La fin d’une époque

Hymne suisse (c) Jonathan Vallat
479

C’est la fin d’une ère. Dave Henderson et Pierre Pousse vont diriger leur dernier match de poule aux Championnats du monde. Le dernier match tout court ? Possible : la France doit s’imposer aujourd’hui et espérer une victoire biélorusse sur la Slovaquie. Autant dire que le destin n’est plus entre les mains des Bleus.

Entrée des joueurs (c) Jonathan Vallat

Après le non-match contre les Tchèques, l’ambition de faire bien mieux que cela plane dans les têtes des joueurs. La motivation est réelle, l’envie de bien finir, pour Dave.

Ce sera malheureusement sans Yohann Auvitu (adducteurs) et Stéphane da Costa (doigts), deux absences qui pèsent lourd.

Côté suisse, Patrick Fischer a décidé de faire confiance à Léonardo Genoni dans les cages et de laisser Reto Berra en tribune, pour cause de souci physique. Gilles Senn, le gardien de Davos âgé de 22 ans drafté par New Jersey, sera sur le banc pour la première fois. Le reste de l’effectif est identique à celui du dernier match, à l’exception du treizième attaquant : Damien Riat remplace Chris Baltisberger.

La Suisse plus réaliste

La France débute avec beaucoup de concentration et d’application. Sacha Treille décoche le premier lancer de l’aile gauche, que Genoni contrôle moyennement bien. La mitaine de Florian Hardy se montre bien plus précise sur un tir de Noad Rod quelques minutes plus tard. La Nati commence à pousser et à s’installer durablement en zone française.

Le rythme est assez lent, comme si les deux équipes cherchaient à limiter la prise de risque au maximum. Il y a quelques montées de palet intéressantes des Français, avec notamment un peu d’audace de Gallet et Thiry. La Suisse ne joue pas aussi vite que les matchs précédents, mais se crée tout de même une bonne chance de Timo Meier au deuxième poteau, puis une action dans le slot bien maîtrisées par Hardy – ce dernier avec un spectaculaire arrêt sur la ligne devant Niederreiter… La Suisse se montre plus incisive offensivement, tout en manquant de réalisme : un rebond est expédié hors cadre alors que la cage était ouverte.

Le portier d’Angers tient le choc et sa mitaine prive encore Andrighetto d’un bonne chance. L’ouverture du score est finalement assez logique. Un premier tir de la droite contraint Chakiachvili à défendre sur un pied, et le palet tourne derrière la cage. Haas est accroché et, pendant la pénalité différée, échappe à Manavian pour servir Hofmann au cercle gauche. La reprise de volée croisée finit au fond des filets (1-0).

La défense se sacrifie sur le premier but (c) Jonathan Vallat

La France joue en contre. Fleury gagne un duel et démarre sur le côté droit en deux-contre-un. Sa passe pour Rech est parfaite : seul devant le gardien, le jeune ailier français perd son duel contre Genoni. Le palet file de l’autre côté et Hecquefeuille se fait piéger. Alors qu’il dispose de solutions plus faciles, il tente un jeu compliqué plein axe le long de la ligne bleue. Il perd le palet et Meier et Niederreiter partent en deux-contre-zéro… Hardy sauve, le rebond est sur la barre mais Corvi arrive en troisième rideau dans le but vide (2-0). Une autre erreur de relance permet à Hofmann de chauffer une nouvelle fois la mitaine de Hardy.

Hardy face à Meier et Niederreiter sur le deuxième but (c) Jonathan Vallat

La France joue tout de même crânement sa chance. Après un très bon échec-avant de Douay, Gallet reçoit le palet à la bleue et son tir ras glace dévié par Lampérier manque de piéger Genoni. Claireaux, au rebond, n’en profite pas. Malheureusement, à quatre secondes de la pause, Gallet est puni pour cinglage.

Thiry et Raux aident Hardy (c) Jonathan Vallat

Une défense héroïque

La défense française gère assez bien l’avantage numérique. Les tirs suisses ne sont pas cadrés. Perret, Ritz puis Douay travaillent fort et la pénalité est tuée. Au retour à cinq, Fleury déborde à droite et envoie un tir puissant que Genoni repousse sur Guttig. Le joueur de Rouen reprend, sans succès.

La France a stoppé l’hémorragie mais se met toute seule dans la difficulté. Texier cherche à récupérer un palet et commet un accrochage inutile dans la neutre. Meier entre alors en zone et Hecquefeuille l’accroche : deux minutes complètes de cinq-contre-trois !

Damien Fleury (c) Jonathan Vallat

Hardy doit tenir le choc. Les Bleus dégagent au début, puis le portier sauve trois tirs de suite. Le trio Thiry, Chakiachvili, Douay bataille, épuisé, et Hardy sauve les derniers tirs : les deux pénalités sont tuées !

La France respire, et une action de Teddy Da Costa et Anthony Rech porte le danger. Les Bleus ont desserré l’étau et bénéficient même d’un surnombre suisse. Aucun tir cadré ne survient durant la séquence.

Il y a du mieux ensuite, avec des essais de Teddy Da Costa et Lampérier avec du trafic. Mais ce temps fort est annulé par une faute de Claireaux en zone offensive.

La Suisse ne fait pas grand chose de son jeu de puissance, mais trouve la faille à onze secondes de la fin. La volée d’Untersander au cercle gauche trompe un Hardy un peu masqué par Thiry (3-0).

La France reste concentrée et obtient une bonne chance. Texier bénéficie d’un contre favorable et lance un deux-contre-un. Lampérier reçoit, contrôle et se heurte à Genoni. Dans l’autre sens, Douay défend bien pour perturber un mouvement suisse. Genoni ne tremble pas non plus sur un tir venu de la bleue, peu avant la pause.

La défense bataille (c) Jonathan Vallat

Un but pour finir

À la reprise, Douay contourne la cage et sert Lampérier pour une première chance. Mais les Tricolores doivent rapidement défendre et concèdent une pénalité. Genoni sort pour un attaquant, le palet circule. Haas trouve Fiala au cercle, qui centre… et la crosse de Gallet trompe Hardy (4-0).

Les Bleus ne renoncent pas. Chakiachvili reçoit le palet à la bleue et lance entre les jambes d’un défenseur. Leclerc, planté dans l’enclave, dévie parfaitement en lucarne (4-1).

La France tente encore. Sur un contre, Teddy Da Costa lance un tir lourd, que Genoni ne peut que ralentir. Le disque file juste à côté. Un coup de coude de Rod donne alors une supériorité aux Bleus.

Fleury lance la première banderille et le rebond est dégagé sous le nez de Guttig. Trop timides, les Français ne se créent aucun autre tir. La supériorité se prolonge lorsque Corvi charge Florian Hardy. Ce qui donne une petite interruption afin de réparer les fixations du patin du gardien français…

Gallet, auteur d’une bonne prestation (c) Jonathan Vallat

Le jeu de puissance français balbutie son hockey. Le manque de précision coûte cher lorsque, en fin d’avantage, Moser intercepte et démarre sur la droite. Il tente sa chance du cercle et Hardy est battu (5-1).

La France n’exploitera pas une ultime pénalité de Mirco Müller. La Suisse se qualifie ainsi pour les quarts de finale et jouera à Herning.

Après la cérémonie protocolaire, les joueurs français reçoivent un soutien généreux de l’équipe suisse : les deux formations font une haie d’honneur au duo d’entraîneurs.

À la tête des Bleus depuis 2006, ils auront remonté l’équipe en élite mondiale. Puis, ils l’auront maintenue pour une douzième édition l’an prochain en Slovaquie. Ils ont écrit quelques unes des plus belles pages de l’histoire du hockey français : des victoires contre la Russie, le Canada, la Finlande, et un quart de finale à Minsk en 2014. Ils auront rajeuni l’effectif et mené ces jeunes au plus haut niveau. 346 matchs avec l’équipe de France… Pour tout cela, il n’y a qu’un seul mot : merci.

