Le regard des Bleus : Jordann Perret (5/5)

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Dernier volet de nos cinq interviews de joueurs de l’équipe de France : le 15 mai dernier, Jordann Perret répondait aux questions d’Hockey Archives.

Retrouvez les épisodes précédents : Anthony Rech | Thomas Thiry | Damien Fleury | Valentin Claireaux

Comment as-tu débuté le hockey ?

J’ai commencé à cinq ans à Villard-de-Lans. J’avais de la famille là-haut et c’était soit ski, soit hockey. Personne de ma famille ne jouait au hockey, mais je n’ai pas eu besoin de tester d’autre sport.

Quand as-tu su que tu voulais en faire ton métier ?

Lorsque j’ai signé mon premier contrat professionnel à Grenoble. Je me suis rendu compte que j’avais la chance de pouvoir pratiquer ma passion et de gagner de l’argent avec. Mais il faut se donner les moyens de faire ça.

Quels sont les joueurs qui t’inspirent ?

Je regardais la NHL, et lors de chaque entraînement à Villard les joueurs m’ont permis de me développer. Idem à Grenoble et Rouen.

Des rituels ?

Pour m’équiper et pour l’échauffement d’avant-match, je fais toujours la même chose oui.

Jordann Perret – photo Michel Bourdier

Tu joues depuis deux saisons en République Tchèque. Que retires-tu de ces expériences ?

C’était dur au début. J’avais 21-22 ans, je parlais mal anglais et encore moins la langue du pays. C’était ma première expérience dans une grosse ligue et j’avais un mois d’essai. J’ai essayé de ne pas me prendre trop la tête et de me faire plaisir avant tout. J’avais envie de bien faire. Je n’étais pas complètement seul car Sacha Treille était là et on s’est beaucoup entraidés. C’était une chance.

Comment se passe l’intégration dans le vestiaire à l’étranger ?

À force de parler, on commence à entendre des mots et à comprendre. Mais j’ai préféré commencer à apprendre l’anglais ! Après deux ans, je suis bien. Je comprends quelques mots simples en tchèque. La première année, l’entraîneur parlait anglais et tchèque. La deuxième, pas d’anglais, juste un assistant, et c’était plus dur du coup. Il faut bien regarder le tableau ! Mais on se fait aider, soit par l’assistant soit par le coach.

Et tu viens de signer dans un nouveau club (Hradec Králové)…

Oui, je suis vraiment content. On m’a proposé trois équipes aussi mais celui-ci est un bon challenge. Il a fini dans les six premiers et va jouer la CHL. C’est une nouvelle étape, je monte d’un cran. Je conserve cette ambition de progresser et apprendre.

Comment se passe ton quotidien (entraînements, etc.) ?

L’été, je m’entraîne tous les matins à la patinoire, de 9h à midi, et parfois le soir. C’est très intense, avec un programme chargé pour garder la forme et éviter les blessures.

À Grenoble et Rouen, il y a des préparateurs physiques. J’ai négocié avec Pardubice pour faire ma préparation à Grenoble, avec plus de hors glace mais un peu de glace quand même. À partir du 14 juillet en République Tchèque, ce sera glace tous les jours.

Jordann Perret – Photo Michel Bourdier

Comment juges-tu l’évolution de l’équipe de France sur le plan de la préparation ?

La préparation a beaucoup changé et cela évolue dans le bon sens, notamment à Rouen et Grenoble. Les structures des clubs français se mettent en place et se donnent les moyens de mieux se développer.

En République tchèque, c’est impeccable. L’organisation donne tout ce qu’il faut, comme le kiné tous les jours.

On parle beaucoup de la nutrition, adaptée à chaque joueur. Quel est ton regard là-dessus ?

Nous n’avons pas de nutritionniste pour le club, mais on peut y aller si on le souhaite. Je n’y vais pas personnellement, mais on sait ce qu’il ne faut pas manger, et faire attention. Cela n’empêche pas la fatigue de toute façon.

Vidéo, stats avancées, réseaux sociaux… le modernisme débarque dans le hockey. Qu’en penses-tu ?

Je ne regarde pas trop ce que les gens disent. Il faut faire attention et ne pas prendre les critiques à cœur. On ne peut pas s’arrêter là-dessus.

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes joueurs ?

De prendre plaisir à jouer, avant tout. Il ne faut pas se prendre la tête. Toujours se donner à fond et ne rien lâcher, et croire en ses rêves.

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