapidement possible où on était. Il faut trouver les solutions, revenir un peu à la base. Je suis sûr qu’après la trêve on va travailler sur beaucoup de choses. La saison, c’est un processus, il faut être prêt pour les play-offs, il faut rester positif, il reste encore des matchs à jouer. »

 

Grenoble – Bordeaux 2-3 après tirs au but (1-0, 1-1, 0-1, 0-0, 0-1)
Dimanche 8 décembre 2019 à 20h à Pôle Sud. 3270 spectateurs.
Arbitrage de Geoffrey Barcelo et Alexandre Bourreau assistés de Joris Barcelo et Damien Icard.
Pénalités : Grenoble 20’ (10’, 6’, 2’, 2’), Bordeaux 34’ (6’, 8’, 10’, 10’).
Tirs : Grenoble 54 (12, 19, 17, 6), Bordeaux 29 (14, 10, 4, 1).

Évolution du score :
1-0 à 10’26 : Champagne assisté de Hardy et Aleardi
2-0 à 22’17 : Aleardi assisté de Fleury et Manavian
2-1 à 33’12 : Colomban assisté de Poulin et Mulle
2-2 à 43’57 : Colomban assisté de Arnaud et Mulle

Tirs au but :
Grenoble : Bisaillon (manqué), Aleardi (manqué), Fleury (manqué), Kearney (manqué).
Bordeaux : Labelle (réussi), Mulle (manqué), Levesque (réussi).

 

Grenoble

Attaquants :
Denny Kearney (2’) – Joël Champagne (C) (2’) – Alex Aleardi
Sacha Treille (4’) – Damien Fleury (A) – Peter Valier
Christophe Tartari (A) – Sébastien Rohat – Vincent Kara
Aurélien Dair – Julien Baylacq – Adel Koudri

Défenseurs :
Kyle Hardy (4’) – Sébastien Bisaillon
Yann Sauvé (2’) – Patrick McEachen (2’)
Teddy Trabichet – Antonin Manavian (4’)

Gardien :
Sébastien Raibon

Remplaçant : Lukáš Horák (G). Absents : Maxime Legault (blessé), Dylan Fabre (EdF U20).

Bordeaux

Attaquants :
Jonathan Lessard (2’) – Felix Petit (2’) – Olivier Labelle (6’)
Charles-Eric Légaré (2’) – Julien Guillaume (A) (4’) – Alexandre Ranger
Alexandre Mulle – Robin Colomban – Jules Gallet
Aina Rambelo – Mathias Arnaud (2’+10’)

Défenseurs :
Mitchell Ferguson – Marc-André Levesque
Maxime Moisand (C) (6’) – Félix-Antoine Poulin (A)
François Paquin – Jules Lefebvre

Gardien :
Clément Fouquerel

Remplaçants : Julian Junca (G). Absents : Loïk Poudrier, Victor Barbero, Jonathan Janil.

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