Désignés joueurs du match : Leonardo Genoni (Suisse) et Florian Hardy (France)

Victoire suisse (c) Jonathan Vallat

Commentaires d’après-match :

Jonathan Janil et Laurent Meunier (c) Jonathan Vallat

Jonathan Janil (défenseur de l’équipe de France) : « C’était un match particulier, pour Pierre et Dave. On leur devait un bon match. Et sur le plan sportif, nous avions encore une chance de quarts, même minime. Nous avons montré de l’abnégation aujourd’hui, c’était bien mieux que contre les Tchèques. Mais nous n’avons pas su concrétiser nos grosses occasions.
Toutes ces années avec Dave et Pierre, c’est avant tout beaucoup de fierté d’avoir porté le maillot bleu et qu’ils m’aient donné ma chance. Je les remercie d’avoir vécu ces aventures, ces victoires contre des gros pays et le quart à Minsk. Nous avons vécus de bons moments. Il y a eu des hauts et des bas, mais toujours une progression. Pour ce Mondial, nous n’avions pas caché que ce serait difficile et que le maintien restait l’objectif. Nous l’avons obtenu tôt, et c’est toujours un plaisir d’avoir une petite chance de jouer les quarts. Mais il nous manquait un petit quelque chose contre les plus grosses nations cette année. Nous n’étions pas à la hauteur, mais il y a du positif tout de même. Donc au final, un bilan positif mais mitigé, car nous sommes déçus de ne pas aller en quart. Mais c’est aussi cela qui montre notre évolution : le fait qu’on soit déçu de cela !
Philippe Bozon ? J’avoue que ne je ne me suis pas encore posé la question. Il fallait rester dans notre tournoi. C’est mon entraîneur en club et je le vois comme un bon technicien, qui va apporter un système différent. Il est très rigoureux dans l’application de son système et sait s’adapter à l’adversaire. On le faisait déjà avec Dave, mais là c’est encore plus poussé. Cela nous aidera sans doute contre les grosses nations. Je le connais bien, mais j’ai du mal à voir quelles différences il y aura avec le jeu à Bordeaux. Je ne sais pas du tout, mais c’est un des plus grands joueurs français de l’histoire, il a du charisme. C’est un plus pour l’équipe de France. »

Guillaume Leclerc (attaquant de la France) : « Sur le but, je suis monté vers la cage et j’ai eu un peu de chance. On voulait bien finir pour faire plaisir à Dave et Pierre. Faire une belle performance, donc il y a de la déception sur le score. Mon bilan du Mondial, c’est que j’ai beaucoup à apprendre. Les joueurs sont un cran au-dessus, et il va me falloir progresser pour avoir la chance de revenir. »

Damien Fleury (attaquant de la France) : « C’était un match spécial. La dernière de Pierre et Dave, nous avions à cœur de bien faire. Nous voulions jouer avec nos valeurs et je pense qu’on l’a fait. Nous avons moins de talent, mais plus de hargne. Le score ne reflète pas nos grosses occasions. Nous avons de plus grosses occasions qu’eux, mais au niveau international cela se joue sur de petits détails, la vitesse pour déclencher un tir… Il faut moins réfléchir, jouer plus vite. Aujourd’hui, tout le monde a joué le jeu et ça, c’est bien. Je suis content pour Dave et Pierre, de finir comme ça après le non-match contre les Tchèques. Nous voulions nous rattraper. Philippe Bozon ? Cela fera bizarre, plein de changements. Je ne sais pas à quoi m’attendre, je ne l’ai jamais eu comme entraîneur. Donc on verra ! J’ai passé neuf ans avec Pierre et Dave, j’ai juste envie de les remercier et de leur souhaiter le meilleur pour la suite. »

