Mondial U18, 3e journée : Au bout du suspense

135

Samedi 21 avril, les deux matchs au programme ont fait grimper la nervosité d’un cran. Les deux vainqueurs du jour ont su résister jusqu’au bout, même s’ils ont tous les deux concédé un but avec le gardien sorti…

Biélorussie 3-4 Suède
Au lendemain de la déroute contre le Canada, la Biélorussie aura menacé la Suède jusqu’au bout. Après avoir tué trois pénalités consécutives, les Biélorusses parvenaient à ouvrir le score par Vladimir Alistrov au quart d’heure de jeu. Ils conservaient cet avantage jusqu’à la pause, mais l’indiscipline finissait par les rattraper dès la reprise. Lukas Wernblom exploitait une double supériorité numérique pour égaliser en s’emparant d’un rebond. La situation durait moins de deux minutes, temps qu’il fallait à Artyom Borshyov pour profiter d’un faire trébucher de David Gustafsson, d’un tir plein axe. La Biélorussie subissait le jeu et tuait deux nouvelles pénalités, dont une quinzaine de secondes de trois-contre-cinq. Au retour au complet, ils encaissaient l’égalisation par le défenseur Adam Boqvist sur un exploit individuel.

La Suède, pataude, finissait le tiers par deux pénalités et devait résister en double infériorité. Les pénalités, leitmotiv du match, y compris dans ce troisième tiers. Après un passage à quatre-contre-quatre, la Suède bénéficiait de deux pénalités adverse de suite et convertissait la deuxième. Adam Boqvist était crédité de son deuxième point du match, tout comme le buteur, Nikola Pasic, auteur d’une belle volée.

Un surnombre biélorusse creusait l’écart : nouvelle assistance de Boqvist, et quatrième but signé Gustafsson, à la réception d’un tir-passe de Jonatan Berggren.

Le gardien Nikita Tolopilo, auteur de 39 arrêts, laissait sa place à un attaquant et Yevgeni Oxentyuk clôturait la marque à 4-3 à deux minutes du terme. C’est la huitième victoire de rang de la Suède sur la Biélorussie depuis 2002 au mondial U18.

République Tchèque 2-3 Russie
Le pays organisateur se devait de l’emporter devant son public : la Russie y est finalement parvenu, non sans mal. Le premier tiers était équilibré. Après avoir échoué à convertir un cinglage de Jan Jenik, la Russie concédait deux pénalités de suite. La deuxième permettait à Jakub Lauko d’ouvrir le score à moins de trois minutes de la pause. Les deux camps accumulaient les fautes à la reprise, ce qui finissait par profiter à Ivan Morozov pour l’égalisation.

Un tiers totalement dominé par les Russes (18 tirs à 8), devant près de 8000 supporters inquiets. Tout se jouait à dix minutes de la fin du match. En trois minutes, Vasili Podkolzin et Pavel Dorofeyev parvenaient à déjouer Lukas Dostal et donner deux buts d’avance à leur camp. Les Tchèques ne lâchaient rien, mais leur jeu de puissance les trahissait au pire moment, en échouant à bonifier deux supériorités. Vojtech Strondala réduisait tout de même l’écart avec le gardien sur le banc pour un attaquant, mais cela ne suffisait pas. Même une charge à la tête de Morozov, qui lui valait une méconduite et offrait un six contre quatre, ne donnait rien. La patience tchèque n’a donc pas suffi face à une équipe locale surmotivée, en dépit de 34 arrêts de Dostal.

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :