France – Japon (tournoi EIHC de Budapest)

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Après avoir aligné son équipe-type en novembre, Philippe Bozon a fait le choix d’aligner une formation rajeunie pour ce deuxième tournoi international. Pas moins de huit joueurs font leurs débuts en équipe de France : le gardien Quentin Papillon, les défenseurs Enzo Guebey, Enzo Catangallo, Vincent Melin, Clément Mermoux et les attaquants Lou Bogdanoff, Thomas Suire et Robin Colomban. Les Prissaint, Guillaume, Farnier, Nesa et Colotti n’avaient eux participé qu’aux France-Russie en avril dernier à Rouen et à Cergy. La « bleusaille » est donc majoritaire dans la troupe envoyée en Hongrie face à des adversaires de calibre plutôt inférieur, propice à ces expérimentations.

Le premier but intervient après cinq minutes, lors d’un changement de ligne des deux équipes : le défenseur Enzo Guebey se retrouve seul au forecheck et contre le palet dans la crosse du défenseur Hiroto Sato dans la zone japonaise. Il offre ainsi à Kévin Bozon et Lou Bogdanoff un 2 contre 1 parfaitement exécuté. Le droitier Bogdanoff se place dans le cercle gauche pour une reprise imparable : son premier but en équipe de France est donc intervenu très vite pour le Savoyard, qui a intégré La Chaux-de-Fonds cette année au bénéfice d’un passeport suisse et qui y tient un rôle plus important qu’en Ligue Magnus. Le Japon est d’abord timide, mais une situation de 4 contre 4 est nettement plus favorable à son patinage. Hiroki Ueno se présente en face-à-face avec Quentin Papillon, qui arrête son tir du revers. Quand Pierre Crinon – en photo ci-dessous – accroche le vif Terao le long des bandes, Papillon doit réaliser plusieurs arrêts face à des Asiatiques à la circulation de palet fluide.

L’équipe de France ajoute un deuxième but dès le début de la deuxième période. Thomas Suire y fait l’essentiel du travail : il prend le meilleur sur Yuto Osawa dans un duel en zone neutre, attire les défenseurs en conservant le palet sur la droite après une première passe contrée et attend le bon moment pour servir Vincent Nesa (photo en bas d’article), arrivé pour dévier le palet devant le but en passant tranquillement devant les ailiers Osawa et Uneo, seuls Japonais dans l’enclave. Les joueurs du Soleil-Levant, qui commencent généralement le hockey sur le tard (au lycée), font preuve de leur habituelle naïveté dans la lecture du jeu et même les jeunes Français semblent supérieurs dans ce domaine. Julien Guillaume est proche de tuer le match dans la foulée sur une nouvelle transition rapide, mais Yutaka Fukufuji fait l’arrêt de la botte gauche. Le vétéran de 37 ans, qui fut le premier Japonais drafté en NHL, capte aussi un tir de l’enclave de Bouvet, puis cède sa place à Yuta Narisawa à la mi-match au moment où Bouvet part en prison. Les Bleus, qui ont une nette domination territoriale jusque là, subissent alors le jeu en fin de période.

Pas si largués, les Japonais n’ont pas de chance. Un slap puissant d’Enzo Guebey est repoussé par la botte du gardien… sur le bras du défenseur Seiya Hayata qui marque le 3-0 contre son camp. Ce match a alors donc tout pour être totalement contrôlé par les Bleus… s’ils ne commettent pas eux-mêmes des erreurs coupables. Alors que le Japon sort son gardien pour jouer à 6 contre 5, un palet mollement dégagé du revers par Malo Ville arrive droit sur Hiroki Ueno qui ajuste Quentin Papillon entre les jambes. Le gardien de Mulhouse est ainsi privé d’un blanchissage qu’il aurait mérité. Et il encaisse même un deuxième but sur un rebond de Terao Hiramichi à douze secondes de la fin. Les Bleus se mettent en danger de concéder une égalisation, mais Thomas Suire les rassure en cage vide. Ces inutiles frayeurs de fin de match ont un peu gâché la prestation tricolore.

France – Japon 4-2 (1-0, 1-0, 2-2)
Mercredi 11 décembre 2019 à 16h00 au Vasas Jégcentrum de Budapest. 80 spectateurs.
Arbitrage de Mark Kokai et Zsombor Palkövi (HON).
Pénalités : France 8′ (4′, 2′, 2′) ; Japon 6′ (4′, 0′, 2′).
Tirs : France 31 (8, 12, 11) ; Japon 31 (11, 10, 10).

Évolution du score :
1-0 à 05’15 : Bogdanoff assisté de K. Bozon et Guebey
2-0 à 20’21 : Nesa assisté de Suire et Bourgeois
3-0 à 44’51 : Guebey
3-1 à 57’39 : Ueno assisté d’Osawa
3-2 à 59’48 : Terao assisté de Nakajima et Osawa
4-2 à 59’58 : Suire (cage vide)

France

Attaquants :
Rudy Matima (+1) – Maurin Bouvet (+1, 4′) – Bastien Maia (+1)
Loïc Farnier – Kévin Bozon (+1) – Lou Bogdanoff (+1)
Fabien Kazarine – Malo Ville (-1, 2′) – Julien Guillaume (-1)
Vincent Nesa (+1) – Fabien Colotti (+1) – Thomas Suire (+1)
Robin Colomban

Défenseurs :
Axel Prissaint – Enzo Guebey (+2)
Pierre Crinon (+1, 2′) – Fabien Bourgeois
Vincent Melin – Enzo Cantagallo
Clément Mermoux (+1)

Gardien :
Quentin Papillon

Remplaçant : Sebastian Ylönen (G). En réserve : Thomas Thiry, Adel Koudri.

Japon

Attaquants :
Hiroki Ueno (-1) – Yuto Osawa (-1, 2′) – Kenta Takagi (-1)
Tomoya Echigo – Shogo Nakajima (+1) – Ikki Ikeda
Yushi Nakayashiki – Tetsuya Saito (2′) – Hiromichi Terao (+1)
Kento Suzuki (-1) – Taiga Irikura (-1) – Kosuke Otsu (-1)

Défenseurs :
Kotaro Yamada (-1) – Riyuichi Kawai (-3)
Tyo Hachimoto – Shinya Yanadori
Denis Akimoto – Hiroto Sato (2′)
Seiya Hayata (-1)

Gardien :
Yutaka Fukufuji puis à 31’13 Yuta Narisawa [sorti de 56’26 à 59’58]

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