Dave Henderson et Pierre Pousse (c) Jonathan Vallat

Pierre Pousse (entraîneur assistant de l’équipe de France) : « C’était un match avec de l’intensité, nous étions présents. Mais nous n’avons pas réussi à reprendre le momentum au deuxième tiers après avoir défendu le trois-contre-cinq. Nous avons beaucoup défendu dans ce tiers, et leur troisième but nous scie un peu. Mais nous avons été dans le match jusqu’à la fin. Il ne nous a manqué que le premier but plus tôt, qui les aurait fait douter.
Au final, nous avons été très bons dans les deux matchs décisifs pour le maintien, mais face aux gros, il nous manque un peu pour être plus dangereux offensivement. On savait que ce serait dur, nous n’avions pas toutes nos forces, notamment nos joueurs NHL, sans parler des blessés et des soucis de Yohann Auvitu et Stéphane Da Costa. Nous avions fait une très bonne préparation qui nous a donné confiance, mais la réalité du Mondial est autre chose. On voit nos limites contre les gros, nous étions très loin de l’exploit cette année. Nous avons réussi à bien faire le travail contre la Biélorussie et l’Autriche, mais pas mieux et c’est une déception. Les circonstances ont fait que notre potentiel offensif était diminué. Mais les joueurs ont fait honneur au coq sur leur poitrine, et il faut garder cet esprit, cette rage de vaincre, cet esprit chiffonnier.
À 5-1 on s’est dit que ça y était, c’était le dernier. En dépit du score on a essayé de savourer. On est ensemble depuis 2005… trois ans de Mondial B, avec le difficile mondial à Amiens, la montée à Qiqihar au bout du monde, où il n’y avait qu’une journaliste. Puis la remontée en élite, nous avions les yeux grands ouverts face à tout ça. Très peu de joueurs connaissaient cela et nous pas du tout. Il y a eu la victoire contre la Russie, sans doute le plus grand moment, et le quart à Minsk avec un tournoi exceptionnel d’une équipe exceptionnelle.
Qu’en retenir ? Le sérieux, la volonté de faire avancer l’équipe et les joueurs qui ont suivi. Une équipe de travailleurs, contents d’arriver en sélection et de se retrouver même s’ils jouaient dans des équipes différentes en club. Il y a une partie hockey, mais aussi la camaraderie, avec le staff, et l’accueil que l’on a reçu dans toutes les patinoires. C’est vraiment ce contact humain que je retiens.
La transmission des valeurs que nous avions connues en tant que joueur Dave et moi. Quand nous sommes arrivés, l’équipe de France connaissait quelques difficultés. Notre fierté, c’est d’avoir remis ces valeurs au goût du jour. Nous avions à peine deux ou trois joueurs à l’étranger, maintenant c’est la moitié de l’équipe, nous en avons en NHL aussi… Mais malgré ce talent, quand l’équipe de France est au complet elle garde ces valeurs, ce sont elles qui permettent de faire des résultats. Nous voulons les faire perdurer. Cette année, il y avait beaucoup de jeunes, qui seront les leaders de demain. Je pense qu’ils ont bien intégré ces valeurs. Ils ont vu ce qu’était un Championnat du monde, ce qu’était le haut niveau où la moindre erreur coûte cher. On ne s’en sort qu’en restant ensemble.
14 ans avec Dave ? On a joué ensemble, il a été mon entraîneur à Amiens. Quand il m’a appelé alors que j’étais jeune entraîneur à Chamonix, en 2002 ou 2003, pour l’aider avec les U20 dans un Mondial au Kazakhstan… je ne savais pas que ça durerait jusqu’à 2018 ! Il m’a fait confiance, m’a chargé de la défense. Nous avons la même approche du hockey. C’est mon mentor, il m’a tout appris. Nous avons grandi ensemble, en même temps que l’équipe et c’est une amitié qui ne s’est jamais démentie.
Quel avenir ? Je vais rester à la fédération, dans les jeunes équipes. Mais il n’y a encore rien d’officiel, c’est en discussion. Je suis en très bons termes avec la fédération. Je voulais d’ailleurs la remercier de nous avoir fait confiance, alors qu’elle n’existait même pas encore au début – même si les personnes étaient déjà là. Ils nous ont laissé le temps de faire du bon boulot et ne nous ont jamais mis de bâtons dans les roues. Ils nous ont aidé à grandir. »

