La Russie gagne sur tous les plans

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Cette Coupe de la Première chaîne est le premier tournoi pour le nouveau sélectionneur national de la Russie, Valeri Bragin. Il n’a pu mener l’équipe en novembre après avoir été victime du coronavirus et a donc laissé envoyer des juniors sans lui. Cette fois il est aux commandes. Au cours du week-end, il s’est trouvé des commentateurs pour faire la fine bouche sur la prestation russe. Mais après un dernier match totalement dominé, tout le monde l’a concédé. La Sbornaïa a totalement répondu aux attentes, et cela a fait du bien dans un automne très morose pour le sport russe.

Les joueurs ont été particulièrement motivés à gagner leur place. On vient en effet d’apprendre que la saison régulière NHL se terminerait – normalement… – le 8 mai, avant le début des Mondiaux. Ils seront donc en concurrence avec des joueurs de NHL et n’auront pas leur place acquise. Depuis qu’il était tombé malade lors de préparation du Mondial 2019, on n’avait pas revu par exemple Yegor Yakovlev en équipe de Russie. Le défenseur qui évolue depuis la saison dernière à Magnitogorsk a réussi un retour remarqué en étant élu meilleur arrière du tournoi. Une désignation qui doit sûrement aussi à sa passe transversale parfaite d’un cercle à l’autre pour servir Vadim Shipachyov pour l’ouverture du score.

Les jeunes se sont aussi mis en évidence. En janvier dernier, Dmitri Voronkov avait été un des joueurs les plus critiqués de la finale du Mondial junior à cause de ses pénalités inutiles. Il a réussi ses débuts avec les « grands » et a même inscrit deux buts lors de la deuxième période contre la Finlande. Sur le premier, il a pris de vitesse son défenseur pour dévier face au but le centre de Nikita Soshnikov sur une contre-attaque rapide. Sur le second, il a attaqué le slot pour prendre son propre rebond. Voronkov aurait même inscrire un hat-trick car il a eu d’autres occasions. Il a aussi utilisé pleinement son gabarit pour se camper dans le slot ou pour protéger son palet dans les coins. Un match plein.

On n’en dira pas autant des Finlandais, souvent acculés dans leur zone, et qui ont montré des failles défensives sur les transitions. La motivation de Harri Pesonen est évidente, parce qu’il a été nommé capitaine pour ce dernier match mais aussi pour prouver sa valeur au public russe : l’ancien joueur de Lausanne a en effet vu son contrat résilié la semaine dernière par le Metallurg Magnitogorsk après avoir été relégué sur la quatrième ligne de l’équipe ouralienne. C’est bien Pesonen qui sauve l’honneur finlandais en réduisant la marque à 3-1. En vain.

Ce sera le seul but concédé par Aleksandr Samonov, conforté toute la semaine comme nouveau titulaire de la Russie et élu meilleur gardien du tournoi. La Finlande profitera de la seule pénalité russe pour jouer à 6 contre 4 en fin de match, mais le seul effet sera d’offrir le premier but en équipe nationale pour Pavel Karnaukhov. Et comme les Russes ont vraiment raflé tous les prix, c’est le meilleur attaquant du tournoi Andrei Kuzmenko qui ajoute un ultime but à 13 secondes de la fin.

Désignés joueurs du match : Dmitri Voronkov pour la Russie et Harri Pesonen pour la Finlande.

Russie - Finlande

Commentaires d’après-match

Valeri Bragin (entraîneur de la Russie) : « C’était un bon match de notre part, agressif, actif. Une victoire agréable. Nous jouions pour la première place, il y avait une concentration complète. Il y avait une bonne atmosphère de travail. Nous observions les candidats et nous sommes satisfaits de la majorité des joueurs. C’est le tournoi décisif avant le championnat du monde. Samonov a bien joué les deux premiers matches, nous lui avons donc donné le troisième. Les autres [gardiens] n’avaient pas d’expérience. Nous sommes contents de la façon dont il a géré ces trois matches en quatre jours. »

 

Russie – Finlande 5-1 (1-0, 2-1, 2-0)
Dimanche 20 décembre 2020 à 15h30 à la CSKA Arena de Moscou. 3022 spectateurs.
Arbitrage de Yuri Oskirko et Denis Naumov (RUS) assistés de Gleb Lazarev et Roman Slavikovsky (RUS).
Pénalités : Russie 2′ (0′, 0′, 2′) ; Finlande 4′ (0′, 0′, 4′).
Tirs : Russie 22 (12, 5, 5) ; Finlande 19 (8, 6, 5).

Évolution du score :
1-0 à 13’06 : Shipachyov assisté de Yakovlev
2-0 à 23’13 : Voronkov assisté de Mamin
3-0 à 28’23 : Voronkov assisté de Tolchinsky et Karnaukhov
3-1 à 36’26 : Pesonen
4-1 à 58’27 : Karnaukhov (cage vide)
5-1 à 59’47 : Kuzmenko assisté de Soshnikov et Galenyuk

Russie

Attaquants :
Kirill Marchenko – Vadim Shipachyov (C, +1) – Andrei Chibisov (-1)
Andrei Kuzmenko (+1) – Ivan Morozov (+1) – Yegor Korshkov (+1, 2′)
Nikita Soshnikov (+1) – Denis Zernov – Sergei Tolchinsky (+1)
Maksim Mamin (+2) – Pavel Karnaukhov (+3) – Dmitri Voronkov (+2)
Aleksandr Kadeikin

Défenseurs :
Rushan Rafikov – Aleksei Marchenko (A, +2)
Dmitri Samorukov – Nikita Lyamkin (+1)
Danila Galenyuk (+1) – Yegor Yakovlev (A, +2)
Viktor Antipin (+2)

Gardien :
Aleksandr Samonov

Remplaçant : Ivan Fedotov (G). En réserve : Daniil Tarasov (G), Dmitri Yudin, Igor Ozhiganov (D), Vladimir Tkachyov (A, fatigue), Anton Burdasov (A, légèrement blessé contre les Tchèques).

Finlande

Attaquants :
Harri Pesonen (C, -1) – Arttu Ilomäki (-1) – Niko Ojamäki (-1)
Julius Nättinen – Mikael Ruohomaa (-1, 2′) – Juuso Puustinen
Julius Junttila (-1, 2′) – Juhani Tyrväinen (A, -1) – Jere Karjalainen (-1)
Teemu Turunen (-3) – Robert Leino (-1) – Otto Paajanen (-2)

Défenseurs :
Tony Sund – Oliwer Kaski (-1)
Robin Salo – Otso Rantakari (-1)
Veli-Matti Vittasmäki (-1) – Ville Pokka (A, -1)
Niklas Friman (-2) – Petteri Nikkilä (-2)

Gardien :
Juho Olkinuora [sorti de 56’33 à 58’27]

Remplaçant : Janne Juvonen (G). En réserve : Jussi Rynnäs (G), Petteri Lindbohm, Juuso Hietanen (D), Henri Ikonen (A).

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