Comme la saison dernière, les Allemands vont affronter la Slovaquie pour la victoire finale de la Deutschland cup, devenue le « porte-étendard » de la nouvelle compétition IIHF entre les nations européennes. L’entraîneur-chef Harold Kreis fait tourner ses gardiens et propose Maximilian Franzreb devant les buts.
L’équipe nationale allemande a une revanche à prendre devant son public après s’être laissée surprendre face à une Autriche déterminée qui s’est imposée sur un score sévère (2-5). Quant à la Slovaquie, elle a déroulé face à l’Autriche (6-2) et la Lettonie (4-1).
Les Allemands commencent fort et le palet frappe l’équerre de la cage sur un tir de Moritz Müller (5’12). Toujours sur un tir lointain, c’est en supériorité que Philip Sinn envoie un puissant shoot dans le trafic. Stefan Loibl est au rebond mais Stanislav Škorvánek fait l’arrêt (7’27). C’est sur un pressing avant que Parker Tuomie parvient à chiper le palet à Tomáš Královič, un gamin de 20 ans. Tuomie n’a plus qu’à lever, juste devant le gardien, pour trouver la lucarne opposée (1-0). Dans la minute qui suit, encore devant le gardien, Bennett Rossmy conclut un jeu collectif magnifique. Tir-passe de Wagner à Maxi Kastner qui dévie vers la cage et Rossmy pousse le palet devant le portier (2-0).
La deuxième période débute après un premier tiers de domination germanique. C’est une nouvelle fois sur un tir de loin que Fabio Wagner transperce le trafic (3-0). Après ce but, les Slovaques intensifient les actions offensives sans parvenir à créer un réel danger face à une équipe allemande regroupée et bien organisée. En fin de période, les Slovaques perdent le puck en entrée de zone offensive et subissent le revirement. Parker Tuomie est alimenté et part seul. Son tir est dévié une première fois de la mitaine par le gardien, qui réussit l’arrêt sans rebond sur la reprise (39’50).
Dés l’entame de la troisième période, les Slovaques remontent sur la glace, déterminés. À l’issue d’une intense bataille dans la bande, Oliver Okuliar récupère le puck, s’avance à mi-distance et lance. Franzreb dévie et la défense évacue la zone (40’15). Les Allemands maîtrisent parfaitement le jeu et la plus importante chance adverse intervient en fin de jeu en infériorité. Franzreb dévie le tir de Peter Cehlárik de la botte, sur Róbert Lántoši. Celui-ci reprend et Franzreb dévie, une nouvelle fois, le palet qui part dans les airs, capté de la mitaine.
Le gardien de Mannheim conclut la partie sur ce bel arrêt. Il signe son deuxième blanchissage sous les couleurs de l’équipe nationale, qui survient au meilleur moment. Franzreb a sans doute gagné sa place aux JO sur ce match, avec Grubauer et Niederberger.
L’Allemagne remporte son tournoi pour la 11e fois et a démontré les qualités pour tenir une belle et jeune équipe slovaque. La réussite est à tous les niveaux car l’équipe féminine a également remportée le tournoi. Enfin, Landshut, qui accueille le tournoi pour la dernière année avant de céder la place à Düsseldorf, vient de battre son record d’affluence sur les quatre jours avec 21 076 spectateurs cumulés (les autres villes organisatrices faisaient mieux mais dans une patinoire plus grande).
À la conclusion de ce tournoi, la légende du club Erich Kühnhackl, dont on considère qu’il est le meilleur joueur de hockey allemand de tous les temps, a été décoré de l’ordre du mérite bavarois. Si le joueur a été ovationné, le ministre-président du Land de Bavière, Markus Söder, a été copieusement hué. L’homme politique conservateur fait face à de nombreuses critiques concernant ses positions politiques, notamment sur le rétablissement du service militaire obligatoire pour les hommes.
Après ce tournoi, la Slovaquie a quant à elle dévoilé les maillots qu’elle portera aux Jeux olympiques. La différence subtile est le relief montagneux des Tatras qui remplace une ligne horizontale au niveau de la poitrine.
Désignés joueurs du match : Maximilian Franzreb pour l’Allemagne et Oliver Okuliar pour la Slovaquie.