Dave Henderson (entraîneur de l’équipe de France) : « En sachant que c’était sans doute le dernier match, nous avons tout mis en œuvre pour prendre des points et gagner. Cela a tourné en notre défaveur. La seule différence avec d’habitude, c’est la sortie, avec beaucoup d’émotion. Je remercie l’équipe suisse, qui nous a fait beaucoup d’honneur. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit cela. Nous travaillons depuis longtemps et avoir le respect de l’adversaire comme cela, c’est une belle reconnaissance. Quatorze ans avec Pierre, que du bonheur. L’avoir comme assistant a été la décision la plus facile, le meilleur choix aussi. Nous avions de l’amitié avant de venir en équipe de France, mais elle n’a fait que grandir. Nous avons parfois des désaccords, mais lorsque nous sortons de réunion, nous sommes solidaires et je lui fais une confiance aveugle. »

Hymne suisse (c) Jonathan Vallat

Suisse – France 5-1 (2-0, 1-0, 2-1)
Mardi 15 mai 2018, 12h15. Royal Arena de Copenhague. 6573 spectateurs.
Arbitrage de Konstantin Olenin (RUS) et Gordon Schukies (ALL) assistés de Jake Davis (USA) et Rene Jensen (DAN).
Pénalités : Suisse 8′ (0′, 2′, 6′), France 8′ (2′, 6′, 0′)
Tirs : Suisse 34 (15, 13, 6), France 20 (6, 5, 9)

Récapitulatif du score
1-0 à 12’21 : Hofmann assisté de Haas et Müller
2-0 à 15’09 : Corvi assisté de Niederreiter et Meier
3-0 à 37’12 : Untersander assisté de Josi et Corvi (sup. num.)
4-0 à 42’21 : Fiala assisté de Haas et Fora
4-1 à 43’10 : Leclerc assisté de Chakiachvili et Perret
5-1 à 53’46 : Moser assisté de Vermin et Müller (inf. num.)

Suisse (2′ pour surnombre)

Attaquants
Timo Meier (+1) – Enzo Corvi (2′) – Nino Niederreiter (A, +1)
Sven Andrighetto (+1) – Joel Vermin (+2) – Kevin Fiala (+1)
Gregory Hofmann (+1) – Gaëtan Haas (+2) – Simon Moser (+2)
Noah Rod (2′, -1) – Reto Schäppi – Tristan Scherwey (-1)
Damien Riat

Défenseurs
Raphael Diaz (C) – Roman Josi (A)
Ramon Untersander (-1) – Dean Kukan
Mirco Müller (2′, +4) – Michael Fora (+2)
Lukas Frick (+1)

Gardien :
Leonardo Genoni

Remplaçant : Gilles Senn (G). Réservistes : Reto Berra (G), Joël Genazzi (D), Chris Baltisberger (A)

France

Attaquants
Anthony Rech (-1) – Anthony Guttig – Damien Fleury (C, -1)
Sacha Treille (-1) – Alexandre Texier (2′) – Teddy Da Costa (-1)
Floran Douay (-1) – Loïc Lampérier (-1) – Valentin Claireaux (-1)
Guillaume Leclerc – Nicolas Ritz (-2) – Jordann Perret
Maurin Bouvet (en tenue, n’a pas joué)

Défenseurs
Florian Chakiachvili (-1) – Antonin Manavian (A, -1)
Hugo Gallet (2′, -2) – Kevin Hecquefeuille (A, 2′, -2)
Damien Raux – Johnathan Janil
Thomas Thiry

Gardien :
Florian Hardy

Remplaçant : Sebastian Ylönen (G). Réservistes : Ronan Quemener (G), Yohann Auvitu (D, adducteurs), Stéphane Da Costa (A, doigts)