Commentaires d’après-match :
Harold Kreis (entraîneur de l’Allemagne) : « Dès le premier engagement, on pouvait voir que l’équipe avait une présence complètement différente. Il y a certainement des joueurs qui se sont démarqués ici pour la sélection olympique. »
Vladimír Országh (entraîneur de la Slovaquie) : « C’était un match difficile. Au début, nous avons pris quelques pénalités, nous avons très bien défendu et puis nous avons pris un but un peu inutile. Cela a semblé nous décourager un peu, nous avons manqué de forces et nos jambes n’ont pas complètement fonctionné. C’était le troisième match en quatre jours, on n’a pas réussi à passer, surtout en zone offensive. Nous n’avons pas réussi à récupérer les palets déviés devant le but, les Allemands ont fait du bon travail et nous ont menacés en contre-attaque. Cependant, nous pouvons évaluer l’ensemble du tournoi de manière positive et surtout les deux premiers matchs. »
Miroslav Šatan (directeur général de l’équipe de Slovaquie) : « Les entraîneurs avaient besoin de voir des joueurs et de collecter des données pour les prochains tournois, y compris les Jeux olympiques. Ils auront donc quelque chose à analyser et je pense qu’on est satisfait des deux premiers matchs. Contre les Allemands, le résultat n’est pas celui souhaité, mais le match a été difficile dès le début. Jouer les 5 premières minutes en infériorité et même à 5 contre 3 n’a pas aidé. [Le trio Takáč-Sukeľ-Okuliar a gagné sa place aux JO ?] Cela m’est aussi venu à l’esprit quand je les ai regardés et ils étaient vraiment très actifs, ils ont même marqué de beaux buts, pas des vilains. Samo Takáč a donné deux passes en cage ouverte, bien sûr Sukeľ a réussi à être efficace dans ce tournoi. Ils ont confirmé leurs rôles et nous verrons quelle place les entraîneurs leur donneront dans la nomination pour la prochaine épreuve. Mais ils ont certainement été une agréable surprise de ce tournoi. »
Allemagne – Slovaquie 3-0 (2-0, 1-0, 0-0)
Dimanche 9 novembre 2025 à 14h45 à Landshut. 3333 spectateurs.
Arbitres : Christopher Schadewaldt et Sirko Hunnius (ALL) assistés de Maksim Cepik et Joshua Römer (ALL).
Pénalités : Allemagne 10’ (6’, 0’, 4’) ; Slovaquie 14’ (10’, 0’, 4’).
Tirs : Allemagne 27 (13, 10, 4) ; Slovaquie 28 (5, 12, 11).
Évolution du score :
1-0 à 10’02” : Tuomie
2-0 à 11’10” : Rosmy assisté de Kastner et Wagner
3-0 à 22’59” : Wagner assisté de Hüttl et Fleischer
Allemagne
Attaquants :
Yannick Proske (+1) – Marc Michaelis (A, +1, 2’) – Parker Tuomie (+1)
Daniel Fischbuch – Stefan Loibl (+1) – Yasin Ehliz (A)
Maximilian Kastner (+1) – Darjo Leonhardt (2’) – Bennett Rossmy (+1)
Tim Fleischer (+1, 2’) – Tim Brunnhuber (+1, 2’) – Filip Varejcka (+1)
Défenseurs :
Leon Gawanke (+2, 2’) – Philip Preto
Leon Hüttl (+1) – Fabio Wagner (+2)
Moritz Müller (C) – Phillip Sinn (+1)
Adrian Klein
Gardien :
Maximilian Franzreb
Remplaçant : Matthias Niederberger (G). Non alignés : Dustin Strahlmeier (G), Justin Schütz (A, blessé).
Slovaquie
Attaquants :
Róbert Lantoši – Marek Hrivík (C) – Peter Cehlárik (A, 2’)
Samuel Takáč – Matúš Sukeľ (A, -1) – Oliver Okuliar (-1, 2’)
Šimon Petráš (-2) – Viliam Čacho (-1, 2’) – Maxim Čajkovič (-1, 2’)
Miloš Roman (-1, 2’) – Oleksij Myklucha (-1) – Sebastián Čederle (-1)
Martin Faško-Rudáš
Défenseurs :
Dávid Romaňák (-1) – Mislav Rosandič (-1, 2’)
Michal Beňo (-1) – Patrik Koch (-1, 2’)
František Gajdoš (-1) – Tomáš Královič (-1)
Alex Čiernik
Gardien :
Stanislav Škorvánek
Remplaçant : Eugen Rabčan (G). Non alignés : Matúš Hlaváč (D, blessé), Michal Ivan et Martin Faško-Rudáš (repartis dans leur club de Liberec qui joue la CHL).











































